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 (James) - Chasing the moon

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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Ven 26 Jan - 4:52

HOOK
James

CALLOWAY
Mathias

Chasing the moon
La question dite d’un ton qui laisse imaginer à quoi peut ressembler un Mathias Calloway dans ses plus mauvais jours fait hausser un sourcil à James, qui ne comprend pas trop le but de cette question, sinon adresser un reproche qu’il ne capte visiblement pas vu son léger haussement des épaules.

- J’ai pas à avoir d’opinion sur ta relation avec elle.

Le fait est qu’il n’en a aucune. Mathias fait ce qu’il veut, avec qui il veut et quand il veut, et libre à lui de se lier ou non à quelqu’un peu importe son milieu social. Il n’a également aucun jugement sur le niveau d’attachement que les gens gravitant autour du sorcier décidaient d’avoir envers ce dernier. Et honnêtement, tant qu’ils ne font pas délibérément du mal à Mathias, le corsaire s’en fiche pas mal.

Par contre… par contre il y a ce léger sentiment de frustration qui gronde à l’intérieur de James lorsqu’ensuite Mathias lui livre que des bribes d’informations qui ne font qu’épaissir l’histoire sans amener d’indices sur les raisons de la fuite de cette Cassandre. Il ne peut pas reprocher au sorcier d’avoir été lui-même et d’avoir consolé son amie… mais on voyait bien là que les sentiments ne servaient pas à grand-chose, sinon n’amener que du flou à une affaire. Là encore il est impossible de tirer de réelles conclusions ou même de suppositions qui soient un brin solides… et James se sent à la merci des deux loups en ce qui a trait à pister la fugitive. En tant que Traqueur, une telle situation est un peu agaçante.

Sans émettre un son de plus, le corsaire range sa flasque d’alcool à sa place dans son manteau et fait un simple signe de la main pour inviter Mathias à le précéder. Suivre des loups. Au moins, c’était des loups fidèles au sorcier, et ils les amèneraient en dehors de cette maison et d’une de ses employées en particulier. La tension de James est quasi palpable alors qu’ils font le trajet en sens inverse à travers les couloirs puis jusqu’à la porte de l’établissement. Il est aux aguets, comme s’il redoutait de croiser à nouveau cette femme et ne desserre pas les mâchoires avant d’être à l’extérieur.

Mais avant d’être complètement sortis, une des jeunes sirènes passe près d’eux, très près de Mathias surtout, et ce dernier peut sentir un léger poids dans la poche de sa veste, poids qui n’était pas là quelques secondes plus tôt.

Et cette fois enfin à l’extérieurs Hook semble respirer beaucoup plus librement et laisser derrière lui une part de sa mauvaise humeur et de la tension qui l’habitait, suffisamment du moins pour lancer un regard à Mathias.

- Tu n’hésites pas si tu as besoin de te reposer. Je vois bien que ces deux-là te tirent de l’énergie. T’épuiser ne nous fera pas retrouver ton amie plus rapidement.

Brièvement la main valide de James va effleurer le dos du plus jeune, lui signifiant qu’il n’a pas l’intention de le planter là en dépit de la mésaventure à l’intérieur, et que ça va un peu mieux maintenant qu’ils sont sortis de là.



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Mathias Calloway
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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Lun 29 Jan - 12:53

