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 Livraison spéciale

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James Hook
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Devise : Two people with a common goal can accomplish many things. Two people with a common enemy can accomplish even more.
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MessageSujet: Livraison spéciale   Jeu 14 Sep - 22:23

HOOK
James

VAN HELSING
Abraham

Livraison spéciale
Londres. La dernière réelle fois qu’il a eu à y séjourner, c’était pour faire la visite détaillée d’une cellule de prison pendant des mois. Hormis cette peu attrayante cellule, le port et les quartiers environnants, James se devait d’admettre qu’il ne connaissait pas du tout la capitale du pays qu’il servait. Même si techniquement il est sujet de la couronne d’Angleterre depuis sa naissance… allez demander à un Irlandais s’il est Anglais vous, si vous vous en tirez en bas de quelques dents cassées, vous êtes chanceux.

Bon, le Jolly Roger a besoin de quelques réparations et mises à niveau après ses dernières aventures, et pour les travaux qu’il y a à faire, c’était vraiment Londres qui avait la main-d’œuvre et le matériel approprié pour tout faire. Ça n’enchante pas Hook de devoir rester à terre pendant plusieurs jours, surtout ici. De mauvais souvenirs, et aucune envie de recroiser l’un des rats qui lui avait tenu compagnie en prison. C’est pour ça sans doute qu’il a préféré éviter le plus possible le coin par le passé, d’avoir été stationné plus régulièrement à d’autres points le long de la côté anglaise avait fait son affaire. Malheureusement, la chance ne peut pas toujours être en notre faveur.

Et il y a… ce colis suspect qu’il doit trimballer depuis un petit moment. Pas le genre de paquet qu’il peut faire entreposer dans la cale et faire décharger avec le reste de la cargaison et courrier spécial qu’il achemine à l’occasion d’un endroit à un autre (ouais parfois il se sent comme le facteur royal). Ledit colis est dans une boîte de bois verni, bardé de renforts métal et de serrures que sa curiosité n’a même pas envie de se risquer à forcer. À surveiller personnellement et à remettre en mains propres (la blague) à un certain Abraham Van Helsing. S’il était du genre nerveux, Hook aurait pu jurer avoir entendu des bruits provenant de cette boîte. Heureusement il y a peu de choses qui l’effraient et la boîte lui a tenu compagnie pendant tout le trajet… à défaut d’une plus charmante compagnie avec qui passer le temps.

Après être arrivé à bon port, avoir supervisé le remplissage de la paperasse si essentielle à la bureaucratie anglaise (pour une fois il est content d’avoir des lacunes en écriture et de pouvoir déléguer à son Second) et avoir donné congé à ses hommes… il ne restait qu’à attendre. Oh bien sûr il avait dépêché un messager pour aviser le Van Helsing en question que sa livraison était arrivée, et où venir en prendre possession. Reste à voir si l’homme aura le cran de venir jusqu’à la petite taverne où est installé en ce moment notre Capitaine, avec le colis d’un côté comme voisin, et une charmante demoiselle assise sur lui (Hook, pas le colis), en train de lui murmurer quelques propositions indécentes à l’oreille.

Un fin observateur notera également que pour éviter d’être reconnu et embêté, notre Capitaine a troqué son crochet si distinctif pour un gant de cuir noir et la main automate conçue sur mesure pour lui. Plus pratique certes, surtout pour assurer la sécurité du fameux paquet, mais depuis le temps, avoir deux mains fait quasiment étrange à James.
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Abraham Van Helsing
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MessageSujet: Re: Livraison spéciale   Dim 17 Sep - 15:21

Livraison spécialeHook & AbrahamTaverne mal famée près des docksLors de mon dernier ''cours" avec Mina, au moment de prendre un thé bien mérité, douce et chaude récompense après de longues heures d'efforts autant théoriques que physiques, ma douce amie me demande, l'air gêné et les joues légèrement rouges si cela m'embêterait de réceptionner un colis précieux qu'un des membres de la Ligue, un corsaire volant d'après elle. Et c'est après avoir plongé ses yeux bleus dans les miens qu'elle m'avoue n'avoir confiance en personne d'autre car ce que ce mystérieux marin apporte serait d'une importance capitale. Bien évidemment j'accepte, et nous terminons notre thé sous ses remerciements chaleureux avant que je ne la raccompagne jusqu'à un fiacre, dans lequel elle monte. J'en referme la porte, donne l'adresse au cocher et suis du regard le véhicule jusqu'à ce qu'il tourne au coin de la rue. Je reste ainsi quelques secondes planté sur le trottoir, le regard vague, avant de secouer légèrement la tête et refermer le portail avant de tourner les talons. En quelques pas sur les pavés de la cour je gravis les escaliers menant à l'intérieur, et réintègre mon bureau. Du coin de l'oeil je remarque la pile de copies qui attend sagement, à moitié corrigée, mais je soupire et n'envisage même pas la lutte. Ce soir je n'en ai aucune envie... A la place je préfère allumer ma pipe, m'installer dans mon fauteuil et continuer la lecture d'un bon roman policier, bercé par le crépitement du feu dans l'âtre et le cliquetis de l'horloge posée sur le linteau de cheminée.

