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 L'époque Victorienne

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The Queen
Sang Royal


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Dieu et mon droit
Un petit mot ? : Vous m'épuisez, très cher, avec votre curiosité.
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Message(#) Sujet: L'époque Victorienne Dim 22 Jan - 12:57


L'époque Victorienne
Envie d'en savoir un peu plus sur l'époque du forum ? D'être certain de ne pas faire d'impairs lors de la rédaction de vos RPs ? De ne pas déformer le cours du temps ? Les réponses à vos questions se trouvent ici.
J'ai repris un super document word trouvé sur Internet qui est une mine d'or. Pour le télécharger c'est ici


La vie politique
Le contexte politique, économique et social

William Morris (1834-1896) vécut durant le règne de la reine Victoria (1837-1901) et cette dernière, née en 1819, a marqué à ce point son époque que les historiens parlent de « l’ère victorienne ».

L’Angleterre = capitalisme triomphant, maîtresse d’un vaste empire colonial. Elle sut, sous le règne de la reine Victoria, adapter ses institutions à la société nouvelle née de la Révolution industrielle, cette société étant d’ailleurs de plus en plus soumise à l’influence de la bourgeoisie d’affaire.

1850 => 1874, date à laquelle les conservateurs reviennent au pouvoir avec Disraeli à leur tête, c’est là que l’Angleterre atteint son apogée = paix, prospérité et équilibre.

1873 => 1896 = La Grande Dépression affecte le pays, ralentissant fortement l’expansion de l’économie et lui faisant même perdre sa primauté absolue => montée du chômage et pauvreté croissante.

L’apogée de l’ère victorienne (1850-1874)

Les partis et le pouvoir politique

Accédant au pouvoir en 1837, la reine Victoria restaure très vite le prestige de la couronne qui avait souffert depuis 1820 de la médiocrité des souverains.

Régime bipartisme = two party system + une tradition d’alternance du pouvoir :
les Tories = devenus le parti conservateur depuis 1832
les Whigs = les libéraux dès 1815.
Ces deux partis s’accordent depuis longtemps sur les principes fondamentaux du libéralisme individualiste : politiquement, ils sont également respectueux de la tradition britannique et manifestent la même hostilité méprisante et inquiète à la révolution de style français : socialement ils sont aussi plus conservateurs l’un que l’autre.

le parti Whig = particulièrement engagé dans les affaires = parti de la fortune mobilière, du moneyed interest.
Le parti Tory = associé aux propriétaires fonciers, au landed interest.
D’où les positions totalement opposées en matière douanière aussi bien qu’en matière électorale.
C’est aussi sur la question de l’Irlande et sur la politique extérieure et coloniale que les deux grands partis s’opposent en constance.
Dès 1872, les conservateurs engagent une politique résolument impérialiste et rejettent toute solution séparatiste en Irlande.

PALMERSTON (1855-1858 / 1859-1865) = a été ministre presque sans discontinuer depuis 1830.
DISRAELI : premier ministre de 1868 à 1874. Définit une politique libérale et tente avec succès d’assurer la paix et la prospérité à son pays et de promouvoir des réformes, dont :
une réforme électorale importante qui aboutit au doublement du nombre d’électeurs = middle class + la frange supérieure de la classe  ouvrière. Puis, elle a permis de redistribuer les sièges en faveur des villes.
Préparée par le gouvernement libéral Palmerston, cette réforme fut réalisée par le conservateur Disraeli en 1867.
GLADSTONE : voici ce que fut réalisé sous son gouvernement :
Institution d’un Civil Service = prévoyait le recrutement des hauts fonctionnaires par concours => Home Service act : 1870.
Abolition de la vénalité des grades dans l’armée.
Création d’écoles non confessionnelles = Education act : 1870.
Reconnaissance des syndicats = Trade-Unions act : 1871.
Adoption du bulletin secret = Ballot act : 1872.
Mais la question de l’Irlande ne fut jamais réglée, ce qui causa la chute du premier ministre Gladstone en 1874.



