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 High & Dry (Mathias & Abraham)

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Abraham Van Helsing
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MessageSujet: High & Dry (Mathias & Abraham)   Lun 7 Aoû - 12:44

High & Dry
Mathias & Abraham.
Ce n’était un secret pour personne que le fils du grand Morgan Calloway s’était totalement dévoyé, et s’adonnait à la débauche la plus éhontée, fréquentant les bordels et les fumeries d’opium bien plus souvent que les gymnases et les bibliothèques. Némo s’inquiétait de le voir se détourner de la Ligue auquel il avait prêté serment, et craignait qu’il ne tombe dans d’obscurs travers. Ou pire, qu’on ne le retrouve dans une situation... irrémédiable, comme la mort, noyé dans son vomi dans une arrière-salle de fumerie sombre et repoussante, les poches vidées par des petites mains avides. Au point que le chef de la Ligue lui-même m'avait mandaté pour le remettre dans le droit chemin après trop d'incartades.

Je connaissais le fils Calloway de loin, le croisais au sein de la Ligue de temps à autres, et surtout, j'entendais les bruits de couloir racontant ses derniers exploits, et ses faits d'armes dans tous les lieux de débauche. A entendre cela, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'un tel comportement cachait une raison bien éloignée de la simple jouissance de tous les plaisirs les plus interdits qu'offrait notre bonne vieille ville de Londres. Il m'intriguait, et m'attristait en même temps, et quelque chose me poussait vers lui, me poussait à l'aider, ou à tenter de comprendre son comportement. Bien que d'ordinaire, jouer les nanny était fort éloigné de mes attributions. Mais si la Ligue l'exigeait...

Une fois rentré, Jenkins m’avait préparé un bain et je m’y plonge avec un soupir de satisfaction. Je prends alors la liste des endroits qu'il fréquente, obtenue grâce à Morgan, et soupire de nouveau, mais de lassitude. « Le jardin céleste », « Le repaire des amazones », « L’antre de tous les plaisirs »… et encore, je n’en suis qu’en haut de la liste. Mon dieu que ces gens manquaient d’imagination et de créativité… ça en était presque risible. Je replie la feuille et la repose sur le guéridon, avant de ferme les yeux et savourer mon bain. Hélas je ne peux m’attarder trop longtemps, et à peine un quart d’heure plus tard Jenkins m’apporte une tenue de ville sobre et pratique pour aller faire une visite des plus dépaysante et bucolique des lieux les plus charmants de Londres. Je m’habille rapidement et descends dans la cour où mon majordome a attelé Molly, dont je flatte l’encolure avant de me hisser vers le siège du cocher.

Voilà notre itinéraire pour la soirée. Ce soir nous nous encanaillons mon cher…

J’entends Jenkins rire. Lui comme moi sommes de vieux garçons tranquilles, qui, si nous n’avons pas peur du danger, ne sommes pas intéressés par les cabarets ou autres formes de débauche. Même si je me doute bien de ce que mon majordome peut faire pendant son soir de repos. Les rues défilent lentement alors que j’allume ma pipe, et des volutes de fumée bleue et épicée volettent mollement avant de sortir par la fenêtre. Bientôt nous nous arrêtons. Premier haut lieu de divertissement londonien, d’après les rumeurs. Je descends de voiture, et un gorille m’ouvre la porte après m’avoir rapidement examiné.

L’établissement, à ma grande surprise, est d’un raffinement certain. Nous sommes loin du bouge infâme que j’avais imaginé. Enfin, nous n’en sommes qu’au premier après tout. Une femme en corset, jupe bien trop courte et bas se tient à un comptoir, à l’entrée. Je m’adresse à elle, demandant si Mathias Calloway est là, mais elle répond qu’elle ne l’a pas vu depuis plusieurs jours. Eh bien, s’il est aussi bien connu dans tous les bouges de la capitale, ma chasse ne devrait pas être si longue après tout. Avant de quitter les lieux, je remarque au moins deux patients fortunés dans la semi pénombre.

Deuxième et troisième halte : infructueuses. Petit à petit il semblerait que nous baissons dans la qualité des établissements. Cela fait plus d’une heure que j’erre dans les rues de Londres, et le nom suivant est « La perle du matin » sur les docks. Je vois se dessiner un repaire de marins… Et mes impressions ne sont pas déçues. J’entre dans le bouge, car je ne peux employer de meilleur qualificatif, et suis pris d’un haut le cœur en sentant l’odeur nauséabonde qui émane des lieux. Je vois quelque chose bouger non loin de là, et j’espère sincèrement que c’est un rat plutôt qu’un cafard. Je demande encore une fois si ce cher Mathias est dans la maisonnée ce soir, et par chance, le barman me désigne le fond de la pièce, que je ne vois pas à cause de la fumée. Je lui glisse une couronne, avant de m’avancer dans la direction indiquée. Ce cher fils prodigue est là, saoul comme un polonais, une femme de peu de vertu à chaque bras, qui sont dans le même état que lui.

