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 High & Dry (Mathias & Abraham)

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Abraham Van Helsing
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MessageSujet: High & Dry (Mathias & Abraham)   Lun 7 Aoû - 12:44

High & Dry
Mathias & Abraham.
Ce n’était un secret pour personne que le fils du grand Morgan Calloway s’était totalement dévoyé, et s’adonnait à la débauche la plus éhontée, fréquentant les bordels et les fumeries d’opium bien plus souvent que les gymnases et les bibliothèques. Némo s’inquiétait de le voir se détourner de la Ligue auquel il avait prêté serment, et craignait qu’il ne tombe dans d’obscurs travers. Ou pire, qu’on ne le retrouve dans une situation... irrémédiable, comme la mort, noyé dans son vomi dans une arrière-salle de fumerie sombre et repoussante, les poches vidées par des petites mains avides. Au point que le chef de la Ligue lui-même m'avait mandaté pour le remettre dans le droit chemin après trop d'incartades.

Je connaissais le fils Calloway de loin, le croisais au sein de la Ligue de temps à autres, et surtout, j'entendais les bruits de couloir racontant ses derniers exploits, et ses faits d'armes dans tous les lieux de débauche. A entendre cela, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'un tel comportement cachait une raison bien éloignée de la simple jouissance de tous les plaisirs les plus interdits qu'offrait notre bonne vieille ville de Londres. Il m'intriguait, et m'attristait en même temps, et quelque chose me poussait vers lui, me poussait à l'aider, ou à tenter de comprendre son comportement. Bien que d'ordinaire, jouer les nanny était fort éloigné de mes attributions. Mais si la Ligue l'exigeait...

Une fois rentré, Jenkins m’avait préparé un bain et je m’y plonge avec un soupir de satisfaction. Je prends alors la liste des endroits qu'il fréquente, obtenue grâce à Morgan, et soupire de nouveau, mais de lassitude. « Le jardin céleste », « Le repaire des amazones », « L’antre de tous les plaisirs »… et encore, je n’en suis qu’en haut de la liste. Mon dieu que ces gens manquaient d’imagination et de créativité… ça en était presque risible. Je replie la feuille et la repose sur le guéridon, avant de ferme les yeux et savourer mon bain. Hélas je ne peux m’attarder trop longtemps, et à peine un quart d’heure plus tard Jenkins m’apporte une tenue de ville sobre et pratique pour aller faire une visite des plus dépaysante et bucolique des lieux les plus charmants de Londres. Je m’habille rapidement et descends dans la cour où mon majordome a attelé Molly, dont je flatte l’encolure avant de me hisser vers le siège du cocher.

Voilà notre itinéraire pour la soirée. Ce soir nous nous encanaillons mon cher…

J’entends Jenkins rire. Lui comme moi sommes de vieux garçons tranquilles, qui, si nous n’avons pas peur du danger, ne sommes pas intéressés par les cabarets ou autres formes de débauche. Même si je me doute bien de ce que mon majordome peut faire pendant son soir de repos. Les rues défilent lentement alors que j’allume ma pipe, et des volutes de fumée bleue et épicée volettent mollement avant de sortir par la fenêtre. Bientôt nous nous arrêtons. Premier haut lieu de divertissement londonien, d’après les rumeurs. Je descends de voiture, et un gorille m’ouvre la porte après m’avoir rapidement examiné.

L’établissement, à ma grande surprise, est d’un raffinement certain. Nous sommes loin du bouge infâme que j’avais imaginé. Enfin, nous n’en sommes qu’au premier après tout. Une femme en corset, jupe bien trop courte et bas se tient à un comptoir, à l’entrée. Je m’adresse à elle, demandant si Mathias Calloway est là, mais elle répond qu’elle ne l’a pas vu depuis plusieurs jours. Eh bien, s’il est aussi bien connu dans tous les bouges de la capitale, ma chasse ne devrait pas être si longue après tout. Avant de quitter les lieux, je remarque au moins deux patients fortunés dans la semi pénombre.

