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 [Terminé] L'occasion de se rencontrer

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James Hook
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Message(#) Sujet: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Mer 25 Oct - 2:59

HOOK
James

MURRAY
Wilhelmina

L’occasion de se rencontrer
Qui aurait cru que les sous-sols de ce gros et imposant Parlement puissent dissimuler un tel lieu? On pouvait facilement oublier l’horrible ville de Londres dans ce lieu paisible et confortable. Luxueux également, trop pour que James s’y sente entièrement à l’aise. À chaque fois que son regard se posait sur quelque chose, c’était pour y découvrir un riche motif ou matériel qui ne faisait que rehausser l’ensemble auquel il appartenait. C’était quasiment écrasant. Jamais le petit orphelin irlandais n’aurait cru un jour se retrouver dans un tel endroit, même s’il essaie de ne pas montrer qu’il est intimidé. La chambre qu’on lui a attribuée est… immense, et étrangement calme, trop calme pour lui qui est habitué au bruit de son équipage, à celui du vent incessant et du doux ronronnement des moteurs à vapeur du Jolly Roger. Inutile de dire qu’il dort très mal, en dépit du grand confort mis à sa disposition.

Ceci expliquant cela, en ce moment James s’est endormi dans un des salons composant les quartiers de la Ligue. La fatigue cumulée et la quiétude des lieux contribuent pour beaucoup à son état. Ne pas avoir à surveiller sans cesse son dos -non, il ne fait pas tant que ça confiance à son équipage- aide beaucoup à relâcher sa vigilance également. Eeeettttt… des cartes. Ce lieu possède la plus grande et belle collection de cartes maritimes et terrestres qu’il n’a jamais vue. Il a littéralement pillé les étagères -m’enfin c’est pas un réel pillage tant qu’il ne se sauve pas avec le butin mais on ne chipotera pas sur les mots- pour étudier les plus intéressantes et en sélectionner quelques unes pour éventuellement les recopier. Oui, recopier. Pas besoin de savoir lire et écrire pour retracer des lignes sur du papier comme un véritable maniaque du moindre détail.

Parlant de détails, un petit non négligeable: avec tout ça James a complètement oublié sa rencontre avec Lady Murray. Notre corsaire a peut-être un fabuleux sens de l’orientation et pour sentir de quel côté souffle le vent, mais côté notion du temps quand il se retrouve loin du ciel dans le fond d’un sous-sol… et avec un précieux trésor de cartes à inventorier…

Bref, en ce moment James s’est endormi, bien calé dans un de ces trop confortables fauteuils du salon, une petite pyramide de rouleaux de cartes empilées sur la table près de lui. Une autre carte est posée sur ses genoux, sa dernière étude en date avant que le sommeil ne gagne sur l’intérêt du navigateur en lui, ladite carte retenue de tomber sur le sol par le crochet faisant office de main gauche dans lequel elle repose, bien roulée sur elle-même.

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Dernière édition par James Hook le Sam 12 Mai - 22:27, édité 1 fois
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Wilhelmina Murray
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Jeu 9 Nov - 3:28

Cinq minutes.
Dix minutes.
Quinze minutes.
Elle a assez attendu.

D’une salle de réunion, Mina sort avec une moue des plus pincées, forte d’une contrariété qu’elle ne peut pas exprimer librement. Elle croise un de ses collègues et suite à une salutation fort brève, lui adresse le début de ce qui la contrarie - bien que le ton qu’elle affecte soit d’une neutralité admirable : « Avez-vous vu le capitaine Hook ? Il devait me rejoindre, mais il n’est toujours pas arrivé. Je crois l’avoir vu dans la bibliothèque, hier, peut-être l’y trouverez-vous ? » Pas une mauvaise idée. L’institutrice a tôt fait de se rendre à la bibliothèque, mais c’est pour trouver celle-ci tout aussi vide de l’homme qu’elle doit rencontrer aujourd’hui. Son impatience s’accroît un brin, sans parler d’un brin d’égo piqué au vif. Oh, c’est bien la peine de la flatter pour ensuite lui poser un lapin tel un mécréant ! On ne la reprendrait pas, à se fier aux paroles d’un forban ! Ce flagrant manqué de ponctualité est d’une indélicatesse rare, surtout pour une dame qui accorde tant d’importance aux convenances et aux bonnes manières, et c’est d’un pas énergique qu’elle quitte la bibliothèque avec l’idée d’aller écrire une missive fort déplûe au capitaine en question.
Idée qui se suspend lorsqu’un ronflement léger l’attire en direction d’un des salons avoisinant la bibliothèque et que dans l’un des fauteuils, elle y découvre un homme endormi. Plutôt profondément, même, à voir sa posture peu classique. Toute sa colère s’évapore et un sourire amusé étire ses lèvres, et c’est à pas de loup que la jeune femme entre dans le salon et se poste devant celui qu’elle suppose être le capitaine James Hook.

Elle l’observe, d’abord, ce fameux corsaire avec lequel elle a échangé moult lettres, mais jamais un seul mot de vive voix. Même Bram et Huck l’ont rencontré avant elle. Plutôt bel homme, dans son genre. Le genre… peu conventionnel. Le sommeil donne à ses traits une quiétude qu’il ne doit certainement pas arborer bien éveillé. Sur la table près de lui, une pile de rouleaux, et même un qui repose dans la courbure du crochet qu’il porte en guise de main gauche. Ses yeux bleus restent fixés sur l’étrange objet, fascinés, et en retenant son souffle, elle se rapproche encore davantage de l’homme. Il dort toujours, sa respiration régulière soulevant sa poitrine sans s’interrompre. Sa main blanche se tend vers le crochet brillant, telle une Aurore hypnotisée par l’aiguille d’un fuseau ensorcelé, jusqu’à ce que ses doigts en effleurent la courbe jusqu’à sa pointe effilée. Froid. Le contact la surprend et elle se recule brusquement, gênée qu’on puisse la surprendre à effectuer ce geste si… presque intime. « Hrm hrm. Raclement de gorge sonore, qui fait remuer l’homme dans son fauteuil. Bien. Capitaine Hook, je présume ? », dit-elle d’une voix claire. L’expression impassible, mais les joues un peu rouges.

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Dernière édition par Wilhelmina Murray le Mar 21 Nov - 17:45, édité 1 fois
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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Ven 10 Nov - 6:34

HOOK
James

MURRAY
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L’occasion de se rencontrer
La quiétude de cet endroit est dangereuse, elle lui fait baisser sa garde, et ce n’est pas dans ses habitudes. Même dans ses quartiers à bord du Jolly Roger, l’endroit qui ressemble le plus à un chez lui pour James, il garde toujours un œil par-dessus son épaule. La confiance envers les autres n’est pas quelque chose qui vient facilement à l’ancien pirate, et il ne changera pas ses habitudes facilement. Une fois n’est pas coutume, en ce moment il ne bronche même pas alors qu’une petite souris s’approche près de lui, près, trop près, au point de pouvoir effleurer le fameux objet qui a fait son surnom, et qui cause toujours une étrange fascination lors de la première rencontre. Pour sa part, sa première rencontre avec ledit crochet n’a pas été très… m’enfin ce fut plutôt morbide, et les questions à son sujet fusent rarement, parce que les gens sont en général trop courtois -ou trop intimidés- pour demander.

Il en reste que, si le discret toussotement de la petite souris a légèrement contrarié le sommeil du Capitaine, la voix claire et mélodieuse qui s’impose ensuite à travers les brumes des rêves amène aussitôt une réaction défensive de la part du corsaire. En moins de temps qu’il n’en faut pour lire ces mots, la main droite de James s’est munie de son pistolet, toujours en sa compagnie sous son manteau, et l’arme décrit un arc vers l’avant, le pouce recule le chien pour… poursuivre le mouvement et déposer l’arme sur la table, faisant rouler quelques cartes sur le sol dans un doux bruissement de papier. James pour sa part décoche un regard entre le reproche et l’excuse à la jeune femme, se mordant brièvement la lèvre inférieure à la simple pensée de ce qui serait arrivé s’il n’avait pas un aussi bon contrôle de lui-même. D’un rapide geste de sa main valide, il se frotte les yeux pour finir de chasser les bribes de sommeil puis se lève, s’approche de cette inconnue qui le réveille de la sorte, et s’incline légèrement, non sans la fixer de son regard bleu tout le temps qu’il s’exécute.

- S’il vous plaît ne faites plus jamais ça! Et pardon. Que puis-je pour vous mademoiselle?

Ça étant le réveiller en sursaut, alors qu’il est à des milles et des lieues de la conscience, et qu’il est armé. Ou toute variation semblable de la situation sans doute. Et d’un coup, une autre réalisation semble frapper notre corsaire qui glisse un regard sur sa droite, puis sa gauche, avant de revenir vers la femme en face de lui, n’ayant visiblement pas trouvé ce qu’il cherchait.

- Quelle heure est-il?

Avec une chance pourrie, il va être complètement passé l’heure convenue pour un entretien avec Lady Murray. Et non, l’idée que ce bel ange en face de lui soit la dame en question ne l’effleure même pas. Elle est beaucoup trop jeune, trop ravissante, lumineuse avec cette peau si pâle et ces iris dont la couleur ne fait que rehausser cette impression d’irréel. Lady Murray est sûrement plus vieille, probablement coincée avec un air sévère et les lèvres pincées comme l’image qu’on se fait de l’institutrice anglaise par excellence.

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Wilhelmina Murray
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Mar 14 Nov - 1:04

Doux Seigneur ! Elle ne pensait certainement pas générer une réaction si agressive chez l’homme d’un simple bruit de gorge ! Il a dégainé son pistolet à une vitesse remarquable et si par réflexe, elle s’est écartée du chemin de l’arme, elle sait que s’il avait été un ennemi, elle aurait été faite. Morte, Mina, fauchée par sa propre imprudence. Idiote. Une main posée sur son coeur, qui bat si fort qu’elle le sent à travers toutes les couches de sa sage robe, elle l’observe déposer son arme sur la table, puis se lever pour lui faire face. Les yeux aussi bleus que les siens, embrumés à la fois par le sommeil et la méfiance. Il s’incline devant elle, premier geste de politesse que l’institutrice lui observe. Un point positif, au moins, qui rapidement s’efface : « S’il vous plaît ne faites plus jamais ça ! Et pardon. Que puis-je pour vous mademoiselle ? Vous êtes dans une bibliothèque, Monsieur. Votre plus grande menace est la poussière », réplique la brune, sans répondre à sa question. De toute façon, il ne semble pas vraiment lui en tenir rigueur, puisqu’il lui en pose une nouvelle, de question, avec un air des plus concentrés et même un tantinet inquiet : « Quelle heure est-il ? » Ah ! La voilà, la question cruciale !

Elle se demande si elle doit lui dire la vérité. Ou si, idée insidieuse et malicieuse, jouer. Le mener en bateau, quelques temps, et profiter d’avoir un certain ascendant sur cet homme sans même qu’il le sache. Ce serait mesquin, et Wilhelmina ne l’est pas, de mesquine, mais… ce serait tentant. Bien trop pour laisser passer cette occasion de lui montrer, à ce corsaire, que la ponctualité n’est pas une affaire à prendre à la légère. Surtout avec elle. « Quinze heures, passé le quart. Bientôt la demie, je dirais, même, répond-elle, avec un sérieux impeccable malgré l’envie de pouffer de rire qui chatouille sa gorge. Sa voix s’adoucit, faussement naïve, et ses grands yeux bleus papillonnent un peu plus, se plient à son petit jeu. Vous attendait-on à quelque part, capitaine ? Je puis peut-être vous conduire, si c’est le cas. » Classique de la blague, pour cette jeune femme qui affecte tant de rigidité. Elle ne saura pas la tenir bien longtemps, elle est une terrible menteuse, et la conversation mènera forcément jusqu’à sa supercherie, mais qu’importe.