Economie et société
Economie et société

C’est essentiellement à une politique de libre-échange dynamique que l’Angleterre doit le développement économique impressionnant qui permet l’enrichissement du pays.

Grâce à un outillage moderne et sans cesse modernisé et à une politique volontariste de libre circulation des marchandises, grâce à des traités de commerce internationaux favorisant l’accroissement du volume des échanges, grâce à l’organisation du crédit et des facilités accordées en 1858 aux sociétés par actions, grâce enfin au développement persévérant des lignes ferroviaires et maritimes et à des moyens de communication sans cesse améliorés (pose de câbles sous-marins permettant des liaisons télégraphiques avec l’Europe, l’Amérique et l’Asie), l’économie connaît un essor sans précédant.

Dans les campagnes, du fait de l’extension de la grande propriété (facilitée par le système fort ancien des enclosures) et de la modernisation de l’agriculture, on assiste à une diminution constante de la population rurale.

Dans le domaine industriel, la production d’acier et de charbon, l’industrie textile, mais aussi les industries mécaniques et les chantiers navals se développent considérablement grâce à une mécanisation sans cesse accrue.

Londres = la première place financière du monde.
La City = plaque tournante des transactions internationales, la livre étant la monnaie des règlements commerciaux.

Une telle prospérité s’accompagne cependant souvent d’une détérioration des conditions de vie pour ceux dont le temps de travail s’allonge et dont les salaires restent au plus bas en raison de l’afflux d’une abondante main d’œuvre de paysans.

La mise en place d’un système bancaire moderne et l’aménagement de la législation économique sont des facteurs qui, s’ajoutant à la révolution industrielle proprement dite et à la multiplication des échanges commerciaux, ont grandement contribué au développement du pays et à sa prospérité => théorie du libre-échange => David HUME et Adam SMITH, au XVIIIème siècle, en sont les précurseurs et elle apparaît comme une conséquence de la liberté naturelle.

Elle est prônée au siècle suivant, dès 1838, par l’industriel, économiste et homme politique Richard COBDEN (1804-1865) et fut à l’origine de l’abolition des lois protectionnistes en 1846-1851.

On constate dans la société victorienne, un cloisonnement entre le monde rural et le monde urbain que la révolution industrielle ne fait que renforcer.

Si la misère du prolétariat s’accentue avec l’exode rural et l’afflux important vers les villes, elle ne fait que s’aggraver avec l’exploitation accrue des ouvriers d’usine et l’allongement de leur journée de travail, avec aussi la vie misérable menée par les femmes et les enfants que nul ne ménage.

Mais ces conditions connurent quelques fois des améliorations = hausses de salaires possibles à cause d’une pénurie de main d’œuvre provoquée par l’émigration + la constitution de syndicats qui, peu à peu, obtinrent quelques avantages corporatifs puis un statut légal pour le salarié (1871) et l’abrogation de lois stipulant que l’ouvrier pouvait être puni de prison pour simple rupture de contrat (1875).

Les domaines sont partagés en fermes louées à des fermiers qui vivent dans une aisance convenable. Les travailleurs agricoles ou labourers sont logés dans de petites maisons ou cottages = main d’œuvre de base dans chaque exploitation.

Dans le monde urbain, on distingue :
la middle class = le sommet, un petit nombre de capitalistes, gros industriels, grands propriétaires de grands magasins.
La upper middle class = entrepreneurs, ingénieurs, officiers, fonctionnaires, professeurs, médecins et hommes de loi.
La middle middle class + la lower middle class = frange de la société respectable, mais aux ressources modestes.
Les ouvriers = craftmen, skilled workers (main d’oeuvre qualifiée) + unskilled (manutentionnaires ou auxiliaires) + domestic system (travailleurs à domicile, surtout dans la bonneterie ou la confection, l’horlogerie ou la coutellerie). Tous connaissent des conditions de vie difficiles et même déplorables avec des salaires de misère, mangeant rarement à leur faim, vivant dans des logements exigus, taudis, dans des quartiers sordides = slums où s’étale la crasse et règne le désespoir.