Je lis jusqu'à ce que le dîner soit servi, et je m'installe à table avec Jenkins. Je sais que beaucoup de nobles ou de bourgeois londoniens seraient choqués à l'idée de manger avec leur majordome, mais personnellement je préfère partager un repas avec quelqu'un que j'apprécie, et discuter de nos journées respectives plutôt que l'on se retrouve comme deux idiots assis chacun seul à une table à l'autre bout de la maison. Une de mes ''particularités" si on peut dire, qui m'éloigne un peu de la majorité de mes concitoyens... enfin, qu'importe. Nous parlons un peu des quelques travaux que j'envisage de faire ici, du programme de la journée, de certains évènements survenus en ville et dans le monde... avant de le laisser débarrasser pour retourner au salon avancer un peu ma lecture. Et vers les vingt-deux heures je referme le volume en cuir, grimpe me laver avant de me mettre au lit. Le lendemain matin réveil aux aurores, entraînement matinal avant de me préparer pour donner mes cours à l'université. Déjeuner avec des collègues et tournée de mes patients l'après-midi, jusqu'à l'heure du thé, que je prends chez moi. Et c'est installé dans mon canapé, une tasse d'Earl Grey en main que je réalise que je n'ai eu encore aucune nouvelle du fameux émissaire dont m'avait parlé Mina la veille. Peut-être a-t-il été retardé? Après tout les voyages dans les airs sont pour le moins hasardeux et les accidents sont nombreux...

Et brusquement, comme si le ciel avait entendu mes réflexions, voilà qu'on sonne à la porte. Jenkins va ouvrir, et revient quelques secondes après avec un message posé sur un plateau en argent. Je le remercie et attrape la petite note. Mon fameux contact m'attend à la Perle du Matin. Ce nom me dit quelque chose, et rien de bon... Je soupire, finissant ma tasse avant de la reposer et me relever.

Jenkins, nous aurons besoin de la voiture.

Il file, aussi discret qu'un fantôme alors que je renfile ma veste et ma cape, attrapant mes gants, ma canne et mon chapeau avant de sortir. Je monte dans ma berline et on se glisse dans le trafic de Londres en cette fin d'après-midi pluvieuse. Nous arrivons bientôt sur le port et il s'arrête non loin, me laissant descendre et partir seul à la rencontre de ce mystérieux émissaire. Je pousse la porte de cet établissement qui a plus l'air de ressembler à une ruine ou un taudis, et plisse le nez en remarquant que l'intérieur n'est pas mieux que l'extérieur. C'est même pire, si c'est possible de l'être... Le sol est en terre battue, et une couche de crasse a l'air de tout recouvrir... Pour couronner le tout, ce charmant endroit sent la sueur, l'urine et le mauvais alcool... la combinaison idéale pour passer une soirée délicieuse. Je commence à me frayer un passage sous les regards curieux et méprisants des autres buveurs, sentant même dans certains coups d'oeil l'envie de me détrousser si l'occasion se présentait... Je parcours la salle sombre du regard, croyant enfin trouver la personne que Mina m'a rapidement décrite.

Je fais quelques pas, et préfère ignorer la chose que j'ai vue courir pratiquement sur mes pieds, avant de croiser le regard bleu de l'inconnu. Je viens près de lui et me penche légèrement.

Capitaine Hook? Je suis le docteur Van Helsing et il me semble qu'une certaine dame de notre connaissance a souhaité que nous nous rencontrions... seuls. Suis-je au bon endroit?

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James Hook
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MessageSujet: Re: Livraison spéciale   Lun 18 Sep - 19:55

HOOK
James

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Dans cette taverne malfamée, semblable à beaucoup d’autres dans tous les ports du monde, voilà qu’un homme détonne diablement en comparaison à la faune locale. Élégant, un homme du monde il va sans dire, rien à voir avec les mécréants attablés qui sirotent bière de piètre qualité ou autres alcools aussi douteux que leur prix est bas. Probablement le seul regard qui n’évalue pas combien il pourrait soutirer des poches de cet inhabituel visiteur, James a suivi le cheminement du Van Helsing jusqu’à sa table, et lui adresse un sourire amusé lorsque ce dernier s’adresse à lui.

- Aye. Je me demandais si vous auriez le cran de venir jusqu’ici.

Honnêtement il s’attendait à ce que ce bon docteur, puisqu’il s’est présenté ainsi, dépêche quelqu’un, un domestique ou toute autre personne payée pour entrer dans ce sordide endroit. Voilà qui en dit un peu sur la nature de cet apparent guindé personnage, comme quoi il est capable de mener ses missions lui-même et qu’il ne se croit pas trop au-dessus du petit peuple. Un point en faveur de Van Helsing.

D’une petite claque sur la cuisse de la demoiselle assise sur lui, Hook l’invite à dégager et aller voir ailleurs. Il a en effet une rencontre plus intéressante que les paroles entendues si souvent de la bouche de ce genre de fille. Non pas qu’il la juge, mais ce n’est pas dans cette taverne miteuse qu’il se déniche habituellement ce genre de compagnie. Bref…

Il ne fera pas l’insulte d’inviter un collègue de la Ligue à boire dans ce genre d’endroit. Si lui, de sa basse naissance ne fait pas de manières, il sait très bien que d’autres préfèrent ignorer la misère des autres et éviter de s’y mêler. Le test a été remporté, c’est suffisant. James attrape donc le fameux colis, le cale sous son bras droit et se lève d’un mouvement qui indique un homme très sobre en dépit de la bouteille aux trois quarts vide qui réside sur la table.