Pour le moment, pour ces quelques secondes, elle s’amuse bien.

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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Mer 15 Nov - 1:54

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L’occasion de se rencontrer
James ne peut retenir ce petit haussement du sourcil, à la fois sceptique et ironique, quand le bel ange lui dit qu’il n’a rien à craindre. Certes, ils sont dans une bibliothèque, entre les murs de la Ligue, et il n’y a techniquement aucun danger qui guette. Mais. Parce que ça prend toujours un mais. Il pourrait évoquer quelques gardiens pas très commodes, le genre de ceux qui ont six bras et une arme dans chaque main. Ou qui crachent du feu. Ou qui sont des espèces de bestioles mortes-vivantes peu ragoutantes. Ou faire la drama queen et dire qu’il est difficile de taire les réflexes développés par des années de survie. Ça serait vrai, et vraiment trop dramatique oui, et notre corsaire n’aime pas vraiment ce genre. À la place, il va adresser un sourire amusé à la jeune dame et rire un peu aux dépends d’une de ses propres lacunes, question qu’elle comprenne qu’il n’est vraiment pas à sa place ici et… oui elle va comprendre qu’il n’a pas les manières et la classe des autres gens qui fréquentent ce lieu.

- Quand on ne sait pas vraiment lire, chaque livre est plutôt terrifiant.

L’amusement est passager, car l’annonce de l’heure amène une mine plus que soucieuse au capitaine loin de son navire, qui étouffe un juron bien irlandais alors qu’il récupère son arme, s’assure qu’elle est bien désarmée et la range dans l’étui dissimulé sous son manteau. Il rate ce joli papillonnement des cils de la jolie demoiselle, mais ses pensées sont plutôt occupées à savoir à quelle sauce il va être dévoré pour ce retard.

- Je crains avoir fait attendre plus que de raison une Dame que j’estime beaucoup.

Bravo. C’est ça qui arrive quand on mélange fatigue et quiétude. Il va devoir envisager se munir d’une montre le temps qu’il sera coincé à Londres. Ce n’est pas DU TOUT ce que James avait en tête pour sa rencontre avec Lady Murray. Misère. Et il y a toutes ces cartes qui traînent -comment se mettre un potentiel bibliothécaire à dos- et il voulait récupérer quelque chose dans ses quartiers avant…

Visiblement, il hésite entre ramasser les cartes délaissées sur la table, prendre la direction de l’endroit où une femme furieuse doit l’attendre ou… James passe sa main valide dans ses cheveux avec un petit soupir et hausse les épaules, ramenant son regard vers la jeune femme.

- Merci, c’est aimable mais je crois connaître la direction approximative. Si vous voulez me rendre service vous pourriez dire à la potentielle personne courroucée de ma négligence que je viendrai sous peu mettre de l’ordre dans ces cartes? Si vous voulez m’excuser, je vais au moins tâcher de me présenter à cette rencontre en retard, mais avec le cadeau que je prévoyais offrir.

Et d’une brève inclinaison du buste, James prend congé de ce bel ange et tourne les talons, hâtant le pas vers la chambre qu’on lui a attribuée à son arrivée ici, se maudissant intérieurement d’avoir été aussi négligeant des heures passées trop rapidement.

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Wilhelmina Murray
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Mar 21 Nov - 21:27

Pour peu, elle serait vexée qu’il ne remarque pas son charme - elle qui se laisse bien rarement à ce genre de trivialité, surtout pour se moquer ! Pour bien peu, mais l’idée lui passe rapidement, car le capitaine révèle que sa préoccupation est nulle autre qu’elle-même. Que cette attente qu’il lui impose, malgré cette estime qu’il signale lui porter. Puis, il semble réellement inquiet, ce brave homme qui hésite sur la marche à suivre.
Bon. Soit.

Mina espère que sa proposition de le conduire fera mouche, mais c’est plutôt le contraire : il refuse, toujours pour une excellente raison. Elle-même, donc, sans qu’il sache qu’elle est bel et bien là, devant lui, venue à lui, car il ne venait pas à elle. C’est par pur amusement (et non pas mesquinerie, promis) qu’elle se permet d’étirer la mascarade, peu décidée à libérer le retardataire de son inquiétude. « [...] Si vous voulez me rendre service vous pourriez dire à la potentielle personne courroucée de ma négligence que je viendrai sous peu mettre de l’ordre dans ces cartes ? Si vous voulez m’excuser, je vais au moins tâcher de me présenter à cette rencontre en retard, mais avec le cadeau que je prévoyais offrir. Je lui transmettrai le message », répond Mina d’une voix fleurie, et dès que le capitaine sort de la pièce, elle se précipite vers leur lieu de rendez-vous. Les talons de ses bottines résonnent sur le carrelage des couloirs et les quelques-uns qu’elle croise lui adressent des regards des plus surpris, à voir la si digne et si sage Miss Murray à peu près courir à l’intérieur. Dans la salle de réunion qu’elle a précédemment quitté, la brune reprend sa place, ajuste ses papiers et sert une tasse de thé froid à la place destinée à son interlocuteur. Ses joues ont repris une jolie couleur rosée, avec l’exercice, et son coeur bat d’excitation, comme celui d’une gamine. De quel cadeau parlait-il ? Oh, voyons, ce n’est pas important ! Le rencontrer est suffisant (même si sa curiosité est définitivement piquée par ce présent que Hook a mentionné). Même le rencontrer en retard. Elle s’est bien suffisamment moquée de lui.

Quelques coups à la porte. Il est le seul qu’il attend. Une inspiration, afin de retrouver toute sa contenance, malgré le hâle rose qui n’a pas disparu de ses joues pâles. Tant pis. Il comprendra la farce dont il a été le dindon. « Entrez », dit-elle d’une voix claire, et il lui faut toute sa maîtrise pour ne pas éclater de rire lorsqu’elle voit le visage du capitaine apparaître. Visage à l’expression un instant interdite, alors qu’il ne semble pas comprendre ce qu’il se passe. Ou peut-être comprend-il, subitement ? « J’ai failli attendre, capitaine. J’espère que ce n’est pas dans vos habitudes de faire patienter les dames. »

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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Ven 24 Nov - 3:31

HOOK
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L’occasion de se rencontrer
Pendant quelques secondes de silence et avouons-le, de profond malaise, le visage et le regard de James indiquent qu’il est clairement en train de replacer les pièces du puzzle. Lui qui cherchait désespérément comment bien tourner ses excuses alors qu’il effectuait le trajet de ses quartiers à la salle convenue de la rencontre, le voilà sans mots. C’est ELLE Lady Murray? Ce regard clair et brillant avec cette étincelle de malice, cette jeune personne à la peau diaphane comme un ange et la chevelure de soie sombre est LA Lady Murray?

Il n’y a qu’une chose à faire.

James rit de bon cœur d’avoir été ainsi roulé et il s’incline devant plus retords que lui. Il l’a sous-estimée sur toute la ligne, il s’avoue vaincu.

- C’est de bonne guerre.

Il se redresse et s’approche de la table, cette fois prenant le temps de réellement regarder la jolie dame au lieu de ne prêter attention qu’à ses préoccupations. Ses pommettes sont d’un rose délicat, son cou de cygne dissimulé par un élégant foulard, sa mise est tout ce qu’il y a de plus correct et bienséant pour une dame anglaise et l’une de ses mains délicates se fait kidnapper par le corsaire qui y dépose un baiser.

- Honoré, et agréablement ravi de vous rencontrer Milady, même si les circonstances ne me donnent pas le meilleur rôle.

Son regard qui s’attarde dans les jolis iris bleutés de Wilhelmina ne cachent pas qu’il apprécie beaucoup de ne pas être face à une petite institutrice anglaise pincée et désséchée. Avoir une patronne n’aura jamais été aussi délicieux pour James, qui libère la main de la dame pour reprendre ses distances et va vers le fauteuil qui lui est visiblement réservé. De sous son bras gauche, il tire une boîte de bois sombre scellée d’un ruban bleu clair -hey quand on n’a qu’une main on fait comme on peut!- et la pose sur la table, pas carrément entre elle et lui, un peu de côté, et s’assoit.

- Mes sincères excuses pour l’attente, pour vous avoir quasi menacée d’une arme et avoir été un rustre alors que vous me proposiez votre aide. Sans ciel je perds la notion du temps et cet endroit est si paisible que la fatigue cherche tous les prétextes pour se manifester. Le reste n’est qu’attribuable à mes mauvaises manières et habitudes.

Mea culpa qui se veut sincère mais… Oh qu’il va la laisser mijoter tout en lui laissant son présent sous le nez et ne pas l’évoquer avant encore un petit moment! La boîte rectangulaire d’un peu plus de quarante centimètres de long restera sagement là sans être citée. Ça aussi, c’était de bonne guerre et un petit sourire espiègle ne peut s’empêcher de se dessiner sur les lèvres de James avant de reprendre.

- J’espère que vous me pardonnerez et m’offrirez une chance de me racheter? J’ai identifié un élément qui pourrait être intéressant pour la Ligue lors de mon passage au British Museum, une voleuse à qui il reste des bribes de morale et dont les talents pourraient servir une meilleure cause que celle de ses commanditaires.

Peut-être est-il rustre à nouveau de parler affaires aussi tôt dans la rencontre mais… il ne va tout de même pas la complimenter sur l’éclat de son regard et la ravissante petite fossette qui se creuse dans sa joue lorsqu’elle sourit. Même si tout ça est vrai, ce serait déplacé envers une dame de la Ligue, surtout celle-là. Et échanger des banalités sur comment s’est déroulé son dernier voyage et comment il trouve l’Angleterre -affreuse, morne et froide- n’est pas du tout le genre de James. Aussi bien aller directement vers des sujets intéressants.

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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Mar 28 Nov - 1:26

Le vif sentiment de victoire qui brûle en elle n’est certainement pas totalement sain, mais il n’en est pas moins savoureux, et Mina rit également lorsque le corsaire éclate de rire. La révérence la flatte et la fait rire encore davantage, et elle l’accueille d’un moulinet cérémonieux du poignet, alors qu’elle se lève pour l’accueillir convenablement. De bonne guerre, oh que oui. Elle lui tend volontiers sa main, où il dépose un baiser des plus réglementaires. « Honoré, et agréablement ravi de vous rencontrer Milady, même si les circonstances ne me donnent pas le meilleur rôle. Vous me voyez également ravie », lui répond-elle sur le même ton qui vibre encore de son rire, de sa bonne humeur toute retrouvée. Sa petite vengeance, au final plus enfantine que mesquine, a été plus que suffisante. Ils reprennent chacun leur siège et elle se retrouve gênée, incapable de tout à fait soutenir le regard de son vis-à-vis. À la tête de la Ligue, elle a désormais l’habitude de rencontrer et confronter des hommes en tête-à-tête, mais elle a toujours une timidité qui reste avec les inconnus. Surtout celui-ci, dont les yeux s’attardent sur elle de façon certainement pas… dépréciatrice, si elle peut se permettre.

