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 Dancing Souls - Libre

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Capitaine Némo
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Message(#) Sujet: Dancing Souls - Libre Mar 8 Aoû - 11:20


Dancing Souls




A peine arrivés à l’auberge Art House Inn, à Lafayette, après un long voyage, vous êtes conduits par l’un de vos collègues locaux dans vos chambres, afin de prendre immédiatement connaissance des documents qui vous y attendent. Une enveloppe scellée est posée en évidence sur le bureau, dans laquelle vous pouvez trouver des copies de plusieurs coupures de journaux et d’extraits de rapports de la Ligue et de police également.




Après plusieurs interrogations des personnes citées précédemment, il s’est avéré que le rassemblement observé par le Capitaine E. Delacroix n’était qu’une cérémonie traditionnelle impliquant le Guédé Baron Samedi, sans aucune action nocive pour notre peuple, dans le respect pur de la religion Vaudou. Après de plus amples explications, j’ai pu comprendre que ce qu’ils nomment leurs zombies ne sont en fait que de simples personnes dans un état de transe provoqué par le venin de crapaud -ils ont refusé de préciser l’espèce, ce que je conçois tout à fait, afin de préserver leurs religieux- qui provoque des réactions corporelles semblables à celle de la mort, ou à une profonde catalepsie. Rien à voir donc, avec le cas qui nous concerne, où les hommes que nous appelons « zombies » sont de véritables cadavres capables de se mouvoir, à moins d’être décapités.

(extrait du rapport d'Alexander Steevens, membre de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, détachement de la Louisiane)

©️ sobade.







Liste de personnes disparues de façon inexpliquée durant ces deux dernières semaines :
-Marie Delacroix (16 ans)
-Edward Sully (24 ans)
-Roger Drake (26 ans)
-Eileen Moore (8 ans)
-Eliott Moore (8 ans)
-Elisabeth Leblanc (15 ans)

©️ sobade.




La liste, provenant d'un rapport de police, se prolonge ainsi sur plus d’une page et demi et comporte les noms de personnes de tout sexe et de tout âge. Certaines ont été retrouvées par les autorités, mais malheureusement, il n’y avait plus rien à faire pour elles.







Dans la nuit du 20 au 21 janvier, les habitants de la campagne environnant la ville de Lafayette ont pu observer plusieurs évènements d’une nature pour le moins étrange.
Deux fermiers rentrant tardivement des champs ont dit avoir vu passer une procession de personnes sur le chemin qui menait vers leurs champs, et provenant manifestement du Bayou. Surpris, ils n’ont pas osé s’approcher, mais toujours selon leur témoignage, ces gens semblaient « vides, comme s’ils étaient morts, et ils n’avaient pas de flambeaux pour s’éclairer. Pourtant, pas un ne trébuchait ou ne déviait du chemin de terre… ». Une fois chez eux, les deux hommes ont eu la surprise de trouver leur poulailler complètement vide, bien que le reste de la ferme n’ait été pillé.
Les personnes résidant non loin du cimetière, ont, eux, eu la surprise de le trouver vandalisé. Le gardien, interrogé à ce sujet par nos investigateurs, puis, par la suite, par la police, a déclaré ne rien avoir vu ni entendu. Il a par contre constaté que « seules les tombes de personnes récemment décédées ont été violées, et les corps ont été volés et emmenés ». La police privilégie la piste des receleurs de cadavres, et la recherches des corps a débuté immédiatement après le recensement des noms des disparus.

(extrait de la Gazette de Lafayette, article daté du 22 janvier 1900)

©️ sobade.







Il est notable de remarquer que la plupart des membres de la Ligue ayant enquêté sur cette affaire pour le moins étrange ont tous disparus ou ont été retrouvés dans un état de catalepsie ou de délire avancé, incapable de se souvenir ne serait-ce que de leur nom. Leur interrogatoire s’est avéré fort inutile et, malgré les soins apportés, il a été impossible de les ramener à la raison…

(extrait du rapport de Daniel Cole, membre de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, détachement de la Louisiane)

©️ sobade.





Les documents se succèdent ainsi, au nombre d’une petite dizaine, mais rien ne semble pouvoir vous apporter de réels indices. Une carte des environs est jointe à tout cela, vous permettant de repérer les différents lieux cités.
Malheureusement, rien de tout cela n’est suffisant pour pouvoir remonter une quelconque piste, et il va probablement falloir que vous repartiez de zéro avec les maigres indications que vous possédez.


black pumpkin
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Message(#) Sujet: Re: Dancing Souls - Libre Dim 20 Aoû - 12:03


Galahad avait reçu un courrier émanant de la Ligue. C'était le genre de situation pour laquelle il tenait un sac toujours prêt pour le depart. Ne jamais être pris au dépourvu, telle pourrait être sa devise. Il fit envoyer un message à Percy pour le prévenir qu'il devrait faire tourner la boutique seul, puis informa son majordome de son départ. Bien que techniquement Aaron ne soit pas vraiment son majordome.