- Sortons avant que l’un d’entre eux ait une mauvaise idée à votre sujet.

Quelques pièces dont certaines en devises étrangères sont abandonnées sur la table et le périlleux trajet est effectué vers la porte. Périlleux, car il faut savoir éviter les serveuses aux mains chargées de chopes remplies à ras bord, les ivrognes titubants, ceux qui festoient un quelconque événement et même quelques Capitaine de la part de membres de l’équipage du Jolly Roger venus également s’échouer ici ce soir.

Une fois à l’extérieur et un peu éloigné de la taverne aux fenêtres si crasseuses qu’elles ne laissent filtrer qu’une lumière diffuse de l’intérieur, James fait volte-face, le colis toujours tenu protectivement contre lui, et il ne fait aucun doute qu’il étudie et détaille l’autre homme.

- Pardonnez-moi d’être suspicieux, mais qu’est-ce qui me prouve que vous êtes bien le Van Helsing en question?

Parce que c’est trop simple de donner le colis au premier venu qui prétend être son contact. Si ce que referme cette boîte est si important, c’est que d’autres veulent peut-être en prendre possession. Quoi de plus simple que de se faire passer pour quelqu’un qu’il ne connaît pas, et de donner quelques renseignements flous en faisant croire au sceau du secret? Après tout, il ne connaît Lady Murray que par cette élégante et raffinée écriture et signature des quelques messages parvenus jusqu’à lui. À dire vrai, il ne connaît pas grand-monde de la Ligue du côté de l’Angleterre. On est jamais trop prudent.
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Abraham Van Helsing
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MessageSujet: Re: Livraison spéciale   Jeu 28 Sep - 12:42

Livraison spécialeHook & AbrahamTaverne mal famée près des docksL’éducation stricte donnée par mon père, le fait qu’il m’ait trainé très jeune lors de ses astreintes au dispensaire afin de soigner les plus nécessiteux deux après-midi par semaine, et mes missions pour la Ligue m’ont permis de ne pas être douillet. J’ai dû fréquenter des lieux peu recommandables, insalubres voire même dangereux, alors ce n’est pas une taverne, si cet établissement peut encore se targuer d’un tel titre ronflant qui va me faire peur. Essayez plutôt d’aller chasser des goules d’un asile désaffecté, ou traquer une meute de loup-garous dans un abattoir et vous verrez qu’errer ici est presque une promenade de santé. Presque. Si on met de côté l’odeur. La crasse. Et les gens. L’endroit est sombre, et je dois m’avancer pour tenter de parcourir toute la salle du regard, ignorant les regards aussi méfiants que concupiscents qui se posent sur moi… car malgré le fait que je m’habille toujours avec beaucoup de sobriété, et que j’évite tout objet ou vêtement trop luxueusement ostentatoire, le simple fait que je sois vêtu de vêtements propres et sans trous a déjà de quoi attirer les convoitises de certains. Et j’imagine que pour certains malheureux un coup de couteau pour obtenir une paire de souliers neufs ou une belle redingote n’est qu’un détail… Je distingue enfin mon « contact », à savoir un capitaine de navire qui collabore pour la Ligue. Et ce dernier, visiblement, a trouvé une façon toute particulière de s’occuper en attendant mon arrivée. Je me présente rapidement, et suis rassuré de voir que je me suis bien adressé à la bonne personne. Je lui rends son sourire avant d’ôter mon chapeau en guise de salut, pour lui comme pour la demoiselle de petite vertu qui est installée près de lui.

Je suis le genre de personnes qui aime s’occuper lui-même de ce qu’il a à faire. Le proverbe dit bien que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même non ?

D’une façon fort cavalière il signifie à sa compagne d’un soir qu’il n’a plus besoin de ses services, nous permettant enfin d’être seuls tous les deux et je suis surpris lorsque je le vois prendre le colis posé devant lui sur la table collante de crasse et se lever.

Est-ce vraiment si confidentiel que cela pour que nous quittions ce charmant endroit ?

Des pièces retombent sur le bois, et comme si le chant du métal l’avait appelée, une serveuse vient immédiatement s’en saisir, de peur que d’autres ne s’en chargent si elle détourne les yeux une seconde. Je marche à sa suite jusqu’à la porte, tanguant entre les serveuses et les ivrognes avant de pouvoir reprendre enfin une goulée d’air frais. Nous faisons quelques pas dehors, dans la rue déserte. Les seuls bruits sont ceux de nos pas ainsi que le vacarme qui se poursuit à l’intérieur, puis le voilà qui s’arrête tout d’un coup et me fait face. Un nouveau sourire gagne mes lèvres alors qu’il me demande de prouver qui je suis.