Mais les améliorations réelles des conditions de vie et de travail ne pouvaient se faire que par le coopératisme, le mutualisme et le syndicalisme.

« Les coopératives, issues du socialisme owénite, [fournissant] des produits de consommation acquis au prix de gros et revendus sans bénéfice, les sociétés de secours mutuels, friendly societies [apportant] des secours de maladie ou de chômage financés par leurs seules cotisations [et] le syndicalisme […] réorganisé sur la base de trade-unions regroupant les ouvriers par métiers (crafts) et non par branches industrielles. » Max Tacel

Il existe un sous-prolétariat, un underworld que les ouvriers eux-mêmes rejettent. Il est constitué des chômeurs, des immigrés irlandais et indigents sans feu ni lieu.

La situation finissant par atteindre un degré de gravité manifeste, le gouvernement dut même organiser des secours pour venir en aide aux plus déshérités => Poor law = 1834 témoigne sans doute d’un souci de la part des classes possédantes de se disculper à leurs propres yeux aussi bien que d’un certain esprit de charité. Mais elle n’inclut strictement que les indigents et impose leur regroupement dans des maisons où ils sont enfermés, les workhouses, à la discipline sévère, où contre leur travail, ils reçoivent un maigre salaire. = société que connut William Morris.


L'esprit victorien
L’esprit victorien

Les Victoriens ont la conviction que l’ordre social ne peut être assuré que grâce aux valeurs morales que garantit une pratique stricte de la religion. Une éducation rigoureuse viendra en renfort pour inculquer le sens du devoir et de l’obéissance = conformisme à la limite insupportable.

Famille + travail = apportent la respectabilité sociale.

La « religion du progrès » = inspire aux Victoriens un optimisme et une confiance en l’avenir qui permettent d’espérer pour l’homme, lancé dans la quête du bonheur, une réussite sans précédant => Victorian cant = respectabilité de surface, insincérité, hypocrisie.

Utilitarisme = « morale utilitaire » de BENTHAM et de John STUART MILL, auteur de l’Utilitarisme (1861). Le Larousse précise que « de la loi même de l’évolution résulte une harmonie progressive, et qui sera finalement complète, entre le bonheur de chacun et le bonheur de tous ; quand elle sera pratiquement réalisée, les hommes pratiqueront les uns à l’égard des autres non plus par devoir, mais par désir, et d’enthousiasme, un dévouement réciproque » = idéal se rapprochant de celui de Morris en dépit de divergences de fond quant aux moyens pour y parvenir.

Grandeur et misère de l’Angleterre pendant l’ère victorienne (à partir de 1874)

Les gouvernements au pouvoir, la crise de 1885-1886 et la formation des premières coalitions politiques

DISRAELI, pendant son 2ème ministère (1874-1880), après avoir contribué à donner de la reine une image populaire faisant d’elle le symbole d’une monarchie démocratique, poursuit la mise en œuvre de la législation syndicale et sociale entreprise par GLADSTONE.

Politique d’extension de l’empire colonial
Série de mesures à forte inspiration sociale = Employers and Workmen act : 1875 = établit l’égalité juridique entre patron et ouvrier.
Conspiracy and Protection of Property = autorise les piquets de grève
Artisans’ Dwelling act = permet aux autorités locales de reconstruire les immeubles insalubres
Sale of Food and Drugs act = réprime la mise en vente de produits alimentaires avariés
Public Health act = traite de l’hygiène publique et des hôpitaux, etc…

Pendant ce temps, l’Irlande se prépare à des affrontements inévitables.

Le poids financier de la politique impérialiste menée par les conservateurs s’ajoutent aux difficultés occasionnées par la question irlandaise => DISRAELI est battu et remplacé par les libéraux.

GLADSTONE (2nd ministère : 1880-1885) porte les libéraux au pouvoir avec un triple programme : peace (en Irlande), retrenchment (limitation des dépenses publiques) et reform (essentiellement en matière électorale).