D'une ponctualité toute militaire, le loup se retrouva à l'heure dite sur les docs. En tenue de voyage et son sac négligemment jeté en travers de son dos. Du quai il observa l'équipage qui s'affairait déjà sous les ordres de l'homme qui serait son commandant en second. Il monta à bord pour aller le saluer et poser ses affaires dans ses quartiers. Le bateau tanguait à peine sous ses pieds. Il redescendit à terre pour attendre le docteur Van Helsing. Il en profita pour tirer une cigarette de son porte-cigarettes et l'allumer.

Il se repassa mentalement les informations, bien chiches, contenues dans la lettre le temps que l'autre membre de la Ligue arrive. Il observa aussi les quais avec méfiances. Quinze ans de Marine et d'armée l'avaient laissé méfiant et sur le qui-vive. Plus qu'il ne l'était déjà de part sa nature lycanthropique.

Enfin, il vit le Docteur approcher. Il jeta un coup d'oeil à sa montre. Ils partiraient donc à mer étale. Ce qui simplifierait les manoeuvres. Il porta la main à son chapeau en guise de salut. Moitié gentilhomme, moitié salut militaire.

Bonsoir Docteur. Si vous êtes prêt à embarquer, nous pouvons lever l'ancre d'ici... une demie-heure. L'équipage termine de stocker les vivres et marchandises nécessaires au voyage.

Un sourire étira les lèvres du commandant ponctuel du navire.

Le début du voyage devrait être calme. En revanche, il se peut que nous ayons droit à de beaux grains en approchant des côtes de Louisiane. J'espère que vous n'êtes pas sujet au mal de mer.
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Abraham Van Helsing
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Message(#) Sujet: Re: Dancing Souls - Libre Lun 21 Aoû - 20:39


Dancing Souls
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Toussez Mylord... voilà, ainsi... Et penchez vous en avant...

Je pose mon stéthoscope sur sa poitrine un peu flétrie par l'âge, et écoute son souffle fatigué par des années d'un asthme persistant. Sa gorge est un peu nouée et sa respiration se fait rauque. Quelques secondes passent avant que je ne recule, ôtant mon instrument pour le ranger dans ma sacoche. Le vieux Lord Camberwell reboutonne sa chemise par-dessus son tricot alors que j'attrape quelques flacons des profondeurs de mon sac de cuir. Je les dépose sur le guéridon près de lui, tout en soupirant doucement à cause de la chaleur d'enfer qui règne dans leur hôtel particulier de Belgravia malgré le fait qu'on soit en hiver. Le majordome de l'endroit se tient derrière son maître, raide comme la justice, et je crois que si un sculpteur aurait voulu personnifier cette fonction dans un être humain, il n'aurait pas pu faire mieux. Il est l'incarnation du majordome, et cela transpire par tous les pores de sa peau : le teint pâle, les cheveux grisonnants soigneusement coiffés, le plastron rigide comme ses convictions, et un nez de corbeau.

Voici votre médecine Mylord. Les mêmes comprimés que d'habitude et de l'essence de camphre et d'eucalyptus à utiliser en inhalations deux fois par semaine si tout va bien, et en cas de crise en augmentant la dose si besoin. Et si je puis me permettre, il serait bon de faire baisser la température des pièces dans lesquelles vous passez le plus de temps. L'air froid vous fera beaucoup de bien. De même, des promenades régulières mais sans vous fatiguer, à votre rythme, continueront à vous maintenir en forme!

Je croise le regard du majordome qui hoche discrètement la tête, comme la promesse muette d'appliquer mes recommandations à la lettre, si sa tête de mule de maître venait à n'en faire qu'à sa guise. Eh oui, j'ai souvent remarqué que plus la fortune était grande, plus certains devenaient de vrais enfants, capricieux et inconscients. Lord Camberwell est un peu de ce genre là, mais beaucoup moins que d'autres... Après quelques mots échangés avec le propriétaire des lieux, je prends congé, et me fais escorter jusqu'à la porte d'entrée par son employé dévoué.

Je compte sur vous pour suivre à la lettre mes recommandations. La santé de mon patient est en jeu.
J'y veillerai docteur Van Helsing.
Parfait. Vous êtes une vraie mère pour lui.


J'arrive à tirer un sourire au vieux corbeau, ce qui est une victoire éclatante pour moi, et lui serre la main après avoir glissé dans ma poche l'enveloppe contenant mes honoraires, comme toutes les semaines. Lord Camberwell fait partie de mes patients réguliers, à savoir juste assez malades et assez riches pour se permettre de programmer ma visite dans leur emploi du temps comme le barbier ou le maître de musique, et je le suis depuis deux ans au moins. La porte se referme alors que je descends les marches, et je hausse un sourcil en voyant Charlie, un gamin des rues qui me rend de menus services, en train de reprendre son souffle devant le portail de la propriété que je quitte, planté sur le trottoir près de ma berline.

M'sieur Helsing! M'sieur Helsing, un télégramme!
Merci Charlie. Tout va bien pour toi?
Oui m'sieur! Même s'il fait froid et le prix du charbon augmente en flèche.
Je sais je sais. Tiens...