Ses propres yeux sont attirés par le paquet qu’il sort, tel un magicien, de sous son bras gauche. Polie, elle ne pose aucune question, mais sa curiosité est évidente. Boîte de bois sombre, un ruban aussi bleu et clair que ses iris. Mina se force à ne pas la regarder et dévoue toute son attention au capitaine Hook. « Mes sincères excuses pour l’attente, pour vous avoir quasi menacée d’une arme et avoir été un rustre alors que vous me proposiez votre aide. Sans ciel je perds la notion du temps et cet endroit est si paisible que la fatigue cherche tous les prétextes pour se manifester. Le reste n’est qu’attribuable à mes mauvaises manières et habitudes. Vous êtes tout excusé, capitaine. Il est difficile de vous en vouloir de prendre un peu de repos, bien malgré vous. » Le sourire espiègle de l’homme ne lui échappe pas et elle se fait le devoir, le défi, de ne pas sembler le moins du monde intéressé par cette boîte dont il ne parle toujours pas. Il a mentionné un présent, précédemment. Être plus fine, elle l’aurait interrogé à ce sujet ! Surtout si c’est pour la faire mariner ainsi… mais elle suppose que c’est également de bonne guerre. Un point de chaque côté. « J’espère que vous me pardonnerez et m’offrirez une chance de me racheter? J’ai identifié un élément qui pourrait être intéressant pour la Ligue lors de mon passage au British Museum, une voleuse à qui il reste des bribes de morale et dont les talents pourraient servir une meilleure cause que celle de ses commanditaires. Une voleuse, dites-vous ? », reprend-elle un peu pensivement, son expression se faisant concentrée. Critique, peut-être, de cette opportunité qu’il désire lui présenter. Une voleuse. Risqué. Quoiqu’une voleuse au British Museum… la mettre sous leur coupe saurait certainement flatter le conservateur un peu plus, et vu l’orgueil du dragon, ils ne le flattent jamais suffisamment. De toute façon, elles ne sont pas suffisamment de femmes, dans cette organisation, ce sera forcément un vent de fraîcheur ! Sa main pige un des biscuits déposés dans l’assiette qui accompagne leur thé froid, pour lequel elle n’a que très peu de goût. « Je vous écoute, monsieur. » La décision sera prise une fois tous les détails révélés.

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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Mer 29 Nov - 4:11

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Passons outre les tentatives de Lady Murray d’ignorer le cadeau posé sous son nez, car elle est bien mignonne à faire comme si de rien n’était, et ça amuse particulièrement James de la sentir si curieuse et à la fois si réservée. Lui de son côté ne se prive pas pour admirer ses traits, de la courbe gracieuse de ses sourcils qui trahissent un tempérament entêté sous cette ligne de douceur et d’élégance féminine, à son petit menton qui termine avec harmonie la pointe de son visage. Il a encore du mal à croire que la femme qui se cachait derrière ces lettres à l’écriture raffinée était un tel ravissement pour les yeux, et c’est avec plaisir qu’il s’applique à remplacer le faux portrait qu’il s’en était dépeint par tous ces petits détails qu’il a le loisir d’observer en ce moment. Avant que vous vous imaginiez des choses, il est loin du regard qui se pose sur les femmes de petite vertu que l’on paie pour leur compagnie. C’est plutôt ce regard que l’on pose sur une œuvre particulièrement belle, que l’on admire, tout en la sachant intouchable et inaccessible.

Le corsaire a un petit sourire en coin lorsque ce bel ange l’appelle d’un mot trop poli pour s’appliquer à lui et il secoue la tête en un signe négatif avant de dire ce qui ne va visiblement pas avec son invitation à raconter ce qu’il sait sur la voleuse.

- Pas de monsieur je vous prie. Je n’en ai ni l’étoffe ni le mérite, en plus d’avoir l’impression que vous vous adressez à quelqu’un d’autre. James fera l’affaire, ou mon surnom, ou capitaine puisque c’est là ma seule vraie identité.

Lady Murray n’est sans doute que polie, mais il préfère rappeler tout de suite ce qu’il est… ou ce qu’il n’est pas plutôt. Il n’a rien de commun avec la majorité des gentilshommes qui composent les rangs de la Ligue, ni leur éducation, ni leur statut en tant que membres intègres de la société. Aussi bien ne pas se jeter de la poudre aux yeux.

Se calant plus confortablement dans le fauteuil qu’il occupe, ne prêtant aucun intérêt au thé et ses accompagnements, James préfère passer au vif du sujet, un des quelques sujets qu’il désire aborder avec cette haute instance de la Ligue.

- Elle se nomme Irene Adler. Elle avait reçu d’un commanditaire la demande de voler les plans du Jolly Roger, qui vous le savez sûrement, est l’un des navires les plus avancés technologiquement du monde actuel. Ce serait bien ma fin, et celle de bien d’autres choses, si ces plans étaient utilisés à mauvais escient. Quoi qu’il en soit, je ne sais si c’est par pure chance ou par informateurs qu’elle m’a retrouvé en plein Londres bondé, avec les plans sous ma garde, mais elle a eu l’occasion de me les dérober, mais a préféré s’abstenir. Elle ne s’attaque pas aux gens… limités à ce qu’elle m’a dit. Avec un sourire visiblement forcé, il agite brièvement son avant-bras gauche et le crochet de métal qu’il y a au bout, clarifiant ainsi tout doute s’il y en avait. Et non, il n’a toujours pas digéré de se faire traiter d’handicapé, mais pour la cause, son orgueil continuera d’en souffrir. Par la suite nous avons discuté un peu de sa carrière, des conséquence de ses vols, et elle possède un désir de se racheter qui me semble sincère. Si des gens mal intentionnés lui confient des contrats comme celui qui l’a amené jusqu’à moi, c’est qu’elle est douée, et qu’elle a probablement une bonne feuille de route dans le domaine. Elle rôdait au British Museum, et semblait y être particulièrement à l’aise, comme quelqu’un qui a repéré tous les détails du lieu depuis un moment déjà. Je pense, sous toutes réserves et de mon point de vue de simple intronisé, qu’il serait mieux pour la Ligue de l’avoir dans ses rangs qu’en adversaire.

Long discours, mais vu la délicatesse du point abordé, mieux vaut donner un peu plus de détails que trop peu. Et juste pour s’assurer que Lady Murray ne pense pas qu’il est en train de lui dire quoi faire, il préfère ajouter, avec un petit sourire d’excuses:

- Je sais que je n’ai aucun droit de regard sur le recrutement des membres et je laisse le tout à la discrétion du Conseil. Je sais aussi que la Ligue ne doit pas devenir un repaire de criminels repentis, mais la chance qui m’a été accordée… …Enfin, peut-être que cette Miss Adler vaudrait la peine d’être mise à l’épreuve.

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Wilhelmina Murray
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Dim 3 Déc - 22:56

Le capitaine secoue négativement la tête - comment cela, non ? Refuse-t-il de lui confier ce qu’il a lui-même proposé de lui confier ? Si c’est cela, elle doit s’avouer perdue, et l’est bien pendant la seconde qui sépare le geste de l’explication : « Pas de monsieur je vous prie. Je n’en ai ni l’étoffe ni le mérite, en plus d’avoir l’impression que vous vous adressez à quelqu’un d’autre. James fera l’affaire, ou mon surnom, ou capitaine puisque c’est là ma seule vraie identité. Si tel est votre désire, j’en prends bonne note. » Un autre qui n’a guère d’affection pour les titres et même les noms… comme son Huck qui grimace à chaque fois que son prénom complet lui échappe, ou elle-même, lorsqu’on se fend d’un long Wilhelmina si pompeux qu’il lui semble étranger. Wilhelmina est une autre. Ici, elle est Mina, tout simplement.

La brune écoute le corsaire avec une grande attention, et sous ses airs paisibles, sa réflexion tourne à toute allure. Irene Adler. Le nom lui dit certainement quelque chose, sans qu’elle mette tout à fait le doigt sur ce qui la chicote. A-t-elle déjà croisé cette dame ? A-t-elle déjà entendu son nom ? Elle en est persuadée, mais rien ne lui vient plus précisément. Qu’un pressentiment étrange, quelque chose qui la dérange. Le biscuit qu’elle grignote en prend un goût fade, tant elle est occupée à chercher qui peut bien être cette Irene Adler.
Son nez se plisse alors que l’homme parle de sa limitation, comprenant du geste équivoque de son vis-à-vis, et de son sourire crispé, que le commentaire ne lui a pas plû. Elle ne doute pas que main ou non, il n’a aucune difficulté à se faire respecter et à se défendre. Mina se demande un instant quel fâcheux peut lui avoir coupé la main, mais elle garde la question bien soigneusement pour elle-même. Ça ne doit pas être le genre d’histoires qu’on se plaît à raconter, ou même à entendre.

« [...] Elle rôdait au British Museum, et semblait y être particulièrement à l’aise, comme quelqu’un qui a repéré tous les détails du lieu depuis un moment déjà. Je pense, sous toutes réserves et de mon point de vue de simple intronisé, qu’il serait mieux pour la Ligue de l’avoir dans ses rangs qu’en adversaire. » Le British Museum. Irene Adler. Il y a quelque chose dans cette association qui met Mina davantage mal à l’aise, mais sa superbe cache bien tous les sentiments qui s’agitent sous son crâne. Elle est certaine, cette fois, qu’il y a quelque chose - et que comme le souligne le corsaire, avoir cette femme comme alliée, et non pas comme ennemie, serait un immense avantage stratégique. « Je sais que je n’ai aucun droit de regard sur le recrutement des membres et je laisse le tout à la discrétion du Conseil. Je sais aussi que la Ligue ne doit pas devenir un repaire de criminels repentis, mais la chance qui m’a été accordée… …Enfin, peut-être que cette Miss Adler vaudrait la peine d’être mise à l’épreuve. Nous acceptons tout à fait les recommandations et les conseils, capitaine, et je suis fort aise que vous m’ayez entretenue de Miss Adler. » Un sourire indulgent, pour cet homme qui n’a visiblement pas l’habitude du protocole. Une vie comme la sienne, prise par des règles tellement éloignées de celles qui rythment sa propre existence… cela doit être si grisant, à bien des égards, et à la fois tellement peu, lorsqu’on se retrouve dans une situation qui n’a rien pour s’y apparenter. Comme lors d’un thé avec sa supérieure hiérarchique, par pur hasard. « Celle-ci semble en effet être non seulement passionnante, mais très douée. Ce serait certainement un atout indéniable pour la Ligue des Gentleman Extraordinaires et pour ma part, militer en faveur d’un peu plus de sang féminin est tout à fait dans mon intérêt. Un petit sourire en coin, qui brise le sérieux de cette figure marmoréenne. Elles sont rares, les dames, au sein de la Ligue, et toute voleuse celle-ci soit-elle, elle serait soulagée de se savoir moins seule. Je soumettrai votre suggestion à mes collègues du Conseil et nous prendrons soin de contacter Miss Adler si notre décision s’avère positive. Devons-nous lui préciser que vous êtes son généreux commanditaire, capitaine ? Ou dois-je lui préserver la surprise ? »

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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Mar 5 Déc - 3:02

HOOK
James

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Wilhelmina

L’occasion de se rencontrer
Une simple inclinaison de la tête remercie Lady Murray d’accéder à sa demande sans chercher à le contredire. Peut-être que le soulagement que ressent James en ce moment est visible, il se moque un peu d’avoir l’air plus à l’aise. Ne pas avoir à vivre avec une notoriété et un monsieur collé à son nom lui convient. Il ne sera jamais au même niveau que la majorité des membres de la Ligue, et il vit très bien avec cette différence; il s’en réjouit presque intérieurement, car il n’a aucune envie d’être l’un de ces gentlemen génériques et se prendre pour ce qu’il n’est pas.