Mathias ? On m’a envoyé vous chercher. Je crois que vous avez éclusé bien assez pintes pour cette nuit… Mesdames, je vous serai gré d’aller tenter votre chance auprès d’autres clients plus disposés…

Je leur donne une couronne à chacune, et me penche vers celui à sauver, et commence à tenter de le soulever pour le ramener dans la berline.
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Mathias Calloway
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MessageSujet: Re: High & Dry (Mathias & Abraham)   Lun 7 Aoû - 14:35

High&Dry
Abraham & Mathias
Tard dans la nuit, quand il n'y a plus un chat, qu'il n'y a plus un bruit. Alors je pense à toi je sais que tu m'oublies. Toute une vie sans te voir ce n'est plus une vie

Les secondes se pulvérisent et se font souvenirs alors que cul-sec, je descends un énième verre de whisky, dont la brûlure caractéristique du breuvage bas-de-gamme m'arrache un soupir brûlant et une grimace qui fait rire les deux femmes à mes bras. D'elles, j'obtiens désormais quelques roucoulements chauds à mes oreilles au lieu des caresses et baisers qui jusque-là me faisaient frissonner et aidaient mon imagination à former dans mon esprit les prémices d'un plaisir charnel à venir. Sur ma langue déjà, je goûtais leur peau et lèvres tandis que sous mes vêtements se perdaient encore leurs mains avides non pas de mon corps mais de l'argent qui quelque part dans mon costume dort et attend son heure pour tomber dans la paume de celles qui pour l'instant prétendent ne vouloir que ma délicieuse personne. L'idée m'arrache un sourire qu'il m'est compliqué de conserver. Enivré je suis mais idiot je n'ai jamais été. Je sais que pour ses femmes, je ne suis rien plus qu'un client qui fréquente bien trop leurs lits. Je suis Mathias Calloway, l'hériter perdu qui cherche à s'abimer dans le genre d'établissements qui jamais n'auront à craindre la colère d'un père, qui plus d'une fois a débarqué dans des bars et fumeries pour tenter de l'arracher aux griffes d'addictions que le fruit de ses entrailles collectionne avec bien trop de passion. Voilà ce que je suis au fond, un être décharné, trop maigre pour son âge et son milieu social, qui laisse la crasse recouvrir sa peau et qui creuse un peu plus les cernes sous ses yeux. Je suis devenu avec le temps ce vampire moderne, cet esthète qui au lieu de chercher une raison à son existence, brûle un peu plus chaque nuits la chandelle par les deux bouts, non pas par envie de mourir mais par désir de se couper à jamais de toutes ses obligations. Pour la Londres nocturnes et friandes de rumeurs, je ne suis plus que ça. Un rien. L'ombre d'un jeune homme qui autrefois fut le joli coeur que tout Londres aimait entendre jouer aux soirées mondaines. De lui, de celui qui avait un sourire enjôleur pour tout ceux qui prenait un instant pour croiser son regard, il n'en reste désormais rien… Ou plutôt, il ne reste que moi, celui qui s'enivre, qui boit pour tuer en lui doutes et angoisses.

"Mathias… Chéri… Tu nous délaisses." ronronne une voix à mon oreille alors qu'une paire de lèvres se referme un peu plus sur ma gorge, s'affairant sûrement à faire naitre sur ma gorge un énième suçon, une autre marque d'affection qui rejoindront celles sur ma peau déjà constellé de traces bleutées.

"Laisse, il doit penser à une autre… Tu le connais. Il prétend nous aimer mais tant qu'il n'est pas entre nos cuisses… Nous n'existions pas."


Agacé, et grandement imbibé, je retrousse les lèvres et dévoile la pointe de mes canines tandis que sous la jupe de l'une des impudentes, je glisse plus franchement mes doigts, effleurant ainsi sans peine et sans honte le delta d'entre ses cuisses, lui arrachant de ce fait un soupir de plaisir qui fait s'emballer mon coeur et bouillir mon sang. Pour ma main, je la sens s'émouvoir et réclamer plus, pressant d'une manière bien impatiente ses hanches contre mes doigts, qui lentement, délicatement, caressent et jouent avec son plaisir. Un ronronne m'échappe quand mes dents trouvent la chair pulpeuse de ses lèvres carmins tandis que sa jumelle se prête au jeu, mordillant ma nuque là où sa main trouve mon entrejambe que si habillement elle masse au travers de mon pantalon.