Deuxième et troisième halte : infructueuses. Petit à petit il semblerait que nous baissons dans la qualité des établissements. Cela fait plus d’une heure que j’erre dans les rues de Londres, et le nom suivant est « La perle du matin » sur les docks. Je vois se dessiner un repaire de marins… Et mes impressions ne sont pas déçues. J’entre dans le bouge, car je ne peux employer de meilleur qualificatif, et suis pris d’un haut le cœur en sentant l’odeur nauséabonde qui émane des lieux. Je vois quelque chose bouger non loin de là, et j’espère sincèrement que c’est un rat plutôt qu’un cafard. Je demande encore une fois si ce cher Mathias est dans la maisonnée ce soir, et par chance, le barman me désigne le fond de la pièce, que je ne vois pas à cause de la fumée. Je lui glisse une couronne, avant de m’avancer dans la direction indiquée. Ce cher fils prodigue est là, saoul comme un polonais, une femme de peu de vertu à chaque bras, qui sont dans le même état que lui.

Mathias ? On m’a envoyé vous chercher. Je crois que vous avez éclusé bien assez pintes pour cette nuit… Mesdames, je vous serai gré d’aller tenter votre chance auprès d’autres clients plus disposés…

Je leur donne une couronne à chacune, et me penche vers celui à sauver, et commence à tenter de le soulever pour le ramener dans la berline.
crackle bones
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Mathias Calloway
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Quelques petites choses sur moi:
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MessageSujet: Re: High & Dry (Mathias & Abraham)   Lun 7 Aoû - 14:35

High&Dry
Abraham & Mathias
Tard dans la nuit, quand il n'y a plus un chat, qu'il n'y a plus un bruit. Alors je pense à toi je sais que tu m'oublies. Toute une vie sans te voir ce n'est plus une vie

Les secondes se pulvérisent et se font souvenirs alors que cul-sec, je descends un énième verre de whisky, dont la brûlure caractéristique du breuvage bas-de-gamme m'arrache un soupir brûlant et une grimace qui fait rire les deux femmes à mes bras. D'elles, j'obtiens désormais quelques roucoulements chauds à mes oreilles au lieu des caresses et baisers qui jusque-là me faisaient frissonner et aidaient mon imagination à former dans mon esprit les prémices d'un plaisir charnel à venir. Sur ma langue déjà, je goûtais leur peau et lèvres tandis que sous mes vêtements se perdaient encore leurs mains avides non pas de mon corps mais de l'argent qui quelque part dans mon costume dort et attend son heure pour tomber dans la paume de celles qui pour l'instant prétendent ne vouloir que ma délicieuse personne. L'idée m'arrache un sourire qu'il m'est compliqué de conserver. Enivré je suis mais idiot je n'ai jamais été. Je sais que pour ses femmes, je ne suis rien plus qu'un client qui fréquente bien trop leurs lits. Je suis Mathias Calloway, l'hériter perdu qui cherche à s'abimer dans le genre d'établissements qui jamais n'auront à craindre la colère d'un père, qui plus d'une fois a débarqué dans des bars et fumeries pour tenter de l'arracher aux griffes d'addictions que le fruit de ses entrailles collectionne avec bien trop de passion. Voilà ce que je suis au fond, un être décharné, trop maigre pour son âge et son milieu social, qui laisse la crasse recouvrir sa peau et qui creuse un peu plus les cernes sous ses yeux. Je suis devenu avec le temps ce vampire moderne, cet esthète qui au lieu de chercher une raison à son existence, brûle un peu plus chaque nuits la chandelle par les deux bouts, non pas par envie de mourir mais par désir de se couper à jamais de toutes ses obligations. Pour la Londres nocturnes et friandes de rumeurs, je ne suis plus que ça. Un rien. L'ombre d'un jeune homme qui autrefois fut le joli coeur que tout Londres aimait entendre jouer aux soirées mondaines. De lui, de celui qui avait un sourire enjôleur pour tout ceux qui prenait un instant pour croiser son regard, il n'en reste désormais rien… Ou plutôt, il ne reste que moi, celui qui s'enivre, qui boit pour tuer en lui doutes et angoisses.

"Mathias… Chéri… Tu nous délaisses." ronronne une voix à mon oreille alors qu'une paire de lèvres se referme un peu plus sur ma gorge, s'affairant sûrement à faire naitre sur ma gorge un énième suçon, une autre marque d'affection qui rejoindront celles sur ma peau déjà constellé de traces bleutées.