Tout au long de son récit, il ne quitte pas l’exquis visage de Lady Murray du regard, la voyant pensive, mais impossible de savoir vers où tendent ses pensées. Néanmoins, James s’avoue un peu soulagé qu’elle ne prenne pas ombrage de sa suggestion… et amusante cette réflexion sur les maigres effectifs féminins. Ça, c’était l’éternelle question de la quantité versus la qualité. Il pourrait évoquer l’âge d’or de la piraterie, qui comptait peu de femmes, mais toutes remarquables, aussi féroces et agiles que leurs contreparties masculines, sinon plus. Il fallait donner aux femmes que, lorsque placées dans un rôle socialement accordé aux hommes, qu’elles tendaient en général à exceller et se dépasser, contrairement à la gente masculine qui s’assisait un peu sur leurs lauriers par moments. Mais, pour éviter une bourde et que Lady Murray pense qu’il la compare à une pirate -peu flatteur pour une dame de son importance vous en conviendrez- Hook va taire sa réflexion et plutôt répondre à la question qui le laisse un bref instant perplexe, avant de faire un autre petit signe négatif de la tête.

- Inutile de me citer. Je préfère qu’elle soit acceptée dans la Ligue pour son seul mérite et qu’elle ne s’imagine pas m’être redevable. Ce n’est pas ce genre de femme, mais laissons tout de même ce point sous silence.

Comme ça il n’est pas non plus indirectement imputable des troubles potentiels que cette gracieuse Miss Adler pourrait causer. Ça lui sauvera des maux de tête et des préoccupations inutiles.

Mais passons à un autre sujet, soit cette boîte de bois qui nargue Lady Murray depuis un petit moment. Se penchant afin de faire glisser l’écrin enrubanné de bleu vers la dame, James lui adresse un petit sourire, subitement moins certain de la bonne idée de ce cadeau mais… à ce stade, impossible de reculer, aussi bien être honnête.

- Je ne sais pas si ce que renferme cette boîte va vous plaire. J’ai trouvé l’objet intéressant, sans vraiment m’arrêter au fait que vous soyez une dame et que ça ne conviendrait peut-être pas. Si ça ne vous plaît pas, pardonnez mon manque de discernement, offrez-le à qui vous voudrez et je tâcherai d’être plus éclairé la prochaine fois.

L’intérieur de la boîte révèle tout d’abord un large gantelet de cuir, ajustable au bras de son porteur par de multiples sangles positionnées à des endroits stratégiques. Puis en regardant de plus près, on peut voir du métal et du bois gravés de fins ornements, un mécanisme qui permet de déployer les éléments de bois pour créer une arbalète de poing, dont plusieurs carreaux sont sagement alignés dans le fond de la boîte.

- Certains carreaux ont une pointe d’argent, d’autres sont creuses et peuvent être remplies d’eau bénite ou poison, se fracassant sous l’impact. Je me suis dit que pour une chasseuse de vampires…

Un geste vague de la main pour exprimer qu’il pense s’être royalement planté et qu’il regrette un peu l’impulsion de ce cadeau.

HRP, deux plans de vue du nouveau jouet de Mina:
 


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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Sam 9 Déc - 2:22

Nul besoin de signifier le généreux commanditaire de cette recommandation. Très bien pour elle. La Ligue sait très bien inventer des prétextes et des dénonciateurs anonymes, lorsque le temps vient, et ça ne sera qu’une fois de plus dans leur histoire. S’ils en viennent à bel et bien contacter Miss Adler… il y a définitivement quelque chose dans ce nom, dans cette profession (si elle consent à appeler le vol une profession) et dans ces détails qui la chicotent plus que nécessaire.

La tension qui émane d’elle se fait un peu moins vive lorsqu’enfin, le corsaire pousse vers elle la boîte soigneusement enrubannée. Mina tente, tant bien que mal, de ne pas dévorer l’objet des yeux, mais il est difficile pour elle de ne pas détailler la boîte alors qu’elle a enfin le droit de découvrir son contenu. Le sourire de Hook est moins fier que précédemment, lorsqu’il la narguait de ce présent tenu dans son giron. « Je ne sais pas si ce que renferme cette boîte va vous plaire. J’ai trouvé l’objet intéressant, sans vraiment m’arrêter au fait que vous soyez une dame et que ça ne conviendrait peut-être pas. Si ça ne vous plaît pas, pardonnez mon manque de discernement, offrez-le à qui vous voudrez et je tâcherai d’être plus éclairé la prochaine fois. » Il a le don de piquer encore davantage sa curiosité, ce diable d’homme ! Quel présent pourrait donc être sien, qu’importe qu’elle soit une dame ? L’attention lui plaît, en vérité. Elle aime qu’on ne se contente pas de colifichets et autres cadeaux si convenus, et l’audace du capitaine n’est pas pour le mettre dans ses mauvaises grâces. À moins qu’il ait acheté quelque chose de réellement inconvenant, mais ça, son esprit rigide ne réussit pas à le concevoir.
Ses doigts fins lentement dénuent les rubans bleus, sans s’empresser, et ouvrent enfin la boîte. La brune d’abord ne comprend pas ce qu’elle renferme, mais lorsque les lampes de sa compréhension s’allument, une expression de grande surprise se peint sur ses traits si souvent distants.

Il a osé.

Wilhelmina n’ose même pas toucher le gantelet de cuir, tant elle a le sentiment que tout ceci est une vaste blague. Lorsqu’elle ose enfin l’effleurer du bout des doigts, ça lui semble à peine plus réel. « Certains carreaux ont une pointe d’argent, d’autres sont creuses et peuvent être remplies d’eau bénite ou poison, se fracassant sous l’impact. Je me suis dit que pour une chasseuse de vampires… » Ses yeux pâles se relèvent sur le capitaine, qui a l’air bien dépité. « Capitaine… vous êtes fou », murmure la jeune femme, encore incrédule. Incrédule, mais ravie. Ce cadeau est pour elle. Mina Murray, chasseuse de vampires. « C’est magnifique, un travail véritablement… remarquable. C’est un cadeau très précieux, que vous me faites, et je vous en remercie. » Elle voudrait le serrer dans ses bras, pour le remercier, mais c’est impossible. Elle espère que sa joie saura se faire convaincante. L’institutrice prend prudemment le gantelet entre ses mains et détaille ses mécanismes, ses sangles, son cuirs, puis regarde avec avidité les carreaux soigneusement rangés dans la boîte. Comment ne pas s’imaginer, fière et fougueuse, combattre avec cet objet si intelligent et pratique ? Elle meurt d’envie de le montrer à Abraham et Huck, et même de crâner un peu. « Il vous faudra me montrer à utiliser cette merveille, capitaine, avant que vous partiez rejoindre l’Amérique. »

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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Dim 10 Déc - 9:37

HOOK
James

MURRAY
Wilhelmina

L’occasion de se rencontrer
L’incertitude qui l’assaillait au sujet du cadeau ne fait que se confirmer avec l’air interdit, puis stupéfait de Lady Murray. Il a trop présumé de ce titre de chasseuse de vampires. Elle n’est au fond qu’une gratte-papier qui se terre dans les sous-sols du Parlement et derrière ses responsabilités de la Ligue. Une jeune femme aux airs si délicats et réservés n’est sûrement pas une personne de terrain. Bon… comment on sort d’ici déjà?

James en est à se mordiller l’intérieur de la joue pour se retenir de se lever et quitter cette pièce lorsque le verdict tombe: il est fou. Fou d’avoir autant présumé oui. Coupable Votre Honneur.

Magnifique?
Remarquable?
Elle… le remercie?

Le corsaire a un regard médusé envers la grande patronne. Elle est contente, finalement? En tout cas si elle feint pour garder les apparences, elle est une sacrée bonne actrice, car son regard exprime une joie qu’il aurait crue impossible à lire sur ces jolis traits il y a quelques minutes à peine. Inutile de mentionner que James se sent très soulagé de ce constat, et qu’un petit soupir de soulagement lui échappe.

- Je veux bien vous apprendre, mais ma carrière d’instructeur risque d’être de courte durée. Cette arme est si simple d’utilisation que même un manchot y parvient sans problèmes. Pour ce qui est de viser et atteindre la cible, ce n’est qu’une question de pratique. Vous aimeriez l’essayer pour voir s’il vous fait? L’idéal sera de le porter à plusieurs reprises, pour que le cuir se forme à votre bras et que vous soyez confortable avec. Il y aura peut-être des ajustements mineurs à faire, alors mieux vaut que ce soit avant d’être sur le terrain.

Un réel sourire cette fois, qui ne la nargue pas et qui n’est pas incertain de la bonne idée du présent offert. Il ne la figure toujours pas en dehors de ce bureau, en tenue d’aventurière, prête à braver les intempéries et l’adversité. Il risque de ne jamais avoir le plaisir de la voir de cette manière non plus, mais l’important est qu’elle soit ravie de cette pensée qui se voulait sans prétentions.



Hrp: désolé c'est court, mais comme je ne sais pas si Mina va pousser l'audace jusqu'à un essayage, je préfère ne pas présumer de la suite

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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Jeu 21 Déc - 17:44

Toute la nervosité disparaît du visage du corsaire, au moment où elle s’extasie sur son inattendu présent. Était-il vraiment si inquiet à l’idée qu’elle n’aime pas ce cadeau ? Sans doute a-t-elle une réputation des plus sérieuses, auprès de tous ses camarades et subordonnés. Quant à savoir si cela lui plaît ou non… ça vient avec le titre et le poste, sans doute, et elle préfère ne pas s’y attarder. Le capitaine l’assure qu’il ne fera pas une grande carrière d’instructeur et que pour tirer, viser, toucher, tout est une question de pratique. Ce sera une autre arme avec laquelle se pratiquer, après les pistolets. Sa hâte de montrer le tout à Abraham, qui lui sert d’instructeur privé, loin des yeux de tous, est encore plus grande. « [...] Vous aimeriez l’essayer pour voir s’il vous fait ? L’idéal sera de le porter à plusieurs reprises, pour que le cuir se forme à votre bras et que vous soyez confortable avec. Il y aura peut-être des ajustements mineurs à faire, alors mieux vaut que ce soit avant d’être sur le terrain. » Le sourire de l’homme est sincère et une insidieuse pensée se glisse dans l’esprit de Wilhelmina.
Celle qu’il est d’autant plus bel homme, avec ce sourire si simple, sous cette allure de baroudeur qui n’est finalement pas pour lui déplaire.
Une petite bouffée de chaleur la prend, depuis son bas-ventre, et la jeune femme boit une gorgée de son thé froid afin de se désaltérer un brin. La fraîcheur de la boisson lui fait du bien, même si le goût est plus que moyen en vérité, et lui permet de garder une certaine contenance et des joues plus roses que rouges. Ça en est fâcheux, de réagir aussi promptement à, à tout.

« Aidez-moi à l’enfiler une première fois, afin que je puisse comprendre ce qu’il faut faire. » Mina ne poussera pas le vice jusqu’à l’inviter dans une des salles d’entraînement de la Ligue, afin de lui montrer comment utiliser ce bijou, mais elle veut bien de son aide pour le premier essai, ainsi que ses conseils. Elle n’a jamais vu un objet de la sorte, du moins pas en vrai, et elle éprouve une certaine appréhension à l’idée d’enfiler ledit objet. Et si, au lieu d’avoir l’allure d’une fière aventurière, elle avait plutôt l’air hautement ridicule ? Celle d’une institutrice qui aurait volé le jouet d’un véritable aventurier, d’une gamine qui joue à la poupée avec ce qui ne la regarde pas ? Elle a le droit d’être là. Sa place à la Ligue des Gentleman Extraordinaires est légitime, elle est sienne. « Vaut-il mieux l’ajuster debout, ou assis ? Y a-t-il des recommandations particulières pour l’entretien de cet objet ? » Les questions sont prononcées un peu malgré elle, son cerveau continuant de s’attarder à son cadeau. Ça vaut mieux que de se pencher sur ses incertitudes.