Tout avait été tenté pour faire avancer la question irlandaise, mais, en définitive, le Home Rule bill, qui aurait abouti à une autonomie complète pour l’Irlande, fut rejeté massivement, entraînant la chute de GLADSTONE.

Bipartisme = fragilisé et oppose désormais deux coalitions instables et non deux partis dotés de programmes spécifiques. Avec SALISBURY, le parti conservateur redevient le parti de l’Eglise établie et « le parti des propriétaires, non plus seulement des landlords, mais de tous ceux qui possèdent un avoir et redoutent le changement ». Max Tacel. C’est sous le 2nd ministère de SALISBURY (1886-1892) que se produisent des graves évènements.


La grande dépression
La « Grande Dépression » et ses conséquences économiques et sociales

De 1873 à 1886, toute une série de phénomènes vient mettre en péril la croissance économique :
Gains de productivité moindres pour les industriels en raison de la baisse des prix de gros
Fléchissement des exportations
Chute du taux de croissance de l’industrie
Diminution de la production agricole
Stagnation du produit national net.
+ facteurs propres à la GB :
Diminution de son potentiel en matières premières (ce qui l’oblige à importer)
Réduction dans son avance dans le domaine industriel et technique (concurrence d’industries émergentes = Japon, Etats-Unis, Allemagne)
Retour, surtout à partir de 1879, de la plupart des pays au protectionnisme alors qu’elle reste fidèle au libre-échange, d’où déséquilibre dans les échanges commerciaux.

Crise qui s’accompagne de krachs financiers = 1890, celui d’une importante merchant bank = la banque BARING.

Crise qui touchait le monde agricole : série de mauvaises récoltes au cours des années 1873 à 1879 => baisse des prix agricoles imposés par la concurrence des produits étrangers importés à plus bas prix (à cause de l’abaissement des barrières douanières). L’endettement des agriculteurs, qui avaient consenti un gros effort de mécanisation et investi d’énormes capitaux pour l’achat de matériel moderne et qui, bien souvent, rencontraient des difficultés insurmontables pour faire face au remboursement de leur dette, ont malgré tout essayé de s’en sortir et durent se résigner à comprimer leurs dépenses d’exploitation et à réduire leur main-d’œuvre => exode rural affectant les labourers, puis les fermiers eux-mêmes.

Ceci a provoqué l’accumulation de cette population dans les villes et un accroissement de la misère et de la détresse de nombre d’entre eux en même temps qu’une détérioration constante de leurs conditions de vie.

Dans le secteur de l’industrie :
augmentation de la consommation mondiale et ouverture de marchés (tant décriés dans le roman de Morris, chap. 17) : cela a largement limité les effets néfastes de la crise dans le secteur où tout un système de gestion des capitaux, en liaison avec un système bancaire rénové, ce met en place :
transformation des firmes en limited societies
fusions de sociétés ou amalgamations
ententes, trade-associations
intégrations
Tout cela se multiplie à partir de 1884.

Le chômage atteint surtout les ouvriers non qualifiés

Les prix de détail, et surtout ceux des produits alimentaires, se sont envolés au point qu’il fallait avoir recours à des centres de distribution alimentaire.

La détresse d’une grande partie des couches déshéritées de la population est si grande que William BOOTH (1829-1912), fondateur de l’Armée du Salut écrit Dans les Ténèbres de l’Angleterre (1890), paru la même année que le roman de Morris.

Les syndicats n’ont d’autre recours que la grève ou même seulement la menace de grève. Ils établissent la closed shop (ou atelier fermé) qui interdit le recrutement pour les emplois qualifiés d’ouvriers non syndiqués et s’efforcent de contrôler la formation professionnelle.

Le développement de regroupements sectoriels (chemins de fer, textile, dockers) concernant les ouvriers non qualifiés sont davantage inspirés des idées révolutionnaires et ils sont poussés à des actions revendicatrices très dures => mouvement de grève massive organisé par les dockers de Londres en 1889 et allant même jusqu’à réclamer l’intervention de l’Etat.