Chasing the moon
James & Mathias
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Le silence entre nous est pesant et se fait une chape de plomb qui alourdit l'air déjà irrespirable de l'établissement tandis que devant nous, les loups se font des ombres discrètes, des vipères à quatre pattes qui glissent et se faufilent entre les ignorants qui n'osent songer que les créatures les plus cauchemardesques qui ont pu être décrites dans des ouvrages d'horreurs, ne sont pas que des fantasmes sortis tout droit d'un esprit malade mais au contraire les animaux de compagnie de la carcasse vaguement humaine que je suis. De tout ça, personne ne se doute, et à vrai dire, alors qu'à notre tour nous nous faufilons au milieu de la foule des clients et des sirènes, pas un d'entre eux ne pose ses prunelles sur nous, préférant nous ignorer et nous laisser n'être que des silhouettes passagères, des figures humaines qui ne s'attardent pas en ce lieu de perdition et qui de toute façon ne seront que des souvenirs que l'on oublie bien vite et que l'on remplace par des instants plus joyeux, des moments qui eux vaudront la peine que l'on se fatigue l'esprit pour les ramener à la vie. Sans un bruit, sans rien de plus que le froissement délicat de nos vêtements, nous voguons ainsi dans la marée humaine, nous faisant l'écume qui joue avec les falaises, les vagues qui roulent et que l'on ignore, atteignant ainsi sans problème la porte que nous passons, abandonnant derrière-nous le refuge des sirènes et des naufragés de l'existence pour retrouver la fraîcheur de la nuit et son silence glacé encore plus pénible que celui qui déjà se faisait notre hôte depuis que James et moi avons quitté la chambre de Cassandre. Un soupir m'échappe alors que le regard posé sur les deux loups qui hument l'air frais de cette nuit londonienne, je tente de m'extirper de ma morosité et de chasser au loin l'angoisse qui me murmure que si James est si distant avec moi, si crispé et si sec, c'est qu'enfin il a réalisé que je n'étais rien de bon, à peine un sale gosse qui mord quand on le brusque et qui n'est capable que de quémander de l'aide. Les nerfs à vifs et les lèvres pincées, je tente de tuer ses idées malsaines qui déjà rongent ma chair en vain, me retrouvant ainsi à les laisser prendre le dessus pour mieux m'obnubiler et ainsi me faire sursauter quand la voix de James pourfend enfin le silence et met un terme à ce bourdonnement désagréable qui emplissait mon crâne. Vers lui, je lève le nez et esquisse ensuite un sourire bien pale, qui difficilement se fait la preuve de la gratitude que j'éprouve à sentir sa main épouser si parfaitement le creux de mon dos. Lentement, j'hoche de la tête puis parviens à entrouvrir les lèvres, murmurant doucement pour lui seul, comme si je craignais que dans l'ombre d'une ruelle se cache un agent de l'obscurité, un espion qui pourrait trouver son compte dans nos échanges.

"Je vais bien, ne t'en fais pas."


C'est un mensonge que je lui susurre et si en une autre nuit, j'aurais pu avoir honte d'ainsi chercher à me faire fort pour lui, j'accepte de toute façon en cette soirée l'idée que je n'ai jamais été autre chose qu'un poids dont on s'encombre et dont il faut sans cesse prendre soin. Dans son regard, même si je ne lis pas la moindre pitié, je m'obstine à la chercher et à la trouver, animé par un besoin malsain et maladif de me convaincre que je ne suis qu'un échec et que de toute façon, je ne peux n'être rien d'autre pour les autres qu'une déception que l'on finit par vouloir abandonner, un être que l'on rejette parce qu'il est révulsant dans sa faiblesse et ses travers. De tout ça, j'en fais une vérité alors que mon sourire s'efface et qu'à mes côtés, je sens les loups revenir, non pas par envie de me soutenir mais par besoin de poser le bout de leur museau sur la poche de mon costume, en un geste qui rapidement m'agace et me fait me pencher vers eux, les sourcils froncés et la pulpe des doigts déjà sur le sommet du crâne d'Ulna.

"Assez... C'est bon, c'est bon, on va se mettre en route."

Mais je sens bien que ce n'est pas ça le problème. Ce n'est pas notre immobilité qui les gêne et encore moins notre besoin, peut-être, d'échanger quelques mots et de se rassurer. Loin de là. Dans le creux de mon esprit, ce n'est pas que j'entends, ce n'est pas qu'ils me soufflent. "Cadeau." Voilà ce qui semble les intriguer. A nouveau, je pince les lèvres et repousse Ulna du plat de la main, tandis que Radius insiste, posant même sa patte sur la poche de ma veste de costume.

"Assez... Il n'y a rien."


Il insiste, il lève le museau vers moi et retrousse légèrement ses babines mutilées. "Si. Si Mathias." chantonne-t-il dans un recoin de ma tête, se léchant désormais le bout du museau tandis que de sa patte, il fait tinter ce quelque chose qui ne devrait pas se trouver dans ma poche. Intrigué, je plonge ainsi dans celle-ci ma main, pêchant alors un anneau, une chevalière plutôt, toute d'argent faite et aux armoiries inconnues. Au milieu des tâches qui trahissent de l'âge de la bague, je crois percevoir un arbre, sous lequel se trouve une couronne et un mot que je murmure simplement.

"Through."