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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Dim 24 Déc - 6:02

HOOK
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MURRAY
Wilhelmina

L’occasion de se rencontrer
Il y a quelque chose de tout à fait ravissant dans ces pommettes qui se colorent délicatement de rose subitement. James paierait cher pour connaître les pensées qui traversent à l’instant l’esprit de Lady Murray, troublantes au point de lui faire boire une gorgée d’un thé qui semble être tout sauf chaud, vu l’absence du fumet caractéristique des breuvages chauds. Un reste de son sourire aux lèvres, le corsaire ne peut que fixer le bel ange du regard, sans pouvoir deviner ce qui lui cause un tel émoi… et plutôt loin d’en soupçonner la réelle cause également.

S’il hausse un sourcil à la demande d’aide, James se garde bien de passer un commentaire comme quoi selon lui la dame n’a pas vraiment besoin d’aide… mais elle n’est visiblement pas rodée aux missions sur le terrain et aux armes, surtout vu les questions qui s’ensuivent. Soit. Le corsaire se lève et contourne la table qui les sépare d’un pas lent; on n’entre pas dans l’espace vital de sa patronne avec brusquerie après tout.

- Normalement debout ou assise ça ne changera rien pour vous. Mais pour m’aider moi, ce sera mieux si vous êtes debout, et bien que je soupçonne que vous soyez droitière, là encore vous devrez me pardonner de vous le faire porter à droite et non à gauche.

Si elle veut qu’il l’aide avec les ajustements sans créer une situation délicate, il faudra faire des concessions, attendu qu’il n’a qu’une main valide. De cette main d’ailleurs, James prend le gantelet de la boîte, et en défait habilement les sangles et attaches à l’aide de son crochet, puis le tend vers Lady Murray afin qu’elle y glisse son avant-bras.

- L’idéal serait que vous trouviez une paire de gants longs, un cuir souple qui maintiendra votre gantelet en place peu importe les conditions, tout en vous protégeant du froid et de la chaleur intense.

Après avoir pivoté afin d’être face à la délicieuse Lady, James s’attarde davantage à ajuster et resserrer les sangles et attaches qui composent l’objet, plutôt qu’à admirer de plus près la couleur d’eau des yeux de la dame. S’il prend grand soin à ce que jamais le crochet de métal n’effleure la peau pâle de Wilhelmina, il ne peut faire de même de sa main, ajustements obligent. Il a un petit sourire d’excuse, conscient que la peau rugueuse de ses doigts, habitués à travailler, manier des cordages et des armes, ne doit pas être le contact le plus agréable qui soit pour une dame aussi délicate.

- À force de le porter et de vous pratiquer avec, vous pourrez décider si vous êtes davantage à l’aise avec l’arbalète sur le bras, ou à l’intérieur. L’avantage si vous l’utilisez du côté intérieur, vous pourriez vous faire confectionner une plaque de métal pour recouvrir le dessus de votre bras, et ainsi pouvoir parer des coups de lame.

…peut-être qu’il va un peu loin en la plaçant en situation de combat, avec épées et ennemis. Qu’importe. Même si elle n’a à prime abord pas du tout l’air d’une aventurière, il ne lui fera pas l’insulte de sous-entendre qu’elle serait mieux devant les fourneaux ou à lire des livres. Il a douté de ce présent déjà, il n’en rajoutera pas une couche. Et puis si ça lui plaît, il ne va quand même pas doucher son enthousiasme.

- Si vous me permettez…

Jugeant que pour l’instant le gantelet de cuir est ajusté au mieux, pour un cuir neuf et encore très rigide s’entend, le corsaire vient se placer cette fois derrière Lady Murray, venant soulever son bras droit de sa main, pour qu’il soit parallèle au sol.

- De votre gauche, vous allez tirer sur l’espèce de cadran, ça déploiera les arcs de l’arbalète. En le faisant tourner vous pourrez également ajuster la tension dans les bras et la corde. Vous pouvez ensuite armer en posant le bas du carreau sur la pièce de métal et la faisant glisser vers vous, ce qui mettra la tension dans l’arbalète. Ne reste qu’à viser… et de trouver le parfait mouvement sec de votre poignet qui déclenchera le mécanisme, sans que le carreau ne parte dans tous les sens.

Même s’il s’applique à ses explications, il est plutôt difficile pour James de ne pas être submergé par le doux parfum que dégage Lady Murray. Son odeur lui rappelle ces cascades que l’on trouve parfois dans la jungle, à l’eau vive et claire, où des fleurs colorées se déploient et embaument l’air d’un parfum léger et frais. Se penchant légèrement pour mieux emplir ses narines de cette délicate odeur et faisant fi des convenances quitte à se réceptionner une claque, James a un tout léger rire avant de passer aux aveux.

- Au risque d’être déplacé Milady, je pensais avoir affaire à une vieille fille pincée en venant vous rencontrer, et voilà que vous vous révélez une fleur bien exotique dans cette terne Londres. Je suis heureux de m’être trompé à votre égard.


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Dernière édition par James Hook le Jeu 4 Jan - 7:56, édité 1 fois (Raison : corriger un accord de verbe)
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Wilhelmina Murray
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Mer 3 Jan - 18:02

« Normalement debout ou assise ça ne changera rien pour vous. Mais pour m’aider moi, ce sera mieux si vous êtes debout, et bien que je soupçonne que vous soyez droitière, là encore vous devrez me pardonner de vous le faire porter à droite et non à gauche. Tout ce qu’il faudra afin de vous accommoder, capitaine », répond-elle avec grâce, tout en se levant de son siège. Mina est bien élevée et elle n’ira pas complexifier les choses pour son simple plaisir. Surtout pas face à un homme qui a eu la grâce de lui donner un présent, alors qu’elle ne lui a rien demandé à ce sujet. Ses yeux bleus observent les gestes de l’homme, alors que la pointe effilée de son crochet défait les rubans sans même y faire un accroc. Une habileté certaine, avec cet appendice des plus curieux. Elle se souvient du contact du métal froid sur ses doigts et ceux-ci se tordent, avant qu’elle offre sa main afin de la glisser dans le gant, presque jusqu’à son coude.

Son silence est total, alors que James attache le gant avec précaution et lui conseille de se procurer un gant long. Elle répond brièvement à son sourire, sans relever quoi que ce soit à propos de ses doigts rugueux, de sa paume qui trahit son travail manuel. La main d’un homme qui voyage. Loin de celle lisse, aussi blanche et délicate que la main d’une jeune fille, de son époux. L’association la dérange et elle se force à chasser cette comparaison mal venue, le visage aimant de Jonathan s’imprimant l’espace d’une seconde sur celui du capitaine.
La dame n’aime pas à exposer sa faiblesse, son ignorance. Surtout pas à un homme qu’elle ne connaît pas et qu’elle doit diriger, mener. Quelle opinion peut-il bien avoir d’elle, alors qu’il lui enseigne les rudiments de cette arme ? Elle craint que d’aventurière sans peur et sans reproches, elle ait bien durement chuté dans l’estime du corsaire, jusqu’au rang de faiblarde inutile. Son expression ne s’en fait que plus concentrée, plus distante, alors que son éternel esprit de bonne élève absorbe les informations pour ne plus jamais les oublier. Chaque conseil soigneusement emmagasiné, chaque suggestion à l’identique. Elle s’entraînera, qu’il ne doute pas, et la prochaine fois qu’il la verra avec cette arme au bras… peut-être bien Mina aura-t-elle l’occasion de lui montrer sa maîtrise de l’objet ? Oh, c’est vaniteux d’ainsi penser, mais elle n’est après tout qu’humaine !

« Si vous me permettez… » Mina lui permet, d’un geste de tête, et reste bien droite alors qu’il se glisse derrière elle. Son foulard la protège de sentir son souffle sur son cou, mais cette simple position suffit à la raidir. À lui rappeler des sombres souvenirs, auxquels cet homme agréable n’est aucunement lié. Ça, ou une intimité qui n’est plus et dont parfois elle se languit, bien secrètement. Ce ne sont pas des pensées dignes d’une dame, paraît-il… James lève son bras et elle le maintient dans la position indiquée. « De votre gauche, vous allez tirer sur l’espèce de cadran, ça déploiera les arcs de l’arbalète. En le faisant tourner vous pourrez également ajuster la tension dans les bras et la corde. Vous pouvez ensuite armer en posant le bas du carreau sur la pièce de métal et la faisant glisser vers vous, ce qui mettra la tension dans l’arbalète. Ne reste qu’à viser… et de trouver le parfait mouvement sec de votre poignet qui déclenchera le mécanisme, sans que le carreau ne parte dans tous les sens. » Mécaniquement, Wilhelmina reproduit les gestes qu’il lui décrit – tire sur le cadran et observe avec ravissement les arcs se déplier, ajuste la tension dans la corde, et fait même mine, mime, de glisser un carreau dans le tout. Devant elle, elle imagine une cible. Elle imagine Dracula. Elle sent le souffle contre les cheveux qui s’échappent de son chignon. « Au risque d’être déplacé Milady, je pensais avoir affaire à une vieille fille pincée en venant vous rencontrer, et voilà que vous vous révélez une fleur bien exotique dans cette terne Londres. Je suis heureux de m’être trompé à votre égard. » Une gêne fabuleuse tord son ventre et maladroitement, elle s’écarte du corsaire, non sans se frapper contre lui au passage. Il lui rappelle Lord Hamilton et ses allusions rigolardes, parfois presque déplacées, cette amabilité qui ne franchit jamais tout à fait les limites de la bienséance. Cet homme en est un des mers, cela dit, et Mina se doute que la bienséance est le moindre des soucis de James Hook. Sauf peut-être en ce moment, avec son sourire nerveux. « C’est trop de compliments, capitaine, mais prenez garde. Si nous venons à nous côtoyer plus fréquemment, vous constaterez que mon passé d’institutrice n’est pas complètement disparu, répond-elle, taquine malgré la nervosité qu’elle partage avec lui. Leur proximité est… inhabituelle. Je suis heureuse de faire votre connaissance, également. La Ligue étend ses branches partout dans le monde et nous n’avons pas toujours le privilège de rencontrer tous nos agents, qu’importe toute la correspondance entretenue au fil de nos vies. J’espère que j’égaye un tant soit peu votre séjour à Londres et que vous rencontrerez d’autres de nos camarades qui sauront en faire de même. »

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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Jeu 4 Jan - 7:40

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Wilhelmina

L’occasion de se rencontrer
Le sérieux que met Lady Murray à observer et écouter ses explications n’est pas sans lui rappeler les jeunes recrues de son équipage qu’il forme lorsque le temps est clément sur le Jolly Roger. La majorité d’entre eux sont des gamins qui fuient la pauvreté ou une famille difficile, sans réelle formation mais pleins de bonne volonté. Leur apprendre les termes, les rangs et fonctions qui vont faire partie de leurs existences pour les années à venir était une tâche que James remplissait de bon cœur, en plus de leur apprendre divers nœuds, le maniement des cordages et bien entendu les initier au maniement des armes. L’exercice n’est pas là que par pure bonté, car il sert à leur montrer que tout ce qu’ils peuvent faire de leurs deux mains, leur Capitaine peut le faire d’une seule, aussi vite et bien que n’importe quel autre homme à bord, même mieux dans plusieurs cas. L’autre but non avoué de ces formations est d’un jour trouver une relève digne de ce nom quand il passera l’arme à gauche. Il y a longtemps que James sait que la retraite dorée, ce n’est pas pour lui, et s’il estime qu’il lui reste encore cinq, peut-être dix ans avec de la chance, avant d’être déclassé par plus jeune, plus fort et plus doué que lui, il aimerait au moins savoir que le Jolly Roger est confié à une personne qu’il aura choisie, et non à un quelconque amiral anglais qui mettrait ses sales pattes sur son précieux navire.