Une des conséquences de la crise fut donc le déclin d’un certain syndicalisme plutôt modéré au profit des syndicats plus combatifs n’hésitant pas à aller jusqu’à mener des épreuves de force parfois sanglantes, comme celle qui sont relatées au chap. 17.

Le contexte culturel et idéologique, esthétique et moral

Les Victoriens = « loi du profit », « utilitarisme », « individualisme ».

La construction utopique d’un nouveau monde, la lutte déterminée contre les injustices et les inégalités, le projet esthétique d’une humanité heureuse, le retour mythique vers un Moyen Age idyllique = combinaison de tous ces objectifs dans le roman de Morris.

Thomas CARLYLE (1795-1881) = auteur de Chartism (1839) et de Past and Present (1843) s’insurge contre les idées de son temps, comme le darwinisme, et ne ménage point ses critiques à l’égard de la démocratie, du progrès ou du machinisme, qui lui apparaissent comme les symptômes les plus manifestes de la maladie du siècle, la médiocrité des esprits.

John RUSKIN (1819-1900) = c’est l’héritier direct des idées de CARLYLE tant sur la dénonciation de l’industrialisme et que libéralisme que sur la défense enthousiaste des valeurs médiévales. Cette philosophie de la beauté et de l’esthétisme idéaliste sont la formulation la plus lucide et la plus sensible qui soit des mouvement animé par les PRERAPHAELITES et que Morris reprendra à son propre compte.

La beauté parfaite n’est possible que dans les seules communautés où règnent la justice et la solidarité, contrairement à l’idéal bourgeois caractérisé par le mauvais goût manifeste. L’art prôné fait une large place à la sensualité et à la spontanéité.

L’art et la vie entretenaient une relation purement organique, d’où le déclin de l’art comme signe incontestable d’une crise de la culture et de la société dans son ensemble, ce qui soulève des questions et le rapproche du mouvement et des idées socialistes.

Ruskin soutient que l’art ne saurait être l’affaire de quelques rares privilégiés seulement, mais bien l’affaire de tous : il souligne que la seule véritable richesse dont l’homme puisse jouir n’est pas la possession de biens matériels mais la faculté de savoir apprécier la beauté de la vie et l’art.

Il s’en prend au machinisme et à l’industrialisation avec le déplorable système de la division du travail qui interdisent au travailleur de prendre le moindre plaisir dans ce qu’il fait et de s’investir pleinement dans son travail.

1820 : socialisme expérimental de Robert OWEN = le mouvement chartiste (entre 1837 et 1848).
Les débuts du christianisme social avec Charles KINGSLEY (1819-1875)
Mais ce n’est qu’avec la crise économique que se constitue un socialisme d’envergure.
1884 : quelques disciples de Karl MARX = Eleanor AVELING (sa propre fille), Henry HYNDMAN, et MORRIS fondent la Social Democratic Federation.
Ce n’est qu’après quelques dissensions internes que MORRIS et Eleanor AVELING fondent la Socialist League.
1884 : Sydney et Béatrice WEBB fondent la Fabian Society que l’on peut considérer comme le vrai socialisme à l’anglaise et qui attira des célébrités (Shaw, Wells, Ruskin, Wilde, etc…).

1830 = avènement du roman social dont les auteurs sont imprégnés d’un esprit de bienveillance et de générosité. Mais on peut leur faire le reproche d’accepter la situation observée, même s’ils laissent se produire ici ou là des explosions d’indignation ou de révolte.

William GUEST = héros de Morris = son double : conçoit un modèle utopique fondé sur des valeurs morales et esthétiques, celles prêtées à un Moyen Age mythique. “Perhaps the most striking characteristic of nineteenth-century romantic medievalism is that what began as a fashionable antiquarian pastime developed into a comprehensive and determined set of beliefs with serious social and religious consequences.” Arnold Hauser.