Les deux loups redressent les oreilles, aux aguets, curieux de savoir ce que cette petite chose peut bien faire dans mes poches. Du bout des doigts, j'effleure l'argent ternis de l'anneau avant de me tourner vers James, lui tendant celui-ci avec dans le regard une lueur d'inquiétude.

"James."

Je n'ajoute rien, conscient que tout ce que je ne dis pas est évident. Ce n'est jamais une bonne chose de trouver dans ses poches quelque chose qui ne devrait pas y être. Les petites choses ne se perdent et ne s'égarent jamais sans raison, surtout quand elles trouvent leur place dans la doublure d'une poche ou dans la veste de quelqu'un qui pose des questions à propos d'un mystère que personne ne semble pressé de résoudre.


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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Dim 4 Fév - 6:41

HOOK
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Chasing the moon
Mathias est un piètre menteur, ça James l’a depuis longtemps constaté, mais il n’a aucune envie de s’obstiner avec lui si ce dernier a décidé de prétendre bien aller. On choisit ses combats, et tant qu’il ne constate pas que le sorcier est dans un état critique, il va le laisser se gérer lui-même sans insister. Sa main ne fait que se presser légèrement davantage dans le creux du dos de son ami avant qu’il ne s’éloigne de quelques pas, vu le manège que font les deux loups. Si cette légère agitation à côté ne l’inquiète pas vraiment, c’est l’impression de se sentir observé qui l’énerve davantage et, sourcils froncés, James scrute, en vain, les coins d’ombres.

Jusqu’à ce qu’un mot prononcé par le sorcier le fasse sursauter et tourner vivement la tête vers lui, comme si Mathias venait de prononcer le plus énorme juron que la terre ait pu entendre, ce qui serait si incongru dans sa bouche. La surprise cède vite la place à un mouvement de recul de la part du corsaire qui pose un regard incertain sur la chevalière que lui tend son ami.

- Où t’as… … … bien sûr.

Oui, James se traite intérieurement de crétin fini alors qu’il passe sa main sur ses yeux et marmonne quelques jurons pour lui-même. Il finit par secouer la tête et adresse à Mathias un regard emplit d’excuses qu’il ne prononcera pas à haute voix, préférant plutôt prononcer trois mots en cette même langue utilisée plus tôt, dont la sonorité coule avec une fluidité que James n’égale pas lorsqu’il utilise l’anglais.

- Sealltainn dhut fhèin!

Un moment de flottement, de silence où l’on entend que le bruit de leurs respirations, une goutte d’eau qui tombe d’un toit, puis des bruits de pas qui ont d’abord une hésitation, le froissement du tissus d’une robe et enfin, se découpant définitivement de l’ombre, la même femme blonde que tout à l’heure, celle que James avait saisie à la gorge. Il est facile de voir que ce dernier se crispe et est sur la défensive, et que c’est la même chose pour elle, qui conserve une distance prudente avec les deux hommes.

- Mathias, je te présente Émily. … si tu sais quelque chose au sujet de Cassandre…

D’un geste plein de mépris, James va prendre la bourse attachée à sa ceinture et la jette aux pieds de la femme blonde qui se penche vivement pour la ramasser, tel un oiseau de proie sur sa victime. Le regard d’eau de la prénommée Émily passe du corsaire au sorcier, à qui elle adresse un bien mince sourire avant d’user de sa voix de contre-alto pour révéler ce qu’elle sait.

- Il y avait cet homme qui venait souvent voir une fille où je travaillais avant à Dublin. Il la couvrait de cadeaux et d’attentions et un jour elle s’est enfuie avec lui. On l’a jamais revue. Il s’est passé la même chose avec une fille à Édimbourg, et là ici. Elles avaient toutes un joli minois comme Cassandre, elles étaient toutes des rêveuses, douces, vulnérables, faciles à endormir de belles paroles. C’est le même type. Beau, charmant, des yeux ambrés. Seulement, ça fait plus de quinze ans que la première a disparue, environ sept pour la seconde… et cet homme n’a pas changé d’une miette. Elle ramène ses yeux sur James. Les gens changent en quinze ans, en vingt ans. Les petits garçons grandissent, et peut-être que leurs mères changent, et regrettent…

D'un ton de voix sec, et visiblement au bout de sa patience, le corsaire l'interrompt.
- Si t’as rien d’autre de pertinent à dire, on te retient pas.