Mais la délicate dame près de lui a déjà fait ses preuves à bien des niveaux, et ce n’est pas pour juger de son potentiel qu’il lui apprend à se familiariser avec cette arbalète aujourd’hui. Aucun de ses élèves ne s’est révélé aussi plaisant et gracieux dans le moindre de ses gestes -heureusement- et la courte leçon ne s’en montre pas moins intéressante. …il va avoir une autre commande à passer à son armurier préféré, maintenant qu’il connaît un peu mieux la personne qui se cachait derrière les signatures au bas des lettres échangées entre eux.

Par contre la vive réaction de la dame lui indique assez clairement qu’il a franchi de ses paroles une ligne qu’il ne fallait pas, et d’un pas il s’éloigne, lui adressant un tout petit sourire d’excuses. Ils ne sont pas du même monde et il se doit de rester à sa place: tout en bas de l’échelle, après le dernier échelon. Lady Murray est déjà bien généreuse de le recevoir et lui adresser la parole, et d’en plus se montrer indulgente en retournant la situation en une taquinerie, devant laquelle il s’incline légèrement.

- N’ayant jamais connu d’écoles et d’institutrices, je suis curieux de voir si vous vous mettrez à agir comme la description que j’en ai un jour reçu, ou si vous continuerez à me surprendre. L’un ou l’autre sera une nouveauté, alors ne vous gênez pas pour rester vous-même.

Il sait que la Ligue ne sait rien sur lui avant qu’il ne soit connu en tant que pirate. Il y a sûrement un vieux registre quelque part à Dublin qui porte son vrai nom et qui l’associe à la servitude sur un navire marchant mais ce nom n’est pas James et encore moins Hook. Il n’était personne, et par cet aveu qu’il n’a même pas eu accès à la plus simple éducation, il confirme qu’il sait où est sa place. Ça le dérange? Non, il n’est même pas froissé de son mouvement de recul, tout comme son ton neutre l’affirme.

Aussi bien revenir aux autres objectifs de cette rencontre et après avoir invité Wilhelmina à se rassoir d’un geste de la main, il retourne à sa place initiale, de l’autre côté de la table.

- Il y a deux autres points dont j’aimerais discuter avec vous avant de conclure notre entretien. Voyez mon cadeau comme un lâche moyen de vous amadouer avant de passer à un point plus délicat si vous le désirez. Ce n’était en réalité qu’un remerciement pour la confiance que vous avez un jour décidé de m’accorder.

Un petit sourire à nouveau avant de se rassoir. Il se moque bien à vrai dire de l’opinion qu’elle se fera qu’il lui ait remis son présent avant de passer au sujet le plus épineux de la discussion. James a jugé plus opportun de le lui offrir avant que leur bonne entente soit détruite, ça ressemblerait moins à une demande de pardon de la sorte. Il attend qu’elle ait repris place et ait retiré ou non le gantelet avant de reprendre la parole, la dévisageant aussi calmement qu’il formule ses mots.

- Je vous avise que Mathias Calloway fera partie de mon équipage lorsque je quitterai Londres. Ce n’est ni une permission que je demande, ni une requête, ni un point que je désire être abordé lors d’une réunion du Conseil, mais un fait. L’adversité se fait de plus en plus rude pour moi, rien qu’à voir les dommages majeurs essuyés lors de la dernière attaque du Jolly Roger, attaque qui a fait plusieurs morts et blessés parmi mes hommes, et qui aurait pu également coûter la vie à Monsieur Finn qui était à bord. J’ai besoin d’un atout de taille pour assurer la continuité de mes opérations et ce sorcier saura en être un très précieux. Au-delà de ça… Mathias est en train de mourir ici. Je veux le soutirer à son père qui ne fait qu’empirer les choses, et lui laisser l’opportunité de prendre ses propres décisions pour son propre bien. Je vous demande de ne pas parler de ce projet pour lequel Mathias m’a déjà donné son accord à deux reprises… mais la faveur que je désire surtout vous demander est celle de calmer Morgan Calloway lorsqu’il constatera que son fils est parti, et le dissuader de faire quoi que ce soit de stupide… parce que je n’aurai aucuns scrupules à lui brûler le cerveau d’une balle avant qu’il essaie de griller de mien avec sa magie. Et ça c’est la manière propre avec laquelle je règlerai son cas s’il s’approche de moi ou de son fils.

Inutile de rappeler le cas de Thomas Hamilton qui, s’il avait réussi à le faire prisonnier à l’époque, avait finit par être le réel perdant de leur affrontement. Inutile de rappeler à sa supérieure toute la liste de charges qui étaient à l’époque retenues contre lui et pour lesquelles il avait plaidé coupable avec un haussement indifférent des épaules. Elle sait tout ça déjà, et elle sait aussi que depuis qu’il a été engagé tant en tant que corsaire que dans la Ligue, il n’a jamais dévié une fois des ordres et consignes données.

Et c’est odieux de remettre ça entre les mains de Lady Murray, il le sait très bien, mais il préfère jouer cartes sur table avec elle dans cette situation.


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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Jeu 1 Mar - 0:38

« N’ayant jamais connu d’écoles et d’institutrices, je suis curieux de voir si vous vous mettrez à agir comme la description que j’en ai un jour reçu, ou si vous continuerez à me surprendre. L’un ou l’autre sera une nouveauté, alors ne vous gênez pas pour rester vous-même. » C’est bien ce qu’elle se disait : la bienséance n’est pas ce qui importe le plus à cet homme. Mina ne relève pas son commentaire, mais note dans un coin de sa mémoire sa remarque à propos des écoles et des institutrices. Autodidacte ? Pupille protégée d’un mentor aimé ? Ou un de ceux qui, comme tant d’autres, ont su se débrouiller avec les malchances que la vie bien injustement sème ? Quelque chose lui susurre que cette dernière option est la plus appropriée, la plus proche de la vérité, mais la politesse l’empêche d’investiguer. Pour le moment. Elle reprend gracieusement place sur son siège, tout en détachant les sangles de cuir qui retiennent le gantelet à son bras. « Il y a deux autres points dont j’aimerais discuter avec vous avant de conclure notre entretien. Voyez mon cadeau comme un lâche moyen de vous amadouer avant de passer à un point plus délicat si vous le désirez. Ce n’était en réalité qu’un remerciement pour la confiance que vous avez un jour décidé de m’accorder. Je vous écoute, capitaine. »

Ah, et elle n’est pas déçue, la belle !

Wilhelmina garde son calme tout au long du monologue du corsaire, puisant dans son intérieur des ressources inouïes afin de ne pas faire paraître sur son beau visage tout le tourbillon d’émotions qui se joue en elle. Sous ce front blanc se cache un esprit qui tourne à toute allure, ses rouages affinés assimilant les informations qui lui sont données afin d’y donner un quelconque sens.

Elle ne connaît pas Mathias Calloway. Elle le connaît de nom, de réputation, des mots de son père, de ceux des autres membres du Conseil. Un jeune homme charmant et prometteur, vivant une vie dissolue, s’abrutissant dans les drogues, l’alcool et les aventures charnelles, reléguant la puissance de son sang et de son héritage au placard. Un enfant à s’occuper, une recrue à entraîner. Le Conseil a choisi de le confier aux bons soins de Bram, afin de le remettre en selle, mais il faut croire que son ami est face à quelque chose qui le dépasse. Les dépasse tous. Elle ne connaît pas Mathias Calloway, n’est pas son amie, mais pas non plus son ennemie, et les dires de James Hook amènent à sa connaissance tout un nouveau pan de cet inconnu. Son visage délicat enfin s’anime, les sourcils froncés dans une expression de réflexion bien involontaire. Sa voix se fait neutre, d’un docte factuel qui ne laisse deviner que bien peu de ses émotions, une nouvelle fois - bien peu de sa contrariété et de sa curiosité : « Mr Calloway - fils - est un homme libre, et je serai bien malheureuse de le contraindre à rester dans une situation qui amoindri ses talents. Je devrai toutefois parler à Mr Calloway père, non pas pour contrarier vos plans, mais parce que je crains que la présence à Londres de Mathias soit sous-tendue de scellés magiques que ma condition ne me permette pas de briser. Sa condition de simple humaine, sous-entend-elle. Qui sait ce que ces sorciers peuvent faire, afin de se mettre des bâtons dans les roues ? Le Capitaine Nemo devra également en être informé, puisqu’il est celui qui a mis votre ami sous tutelle. Je ne crois pas qu’il soit fondamentalement défavorable à vos plans, c’est un homme de sciences au goût affirmé pour l’aventure, et il saura se ranger à ces arguments. Je ferai ce qui est en mon pouvoir pour restreindre tout velléité belliqueuse de Morgan Calloway à votre égard, ou celui de son fils. » C’est le mieux qu’elle peut promettre, la dame. Garder le silence est impossible, dans cette situation, mais elle peut tout de même agir. Elle n’est malheureusement pas seule à décider, dans la Ligue. Ce serait si simple ! « Vous avez mentionné un second point, capitaine. » À voir si sa deuxième exigence est aussi inattendue que la première...

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Dernière édition par Wilhelmina Murray le Sam 10 Mar - 1:58, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Sam 3 Mar - 0:48

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L’occasion de se rencontrer
Visage indéchiffrable de la part de Lady Murray. Est-ce son air habituel, un sérieux presque déstabilisant, presque froid, ou est-ce son rôle qui la contraint à être telle une statue de marbre? Impossible d’évaluer les sentiments de la dame au sujet de Mathias, et estimer quelle sera sa position sur le sujet. Et la réponse laisse James mitigé. Il apprécie et enregistre dans un coin de son cerveau que cette dirigeante de la Ligue estime que son ami est une personne libre et qu’elle ne désire pas qu’il soit gardé prisonnier. À défaut d’être la réponse qu’il voulait entendre, c’est au moins un point qui pourra être lancé pour jeter un peu de bisbille dans les rangs serrés des dirigeants de la Ligue; ça devrait les occuper juste assez longtemps pour qu’il file avec Mathias. Il se doute bien que le père de son ami doit avoir créé au fil des ans des moyens de garder son fils à l’œil, voir l’entraver pour éviter qu’il aille courir loin de lui à l’autre bout du monde, mais ça, James se sent apte à contourner tout gardien, piège, chaînes magiques ou autres tours de sorciers. Si c’est pour soutirer Mathias à une vie qui le tue à petit feu, il n’hésitera pas et trouvera le moyen; après tout, il connait toute sorte de gens, qui ont toute sortes de talents…

Par contre…

Le corsaire ne cache pas que la simple mention de prévenir Morgan Calloway et Nemo ne lui plait aucunement. Un léger signe négatif de la tête indique que le discours bienveillant de sa supérieure ne lui convient pas. S’il est déçu il ne le montre pas, mais son regard se pare d’un peu plus d’acier à travers le bleu plus clair de ses iris. Il ne penserait jamais menacer une tête dirigeante de la Ligue, mais les paroles qui suivent sont d’une honnêteté qu’il se permet rarement.