Charlie est un de ces gamins pauvres des rues comme il y en a trop, vendant des journaux, cirant des chaussures, jouant les garçons de courses quand il le peut. Personnellement j'utilise ses services pour m'apporter les télégrammes qui arrivent chez moi quand ni Jenkins ni moi ne sommes là. Le facteur est au courant, et Charlie est toujours dans le secteur du bureau de poste, ce qui rend les choses plus faciles. Je n'ai eu qu'à lui apprendre mon itinéraire habituel de visites et il peut ainsi être presque sûr de me trouver en cas de besoin.Je sors quelques couronnes de ma poche et les dépose dans sa main noire de suie qu'il me tend, en échange de la petite enveloppe pliée.

Voilà pour toi. Achetez vous du charbon et quelque chose de bon à manger.
Oui m'sieur. Merci m'sieur!
Au revoir Charlie.


Je lui souris et le regarde filer avant de grimper dans la berline. C'est une fois à l'intérieur que je lis le message. Une mission urgente hors du pays... et mes yeux s'écarquillent légèrement de surprise quand je découvre tout d'abord où on m'envoie : les Amériques, avant qu'un sourire ravi ne s'étale sur mon visage en apprenant que je vais y retrouver mon meilleur ami et faire équipe avec lui pour cette mission. Cela fait des mois que je ne l'ai pas vu, et nous n'avons pu échanger que quelques lettres. Par contre je ne connais pas notre troisième larron, capitaine du navire qui m'emmènera de l'autre côté du Pacifique, un certain Galahad... Enfin, j'aurais toute la traversée pour en savoir plus sur lui. L'heure tardive du départ me permet de finir mes visites et de rentrer chez moi pour me changer et dîner. Puis je charge mon sac de voyage toujours prêt dans la berline ainsi que ma trousse de soin et mon fidèle Jenkins nous emmène au port.

Bientôt nous arrivons au bout du quai mentionné, et la brume s'est levée, rendant notre départ plus discret encore. Je descends, prenant mes affaires, et salue Jenkins qui disparaît rapidement dans la nuit. Je m'approche du bateau, écoutant leur roulis ainsi que le grincement des cordages et distingue une silhouette qui attend, visiblement. L'homme est grand, les cheveux clairs avec une barbe un peu broussailleuse, et il est bâti comme une armoire à glace. A peine près de lui il me salue d'un geste en m'appelant Docteur, signe qu'il est bien celui que j'attends. Je souris, répondant à son salut par un geste identique.

Bonsoir monsieur Stark. Ravi de faire votre connaissance. Et oui je suis prêt.

Je dépose mes valises et hoche la tête en l'écoutant, mon sourire disparaissant tout aussi vite.

Malheureusement si... Naviguer par temps calme ne me pose pas trop de problème mais par gros temps... Enfin j'y survivrai, et ce n'est pas comme si j'avais le choix...

Je regarde autour de moi avant de reporter mon attention sur lui.

Est-ce que vous ou quelqu'un pourrait me montrer ma cabine? Afin que j'y dépose mes affaires et m'installe pendant que nous mettons les voiles?
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Message(#) Sujet: Re: Dancing Souls - Libre Lun 18 Sep - 22:03


Le Docteur était ponctuel, ce qui était une bonne chose aux yeux de Galahad. Il détestait le retard et de plus, cela faciliterait les manoeuvres de pouvoir partir en profitant d'une mer étale. Il tiqua néanmoins au "monsieur". Il s'était plutôt attendu à capitaine puisqu'il était le commandant du navire. Mais soit. Le protocole n'était qu'un détail... du moins lorsqu'ils étaient à quais.

Je ne saurais trop vous conseiller la proue du navire dans ce cas. Evitez de rester enfermé dans votre cabine, de mémoire, c'est ce qui empire le plus le mal de mer.

En dehors de la houle, naturellement.

Bien entendu.

Il siffla pour interpeller le mousse qui se hâta de se manifester. Une tête hirsute apparut par dessus le bastingage.

Viens donc montrer ses quartiers au Docteur, gamin.
Oui, Capitaine.

Il se hâta de descendre pour venir prêter main forte au Docteur.

Ah,et, Samuel, aide-le à s'installer et quand il aura fini, montre lui où se situent les points essentiels à bord.
Bien, Capitaine.

Le gamin s'empressa d'obéir avec un air fier et joyeux à la fois, comme s'il était investi d'une grande mission, ce qui fit sourire Galahad. Ce mousse lui rappelait un autre gamin débrouillard. Même s'il était plus jeune que le loup-garou à l'époque.

Une fois l'ensemble des marchandises montées et correctements arrimées en cale, il donna l'ordre de lever l'ancre et dirigea les manoeuvres pour sortir de la rade. Quand Samuel repassa près de lui après s'être acquitté de sa tâche, Galahad lui glissa un sachet de friandises. Non pas par favoritisme, mais parce qu'il préférait que son équipage l'apprécie plutôt que le craigne. La peur avait des limites que la loyauté semblait repousser. Il finit par rejoindre Van Helsing.