Pratiquement synchronisés, les deux protagonistes posent leurs regards sur Mathias, à savoir s’il a des questions.


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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Jeu 15 Fév - 18:05

Chasing the moon
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Mes épaules se raidissent quand je comprends et aux loups qui m'entourent, je n'adresse qu'un regard exaspéré, un coup d'oeil mécontent qui trahit la gêne que je ressens à l'idée qu'ils aient pu décider de se faire si négligeant. D'entre les ténèbres, sous l'ordre de James, la femme de toute à l'heure s'extrait des ténèbres et rejoint l'étrange duo que nous formions jusque-là, pour distiller des informations que je récolte tout en observant un silence presque glaçant. Du bout des doigts, je me rassure en caressant le haut du crâne de Radius tandis que je hausse un sourcil en pensant comprendre ce qui a pu troubler mon ami un peu plus tôt et ce qui se joue entre eux. D'un battement de cils, je chasse pourtant les questions ou les affirmations qui pourrait traverser mes lèvres, préférant à la place esquiver leurs regards, préférant observer l'horizon au loin, afin d'être en mesure de m'autoriser les précieuses secondes dont j'ai besoin pour mettre de l'ordre dans mon esprit chaotique et submergé par autant de doutes que d'angoisses qui font naître dans ma chair des vacillements de faiblesse, qui au lieu de simplement faire frissonner celle-ci, dévore à la place les fibres de mon être malingre, me laissant ainsi avec un besoin de m'assoir que je ne peux satisfaire. Avec délicatesse, je viens couvrir mes yeux un instant tandis toujours silencieux, je cherche à faire sens, à faire taire les battements trop bruyants de mon coeur pour enfin parvenir à énoncer à voix haute ce qui pour l'instant tourne dans mon esprit avec la rigueur d'un carrousel fou, d'un manège endiablé qui au lieu de se faire grisant est puissant dans sa violence, un troupeau de chevaux de bois qui d'un oeil fou scrutent un monde qui se brouille et qui tourne, et tourne pour mieux disparaitre. Un soupir m'échappe et alors que mes prunelles se perdent toujours dans la contemplation d'un ciel nocturne obstrué par une brume permanente, j'arrive enfin à esquisser quelques mots, qui au lieu de se faire les témoins d'une intelligence vive, sont plutôt le reflet de l'incompétence qui est la mienne.

"Cela pourrait être lui..."

A mes côtés, j'entends Ulna soupirer et en simple réponse, Radius commence à mordiller la fourrure de son cou, arrachant de ce fait à la louve de léger grognements agacés.

"Un homme qui traverse les âges et qui emporte avec lui des femmes qui rêvent d'une vie meilleur et que personne ne va regretter. C'est malin de sa part... N'importe quel prédateur ferait ça."

Je pince les lèvres et bats des cils pour chasser le pessimisme qui commence à susurrer au coin de mon oreille que c'est déjà trop tard pour elle, et que tout ce que je retrouverais de celle dont je pensais prendre soin, ne sera que des traces de sang et un cadavre dont la pâleur n'aura rien à voir avec la caresse des rayons lunaires.

"Nous chassons donc une ombre n'est-ce pas ?"

Enfin je trouve la force de me tourner vers la femme que je soupçonne être la mère que James a évoqué par le passé en ma présence, cette part de sa vie avec laquelle je le pensais en paix et non plongé dans un conflit sans batailles, une guerre qui ne se résout pas à grand coups de cris et de colère mais qui au contraire semble se cristalliser dans un silence et une distance glaçante qui m'angoisse presque. Car à les voir ainsi agir l'un avec l'autre comme des étrangers, voilà que je me trouve à imaginer qu'un jour, mon père me considéra comme tel, et qu'il ne prendra même plus la peine de s'intéresser à mon existence, m'abandonnant de ce fait pour de bon pour mieux me transformer en un regret, une déception dont il se serait débarrassé.

"Mais..."

Je fronce les sourcils, la tête désormais penchée sur la gauche pour mieux exposer la courbe de mon cou, donnant l'impression que je m'offre à un prédateur alors qu'en réalité, je deviens le chasseur, l'animal blessé et en proie au doute qui montre les crocs et laisse les deux loups gronder et se préparer à sauter sur la jeune femme.