Ne vous excusez pas, c’est tout à fait normal. Je me serais plutôt méfié de celui qui m’aurait confié une chose d’une telle importance sans même se soucier de le donner à la bonne personne. Eh bien je suis médecin, professeur à la faculté de médecine de Londres et je viens d’Amsterdam. La dame que nous connaissons tous les deux répond au doux nom de Mina, et je sais qu’elle tient en haute estime vos talents de corsaire des airs… Elle vous confie régulièrement des missions qui sont toujours couronnées de succès.

Puis pour parfaire mon intervention, voilà que je change de langue pour prouver mes dires, continuant en hollandais sans avoir s’il me comprendra ou non.

En wie anders dan iemand uit Amsterdam zou nederlands kunnen spreken? Je vindt er niet meer in Londen.

(Et qui d’autres que quelqu’un venu d’Amsterdam pourrait parler hollandais ? Vous n’en trouverez pas d’autres à Londres)

Puis je repasse à nouveau à l'anglais, désignant le paquet d'un geste du menton.

Et si malgré tout cela vous souhaitez effectuer l’échange au siège de la Ligue, nous pouvons nous y rendre sans aucun souci. Histoire de faire ça dans les règles… Qu’en dites-vous ?


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James Hook
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MessageSujet: Re: Livraison spéciale   Lun 2 Oct - 5:01

HOOK
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Oh attendez. C’est LUI le pirate corsaire et c’est le Docteur qui se montre plutôt désinvolte en nommant la patronne par son prénom? Mina. C’est bien vrai que c’est joli, agréable à prononcer et laisse imaginer un fort joli visage pour accompagner le nom, mais ça restera Lady Murray pour sa part. Dans son ordre de priorités, ne pas embêter la dame qui a eu à en découdre avec du vampire et qui est une des dirigeantes de la Ligue, c’est plutôt haut sur la liste. Ou bien ce bon Docteur a une relation très amicale avec ladite dame et il peut se permettre ce genre de familiarités. Ou bien il en pince pour elle. À en croire le regard appuyé et le sourire taquin qui se dessine au coin des lèvres de James, il a déjà choisi quelle option coller à ce charmant Van Helsing.

- Mannen van de zee leren veel woorden tijdens hun reizen. Mais pas de quoi soutenir une longue conversation en Hollandais avec vous malheureusement.

(Men of the sea learn many words during their travels.)

Et soyons honnêtes, la conversation en langues étrangères de Hook se résumaient en général en termes de reddition des navires qu’il attaquait et des pirates qu’il capturait. Quelques transactions dans divers ports, mais l’argent a cette tendance à avoir un langage plutôt universel.

Mais le corsaire ne semble malgré tout pas convaincu. Les informations concordent, certes. La description également. Mais tout ça, ça peut s’imiter, surtout face à une personne qui n’a jamais vu Van Helsing. Alors oui, malgré son sourire taquin et son regard amusé, James se méfie encore, et c’est tout d’abord d’un signe de tête d’approbation qu’il accueille la suggestion de se rendre au quartier général de la Ligue.

- Ce serait bête de gâcher une aussi brillante feuille de route en remettant le paquet à la mauvaise personne. Je ne suis pas du genre à bâcler dans les détails quand il s’agit de notre club commun.

Gros parano, oui. Il s’assume à cent pourcent sur le sujet. Il a lui-même commis suffisamment de fourberies dans sa vie pour ne plus accorder sa confiance facilement. Un jour il faudra vous raconter comment il a berné un capitaine français en changeant de place avec le chirurgien de bord, fraîchement décédé. Trop confiant le Français, trop naïf également… sérieux vous pensez avoir fait la peau au Capitaine Hook, et il n’a même pas son fameux crochet à la main? À défaut d’être observateur, il avait ramené une belle rançon ce capitaine. Mais passons, c’est une autre histoire.

- Je vais vous avouer que je n’ai jamais mis les pieds au siège de Londres. Mes principales fonctions étant d’assurer une présence maritime ou aérienne, je ne vous cache pas que l’idée d’être à terre pour plusieurs jours, dans une ville que je n’aime définitivement pas, me rend nerveux. Ses quartiers seront un endroit parfait pour avoir un peu de quiétude.

Il connaît la localisation, mais pour s’y rendre ce n’est pas gagné tout de suite. Ce n’est pas comme s’il pouvait se fier aux étoiles pour naviguer dans les rues de Londres, qui sont pour lui beaucoup plus déroutantes que se retrouver en pleine mer déchaînée.

D’un geste qui n’est définitivement pas naturel pour lui de la gauche avec une main automate, James invite Van Helsing à le guider à destination, lui il conservera le précieux colis avec lui le temps qu’il faudra; c’est qu’on s’attache à ce genre de choses à la longue.
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Abraham Van Helsing
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MessageSujet: Re: Livraison spéciale   Lun 16 Oct - 22:33

Livraison spécialeHook & AbrahamTaverne mal famée près des docksNous voilà donc à quitter cette charmante auberge digne de figurer dans un guide de voyageurs, slalomant et tanguant entre des ivrognes qui font de mêmes ,ainsi que des serveuses aux plateaux chargés et aux jupes bien trop courtes. On s'entend à peine ici, tant les clients parlent fort, s'insultent, ou chantent des airs de marins comme des morceaux plus...grivois. Et je suis d'ailleurs étonné par tant de...créativité quand aux différentes façon de nommer l'acte sexuel. C'est un vrai florilège de termes imagés qui défilent alors qu'on arrive à se frayer un chemin à l'extérieur, retrouvant enfin l'air frais. Et je souris en coin à sa remarque sur la ''mauvaise idée'' à mon sujet.