A ce qu'il parait le rhum est un bon remède contre le mal de mer. Vous ne voyagez pas souvent ?
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Abraham Van Helsing
Gentleman Soigneur


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Message(#) Sujet: Re: Dancing Souls - Libre Ven 22 Sep - 22:46


Dancing Souls
Galahad,
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Et me voilà reparti, embrigadé dans une nouvelle expédition, bien lointaine celle-ci : le nouveau monde... J'y suis allé une fois ou deux, mais c'était toujours sur la côte Est, dans les vieilles villes historiques qui fleuraient bon la Boston Tea Party et la Déclaration d'Indépendance. Les bâtisses, les usages, tout ça me rappelait Londres, leur ancêtre adorée et détestée, et faisait que je ne me suis jamais senti trop dépaysé là-bas. Sauf que maintenant... maintenant c'est vers une toute autre partie des Etats Unis que nous allons faire voile : La Nouvelle Orléans, un des derniers bastions français auxquels la vieille royauté s'est agrippée avec l'énergie du désespoir avant de finalement la céder à l'Espagne qui ensuite... ensuite c'est devenu une région à part entière. Sa culture est unique, mélange de cette vieille et lointaine France ainsi que des traditions de tous ces esclaves noirs ramenés d'Afrique depuis des centaines d'années et le tout donne un assemblage pour le moins hétéroclite. Mes lectures, mes discussions avec Huck, tout ceci m'avait donné un aperçu de ce qu'était la Nouvelle Orléans, mais la perspective d'y mettre le pied et de me rendre compte de tout ceci par moi-même était excitante et dépaysante. Voir cette ville, goûter un fameux jambalaya, me promener dans le Vieux Carré... Alors bien sûr le but de ce voyage n'est pas le tourisme, mais je me dis qu'une fois la situation réglée, rien ne s'opposera à ce que l'on reste un jour ou deux en plus afin de découvrir l'endroit sans une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Je pense à tout cela dans la berline qui me conduit jusqu'au port, et après quelques dernières recommandations à Jenkins j'observe disparaître dans la brume au rythme du trot tranquille de ma fidèle Molly. Puis je m'aventure sur le ponton, entendant le bois humide grincer légèrement sous mes pas et le bruit des coques de bateaux qui s'entrechoquent légèrement à chaque vague. Je note la seule présence humaine sur les lieux en cette soirée sombre et humide, par chance pour moi. La Ligue a des moyens importants, certes, mais notre existence ne s'affiche pas publiquement, et de ce fait nous n'avons pas de signe de ralliement ou d'uniforme... Peu pratique pour la discrétion certes, mais ce qui rend la reconnaissance entre nous plus complexe. Je suis content de le trouver donc seul, limitant de ce fait les candidats possibles. Je me présente et nous échangeons quelques mots avant de hocher la tête lorsqu'il parle de mal de mer, et que selon lui le meilleur moyen de tenir le coup, ou tout du moins de mieux le supporter étant de rester dehors un maximum.

Merci capitaine, je vais essayer ça au maximum... si le temps le permet bien sûr...

Il appelle ensuite un des matelots, un tout jeune homme qui s'approche timidement de moi et qui fait mine de vouloir prendre mon bagage. Je souris et lève la main pour lui faire signe que ce n'est pas nécessaire.

Ne vous en faites pas jeune homme, je saurai me débrouiller.

Je suis le mousse un peu crasseux jusqu'à ma cabine, simple mais praticable et surtout propre, et dépose simplement mon sac et mon chapeau avant de remonter trouver ce fameux Galahad qui va être celui qui me permettra de retrouver mon frère après une longue absence. Ce dernier est aux manoeuvres, et je n'ai pas envie de le déranger en restant dans ses pattes et en l'empêchant de faire son travail. Je sais à quel point je déteste ça alors j'essaie au maximum de ne pas l'imposer à autrui. Je m'accoude donc à la proue, loin de toute action pour ne gêner personne. J'observe donc simplement le navire qui s'éloigne du port, et s'aventure vers le large. J'admire l'efficacité de l'équipage qui tend les voiles, range les cordages et autres, le tout dans un ordre parfait, sous la direction de leur capitaine, le fameux Galahad. D'ailleurs je suis surpris de le voir venir vers moi et l'accueille avec un sourire, avant de rire à sa remarque.

J'y penserai aussi alors! Et oui... sauf qu'en général les voyages sur mer je préfère les faire sur des paquebots... le roulis se fait moins sentir. Et à choisir, je préfère passer par les terres plutôt que par la mer mais parfois... on n'a pas le choix.

Je souris et désigne le navire sur lequel on se trouve.

Cela fait longtemps que vous êtes à la barre de ce navire? Il est magnifique...

date du RP
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HRP : Si jamais tu veux qu'on ellipse la traversée dans le prochain post, ou qu'on se fasse encore un tour tu me dis ^^
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Huckleberry Finn
Intronisé


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Message(#) Sujet: Re: Dancing Souls - Libre Sam 24 Mar - 8:00

Dancing souls...

Gally - Bramou - Hucky
(la Suicide Squad des presque-ratés)
Février 1900


Matamoros, 29 janvier 1900

Sasha doit être en mer depuis longtemps maintenant, en route pour l'Angleterre. Il a pris le cargot hier à l'aube. J'ai préféré rester quelques jours avant de regagner le pays de la Reine, afin de m'imprégner du soleil mexicain. Je n'ai pas envie de regagner tout de suite la morne pluie londonienne.
Mais cela ne va pas durer. J'ai reçu un pli ce matin, tout froissé, et daté du 25, me demandant de remonter jusqu'en Louisiane pour une affaire de la plus haute importance. Dès demain, je quitte la terre pour gagner Port Arthur par bateau, et de là, je me rendrais à Lafayette au plus vite en coupant au plus court avec Khamsin. Elle ne va pas apprécier les marécages, je le sens. En attendant, il me faut prendre un peu de repos.