"Un dernier verre et nous montons. J'en ai assez de me rincer avec un alcool qui peine à me souler."

Un rire tinte à mes oreilles, qui rapidement est suivi de mots aigre-doux.

"Tu l'es déjà… Tu marmonnes plus que tu ne parles Matouchka."

Un sourire m'échappe, faible et sûrement peu agréable à observer à cause de l'alcool qui remplace le sang dans mes veines. Vers elle je tente de me tourner, cherchant à cueillir de mes lèvres les siennes, en vain jusqu'à ce que sa main ne vienne m'aider. Sans peine, je clos les yeux et glisse ma langue entre sa lippe pour mieux trouver la sienne tandis qu'au loin je repousse toutes pensées désagréables, laissant ainsi le bourdonnement de l'alcool faire son oeuvre et distiller dans mon esprit fatigué un simple besoin, celui de se sentir aimé par des femmes que je paye une misère. Je pourrais m'offrir mieux, mais mes fonds s'épuisent et rentrer à la maison est une chose que je ne peux plus me permettre. Père m'ayant mis dehors, ma fierté m'interdit de revenir ramper à ses pieds pour un peu d'argent et le droit de laver la chemise que je porte depuis une semaine déjà. De plus, si l'odeur était désagréable il y a quelques jours, aujourd'hui je fais avec, glissant mon nez non pas dans le col de ma chemise mais le décolleté de mes compagnes, appréciant ainsi non pas l'odeur de ma propre sueur mais celle d'un délicat mélange de whisky et de sel marin. Un soupir m'échappe et ce fait le dernier de cette soirée, alors que d'entre le nuage de fumée, une voix, puis une silhouette vient déranger l'heureux ménage à trois que nous formions depuis de longues minutes déjà.

Difficilement, et avec une peine qui n'appartient qu'aux hommes ivre, je relève le nez vers l'homme vêtu comme un corbeau, qui dans un geste faussement généreux me déleste de mes princesses, qui une fois couronne entre les doigts s'échappent et me laissent avec l'étranger. Je grogne un peu en sentant ses mains puissantes se refermer sur le col de mon costume.

"On allait… Merde…"

Comme un animal je montre les dents alors que sur mes jambes tremblantes je me retrouve bientôt, car arraché à la douce étreinte du canapé dans lequel je m'adonnais aux préliminaires qui dans une des chambres à l'étage me mèneraient. Un puissant haut-le-coeur me saisit alors que je croise le regard de l'étranger peut-être légèrement familier. Je plisse les yeux, entrouvre les lèvres et ma bave un peu dessus pendant que je me défais de la prise du corbeau.

"Je… J'pas besoin qu'on vienne me chercher… J'vais nulle part." Je relève le menton en un geste de défi, chose que je regrette à l'instant même où dans le fond de ma gorge, je sens la brûlure du whisky qui remonte. "J'ai passé l'âge des remontrances et des inquiétudes… Je fais ce qui me plait, quand ça me chante. Et si c'est père qui vous envoie… Dites-lui d'aller baiser plutôt que de m'être sur le dos."

J'esquisse un geste maladroit et recule, me laissant à nouveau tomber dans le canapé pour chercher du bout de mes doigts mon verre de whisky, qui sur la table basse à mes côtés devrait se trouver.
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Abraham Van Helsing
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MessageSujet: Re: High & Dry (Mathias & Abraham)   Mar 3 Oct - 20:07

High & Dry
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La salle est bruyante. Les gens parlent fort, rient, s’interpellent d’un bout à l’autre de ce bouge qui se prétend au titre honorable de « taverne », au point que j’ai du mal à distinguer ma cible parmi cette cohue et ce vacarme. Cela fait quelques mois que je n’avais plus vu Mathias, et encore, avant cela, je l’avais à peine croisé lors de mes visites au siège de la Ligue, ou en allant rendre visite à son père, dans sa résidence. Qui aurait pu prédire qu’un enfant né avec de tels privilèges prendrait un tel plaisir, et un tel soin, à tout gâcher ? A persister de faire de sa vie une incarnation parfaite d’au moins deux péchés capitaux…