- Ne me faites pas regretter d’avoir opté pour l’honnêteté au lieu d’agir en secret et que vous vous retrouviez avec des dommages collatéraux à gérer. C’est parce que j’ai du respect et de l’estime pour votre personne que j’ai abordé ce sujet… c’était sans conteste fou de ma part d’essayer d’accorder ma confiance à quelqu’un. On ne m’y reprendra plus.

Ce n’est pas la première fois qu’il a la confirmation que toute confiance est folie. Après tout, Lady Murray n’est pas une amie, encore moins une connaissance, et leur relation ne se résumait qu’à des mots couchés sur papier avant aujourd’hui. Il comprend ses raisons, certes, mais il agira à présent en considérant les membres de la Ligue comme tous les autres êtres qu’il croise: de potentiels ennemis. Ça ne changera en apparences rien, mais il restera toujours sur ses gardes et mesurera chaque parole et chaque geste… la routine habituelle quoi.

Ce qui amène très bien le dernier sujet, cadrant tout à fait avec là où ses pensées l’amènent, et si le regard de l’ancien pirate perd de sa froideur, sa voix se fait également moins dure, car si au sujet de Mathias il savait avoir raison et était prêt à défendre son ami, là… là c’est moins évident.

- Ma liberté.

Un silence glisse lentement, un silence pendant lequel le regard de James exprime bien mieux que des mots la sensibilité du sujet pour lui, à quel point il lui est important, et que cette discussion ne sera pas pour lui aussi aisée que la précédente. Après un bref mordillement de la lèvre inférieure et une esquisse d’un sourire nerveux, il prend une brève inspiration et décide de se lancer dans son plaidoyer, sans quitter Lady Murray du regard.

- Ça fait plus de sept ans maintenant que je sers l’Angleterre, quatre que je sers également la Ligue. Servir ou mourir, voilà le choix que j’ai eu, et il n’y a eu que la Ligue pour apaiser un peu le fait que je suis esclave de l’Angleterre. Je ne réfute pas les actes que j’ai commis par le passé; mais je ne m’en excuserai pas, je n’ai pas non plus choisi de devenir pirate, mais là encore c’était mieux que mourir. La Ligue est remplie de gens talentueux, vertueux, intelligents, dotés de pouvoir et capacités hors du commun… la plupart des nobles, des Chasseurs ou Traqueurs de père en fils, des gens importants ou des héroïnes comme vous. Quelqu’un comme moi n’a pas sa place dans une aussi éminente organisation. Je le réalise encore plus en étant ici, entre ces murs qui me rendent plus mal à l’aise qu’autre chose.

Un simple regard au décor raffiné de la pièce où ils se trouvent lui est bien suffisant pour confirmer son point. Un seul regard à la ravissante dame assise face à lui est plus qu’assez pour constater que la Ligue est destinée aux gens nés avec une noblesse de cœur à défaut d’avoir une noblesse de sang… deux choses qu’il ne possède pas.

- À ce jour je n’ai jamais failli à ma parole de suivre les lois de l’Angleterre et les vôtres. J’ai été surveillé, espionné, inspecté et jamais les agents de Sa Majesté n’ont eu un reproche à adresser à mon sujet si ce n’est que je refuse de porter l’uniforme anglais. Quand aurais-je suffisamment payé? Vais-je devoir mourir sous le pavillon anglais comme seule échappatoire à cette servitude?


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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Sam 10 Mar - 3:46

Le signe négatif que lui adresse Hook l’inquiète un peu, à l’institutrice. Oh, elle se doute bien qu’il n’est pas d’accord, mais il devra bien se rendre à la raison, n’est-ce pas ? Reconnaître que sa proposition est en sa faveur, pour son bien. « Ne me faites pas regretter d’avoir opté pour l’honnêteté au lieu d’agir en secret et que vous vous retrouviez avec des dommages collatéraux à gérer. C’est parce que j’ai du respect et de l’estime pour votre personne que j’ai abordé ce sujet… c’était sans conteste fou de ma part d’essayer d’accorder ma confiance à quelqu’un. On ne m’y reprendra plus. » Sa mâchoire se serre, ses mains se crispent, et un feu s’allume dans son corps. Pas celui des envies interdites, mais bien un de colère. Un feu outré. Est-ce donc vraiment ainsi que cet homme fonctionne, doux Seigneur ? Une chance, aucune explication, et le verdict est final ? Sa décision et rien d’autre ? Certes, il ne demandait pas son avis, ni son aide, pas vraiment, mais… il devait savoir, au moins se douter, qu'elle le donnerait tout de même.

Elle écoute la suite de ses réclamations attentivement, d’autant plus raide, d’autant plus crispée. Les narines frémissantes et sa bouche devenue une ligne serrée, alors qu’elle s’attarde encore bien peu sur le désir de liberté du capitaine. Mina est touchée par la verve qu’il place dans ses paroles et comme elle peut comprendre le besoin de Mathias Calloway d’être libre, elle peut comprendre la même chose chez le corsaire. Cela dit, comme dans tout, ce n’est pas si simple… et ce n’est pas de son seul fait, de sa seule décision. Son vibrant plaidoyer appuie sur ses cordes sensibles et elle se promet, bien secrètement, de trouver comment donner à cet homme ce qu’il désire et chérit avec tant d’ardeur. « Nous reviendrons sur ce sujet, capitaine. Revenons d’abord sur le sujet Calloway, voulez-vous ? Question rhétorique, alors qu’elle ne lui laisse pas le choix et enchaîne aussitôt, ferme et froide : Imaginez que Mathias soit forcé de rester sur le territoire de l’Angleterre, lié par je ne sais quelle sorcellerie. Qu’il pose un pied sur votre navire et qu’il meure, aussitôt. Ou se vide de son sang. Ou qu’en sais-je ? » L’extension des capacités des sorciers lui échappe, à la belle Mina, et c’est certainement une des raisons de sa légère méfiance à l’encontre de ces puissants personnages. Comment convenablement appréhender un être dont on ne connaît pas entièrement les forces et les faiblesses ? Oh, certainement pense-t-elle trop comme une chasseuse… « Je puis m’informer auprès de Morgan Calloway quant aux modalités qui régissent sa tutelle auprès de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, sans pour autant compromettre votre entreprise. Ou sans même qu’il comprenne mes intentions. Je suis membre de ce Conseil, j’ai droit de savoir quels contrats sont posés en mon nom. Quant au Capitaine Nemo, je ne serais même pas étonnée de savoir qu’il se doute déjà de vos plans. Il est d’une redoutable intelligence et peu me chaut d’y faire insulte. » Surtout que peu importe son implication dans tout ceci, dans ces cachotteries, la demoiselle sait que la responsabilité de l’affaire lui échouera, et elle préfère encore affronter le tout avec honneur et droiture.

C’est à la froideur de sa propre voix, de s’adoucir. À son visage pâle, de retrouver un peu moins de rigidité, et à ses yeux de perdre quelques flammes, qui pourtant ne cessent pas tout à fait de brûler. Wilhelmina n’est pas un feu ardent, elle est un feu de braises, toujours prêt à brûler, couvant sous les cendres. « Si vous m’accordez votre confiance quant à cette affaire, je discuterai avec plaisir de cette liberté que vous désirez tant retrouver, et à laquelle je suis sensible, monsieur. Sinon, je ne vois pas en quoi il serait dans votre intérêt de m’entretenir de cela. Je ne suis pas votre ennemie et je ne veux pas que vous me voyez ainsi. »

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Dernière édition par Wilhelmina Murray le Sam 10 Mar - 7:41, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Sam 10 Mar - 7:07

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MURRAY
Wilhelmina

L’occasion de se rencontrer
Au-delà de cette fureur qu’il sent bouillir dans les veines de Lady Murray, de la fougue qu’elle place dans les arguments qu’elle pose pour défendre son point: elle est ravissante. Une femme en colère, non pas pour une peccadille de la vie domestique, parce qu’elle jalouse sa voisine ou ces choses totalement triviales qui semblaient animer l’esprit de la gente féminine en général, mais parce qu’elle s’est sentie attaquée dans sa position et son intégrité, et elle semble bien déterminée à démontrer qu’elle n’a pas ce siège à la Ligue parce qu’elle a battu des cils. C’est… vraiment charmant. Différent des femmes qu’il a pu connaître -surtout qu’en général, il ne les connaît que brièvement. Un discours bien articulé, un esprit ardent, une intelligence vive, et aucune crainte de confronter un homme et de le remettre à sa place. Elle n’est pas si de glace et sérieuse que son masque bien étudié veut le faire croire, et de la voir humaine est une vérité rassurante.

Habitué à être confronté et loin de se sentir menacé ou en venir à douter de ses affirmations, James a un de ces sourires à la fois espiègle et charmé alors qu’il se cale dans le fauteuil qu’il occupe, allant appuyer son menton sur sa main à demi fermée, le coude appuyé sur le bras dudit fauteuil, incapable de lâcher Lady Murray du regard.

- Vous espionneriez pour moi?

Vous voulez retourner une situation à l’envers? Voilà. Quelle était la différence en bout de ligne? Aucune. Les deux versions consistent à amasser des informations dans le plus grand secret, mais il préfère tout de même sa version. Chacun a la sienne, même Morgan Calloway qui doit clamer avoir tous les droits sur son aîné, en tant que bon père et dirigeant de sa famille, alors que James n’y voit que de l’abus, pur et simple, tant physique que psychologique, sur un être plus fragile qu’on le pense. James reprend son sérieux à cette pensée. Qu’est-ce que lui-même serait devenu s’il ne s’était pas rebellé aussi jeune contre cette épave méprisable et abusive qui lui tenait lieu de mère? Rien. Et c’est pour éviter que l’être dont il est le plus proche sur cette terre soit réduit à ce rien au-dessus duquel on poserait épitaphe et couronne mortuaire, qu’il sème en ce moment même les premières bases de son plan pour soutirer Mathias à tout Londres. Il affrontera qui il faudra, s’alliera, trahira et tuera s’il le faut, sans le moindre remords. Ça aussi, le fameux Nemo le sait sûrement.

Par contre, Lady Murray parle de confiance, et ne semble pas comprendre pourquoi c’est avec elle qu’il entretien de ces deux situations traitant au fond de la même chose: la liberté. Mathias mérite d’obtenir la sienne, n’a jamais pu y goûter réellement. Lui ne la mérite probablement pas, mais il sait qu’il est en train de s’éteindre, la vie devenant de plus en plus morne, terne et lassante à force de se contraindre d’être ce qu’il n’est pas.

- Si j’aborde ces sujets avec vous et non avec une autre tête dirigeante de la Ligue, c’est parce que vous êtes la plus en mesure de comprendre la demi existence que l’on mène lorsque l’on se sent des chaînes restreindre le moindre de nos gestes, quand on se sent épié, surveillé par quelqu’un qui prétend vouloir notre bien et qui pourtant a les moyens de lire vos moindres pensées et vous faire mettre à genoux d’un claquement de doigts, parce que l’on est qu’un simple humain face à quelque chose qui le dépasse. Vous pensez que Morgan Calloway se gêne lorsqu’il s’agit de violer l’esprit de son fils avec ses pouvoirs, parce qu’il veut garder le parfait contrôle sur lui? Vous pensez que je ne redoute pas que l’on m’envoie un autre Thomas Hamilton aux trousses si j’ose faire un pas de travers ou dévier d’un ordre que l’on me donne? Ce vampire vous a-t-il laissé le choix, ou a-t-il simplement pris ce qu’il désirait, en pensant être dans son droit?