Ne vous en faites pas très cher, je suis un grand garçon et je sais très bien m'occuper de ma petite personne.

Surtout que j'ai toujours ma canne-épée, qui m'offrira une protection bien que suffisante si l'un des clients, ou plusieurs, se mettait dans l'idée de vouloir me soutirer mes effets personnels. Une fois dehors, nous faisons quelques pas et je le vois brusquement faire volte-face, son long manteau de cuir travaillé voletant gracieusement autour de lui avant de retomber comme les ailes d'un corbeau qui se pose, pendant que ses yeux de glace se posent sur moi, me demandant si je suis bien celui que je prétends être. Chose tout à fait normale, vu que nous sommes de parfaits inconnus l'un pour l'autre. Je glisse quelques phrases en hollandais avant de reprendre l'anglais pour lui proposer d'aller au siège de la Ligue afin de justifier de ma bonne foi, et de ma vraie identité. Mais à peine ma proposition est-elle lancée que je me fige, surpris d'entendre dans sa bouche quelques mots dans ma collègue, prononcés de façon plus que correcte. Je souris avant de rire doucement en hochant la tête.

C'est un bon début, capitaine! Vous parlez beaucoup mieux ma langue que d'autres personnes de ma connaissance! Surtout que ce n'est pas la plus répandue!

Mon sourire ne quitte pas mes lèvres quand je l'entends accepter ma proposition, surtout à entendre son terme de ''club commun". La Ligue est loin d'être un club de gentlemen même un des mots du titre le précise expressément. La seule différence est que l'on ne se contente pas de boire du thé ou du brandy en lisant le Times et en discutant économie, mais nous risquons notre vie pour protéger les innocents de ce monde, dans l'ombre et ce depuis des siècles...

Bien sûr. Mais vu que le Parlement est un peu...éloigné d'ici, je propose de prendre ma berline. A pied nous n'y arriverons pas avant plusieurs heures. Et pour ce qui est du logement, le siège de la Ligue dispose de plusieurs chambres pour des visiteurs venant de l'étranger, ou même de coins distants de Grande-Bretagne. Vous y trouverez tout le confort nécessaire, et même des cuisines. Une sorte d'hôtel, mais équipé pour accueillir toutes sortes de créatures, humains comme vampires, loup-garous et autres, afin d'assurer la sécurité de tous. Vous êtes d'accord?

Une fois que j'ai son consentement je porte mes doigts à mes lèvres pour émettre un sifflement. Deux coups secs et un long. A peine une seconde plus tard on peut entendre le trot de ma fidèle Molly et bientôt ma berline, avec mes initiales sur la porte, apparaît du fog et s'arrête devant nous. Jenkins se lève pour descendre nous ouvrir la porte mais je l'arrête d'un geste.

Ne vous embêtez pas mon ami, je m'en occupe. Nous amenons ce gentleman au siège de la Ligue.
Très bien monsieur.


J'ouvre la porte et lui fais signe de s'installer sur le siège capitonné de cuir sombre et je grimpe à mon tour, m'asseyant face à lui. Puis une fois prêts je donne deux petits coups secs de mon index replié sur le toit de la berline, et la voiture se met au petit trop.

C'est curieux que vous ne soyez jamais venu au Siège...surtout si Mina vous fait confiance depuis plusieurs années à présent. Ou alors préfériez vous intervenir de loin sans oser vous approcher de nos côtes?

Je souris, sortant le nécessaire pour ma pipe de ma poche, et commence à la bourrer de tabac. Je m'interromps alors, considérant mon ''invité".

Oh je suis navré, où sont donc mes manières. Est-ce que cela vous dérange que je fume? Souhaitez-vous une cigarette?

J'agis en conséquence avant de discuter un peu avec lui des différents endroits où il navigué et séjourné avant que la berline ne s'arrête devant le Parlement, désert à cette heure tardive. Je descends le premier, et laisse mon invité descendre à son tour avant de le guider jusqu'à l'entrée principale, puis au passage secret permettant d'accéder au sous-sol. Une fois en-bas, Terry, le gardien, me salue en me reconnaissant et je lui rends son salut avant de désigner le grand hall aux murs tapissés de livres et de vitrines contenant artefacts et antiquités.

Et voilà très cher, nous y sommes! Qu'aimeriez-vous savoir? Qu'aimeriez-vous que je vous montre?

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MessageSujet: Re: Livraison spéciale   Ven 3 Nov - 3:03

HOOK
James

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Le corsaire a un sourire un peu surpris à chaque fois qu’il entend Van Helsing dire le mot Ligue à haute voix, en pleine rue comme ça. Probablement que James est un vrai parano fini -qui en douterait?- ou peut-être que son passé de criminel l’a rendu particulièrement soucieux de toute information qui pourrait être entendue par de mauvaises oreilles. Bref, il aimerait bien avoir cette forme d’insouciance à prononcer de simples mots, mais il ne peut s’y résoudre.