Bien vite, cependant, c’est la ferveur morale et religieuse qui entretient et développe ce goût pour le gothique et influence tout spécialement l’architecture (Augustin PUGIN, 1812-1852, qui présida à l’ameublement gothique du château de Windsor et à qui l’on doit la façade du Palais du Parlement).

Morris partage tout à fait ce point de vue et insiste sur la nécessité de ne pas séparer dans le travail la conception de la réalisation : c’est là un idéal esthétique et social dont s’inspire son œuvre.



Dernière édition par The Queen le Jeu 27 Juil - 17:04, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: L'époque Victorienne Jeu 20 Juil - 12:43


L'époque Victorienne
Nous allons parler ici de l'étiquette, la bienséance et la mode.


La vie privée
Faisons simple : si la silhouette féminine se simplifie, et si les multiples couches de jupons et de crinolines tendent à disparaître, on est encore loin de la robe tshirt et des tongs. Une femme porte avant tout une longue chemise, par-dessus la quelle elle porte un corset et une tournure (sorte de faux cul), puis un jupon et enfin la robe. Et encore, par rapport à quelques années en arrière, on gagne en simplicité!

Notre ami Wikipedia nous en dit plus "Passage de la crinoline à la tournure des années 1870-1900, puis à une jupe de beaucoup moins d'ampleur portée sur de simples jupons.
Évolution de la silhouette : grâce au nouveau corset droit devant élaboré par Inès Gaches-Sarraute, les hanches et fesses sont projetées en arrière, les reins très cambrés, tandis que la poitrine pigeonne. De profil, la femme a donc une silhouette dite en S.
Nouvelles tenues féminines conçues exclusivement pour le sport : la bicyclette, la natation, le corset permettant l'équitation ou le golf. Elizabeth Smith Miller, une Anglaise, a inventé au milieu du XIXe siècle des culottes bouffantes. Elles sont popularisées par Amelia Bloomer et vont porter son nom, les bloomers. Décriées comme inconvenantes et pratiquement pas portées à leur invention, celles-ci vont trouver leur usage à partir des années 1890-1900, dans la pratique de la bicyclette - même si certains les critiquent encore, pensant que seule la jupe longue puisse convenir à une femme, elles seront communément utilisées, mais pour cette seule activité, inaugurant ainsi, avec les tenues de bain, les vêtements spécifiques à un sport coutumiers de nos jours. Les bloomers disparaissent dans les années 1910-1920."

Sinon le corps est dessiné mais pas montré, les jupes descendent sagement jusqu'aux chevilles pour les femmes du peuple (celles qui marchent, et qui risquent d’abîmer le tissu par terre s'il est trop long) et celles plus aisées qui peuvent se permettre de trainer sur les beaux parquets et les tapis persans. La gorge se dévoile tout comme les bras mais pas en toutes saisons et pas en toutes circonstances. La peau est protégée du soleil par des ombrelles, des chapeaux et des gants car la blancheur du teint est encore un canon de beauté.

Aucune femme ne sort "tête nue'', c'est une preuve de mauvaise vie, tout comme, encore pire, de sortir "en cheveux" c'est à dire les cheveux lâchés. Les femmes portent un chapeau, du plus simple au plus extravagant, retenu par de longues épingles plantées dans le chignon. Les jeunes filles non mariées, elles, portent souvent une simple natte.

Petite note sur les vêtements de deuil : à l'époque victorienne, il est de bon ton de porter du noir quand on perd un proche, et pas juste le jour de l'enterrement. Plus la personne était un parent direct, plus la durée du deuil était long, allant jusqu'à 4 ans pour une veuve, qui ne s'habillait qu'en noir, et ne portait ni rubans, ni bijoux. Ensuite venait une période de ''demi deuil" où on portait des couleurs sombres toujours, mais plus exclusivement du noir, comme du violet ou du gris. Les hommes étaient mieux lotis, car là où une veuve porte le noir pendant 4 ans (la reine Victoria), les veufs voient leur période de grand deuil ne durer que 3 mois.