Golfe du Mexique, quelque part, en mer, 31 janvier 1900

Enfin, on entre au port ce soir ! Je commençais à perdre patience coincé sur ce navire. La traversée a tout de même été plus rapide que ce que j'imaginais, mais pas question de prendre du retard, demain, dès l'aube, je serais sur la route. Qu'il est étrange de retourner sur des terres qu'on a connu il y a bien longtemps et que l'on a pas revu depuis ce qui semble être une éternité...



Le ciel est encore gris et pale, sans véritable lumière, lorsque je me mets en selle ce matin là. L'air est glacial et mon souffle, ainsi que celui de ma monture, forment un petit nuage à chaque expiration. Je dirige ma compagne de toujours sur la route, au pas pour l'instant, et glisse mes doigts engourdis dans sa crinière pour les réchauffer. Le calme n'est troublé que part les premières trilles des oiseaux matinaux, qui répondent aux dernières de leurs camarades nocturnes.
Je me laisse porter, et si la jument n'est tout d'abord pas très vive, probablement elle aussi encore mal éveillée, elle finit tout de même par adopter un petit trot confortable, suivant sagement le chemin, pour une fois.
Je chevauche à allure constante toute la journée, surveillant la carte de temps à autre. Si je maintiens ce rythme, je devrais arriver dans les temps sans problème, et sans avoir à modifier ma vitesse.

Le soir arrive, bien trop vite à mon gout, et je m'écarte du chemin afin de lever un camp provisoire à l'orée du bois. Un grosse ration de grain et de foin pour la jument, qui se régale déjà d'herbes, une plus petite de riz pour moi, et nous voilà tout deux repus et prêt à nous reposer. La tête posée sur mes bras, je la contemple un moment, dans son attitude de veille.
J'ai pris l'habitude depuis peu de la laisser détachée. Je la sais suffisamment attachése à moi -notamment par l'estomac- pour qu'elle ne s'éloigne pas trop malgré son caractère impossible. Et puis dans le cas d'une attaque d'un prédateur, elle aura toutes ses chances de s'en sortir. L'idée inverse, qu'elle soit coincé par un lien qui la condamne à mort, m'est insupportable.
Mes yeux se ferment sur les étoiles alors que je me laisse glisser dans le sommeil, m'imaginant déjà les retrouvailles en bonne camaraderie avec Galahad, et celles plus intenses, pleines d'émotions, avec Bram, que je n'ai pas vu depuis quelque chose comme le mois de novembre. Au moins.

C’est un lointain bruit de hennissement furieux qui me réveille soudain, et sans prendre le temps de réfléchir, je bondis sur mes pieds. Il me faut quelques secondes pour comprendre la situation. Trois hommes. Armés. L’un d’entre eux me fait face, la main dans l’une des fontes que j’ai eu le malheur de retirer de l'arrière de ma selle. Les deux autres tentent de maitriser Khamsin, qui ne se laisse pas faire si facilement, bien au contraire. Elle se dégage en cabrant et en esquivant habilement un coup de baton, leur arrachant les renes, et prends le grand galop sans demander son reste. Un point rassurant, ils n’auront pas ma bête.
Sauf que…
Oui sauf que..
Quel abruti. J’ai laissé ma Winch et mes colts dans leurs étuis, bien sagement accrochés au troussequin de la selle. Qui elle, est restée bien gentiment sur le dos de ma monture, et pas vraiment bien sanglée.
En moins  de temps qu’il ne faut pour le dire, je saisis vivement mon couteau de chasse, planté tout près de ma couverture et me jette sur les deux hommes qui se sont rapprochés, en sachant pertinemment qu'à un contre trois, avec une arme de corps à corps face à de solides bâtons, j’ai peu de chances de m’en tirer. Et pourtant, je ne lâche pas prise. Je parviens à en étaler un d’un coup de poing bien placé à la mâchoire, avant de planter mon couteau dans l'épaule du second qui hurlent comme un porc qu’on égorge. Le troisième semble plus hésitant, mais finit tout de même par se lancer lui aussi dans la mêlée. J’ai la sensation que ma jambe explose lorsque son bâton m’atteint au tibias, du fait d’une esquive tardive, et je la sens se dérober légèrement sous moi. Ce déséquilibre laisse l’avantage à mon adversaire, que je vois sourire. Pourtant, il ne bouge pas, et c’est de derrière que provient le coup qui m’atteint à la tempe.
Je m’effondre. Mes oreilles sifflent, ma vision s’obscurcit de plus en plus alors que mon souffle se raccourcit et que mon corps s’enfonce dans du coton. Non non non ! C’est trop con de se faire détrousser et de mourir comme ça ! Je tente de me relever, mais mes muscles ne me répondent plus, et je finis par glisser lentement dans l’inconscience malgré ma lutte.