Je fronce les sourcils en le voyant, un sourire béat aux lèvres et le regard vide et embrumé d’alcool, deux filles de petite vertu assises sur ses genoux, le cajolant et le minaudant, n’attendant que le moment où il sera tellement ivre qu’il ne remarquera pas qu’elles lui feront les poches avant de l’abandonner là. En un seul morceau s’il a de la chance. Je me fraye un chemin entre cette fange de l’humanité pour arriver jusqu’à lui, évitant les cafards, les crachats, les morceaux de verre brisé et les ivrognes qui décuvent sur le sol en terre battue. Ravissant endroit, vraiment. Les deux demoiselles s’illustrent vraiment par leur volonté de bien faire, et leur application à la tâche. L’une d’elle a quasiment sa main dans le pantalon de mon nouveau protégé tandis que l’autre embrasse à pleine bouche le jeune homme. Et pendant ce temps Mathias n’a pas les mains dans ses poches, au sens propre du terme, mais les emploie à glisser sous des jupons à la propreté douteuse et dans des corsets rafistolés mille fois. Illustration frappante de la décadence de Londres.

Avec le calme qui me caractérise je suggère aux deux demoiselles de prendre congé, afin de me permettre de tirer Mathias d’ici au plus vite. Je les vois me contempler sans comprendre pendant une seconde, mais l’éclat des deux pièces que je pose sur la table en fait naître un nouveau dans leurs prunelles. Chacune attrape sa pièce, qui disparaît rapidement dans les méandres de leurs corsages sales avant de se lever et filer sans demander leur reste. Je me penche ensuite vers Mathias pour l’aider à se relever, et l’entraîner avec moi, mais ce dernier arrête mon geste et regimbe. Il me repousse violemment, ce qui me fait reculer d’un pas, tandis qu’il me tient le discours habituel de l’adolescent en pleine rébellion. Je l’écoute sans ciller, le laissant cracher sa haine de son paternel sans perdre mon calme. Après tout il m’en faut plus pour m’énerver. Beaucoup plus. Je le vois qui titube, le regard vague, et la colère au bord des lèvres. Ou le vomi. A savoir ce qui sortira le premier.

Mathias. Vous et moi faisons partie d'un ordre à qui l'on doit rendre des comptes. C'est pourquoi vos récents agissements les ont amenés à prendre certaines mesures. En l'occurence, m’occuper de vous. Vous rappeler vos obligations et vos devoirs. Quant à ces jeunes filles, j’ai payé plus pour les libérer de leurs attentions envers vous. Venez, je vous ramène chez moi, où nous pourrons discuter de façon plus paisible. Allons, venez. Contrairement à vous, j’ai un cours à huit heures à donner à l’université, et des patients à aller visiter. Nous nous expliquerons dans mon salon, pas ici.

Il persiste à vouloir me tenir tête, à accuser son père. Les rapports entre eux ont l’air de s’être encore envenimés depuis les derniers échos que j'ai eus. Qu’importe. L’heure n’est plus à la cajolerie, et j’estime m’être montré bien assez patient. Je saisis Mathias par la manche de sa chemise jaunie de transpiration et maculée de taches, et je le force à me suivre, sous les regards amusés de la foule et des deux filles, qui se sont déjà mises en chasse d’autres pigeons.

Je savoure l’air frais une fois la porte de ce bouge franchi, et guide Mathias vers ma voiture, qui nous attend juste devant l’établissement. Je pousse plus ou moins le jeune homme à l’intérieur, malgré ses protestations. Il est ivre, et ses derniers entraînements datent d’il y a plusieurs mois. Il n’a aucun moyen de pouvoir me tenir tête, et d’envisager de me fausser compagnie. Sitôt la porte de la berline fermée, Jenkins siffle légèrement et Molly démarre de son petit trot tranquille, nous ramenant à la maison.

A partir de maintenant vous allez loger chez moi. Votre chambre est déjà prête et vos malles y ont été portées. Vous allez vous entraîner avec moi tous les jours, et tenter de vous tenir éloigné des maisons de plaisir ainsi que des fumeries d’opium. Aux yeux du monde, votre père vous a envoyé à l'étranger pour vous...remettre les idées en place, si l'on peut dire, et ainsi expliquer votre disparition des milieux mondains pendant quelques temps. Ce ne sera pas facile, ce ne sera pas agréable, mais j’espère qu’au bout du compte, vous estimerez quand même que j’ai eu raison de faire ce que j’ai fait, tout comme La Ligue. Vous pouvez me haïr, je n’en ai que faire, je ne suis pas là pour ça… Pour ce soir, vous irez vous coucher, et demain nous allons discuter de cela plus longuement, au calme…