Il est d’un grand calme comme son ton l’indique, comme s’il n’avait pas en face de lui une dragonne prête à cracher son feu. La discussion est des plus intéressantes pour être honnête, et James est même curieux de savoir si Lady Murray va consentir à partager une part de son expérience ou si elle se défilera.


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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Lun 26 Mar - 4:31

« Vous espionneriez pour moi ? La question est chassée d’un geste de la main, comme s’il s’agissait d’une mouche particulièrement agaçante. Si c’est le mot que vous désirez employer, ainsi soit-il. » Espionner. Le mot est laid, et pas du tout en adéquation avec les démarches légales et légitimes qu’elle entreprendra auprès de Morgan Calloway. Si le corsaire désire voir la chose ainsi, cela dit, elle ne peut pas L’en empêcher, et se battre contre son sourire narquois et entendu ne fera qu’étirer cette moue satisfaite du chat ayant avalé la souris. Situation dans laquelle Mina sent qu’elle est la souris, bien que ce soit elle qui ait la supériorité hiérarchique.

Ses yeux se plissent peu à peu, à chaque mot qui sort de la bouche de Hook. Elle n’aime pas où la discussion se dirige, ni les sous-entendus qui orientent ses propres pensées vers une expérience plus que cauchemardesque de contrôle contre son gré. Sa figure pâlit, ne laissant briller et brûler sur ses joues que deux taches rouges, et par réflexe, sa main se porte à sa gorge. La douceur du foulard de soie sous ses doigts ne calme pas les battements de son coeur, ni le sentiment horrible d’anxiété et d’angoisse qui vient étreindre ses entrailles. « [...] Vous pensez que Morgan Calloway se gêne lorsqu’il s’agit de violer l’esprit de son fils avec ses pouvoirs, parce qu’il veut garder le parfait contrôle sur lui? Vous pensez que je ne redoute pas que l’on m’envoie un autre Thomas Hamilton aux trousses si j’ose faire un pas de travers ou dévier d’un ordre que l’on me donne? Ce vampire vous a-t-il laissé le choix, ou a-t-il simplement pris ce qu’il désirait, en pensant être dans son droit ? Vous n’avez pas la permission, capitaine », brûle Wilhelmina, se relevant d’un geste de son fauteuil. Le geste est si vif que la pièce de mobilier vacille sur ses pattes, menace de chuter avant qu’elle ne revienne en place. Ni impulsive, ni tête brûlée, la jeune femme ne peut pourtant pas supporter ce qui n’est même plus sous-entendu, mais clairement évoqué. Ce passé horrible qui encore la hante, bien malgré elle. Bien malgré tout.
Ce n’est pas la même chose.
Personne n’a voulu son bien.
« Vous n’obtiendrez rien de moi en mentionnant ces événements. La question de la liberté est peu de choses, si à la moindre de mes propositions, vous ne me faites pas confiance. Autant en ce qui a trait à la liberté de Mr Mathias Calloway, qu’à la vôtre. Vous mentionnez que je suis la personne la plus à même de comprendre, alors agissez en conséquences et laissez-moi agir, également. Sa poitrine se soulève rapidement, au rythme des émotions furieuses et contradictoires qui tournent dans son esprit et même dans tout son corps, comme un haut-le-coeur à l’amertume douloureuse. Je soumettrai votre requête à examen. À mon examen. Cela vous satisfait-il ? »

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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Sam 31 Mar - 20:37

HOOK
James

MURRAY
Wilhelmina

L’occasion de se rencontrer
Et la dragonne crache son feu, le faisant d’abord gronder à l’intérieur d’elle, colorant ses joues d’une nuance qui n’a rien à voir avec la timidité ou l’audace, alors que l’eau des yeux de la Lady se fait tempête qui menace de se déchaîner. Humaine, oui elle l’est, alors que James se fait l’agréable constat qu’il a frappé l’endroit exact qui sait bouleverser l’inébranlable dirigeante. Voilà une arme dangereuse qu’il ne faut pas utiliser à tort et à travers.

Mais le corsaire se lève, plus lentement que Lady Murray, sans fauteuil qui vacille, sans cœur qui bat la chamade et qui fait pulser plus rapidement la jugulaire dans le cou. De sa main valide il s’appuie sur la table qui les sépare pour que son regard puisse se vriller à celui de la jeune femme, à qui il ne fait manifestement pas de quartiers sur le simple prétexte qu’elle est une femme. C’est le lot des dirigeants d’être confrontés peu importe leurs dispositions, ça James le sait depuis ce jour où, encore un gamin, fiévreux et encore ébranlé de son amputation, il a dû s’imposer en tant que Second de son capitaine d’alors. Si la dame croit qu’il se montrera prévenant et réconfortant envers ce qu’elle a vécu, alors que ça peut lui servir, elle sera sans aucun doute déçue d’apprendre qu’il n’est pas homme à éprouver de cette écoeurante pitié pour les autres.

- Je me moque bien d’avoir votre permission ou non, car j’ai obtenu de vous exactement ce que je désirais: ce que vous ressentez en ce moment, ce sentiment, cette fureur qui trouve son fondement jusque dans vos os, c’est ce qui m’habite depuis sept ans. Vous parlez de confiance, moi je vous demande pourquoi je ferais confiance à ceux qui sont responsables de mon emprisonnement? Je ne suis pas de ceux qui développent de l’affection pour leurs bourreaux.

Dans bien des années, ils donneront un nom à ce syndrome, chers lecteurs, mais afin d’éviter un anachronisme flagrant, nous n’écrirons pas Stockholm dans le texte -bravo, c’est fait maintenant. Et James se redresse, ne désirant pas confronter et provoquer sa supérieure davantage, conscient également qu’il ne s’agit que d’un mot d’elle pour qu’il retourne croupir en prison.

- Je sais qu’à l’époque vous étiez étrangère à la Ligue et que vous n’avez rien à voir avec l’ordre qui fut donné à mon sujet. C’est pour cette seule raison que je vous présente mes excuses de vous avoir ainsi bouleversée, même si je juge que cela a été nécessaire à votre compréhension, et que je me plierai à votre jugement.

Il relève le regard, sincère oui, respectueux oui, le bon chien tenu en laisse et muselé qu’il est a bien appris qui est son maître.


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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Sam 5 Mai - 7:10

Pour peu, elle le giflerait. Cela dit, ce n’est pas digne d’une dame, et le corsaire ne mérite certainement pas qu’elle le touche, serait-ce pour le punir. La flatter pour ensuite lui extorquer quelques espionnages et manigances ! Se faire de miel pour mieux l’empoisonner du revers ! Parler de, de, de ça !

Vraiment, pour peu, très peu. La paume lui démange, d’autant plus lorsque l’homme se lève à son tour, que pour mieux poursuivre sur son horrible lancée. Comme si elle avait besoin de ses inutiles attentions pour comprendre ! La pense-t-il si bête ? Ou dépourvue de toutes émotions ? Quoique… vu le soin qu’elle met à dissimuler toute émotion un peu troublante, elle ne peut pas lui en vouloir de croire qu’en elle, il n’existe aucune fureur. « Je sais qu’à l’époque vous étiez étrangère à la Ligue et que vous n’avez rien à voir avec l’ordre qui fut donné à mon sujet. C’est pour cette seule raison que je vous présente mes excuses de vous avoir ainsi bouleversée, même si je juge que cela a été nécessaire à votre compréhension, et que je me plierai à votre jugement. » Ce serait aisé, de le punir. L’envoyer aux cachots quelques temps, afin de lui apprendre le respect, une notion qui lui semble des plus inconnues. Ou trouver quelque autre châtiment destiné à lui rappeler sa place, dans leur organisation. Wilhelmina préfère plutôt inspirer profondément, fermer les yeux quelques secondes, puis les rouvrir et considérer Hook à nouveau. Il a quitté ses airs fanfarons, pour quelque chose de plus… maîtrisé. Maté. Sans que ça lui plaise vraiment. Sa voix n’a pas perdu de son tranchant, mais celle-ci ne pose aucune punition : « Je vous laisse le bénéfice du doute pour cette fois, capitaine, puisque nous n’étions, avant cette rencontre, que d’illustres inconnus l’un pour l’autre, si ce n’est de notre correspondance. Ne présumez plus de ma compréhension, ou de mon jugement. » Elle ne le prie pas, ne lui demande pas. C’est un ordre, plus qu’autre chose, et le sous-entendu est présent, dans ses mots soigneusement choisis. Être prise pour une chose fragile que l’on doit secouer pour qu’elle comprenne les vérités de la vie, très peu pour elle. Il y a cinq ans, peut-être, mais maintenant ? Après Dracula, après sa fausse couche, après Jonathan, après la Ligue, après Allan ? On peut s’y méprendre, à voir ses grands yeux bleus et son teint de porcelaine, mais Mina Murray n’est plus la demoiselle innocente qu’elle était jadis.

À l’extérieur de la pièce, une horloge sonne l’heure, et Mina secoue doucement la tête. Elle ramasse les affaires étalées sur la table entre eux, dans des gestes un peu précipités. Pour ne pas dire nerveux. « Si vous avez d’autres requêtes à me soumettre, capitaine, je crains que cela doive attendre un autre jour. Je suis attendue ailleurs. Pardonnez-moi de vous fausser compagnie. Vous pourrez toujours vous consoler auprès de notre collection de cartes. » Un doux rappel des précédentes circonstances où ils se sont rencontrés, avec peut-être même… déjà, à nouveau, un peu de malice.

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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer Sam 12 Mai - 22:26

HOOK
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Wilhelmina

L’occasion de se rencontrer
Il est reconnaissant, bien que ça restera sous silence, à Lady Murray de ne pas être de ces femmes mesquines qui laissent leurs émotions et caprices dicter leurs réactions sous n’importe quel prétexte. Elle est bouleversée, blessée sans aucun doute, attaquée dans sa position d’autorité et ce qu’elle pense être juste et bien, mais elle garde contenance avec une grâce qui pourrait en remontrer à bien des dirigeants. Comment ne pas être charmé et admirer cette femme qui prouve avec autant de prestance qu’elle n’a pas obtenu ce rôle pour d’autres raisons que ses qualités d’administratrice et meneuse?

James ne peut que s’incliner face à l’ordre qui lui est donné et prend bien garde de mentionner qu’il n’aura plus à présumer ou douter du bon sens de la dame… reste à voir les résultats de ce qu’elle a avancé, même s’il se refuse d’espérer quoi que ce soit. L’espoir est après tout pour ceux qui refusent de se donner les moyens d’atteindre leurs objectifs, et James n’est pas de ceux qui prient et attendent passivement que quelque chose arrive. Si ce qu’il désire se fait inaccessible par les moyens légaux qu’il fait l’effort d’emprunter, il n’est pas à court d’autres chemins et options pour y parvenir.

La Lady prend congé, le laissant sur une impression mitigée entre ses gestes qui trahissent un certain empressement, et cette légère taquinerie qui tire une esquisse de sourire à James, qui s’incline à nouveau pour la saluer.

- Je vous ai suffisamment retenue pour aujourd’hui, Milady. Merci pour votre temps et votre compagnie.

Lui, il a intérêt à filer droit le temps qu’il sera à Londres, pas qu’il avait l’intention d’en faire autrement, mais maintenant qu’il sait que la dirigeante la plus active de la Ligue a autant de poigne, il est facile pour le corsaire de savoir où réside ses intérêts.


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Message(#) Sujet: Re: [Terminé] L'occasion de se rencontrer

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