Pour les messieurs, la mode est beaucoup plus simple : selon Wikipedia

"Il y a eu très peu d'évolution tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle, dans le très simple costume trois pièces (pantalon, veste et gilet) noir ou sombre porté aussi bien par les hommes les plus aisés que par la bourgeoisie plus modeste. Les différences, subtiles, se font sur les accessoires : qualité des tissus, montre à chaînette d'or, canne à pommeau sculpté, gants de chevreau, etc. font la panoplie de l'homme du monde ou du dandy.

De même, les tenues des ouvriers et des paysans restent très figées, comme tout au long du siècle précédent.

Les cheveux étaient généralement portés courts ; ni favoris ni cheveux mi-longs n'étaient plus en faveur. La moustache était très à la mode, et dans une moindre mesure, une petite barbichette pointue."

Je parle ici bien sûr de la mode européenne en 1900, mode qui n'était pas du tout en cours partout. Si jamais vous êtes curieux d'autres horizons, allez voir ce tour du monde de la mode féminine en 1900 grâce à une série de cartes postales, ici.



Etiquette et bienséance
L'étiquette
(tiré d'une annexe du forum Rosefang)

Quelques règles de bienséance pour vous donner des idées:

Pour les femmes
- une dame ne fait jamais de scène en public,
- une dame ne lit pas le journal et ne parle jamais de politique, que ce soit chez elle ou dans les réceptions.
- une dame ne fume jamais et ne joue pas d’argent.
- une dame ne reste jamais seule avec un gentleman plus de cinq minutes.
- une dame ne rend jamais visite à un gentleman, sauf pour raisons professionnelles ou affaires.


Pour les gentleman
- un gentleman ne fume jamais devant une dame avant que celle ci ne l’ai invité à le faire. (d’où l’utilité des fumoirs entre autres)
- un gentleman ne jure jamais en présence d’une dame
- un gentleman ouvre toutes les portes à une dame et tire les chaises pour qu’elle puisse s’assoir.
- un gentleman ne parle pas de sa maîtresse ou de sports vulgaires en présence d’une dame, surtout si c’est une jeune fille.
- un gentleman ne retire jamais sa veste ou sa cravate lorsqu’il est en bonne compagnie.


Le rang social

- Il ne faut jamais s’adresser en premier à une personne de rang social supérieur sauf si elle compte parmi vos intimes.
- Vous pouvez refuser un défi en duel d’un inférieur social.
- L’épouse d’un gentleman acquiert le rang de son mari s’il est plus élevé que le sien ; l’inverse est faux. Le fils aîné d’un noble reçoit le titre immédiatement en dessous de celui de son père.
- Seuls les parents, les frères, les sœurs et les époux s’appellent par leurs prénoms.


Savoir-vivre

- Saluez toujours vos relations quand vous les croisez.
- Dans un dîner, adressez-vous toujours à vos voisins, ne criez pas vers la personne placée en bout de table.
- un gentleman ne doit pas danser plus de deux fois avec la même dame à moins qu’il ne se soit déclaré.
- Avant de danser avec une dame, on doit lui avoir été présenté précédemment.
- Durant un bal, la bibliothèque (ou tout autre endroit dit intime) est interdite aux jeunes filles et à leurs partenaires.
- Une femme mariée entre dans la salle de bal au bras de son époux ou de son fils aîné. Si elle ne peut se faire accompagner par aucun des deux, elle est accompagnée d’un homme d’un rang égal au sien.
- Valser à l’envers est d’une grossièreté impardonnable.


La vie amoureuse

- Ne proposez jamais un rendez-vous à haute voix, envoyez de préférence un "billet doux" à son club (pour un homme) ou à son salon (pour une femme)
- un gentleman n’a jamais d’aventure avec une femme mariée qui n’a pas encore donné naissance à un héritier mâle (ceci afin d’éviter les mauvaises surprises au moment de la succession)
- Homme ou femme, n’affichez jamais vos infidélités en public.
- Homme ou femme, on n’a jamais d’aventure sous son propre toit.
- Enfin, avant de vous engager, gardez à l’esprit qu’en ce temps-là, le divorce est impossible

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