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Mathias Calloway
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MessageSujet: Re: High & Dry (Mathias & Abraham)   Ven 6 Oct - 18:18

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Tard dans la nuit, quand il n'y a plus un chat, qu'il n'y a plus un bruit. Alors je pense à toi je sais que tu m'oublies. Toute une vie sans te voir ce n'est plus une vie

Mes doigts ont à peine le temps de trouver le verre que je cherchais tant que le médecin insiste, venant me saisir par la manche après une longue tirade qui m'arrache au mieux un regard vide et au pire un léger retroussement de lèvres qui indique que de tout ça je ne retiens que son entêtement à vouloir me sortir d'une situation qui pour l'instant me convient parfaitement. Ce que je retiens de tout ça, c'est que je le déteste déjà, à vouloir me tirer de ce canapé par la manche comme l'on attire à soi un enfant récalcitrant, je le déteste pour vouloir faire le travail de mon père et je le déteste pour le voir ainsi calme dans un lieu qui créé normalement pour le commun des mortels un entêtement proche de la bêtise quand il s'agit d'assouvir ses plaisirs les plus primaires. Je hais le médecin parce qu'il est là, parce qu'il insiste et surtout, parce qu'il essaye de tirer ma carcasse de cet endroit. Pour toutes ça, toutes ces raisons je le hais et tente de me débattre quand à lui il me fait venir avec une facilité qui force non pas mon respect, mais ma colère.

"Vos cours ne sont pas mon problème…." Je crache à moitié alors qu'il commence déjà à me trainer hors de l'établissement. Je porte une main à son poignet et commence à y planter, ou du moins tenter, mes ongles crasseux dans sa chair pour le faire lâcher, en vain. "Je…" Il n'écoute pas. Il n'essaye même pas ou ne prétend. Il se contente de me trainer au travers de la fumée et des clients, me forçant à calquer mes pas aux siens comme si j'en étais capable au vu des litres de whisky que j'ai dû ingurgiter depuis le début de la semaine. Ainsi, difficilement je me retrouve à devoir le suivre, jusqu'à parvenir à l'extérieur, où l'air marin de cette fraîche nuit me fait presque venir aux lèvres un peu de bile. Je ravale tout dignement et d'un simple grognement je lui fais part de mon mécontentement quand il me pousse dans sa berline noire, sur le pas de laquelle je trébuche presque pour mieux m'écrouler sur la banquette de celle-ci. Difficilement, je me redresse et une fois convenablement installé pour mon état, je lui jette un regard mauvais comme l'enfer alors que nous nous mettons en route et qu'une fois de plus, il se permet de me faire la leçon, m'expliquant que pour les jours, semaines et sûrement mois, vu ce qu'il sous-entend, je vais devoir vivre chez lui et me plier à ses volontés comme si il était un père de substitution. L'idée m'arrache un rire amer qui devient un prélude, une esquisse de réponse à sa tirade.

"Vous pouvez exiger… J'en ferais rien. Absolument rien." Je dévoile mes dents en un rictus fatigué. "Je n'obéis plus aveuglément à n'importe qui. Je…." Je retiens un haut-le-coeur et soupire ensuite, me mettant à la recherche de mon étui à cigarettes. "Je me fous de vos ordres ou de qui vous envoie ou…" Autre relent de whisky, je serre les dents un instant avant de reprendre alors que sous mon regard terne, défile la ville. "... Du reste. Vous m'avez pour cette nuit parce que je suis littéralement incapable de me défendre ou de rentrer à pied." Je finis par trouver dans l'une de mes poches mon étui et tire de celui-ci une cigarette que je glisse au coin de mes lèvres. Le papier roulé colle sans peine à mes lèvres luisantes de bave et alors que je referme l'écrin en argent d'un geste sec, je marmonne à nouveau. "Pour ce soir, je me laisse conduire où bon vous semble. J'suis de toute façon à peine capable de fumer." J'attrape mes allumettes et en craque une pour allumer au bout de mes lèvres le tabac, non sans manquer une fois ou deux de me brûler le bout des doigts. "Mais demain." Je jette l'allumette par la fenêtre de la berline. "Demain je serais libre. Personne ne me dit quoi faire ou quand. J'suis grand, responsable et tout ce qui va avec." Je tire sur ma cigarette et laisse échapper une volute de fumée, chose que je regrette vu ma nausée. "Vous n'êtes ni mon père, ni...." Je tique un instant. "... Ni mon père. Donc vous n'avez aucun pouvoir sur moi." Je renifle dédaigneusement alors qu'un peu de cendres tombe sur mon pantalon. "En plus vous êtes juste humain. C'est pas comme si vous pouviez faire quoique ce soit contre moi."