Le soleil est haut dans le ciel lorsque mes paupières tentent timidement de s’ouvrir. Je suis sur le dos. Je tente désespérément de rassembler les fragments de mon esprit et mes membres sous moi, alors que je roule de la poussière avec peine, et je me redresse lentement, péniblement, à genoux. Mais pas plus. Je n’y arrive pas. J’ai tout un côté du visage qui me brûle, et le corps raide et profondément endolori. Je tente de me lever, mais retombe assis. Sage décision et excellente idée que celle de rester posé encore un petit moment sur mon postérieur dans l’herbe rougie par mon sang. Haletant légèrement, je prends la pleine mesure de la catastrophe. Plus de provisions. Plus de manteau. Plus de couteau, de fontes, de gourde, et plus de Khamsin surtout. Bien que je la soupçonne de ne pas être si loin que ça.
Apparemment, je ne realise pas encore dans quelle belle merde je suis. Encore plus ou moins endormi, je palpe ma joue droite, ma pommette, et ma lèvre gonflée, pour remonter ensuite jusqu'au côté de mon oeil. La douleur est telle que je vois le monde danser devant moi. Pris de nausées, j’ai tout juste le temps de me pencher que je rends tripes et boyaux. Super.
Légèrement soulagé, je parviens cette fois à me relever pour de bon, bien que mes jambes tremblent. Je me rends au ruisseau le plus proche, les mains vides puisqu’ils n’ont rien laissé si ce n’est ma poele avec les vestiges de mon repas de la veille. Tout en marchant, je fouille mes poches, pour constater que mon argent et ma vieille montre ont également disparus.
Je boitille en silence, méditant sur ce qu’il s’est passé. J’ai été imprudent, je l’ai payé par un troussage complet, un passage à tabac malgré mon évanouissement, mais rien à dire ni personne à blâmer si ce n’est moi-même.
Je m’agenouille près de l’eau, retrouvant petit à petit ma mobilité normale. Je grogne en contemplant mon reflet. Je fais peur, avec mon œil au beurre noir, les ecchymoses violet sombre qui parsèment ma peau en dessous, et surtout, avec le sang séché qui macule le coté de mon visage et colle mes cheveux sur ma nuque. Sans compter ma chemise qui en a été proprement imbibée.
Les dents serrées, j'entreprends de nettoyer au mieux tout ça, m’efforçant de ne pas ruminer mes sombres pensées à propos de ma stupidité et mon inquiétude à propos de ma jument qui bat la campagne et qui pourrait se rompre le cou en se prenant les pieds dans les renes ou la selle si celle-ci a tourné pour venir se placer sur son ventre.
Autant dire tout de suite que le courage me manque pour examiner le reste des dégâts, et je ne prends même pas la peine de me déshabiller à cette fin.

Je erre un moment sans vraiment pister les traces de ma monture, sans vraiment retourner sur le chemin, juste hagard, et juste pour m’assurer que tout fonctionne. Je ne pense pas avoir de fracture, mais je boitille toujours, ma jambe blessée supportant difficilement mon poids.
De temps à autre, je siffle entre mes doigts, sans trop d’espoir. Pourtant, au bout d’un petit moment, un ronflement que je connais bien finit par y répondre, et en louvoyant entre les arbres, je finis par tomber nez à naseaux avec ma jument.

-Khamsin…

J’effleure sa joue du bout des doigts, juste avant qu’elle ne remette le nez dans l’herbe. Toujours aussi fidèle à elle-même… et à la bouffe.
Je récupère les renes pleines de boue qui traînent près de ses pieds, rajuste sa selle qui avait glissé sur le coté, avant de la sangler un peu plus soigneusement. Je me hisse ensuite sur son dos à grand renfort de halètements et de gémissements. Je la sens se tendre, redresser vivement la tête, prête à bondir mais elle s’apaise quand je flatte son encolure.

-Là… brave fille… shhhh…

Doucement, sans trop oser presser les mollets, je la fais se mettre en route. Pour constater avec horreur qu’elle boite.

-Eh merde…

Je me laisse glisser au sol, et après un long examen, je découvre qu’elle a simplement perdu un fer. On sera bon pour un tour chez le maréchal une fois à Lafayette, mais en attendant, je me débrouille comme je peux avec l’une des boucles de rechange de sa bride à lui retirer les trois autres, afin d'éviter tout problème de ligament.

Nous voilà reparti, et à un train d’enfer puisque je n’ai strictement aucune idée de combien de temps j’ai perdu avec cette histoire… Je ne nous accorde qu’une courte pause de quatre heures cette nuit là, à peine le temps de se nourrir -tout lapin imprudent mérite de finir en civet- et de somnoler un peu avant d’entrer dans les marais où la progression est bien plus difficile.
Il fait complètement nuit quand j'atteins enfin la ville, deux jours plus tard, aussi fourbu que ma compagne à quatre pattes. Trouver l’auberge n’est pas si compliqué, dieu merci, et elle est encore pleine de vie. Je laisse ma fille entre les mains d’un jeune garçon d'écurie manifestement effrayé par mon état, et ne lésine pas sur les consignes. Ma selle sur mon épaule, je pénètre finalement dans l'établissement, sans me faire remarquer, et après un bref échange avec l’aubergiste qui me tend ma clef en me dévisageant comme si je sortais tout droit des enfers -il doit craindre que je cause une bagarre dans son chic établissement- je repère finalement Bram attablé dans un coin.
Je boîte lourdement et me laisse tomber sur une chaise à ses côté, posant mes affaires à mes pieds.