D’un signe de la tête il accepte la proposition de faire le trajet grâce à la voiture du Docteur… à qui il lance un drôle de regard lorsqu’il entend ce dernier le qualifier de gentlemen devant le serviteur. C’est qu’il a bu ce bon Docteur, ou prend le nom complet de la Ligue un peu trop au pied de la lettre. Néanmoins, James reste silencieux sur le sujet et se contente de s’installer dans la trop confortable berline, et de forcer un petit sourire une fois l’incontournable question sur sa présence plus que réduite au Siège de la Ligue depuis son recrutement.

- Londres et moi n’avons pas une très belle histoire. Cette ville est pour moi synonyme de défaite, d’humiliation, d’emprisonnement et d’asservissement.  J’avais quoi… tout au plus vingt-cinq ans quand j’ai eu le choix entre ma vie ou devenir corsaire pour un pays que je n’ai jamais considéré le mien. S’il n’y avait pas eu la Ligue et l’importance que j’y ai vue d’y contribuer sans réserve, il y a belle lurette que j’aurais fait payer très cher à l’Angleterre mes mois passés en captivité.

Être le chien gardé en laisse ne lui plaît pas, et il ne commencera pas à prétendre le contraire devant un collègue de la Ligue. Fort probablement que Lady Murray est plus que consciente de cet état de fait et que c’est une des raisons pourquoi elle n’a jamais sous-entendu qu’il devait se reporter au Siège de Londres. Ou peut-être qu’il donne trop de crédit à la dame et que ce n’est qu’un concours de circonstances, après tout, il est réellement trop occupé partout ailleurs dans le monde pour rester attaché à un seul endroit très longtemps. Même si son port d’attache officiel est Londres -qu’on lui a imposé il va sans dire- c’est surtout un endroit par où faire transiger missives et colis, via des hommes sûrs à son service qui eux s’embêtent à le retracer à travers le monde. Mais bref, assez de culture Hookienne pour le moment…

Hook qui répond d’un signe de sa main valide pour décliner l’offre du Docteur.

- J’ai plusieurs vices mais pas celui-là. Navire et incendie potentiel font mauvais ménage.

Et puis… les rares fois où il s’adonne à cette activité, les deux pieds sur la terre ferme, ce n’est pas que du simple tabac qu’il fume…

Bref numéro deux, la discussion qui s’ensuit est quasiment agréable, le Docteur Van Helsing a la parole est la curiosité faciles il va sans dire, et James se surprend à apprécier l’exercice. Clairement, il ne se serait jamais tourné vers ce genre de personne aux airs d’aristocrate coincé trop éduqué pour son propre bien pour bavarder, si ce n’était de leur lien mutuel grâce à la Ligue. Voilà pour les préjugés: on voit bien qu’ils sont de chaque côté du rivage quand il s’agit de creuser le gouffre entre les gens de bonne naissance et les bâtards de ce monde.

La suite le laisse plutôt silencieux et observateur, intrigué qu’il est par ces dédales et détours, passages secrets et portes dérobées. On peut dire que la Ligue sait bien entretenir son mystère et son secret. Et du coup James a un petit temps d’arrêt une fois dans le hall, à refaire mentalement le chemin menant jusqu’ici -toujours avoir un plan de fuite lorsqu’on entre dans un lieu fermé- et un second moment de silence après les questions de Van Helsing… notre corsaire est très clairement intimidé par les lieux, pour une des rares fois de sa vie.

- Je ne me sens pas tellement à ma place…

Sur le coup, il n’a pas suffisamment de ses deux yeux pour voir tous les détails et le raffinement de chaque parcelle du décor qui trône autour de lui. Oh certes il a vu maints trésors et merveilles dans sa courte existence, mais sans la couche de poussière et de décrépitude du temps, cet endroit-ci intime beaucoup plus le respect que des tombes et sanctuaires profanés pour être pillés par des pirates.

Après une bonne respiration et un clignement des yeux, James revient enfin au moment présent et au Docteur Van Helsing, auquel il s’adresse après avoir secoué légèrement la tête pour terminer de reprendre son aplomb habituel. Le petit orphelin intimidé qu’il a un jour été est retourné se cacher derrière le regard bleu pâle de l’homme qui ne peut se permettre un moment de faiblesse devant quiconque.

- Si nous commencions par déposer ce fameux colis avant que je ne m’y attache trop? Et pourquoi pas regarder à l’intérieur? Vous pourrez en même temps me dire qu’est-ce que vous faites depuis vos démêlés avec les vampires, ça m’a toujours intrigué de savoir ce qu’un homme comme vous fait de son temps entre deux chasses. »

Les doigts métalliques de la main automate qui soutient la majorité du poids de la boîte tapotent doucement sur le bois vernis, avec un bruit plus sec lorsque le petit doigt rencontre l’une des charnières de métal.
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Abraham Van Helsing
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MessageSujet: Re: Livraison spéciale   Sam 18 Nov - 18:37