Il peut. Il le fait en cet instant même. Mais alors que je détourne le regard pour observer la ville enveloppée dans son manteau de nuit, je tente de me convaincre en me mordillant le bout de mes doigts abîmés que je peux encore avec l'ascendant sur quelqu'un... Entre mon coeur et mes côtes, je sens ma magie ronronner et doucement s'éveiller, devenant une douce chaleur qui se répand dans mes veines. Je bats des cils un instant, laisse ma langue effleurer l'une des nombreuses cicatrices sur le bout de mes doigts et cherche en moi la force de lui exprimer ce qui m'empêche réellement de le suivre. J'aimerais lui dire la vérité, lui expliquer que je ne veux rien de ce qu'il m'offre car je n'en ai besoin, mais voilà, je reste muet, trop ivre et fatigué pour exprimer plus, comme si tout ce que je venais de lui cracher au visage étaient les seuls mots que je pouvais lui vomir ce soir. Alors, incapable de parler je me contente de soupirer et de fumer, le regard dans le loin et sur la langue un goût amer qui me fait grimacer tout le long de notre voyage. Et quand enfin, nous arrivons devant sa demeure et que la porte s'ouvre, je frisonne et murmure doucement.

"Je n'ai pas besoin d'aide."

Mensonge que cela.
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Abraham Van Helsing
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MessageSujet: Re: High & Dry (Mathias & Abraham)   Ven 27 Oct - 20:51

High & Dry
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J’avais sillonné Londres à une heure aussi tardive pour me lancer dans une mission pour le moins fastidieuse, et fort peu intéressante. Allez remettre le fils d'un des membres les plus influents de la Ligue dans le droit chemin en le tirant du bordel dans lequel il s’était échoué, littéralement, pour le ramener chez moi, et l’avoir ainsi à l’œil pour sa remise sur pied. Je m’étais approché du premier rejeton des Calloway, et j’avais commencé à le relever pour l’emmener à l’extérieur, quand il avait tenté de me repousser. Et quand je dis tenté, c’était loin de définir sa maigre et maladroite tentative pour ôter mes mains de son bras, accompagnant le tout d’une invitation fort polie, à mon grand étonnement, de retourner d’où je venais et de m’occuper de mes propres affaires.

Enfin, si ce petit freluquet s’imaginait que j’allais renoncer aussi facilement au but que je m’étais fixé, il se trompait lourdement, et il sous-estimait grandement la ténacité d’Abraham Van Helsing. Il recommençait à regimber, de façon aussi hargneuse que possible vu les grammes d’alcool qu’il avait dans le sang, mais je mis rapidement un terme à ses jérémiades en l’emmenant à l’extérieur sans lui laisser le choix. D’ailleurs, vu la facilité avec laquelle j’étais arrivé à le mener dehors, j’avais pu constater que, soit il était vraiment grisé, soit il manquait terriblement d’exercice et d’entraînement, ou, chose la plus plausible, les deux en même temps. Je m’étais même demandé s’il avait vraiment tenté de résister…

Intérieurement, je souris en le ramenant à l’extérieur, en constatant les regards amusés et les réflexions qui ont fusé dans notre dos au spectacle du rejeton fortuné qui se fait presque traîner par l’oreille par son maître mécontent. Je le pousse dans la berline sombre et discrète, portant simplement les armoiries de ma famille en relief sur les portières, mais de la même couleur que l’ensemble, et referme la porte sur moi avant que Jenkins ne se mette en route pour rentrer. A peine installé, je suis surpris par sa réaction. D'emblée il m'annonce qu'il cède, mais uniquement pour cette nuit. Et uniquement parce qu'il est trop saoul pour envisager autre chose. Et sa façon de demeurer de glace, et de me promettre que rien de ce que je pourrais dire ou faire ne pourrait l'atteindre m'intrigue, me dérange et ne présage rien de bon.

Mathias, je n’ai pas de comptes à vous rendre. Votre avis m’importe peu, voire pas du tout. Et, quand à votre entraînement… le simple fait que j’ai pu vous tirer aussi facilement de ce bouge est une preuve plus que suffisante que vous avez perdu les bases les plus élémentaires. Un traqueur bien entraîné ne m’aurait même pas laissé approcher à moins de quelques mètres. Quant à leur utilité… savoir se défendre et être prêt à affronter toute circonstance est loin de ce qu’on pourrait appeler ‘’perdre leur temps’’. Comme je vous l'ai dit, c'est la Ligue qui m'a confié la mission de m'occuper de vous. Pour l’instant, je vais m’occuper d’appliquer les recommandations de Nemo, qui seront les seules que je vais suivre. Les vôtres… votre avis comptera quand vous aurez mérité qu’on le prenne en compte.