-Juste à l’heure… Je crois…

Je ne parviens même pas à sourire. J'ai. Mal. Partout.

-Où est Galahad ?



HRP:
 

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Abraham Van Helsing
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Message(#) Sujet: Re: Dancing Souls - Libre Mer 25 Avr - 18:07


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Galahad,
Huck & Bram


Accoudé au bastingage, ma pipe en écume de mer aux lèvres, je regarde ma ville d'adoption, Londres, s'éloigner lentement de moi à mesure que le bateau prend le large, après avoir lutté quelques minutes pour craquer une allumette malgré le vent. Eole est farceur et joueur et je grogne une fois ou deux alors qu'il éteint la flamme que j'ai difficilement allumée, me faisant lancer quelques bâtonnets fumants mais à présent inutiles dans les vagues encore modestes. Je tire enfin une bouffée, puis deux, savourant le goût épicé de mon tabac indien tout en craignant déjà les jours à venir. Je déteste la mer... enfin non j'aime me promener sur son bord, faire un tour en bateau le long de la côte mais...dès que je m'éloigne trop, je ressens bien trop vite la révolte de mon estomac qui me fait payer bien cher ces excursions loin du plancher des vaches.

Bien vite le capitaine en personne revient me voir, et nous échangeons quelques mots avant qu'il ne revienne à son poste. Les jours qui suivent son calmes. Je deviens le médecin officiel du navire, ce qui m'occupe tout de même assez pour éviter de trop penser à la nausée qui m'envahit quand le temps est trop gros. Un marin a la jambe totalement brûlée par un cordage qui s'est enroulé autour de sa peau et qui s'est retrouvé trop brusquement tendu... un autre a le bras brisé suite à une chute du mat de misaine, et il peut d'ailleurs s'estimer heureux de n'en être quitte que pour une belle attelle et du rhum pour la douleur, car les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves. Et avec tout cela le lot quotidien d'échardes, de coupures, de dents à soigner et j'en passe. Les hommes m'apprécient, m'appelant bientôt "Le hollandais soignant", titre qui me plait plutôt bien. Le reste du temps j'essaie de rester sur le pont, à lire, ou à participer à certaines tâches avec les autres afin de ne pas rouiller. Je demande aussi au capitaine de m'apprendre à lire une carte marine, ainsi qu'à utiliser divers instruments de navigation comme un sextan ou un astrolabe...

Sauf que durant les deux semaines qui séparent mon départ de mon arrivée, nous avons essuyé deux tempêtes qui m'ont laissé totalement à genoux. J'avais réussi à voler quelques heures de sommeil lorsque j'ai été réveillé par un coup sourd, qui a violemment secoué tout le navire, moi compris, évidemment. Je suis à moitié tombé de ma couchette, et c'est là que le cauchemar a commencé. Je crois que je n'ai même pas tenu une heure avant de devoir remonter offrir mon dîner à Poséidon. Et trop malade pour redescendre, j'ai donc passé de longues heures sur le pont, agrippé au bois comme si ma vie en dépendait, trempé par une pluie battante, mais trop malade pour redescendre dans mes quartiers, priant Dieu pour que ce calvaire s'arrête bientôt et que mon martyr s'achève. Enfin je ne devrais pas dire martyr, c'est un blasphème. Ce n'est seulement que quand l'ouragan ou que sais-je s'est calmé que j'ai pu tanguer sur mes jambes flageolantes, et aller à ma cabine où je me suis écroulé sur mon lit après m'être débarrassé de mon pyjama trempé.

Le soleil était haut quand j'ai enfin rouvert les yeux, les muscles endoloris comme si je m'étais livré à un entraînement particulièrement ardu... mais Galahad s'est montré compatissant et aucun des marins ne m'a tenu rigueur de mon teint verdâtre et de mes yeux cernés. L'un d'entre eux a même proposé de me mettre un anneau dans l'oreille, comme beaucoup d'entre eux, car selon lui percer un trou à cet endroit là aiderait à vaincre le mal de mer, tradition chinoise, à ce qu'il paraît. J'ai poliment refusé même si au fil des jours je me mets à penser de plus en plus sérieusement à cette hypothèse...

Enfin, après une traversée qui m'a semblée bien trop longue, la vigie a annoncé une terre en vue. Remerciant le Ciel en une prière silencieuse, j'ai savouré les derniers milles sur une eau beaucoup plus calme alors que nous nous rapprochions de la Nouvelle Orléans. Je mourais d'envie de sauter à la mer pour rejoindre le plus vite la terre ferme mais je me suis retenu, attendant sagement sur le pont et découvrant ces nouveaux paysages qui m'étaient inconnus... Puis enfin le port. Après des manoeuvres précises et efficaces nous avons amarré le bateau et nous avons enfin pu descendre. Galahad et moi nous nous sommes mis en route vers la fameuse auberge qui était notre point de rendez vous. Par chance nous sommes arrivés à temps pour le rendez-vous, et je retrouve des forces à l'idée de retrouver mon frère après une si longue absence... Nous prenons nos chambres, mais une petite surprise nous attendais à l'auberge. Un autre mot de Némo rappelant le capitaine et l'envoyant sur une autre mission à Terre Neuve, au Canada. Nous nous saluons donc avant qu'il ne quitte l'auberge pour anticiper les préparatifs de départ, me laissant seul.