"Laisse, il doit penser à une autre… Tu le connais. Il prétend nous aimer mais tant qu'il n'est pas entre nos cuisses… Nous n'existions pas."


Agacé, et grandement imbibé, je retrousse les lèvres et dévoile la pointe de mes canines tandis que sous la jupe de l'une des impudentes, je glisse plus franchement mes doigts, effleurant ainsi sans peine et sans honte le delta d'entre ses cuisses, lui arrachant de ce fait un soupir de plaisir qui fait s'emballer mon coeur et bouillir mon sang. Pour ma main, je la sens s'émouvoir et réclamer plus, pressant d'une manière bien impatiente ses hanches contre mes doigts, qui lentement, délicatement, caressent et jouent avec son plaisir. Un ronronne m'échappe quand mes dents trouvent la chair pulpeuse de ses lèvres carmins tandis que sa jumelle se prête au jeu, mordillant ma nuque là où sa main trouve mon entrejambe que si habillement elle masse au travers de mon pantalon.

"Un dernier verre et nous montons. J'en ai assez de me rincer avec un alcool qui peine à me souler."

Un rire tinte à mes oreilles, qui rapidement est suivi de mots aigre-doux.

"Tu l'es déjà… Tu marmonnes plus que tu ne parles Matouchka."

Un sourire m'échappe, faible et sûrement peu agréable à observer à cause de l'alcool qui remplace le sang dans mes veines. Vers elle je tente de me tourner, cherchant à cueillir de mes lèvres les siennes, en vain jusqu'à ce que sa main ne vienne m'aider. Sans peine, je clos les yeux et glisse ma langue entre sa lippe pour mieux trouver la sienne tandis qu'au loin je repousse toutes pensées désagréables, laissant ainsi le bourdonnement de l'alcool faire son oeuvre et distiller dans mon esprit fatigué un simple besoin, celui de se sentir aimé par des femmes que je paye une misère. Je pourrais m'offrir mieux, mais mes fonds s'épuisent et rentrer à la maison est une chose que je ne peux plus me permettre. Père m'ayant mis dehors, ma fierté m'interdit de revenir ramper à ses pieds pour un peu d'argent et le droit de laver la chemise que je porte depuis une semaine déjà. De plus, si l'odeur était désagréable il y a quelques jours, aujourd'hui je fais avec, glissant mon nez non pas dans le col de ma chemise mais le décolleté de mes compagnes, appréciant ainsi non pas l'odeur de ma propre sueur mais celle d'un délicat mélange de whisky et de sel marin. Un soupir m'échappe et ce fait le dernier de cette soirée, alors que d'entre le nuage de fumée, une voix, puis une silhouette vient déranger l'heureux ménage à trois que nous formions depuis de longues minutes déjà.

Difficilement, et avec une peine qui n'appartient qu'aux hommes ivre, je relève le nez vers l'homme vêtu comme un corbeau, qui dans un geste faussement généreux me déleste de mes princesses, qui une fois couronne entre les doigts s'échappent et me laissent avec l'étranger. Je grogne un peu en sentant ses mains puissantes se refermer sur le col de mon costume.

"On allait… Merde…"

Comme un animal je montre les dents alors que sur mes jambes tremblantes je me retrouve bientôt, car arraché à la douce étreinte du canapé dans lequel je m'adonnais aux préliminaires qui dans une des chambres à l'étage me mèneraient. Un puissant haut-le-coeur me saisit alors que je croise le regard de l'étranger peut-être légèrement familier. Je plisse les yeux, entrouvre les lèvres et ma bave un peu dessus pendant que je me défais de la prise du corbeau.

"Je… J'pas besoin qu'on vienne me chercher… J'vais nulle part." Je relève le menton en un geste de défi, chose que je regrette à l'instant même où dans le fond de ma gorge, je sens la brûlure du whisky qui remonte. "J'ai passé l'âge des remontrances et des inquiétudes… Je fais ce qui me plait, quand ça me chante. Et si c'est père qui vous envoie… Dites-lui d'aller baiser plutôt que de m'être sur le dos."

J'esquisse un geste maladroit et recule, me laissant à nouveau tomber dans le canapé pour chercher du bout de mes doigts mon verre de whisky, qui sur la table basse à mes côtés devrait se trouver.
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