La voiture s’arrête devant la lourde grille, que Jenkins va rapidement ouvrir avant de reprendre les rênes et de ramener la voiture devant le perron. Je descends, et saisis son avant-bras pour l’aider à me rejoindre. Il ne manquerait plus que l’héritier se blesse en descendant d’un fiacre avant même que les choses sérieuses ne commencent pour lui. Il se retrouve enfin dans la cour, et je le laisse tanguer doucement jusqu'à la porte d'entrée, puis au hall doucement éclairé et dans lequel règne une chaleur agréable. Mon entrée n’est pas très spacieuse, mais est carrelée de noir et de blanc, et les murs recouverts de bois sombre. Un lustre éclaire une console surmontée d’un miroir, et d’une patère sur laquelle je suspends mon manteau et mon haut de forme, glissant ma canne dans le pot à parapluies. Je m’avance de quelques pas, et désigne la pièce d’un mouvement de la main.

Bienvenue chez moi. Vous êtes ici chez vous, le temps de votre entraînement. Je vais vous montrer votre chambre.

Je le reprends encore par le bras, le promenant comme une poupée de chiffon dans l’escalier de bois sombre recouvert d’un tapis persan, et l’emmène dans le couloir sur lequel s’ouvrent plusieurs portes. J’en ouvre une. Une des chambres d’amis, prête pour lui, dans laquelle ses deux énormes malles attendent déjà son bon vouloir.

Voici la chambre que vous allez occuper à partir de maintenant. C'est la vôtre, vous pourrez l'aménager comme bon vous semble, et y mettre vos effets personnels à votre convenance. Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit. Nous nous retrouverons demain pour l'entraînement, et ensuite nous déjeunerons ensemble avant que je ne parte pour l'université. Ma chambre est la porte en face de la vôtre, s'il y a un souci. A demain Mathias.

Voilà. Il est à présent dans ma demeure, et le sort qui le retient ici a été mis en place à la seconde où il a franchi le portail donnant sur ma demeure. A partir de cet instant il est retenu ici. Il a accès à la maison et au jardin, rien de plus. C'est son père qui a conçu le sort, ce qui le rend d'une redoutable efficacité, car il a la mesure exacte des capacités et des talents de son cher héritier. Je referme la porte et redescends jusqu'à mon bureau. Je soupire. Les prochains jours qui s'annoncent vont être longs. Très longs.

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MessageSujet: Re: High & Dry (Mathias & Abraham)   Ven 17 Nov - 21:32

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Abraham & Mathias
Tard dans la nuit, quand il n'y a plus un chat, qu'il n'y a plus un bruit. Alors je pense à toi je sais que tu m'oublies. Toute une vie sans te voir ce n'est plus une vie

Le coeur au bord des lèvres, j'écoute à peine son sermon, laissant les mots se faire des sons que je ne tente pas de décrypter alors qu'exténué, je ravale tant bien que mal bile et colère pour me faire docile quand par le bras il m'attrape pour me tirer hors de sa berline. Un léger grognement m'échappe, et cigarette toujours au bout des doigts, je me laisse sans peine promener jusqu'à son perron,  ignorant en chemin son jardin tant je suis occupé à ruminer en silence une vengeance que je n'exécuterais surement jamais. Car si en cet instant, ma magie gronde et se fraye sous ma peau un chemin jusqu'au bout de mes doigts, je n'ai point la force de faire naitre quelque geste de rébellion que ce soit, préférant simplement laisser au médecin le droit de remporter sur moi cette bataille d'une nuit. C'est ainsi que sans peine, je me retrouve sur son perron, puis son hall d'entrée la porte une fois passée. Un simple soupir m'échappe quand la chaleur ambiante de sa demeure m'enveloppe et alors qu'il me lâche le temps de se dévêtir de son manteau, je m'adosse au mur le plus proche, laissant ainsi reposer sur celui-ci mon front brûlant. D'entre mes lèvres, il glisse une autre expiration avant que je ne ferme les yeux, oubliant ainsi de contempler ce que Van Helsing désigne comme ma nouvelle demeure le temps de mon séjour ici. Un sourire, ou plutôt un rictus fatigué fleurit sur mes lèvres alors que mollement, je tente de bredouiller quelques mots.

"Trop aimable."