Je savoure mon premier bain chaud et mousseux en deux semaines avant de me changer et redescendre. J'ai encore un peu de temps... Je demande donc un journal, qui arrive en français, ainsi qu'un bourbon, spécialité locale. Je relève le nez des larges feuilles à chaque fois que la porte d'entrée s'ouvre, jusqu'au moment où je le reconnais. Sale, fatigué, crasseux, presque son état habituel je devrais dire si je pouvais me moquer gentiment, et lui lance un grand sourire.

Huck, mon frère!

Je me lève pour le prendre dans mes bras et lui donner une accolade aussi franche que chaleureuse, avant de reculer légèrement.

Plus à l'heure qu'une montre Suisse! Et notre troisième ami a eu un empêchement... Il ne va pas pouvoir se joindre à nous ,Némo l'a envoyé ailleurs. Encore une fois, c'est nous deux contre le reste du monde! Mais tu as l'air épuisé, qu'est ce que tu dirais de monter dans ta chambre, prendre un bain, et pendant ce temps je fais monter deux dîners dans la mienne. Tu me rejoindras quand tu seras prêt et tu me raconteras tout ce qui t'es arrivé pour te mettre dans cet état. Qu'en dis-tu mon frère?

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HRP : J'espère que j'ai rien merdé!
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Quelques petites choses sur moi:
Devise : There has been much tragedy in my life; at least half of it actually happened.
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Message(#) Sujet: Re: Dancing Souls - Libre Sam 28 Avr - 19:17

Dancing souls...

Bramou - Hucky - autres suicidaires
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Février 1900

Le voilà qui se lève pour venir m'étreindre. La force pourtant pas si extraordinaire que ça de ses bras m'arrache un gémissement sourd. Je lui rend une faible accolade par rapport à mes habitudes.

-Bram...

Plus une plainte ou un geignement qu'un murmure de soulagement. Je lève un regard fatigué sur son visage impeccable.

-Si je monte dans ma chambre, c'est pour me coucher, je n'aurais pas la force de faire quoi que ce soit d'autre.

Mais il est vrai que j'ai faim, et que la perspective d'un bon bain bien brûlant a quelque chose de rasserénant. Et puis je serais propre et je ne puerais plus le marécage, la boue, le cheval mouillé et la sueur, je pourrais enfin prendre la pleine mesure des dégâts que j'ai subit, et mes muscles endoloris me remercieront probablement.

-Mais soit. Je vais faire ça. Je... Je pourrais t'emprunter des vêtements propres ? Ou au moins une chemise ? Je n'ai plus rien hormis ce que je porte actuellement. Ce sera juste le temps de laver les miens...

Mais je ne meurs pas d'envie de rester nu jusqu'au coucher alors qu'on va dîner et bavarder probablement longuement, même si on reste tout les deux seuls dans la chambre. C'est pas vraiment le fait qu'il me voit nu qui me dérange -ce serait loin d'être la première fois- mais plutôt l'état dans lequel je suis, couvert de bleus et de bosses.
Je me lève lourdement.

-Je... vais monter. Je te retrouve tout à l'heure.

Un faible sourire.

-Je suis content de te revoir depuis le temps.

Content, mais fatigué, alors ne trainons pas. Je tourne donc les talons et pars en direction des chambres. Je gagne la mienne, clopin clopant, ne prends même pas la peine de fermer à clef dans mon dos. Pour le peu qu'il reste à voler... Je sème les vêtements que je porte sur le trajet menant jusqu'à la salle de bain et je n'attends pas que la baignoire soit pleine pour m'écrouler dedans comme un paquet de chiffons.
J'étends ma jambe douloureuse, non sans l'examiner du regard, allant même ensuite jusqu'à palper doucement l'ecchymose qui la colore de bleu-violet et qui me parait bien gonflée sous mes doigts. Super. Je sais au moins qu'elle n'est pas cassée, sinon, je n'aurais pas pu tenir debout.
Mes côtes également sont tuméfiées, et j'imagine que mon dos n'est pas plus agréable à regarder.
Je prends un instant pour fermer les yeux, me laisser aller, me reposer dans l'eau brûlante. Je lutte, mais je cros bien queje pique du nez à plusieurs reprises, alors je finis par me savonner vigoureusement et sortir après un bon rinçage.
C'est enroulé dans un drap et les cheveux encore trempé que je rejoins Bram dans sa chambre à petits pas, après avoir mis mes vieilles fripes abîmées et crasseuses à tremper avec du savon.
Fort heureusement, le couloir est désert. J'entre sans frapper et me laisse choir sur une chaise en baillant.

-Tu es venu comment, par la mer ?

Je n'espère pas pour lui, le pauvre. Sa relation avec la mer étant plutôt houleuse, il a du être malade pendant tout le trajet.
Je le contemple rêveusement, sans le voir, à moitié endormi et l'esprit embrumé.


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