Livraison spécialeHook & AbrahamTaverne mal famée près des docksJ'avoue ne pas trop cacher que je l'observe sans gêne alors que nous nous traversons les rues désertes de la ville en cette heure tardive. J'ai croisé mon lot de marins et de capitaines, et aucun jusqu'à lui ne m'a laissé une telle impression en le voyant. Toute sa tenue et son apparence sont absolument fabuleuses et on le croirait tout droit sorti d'un roman d'aventures, ou d'une pièce de théâtre. Les lieux où l'on peut se permettre toutes les extravagances et où les bonnes moeurs sont mises de côté et où l'imagination et la liberté sont les seules maîtresses. J'admire ses bagues et sa boucle d'oreille qui scintillent doucement sous les becs de gaz des réverbères ainsi que le khôl qui fait ressortir le couleur de mer calme de ses yeux. Son manteau est une pure merveille, mais je ne pourrais malheureusement pas me permettre d'en porter un semblable dans ma vie de tous les jours... Et dans un certain sens j'envie sa liberté, le fait de ne pas avoir d'attaches et de ne suivre aucune autre autre règle que celle de la Ligue. Les responsabilités ont leurs avantages, à savoir une situation confortable, une respectabilité, et un métier que j'aime mais... vivre comme lui, courir le monde en permanence... Et si je n'avais pas autant le mal de mer, j'ai déjà pensé à m'engager comme médecin de marine pour quelques années... même si je déteste faire la guerre. Enfin...qu'importe. Je souris en le regardant avant de hocher gravement la tête à son explication.

C'est que j'ai cru comprendre en entendant les explications de Mina en effet... et je suis sincèrement navré que vous ayez eu à traverser tout ceci. J'espère que ce que vous a offert la Ligue depuis a pu compenser cette période difficile même si rien ni personne ne pourra rattraper le teps perdu, malheureusement...

Heureusement notre conversation dévie vers des sujets beaucoup plus plaisants et distrayants, à savoir les voyages. Nous parlons d'Egypte et de Perse, d'Inde et de Nouveau Monde avec entrain et légèreté, restant près de la fenêtre entr'ouverte afin de ne pas incommoder mon passager. Puis nous arrivons bientôt, et je l'entraîne dans le dédale des couloirs qui constitue le siège de la Ligue dans cette bonne vieille Londres. Il n'y a que très peu de jour qui arrive naturellement, pour préserver nos amis vampires, ce qui fait qu'une fois à l'intérieur, on peut perdre la notion du temps, plongés dans une nuit perpétuelle. Je vois notre visiteur tout observer avec attention, curiosité, mais aussi...angoisse. Et plus les secondes passent, plus je le sens mal à l'aise alors qu'on est dans le grand hall.

Je comprends. Mais attendez nous allons nous rendre dans un endroit plus intime... Allons dans mon bureau, nous y serons mieux. Suivez moi je vous prie.

Nous passons par une petite porte qui nous emmène dans la partie des bureaux. Les membres les plus importants de la Ligue ont le privilège d'avoir un bureau afin de pouvoir travailler et entreposer des biens qu'ils ne pourraient pas toujours laisser chez eux. J'ouvre le mien et le laisse entrer le premier dans une petite pièce aux murs couverts de cartes, de planches d'anatomie ou de zoologie ainsi que de rayonnages de livres anciens traitant de divers sujets. La pièce est aveugle mais les lampes en verre coloré projettent une lumière agréable et à peine entré je m'approche de la cheminée qui s'y trouve, me penchant pour allumer rapidement un feu qui y est toujours prêt. Tout en ôtant mon manteau, mon chapeau et mes gants je désigne un confortable fauteuil en cuir placé près du feu, et suspendant mes effets à un portemanteau près de la porte, et l'invitant à faire de même.

Souhaiteriez vous un rafraichissement? J'ai un excellent whisky écossais qui m'a été offert par un très bon ami...trente ans d'âge, une pure merveille. Et sans doute bien meilleur que ce qu'on servait dans la taverne où nous nous sommes retrouvés.

Je fais selon sa réponse avant de m'asseoir sur le deuxième fauteuil installé près du feu qui commence à pétiller joyeusement. Je lève mon verre repli d'un liquide ambré dans sa direction et bois une légère gorgée que je fais rouler sous ma langue avant de désigner le colis d'un geste du menton.

Eh bien allons ouvrir cette petite chose qui a fait tant de chemin pour venir jusqu'ici.

Reposant mon verre je prends le colis qu'il me tend, et le pose sur le petit guéridon installé entre nous, l'ouvrant avec précaution.

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James Hook
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MessageSujet: Re: Livraison spéciale   Dim 19 Nov - 4:09

HOOK
James

VAN HELSING
Abraham

Livraison spéciale
James doit bien avouer que ce docteur le fait halluciner un peu lorsqu’il se déclare sincèrement navré de ses mois passés dans les prisons de Londres. Sur le coup il a envie de rappeler à ce trop charmant et poli Van Helsing que si on l’avait traîné jusqu’en prison en premier lieu, c’était pour les crimes qu’il avait commis, les gens qu’il avait tués, les pillages et une bien trop longue liste d’autres méfaits pour tous les énumérer ici. L’amertume venait de la défaite, d’avoir dû se rendre, d’avoir été une seule fois le plus faible et tout ce que ça lui en avait coûté. Il recommencerait son ancienne vie dans la minute s’il en avait l’opportunité, sans hésitations.