Sans résister, je le laisse de nouveau m'emmener là où ça le chante, trainant des pieds alors qu'il tente de me faire monter un escalier. J'ai envie de râler, de lui faire remarquer qu'un canapé aurait suffit et que de toute façon je ne suis pas bien sûr d'avoir envie de m'allonger dans un lit qui n'est pas le mien une fois de plus, mais incapable d'aligner deux mots sans à moitié me baver sur le col, je préfère m'enfermer dans un mutisme pataud, acceptant ainsi sans peine et sans trop de crainte le sort qui m'est réservé ce soir. En d'autres circonstances, j'aurais été plus difficile à gérer et encore plus à supporter. J'aurais hurlé, fait une scène et crié à la mort de mes libertés. J'aurais peut-être déclaré que l'on cherchait à abuser de moi et par masochisme peut-être, j'aurais même osé sous-entendre que le médecin souhaitait simplement passer une nuit à mes côtés et avait ainsi mis en place mon enlèvement mais j'avoue que de tout ça, je suis incapable ce soir. Non, à cause de l'alcool dans mes veines et des opiacés qui embrument mon esprit, je ne suis rien de plus qu'une carcasse dont on dispose comme on l'entend, un sac d'os que le bon docteur abandonne finalement sur le pas de la porte d'une chambre qu'il indique être à la mienne. Un rire m'échappe, un regard fuse vers lui et d'un geste de la main lui fait comprendre le peut d'intérêt que je lui porte avant que ne se ferme derrière-moi la porte. Une fois seul, je sens s'abattre sur mes épaules déjà affaissées le poids d'un silence et d'une solitude que je ne suis pas sûr d'être en mesure de supporter. Ma gorge se serre et alors que mon regard se perd dans la couleur vive de couvre-drap du lit dans lequel je vais très certainement m'échouer, je porte à mes lèvres ma cigarette que je termine de fumer et dont les cendres tombent sur le tapis à mes pieds. Durant de longues minutes, je laisse ainsi le tabac se consumer et terminer d'encrasser mes poumons avant d'écraser ce qu'il reste du mégot sur la table de chevet non loin de moi. Lentement, je porte ensuite mes doigts à ma chemise et entreprend de lentement me dévêtir, laissant chuter au sol mes vêtements un à un, jusqu'à être complètement nu. Un frisson dévale mon échine et enfin, je me glisse sous les draps, m'enroulant dans ceux-ci en tremblant comme si j'étais transis de froid. La tête dans l'oreiller, mes dents claquent, ma magie susurre qu'elle pourrait mettre fin à tout ça et le coeur au bord des lèvres, je me retrouve à simplement prier que je ne vomirais pas dans la nuit, jusqu'à ce qu'enfin le sommeil vienne me réclamer.

Quand je m'éveille le lendemain, le soleil semble déjà haut dans le ciel. Pire, la journée elle-même semble être déjà passée sans moi et ma tête qui hier me semblait si légère est douloureuse au point qu'un gémissement proche d'un grognement m'échappe quand je tente une première fois de bouger. Pendant de longues minutes, je savoure malgré moi ma gueule de bois avant d'être capable de me redresser et d'enfin me glisser hors du lit. Je tente de m'étirer mais regrette ce geste à l'instant même où mes muscles se mettent à hurler, préférant ainsi m'enrouler dans mes draps avant de quitter la chambre. Une fois dans le couloir, je regarde un peu autour de moi, les yeux toujours à moitié clos alors que je commence à déambuler dans le couloir, passant devant de nombreuses portes sans jamais trouver âme qui vive dans la demeure. Je décide alors de descendre les escaliers, toujours nu sous mon draps, arrivant finalement jusquà ce qui semble être le salon, où je trouve le médecin, pipe aux lèvres et journal en mains, plus flegmatique que n'importe quel anglais de cette ville. Je me racle la gorge pour attirer son attention si ce n'est déjà fait et lui fait ainsi entendre ma voix encore rauque.

"Alors ce n'était pas un rêve." Je resserre un peu plus le linge blanc autour de mes maigres épaules. "Je veux rentrer chez moi." Pas vraiment. Disons que je veux partir de chez lui, pour le reste, je me déciderais en chemin. "Ordres ou pas, je ne resterais pas. Sans vouloir vous vexer, je suis assez grand pour me passer d'une nany qui va vérifier que je fais bien mes devoirs. Si quelqu'un à la Ligue n'est pas content, ils peuvent m'envoyer une lettre. Sans compter que bon... Vous ne pouvez rien contre moi. Vous êtes juste... Humain."

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