Mais le type assis en face de lui, sous ses airs bienveillants et distingués est un chasseur de vampires. Tueur de vampires en fait. Car si traquer ces monstres est ardu, les détruire définitivement est une entreprise encore plus périlleuse. Alors si un homme comme lui vous dit qu’il est sincèrement navré, on fait un signe de la tête et on ne joue pas à qui a la plus grosse, hallucinations ou pas. Le type qui peut faire pleurer sa non-vie à Dracula, on ne lui donne pas de prétextes pour qu’il soit sur notre cas.

Et Van Helsing fait montre de cette même courtoisie extrême et sollicitude lorsqu’il l’emmène dans un lieu un peu plus fermé et plus convivial que cet immense hall trop grandiose et distingué pour un corsaire comme lui. James apprécie il va sans dire et il se sent déjà un peu plus à l’aise une fois la porte du bureau refermée. Là au moins, il peut s’imaginer qu’il est dans la version améliorée du bureau de son chirurgien de bord. Bon d’accord ça n’a rien à voir mais il y a une certaine familiarité morbide grâce à ces dessins anatomiques et écorchés.

Le lourd manteau de cuir et tissu de James se retrouve à son tour sur le portemanteau -ce n’est pas comme si l’air allait se faire glacial ici contrairement à la mer ou le ciel- et s’il laisse sabre et fourreau derrière également, le pistolet le suit, sagement rangé contre ses flancs dans un étui.

- Ce sera facile de battre l’eau vaseuse qu’ils font passer pour de l’alcool à cette taverne, donc j’accepte avec plaisir.

Pendant que le bon Docteur s’exécute, James s’approche du coin désigné par son hôte avec le précieux colis. Sans son manteau pour dissimuler son bras gauche et la manche de sa chemise noire repliée jusqu’en haut du coude, le métal et mécanismes de métal argent de sa main automate sont difficiles à manquer, et il est facile de constater, pour un œil exercé de docteur, que l’homme et la machine ne font pas du tout symbiose, et que James utilise le moins possible ce qui est pourtant une petite merveille de la science. L’automate a probablement coûté une petite fortune vu la finesse de sa réalisation et la précision de ses moindres rouages mais il est visiblement dédaigné par son porteur, qui se contente de laisser cette main gauche reposer, inerte, sur l’accoudoir du fauteuil où il a pris place.

Le whisky est en effet délicieux, comme rarement il a eu l’occasion d’en goûter, et après avoir échangé un bref sourire avec Van Helsing, la boîte est posée sur la table, rejointe par les clefs destinées à l’ouvrir, également sous la garde de James jusqu’ici.

- À vous l’honneur Docteur.

Les serrures de la boîte de bois résistent un peu tout d’abord, signe qu’elles n’ont pas fonctionné depuis longtemps et si rien ne saute au visage d’Abraham dès que le couvercle est soulevé, c’est un bruit étrange qui se fait entendre, un léger cliquetis mécanique, le bruit de petits engrenages qui s’activent, puis à nouveau le silence. Posé sur présentoir de velours rouge, l’objet en cause a une forme sphérique, en métal qui semble avoir passé au feu vu sa couleur noire et son oxydation. Une légère lueur également rouge semble se dégager de son centre à travers les multiples bandes de métal repliées les unes sur les autres qui le composent… bandes qui se mettent subitement à bouger, tournant sur elles-mêmes, changeant de place dans ce même bruit d’engrenages déjà entendu puis retombent immobiles et silencieuses comme précédemment. Le même mouvement reprend un instant plus tard, rythmé et régulier.

Très intrigué, James n’a pas manqué un instant de satisfaire sa curiosité, haussant un sourcil lorsque l’objet s’active, se disant intérieurement qu’il ne rêvait pas quand il avait l’impression d’entendre du bruit provenant de ce coffre. Sa main gauche esquisse un geste pour saisir la sphère, vite ramenée à l’ordre par son propriétaire qui jure entre ses dents de désactiver cette main automate si elle bouge à nouveau. Et un regard vers Van Helsing plus tard, le corsaire donne un premier avis sur cette curiosité.

- Un coffre dans un coffre? Ou un… cœur mécanique?

Peut-être que ces bandes métalliques sans cesse en mouvement renfermaient quelque chose, qui serait probablement difficile à récupérer. Sinon, sa forme et sa manière de s’activer de manière régulière lui faisait penser à ces sources d’énergie qui alimentaient certains moteurs du Jolly Roger et qui permettaient, par la puissance qu’elles créaient, de générer suffisamment d’énergie pour faire voler le navire. Seulement, les powercores du bateau étaient beaucoup plus imposantes que cet objet qui était à peu près de la grosseur d’un poing.

- Vous avez quelqu’un dont l’expertise pourrait être utile à la Ligue, ou je dois faire venir mon ingénieur de bord?

Il n’a aucune intention de faire la seconde suggestion, car le brave homme doit avoir le visage dans la poitrine d’une courtisane ou deux en ce moment et être plus ivre que Bacchus lui-même.
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