"C'est étrange que vous ayez pu autant le croiser sans qu'il ne cherche à vous envoûter ou à tenter de vous faire oublier son existence... Les monstres de son genre n'aiment pas que l'on puisse se souvenir d'eux et encore moins que l'on commence à colporter des rumeurs sur eux... Ils aiment l'anonymat et vous..."


Sur sa silhouette je pose mes prunelles désormais teintées d'un voile sombre qui n'est que la manifestation de cette magie qui distille ses vices dans mes veines et qui répond aux sombres pensées de mon esprit et aux pulsions destructrices qui ont toujours été les miennes.

"Vous en savez trop pour être encore en vie... Où est le piège dans lequel nous devons tomber ?"


Les loups grondent tandis que de leurs babines coule une bave plus sombre et poisseuses encore que la poix alors que j'inspire et laisse les ombres des ruelles s'allonger et se faire une cape qui enveloppe notre trio, nous masquant légèrement à la vue des curieux qui pourraient errer dans les rues. A mes oreilles, j'entends mon coeur pulser avec violence, chantant au rythme du carrousel endiablé dont la mélodie entêtante est à l'unisson des claquements de crocs de mes familiers.



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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Dim 25 Fév - 19:24

Caméo:
Emily

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Mathias

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Les loups de Mathias, Radius et Ulna, pourraient justifier leur négligence en protestant que la femme prénommée Emily traîne avec elle les mêmes effluves que la maison close dont ils viennent à peine de sortir, mélange de milliers d’odeurs qui troublent leur odorat si fin, et peuvent également confirmer à leur maître que son ami et elle partagent le même sang, autre facteur qui brouille peut-être également leurs sens dans cette ville et ce lieu déjà bien fréquentés par une foule d’être humains passant par là chaque jour et chaque nuit.

Ignorante du danger rôdant tout près en la présence invisible des deux familiers du sorcier, la courtisane a ramené ses bras minces contre elle, la main bien serrée autour de ses gains inattendus de la soirée. Si l’espace d’un fugace instant ses yeux gris-bleu ont exprimé une tristesse profonde d’être rejetée de quelques paroles de la part de James, ils lui renvoient maintenant ce même regard de haine farouche, rendant aisé de constater où l’un a appris à imiter ce regard.

Lorsqu’il se pose sur Mathias à nouveau, le regard d’Emily est plein d’une prudence apprise par des années à se méfier des autres êtres humains, pas si différent de celui de James lors de leurs premières rencontres, avant qu’ils apprennent l’un et l’autre à être amis. Ses lèvres s’étirent en un sourire amusé et appréciateur de la sensualité que dégage Mathias lorsqu’il offre ainsi son cou, charmeur un peu, alors qu’ils jouent silencieusement à cet échange de faux-semblants si communs dans des endroits comme La Perle.

- Tu penses que je suis du genre à me laisser avoir par des beaux rêves de châteaux dorés, Chaton? Je tomberai pas deux fois pour les conneries qu’un homme peut susurrer, une fois c’est plus qu’assez. Je suis qu’une parmi des centaines d’autres. Tu ne m’avais jamais vue avant aujourd’hui, non? T’es quand même pas fleur bleue au point de te souvenir du visage et du nom de chaque fille de chaque bordel?

Elle fait un geste de la tête pour indiquer le corsaire, plus que silencieux aux côtés de Mathias, dont le regard est rivé sur cette femme qui ne fut jamais ce que les autres racontaient au sujet de leurs mères. Une ennemie plutôt, avec qui ont est obligé de vivre un temps, qui va vous dérober absolument tout pour assurer sa propre survie, et à qui on rendra la pareille sans hésiter.

- Demandes à Kieran. Tout ce qu’il va te dire sur moi est vrai, et même plus. Je ne suis pas le genre de proie douce et innocente que collectionne ce monstre. Les joli-cœurs comme lui… comme toi, je les envoie se faire brosser, parce que je suis pas payée pour écouter les états d’âmes des petits nobles mal dans leurs peaux.

Drapée dans ce peu de fierté que les personnes ayant décidé d’assumer leur nature la plus laide peuvent encore avoir, Emily n’adresse qu’un dernier mot, Adieu, avant de se détourner complètement des deux hommes pour retourner entre les murs de la Perle, arrêtée quelques secondes par deux mots de James, qu’elle regarde à peine par-dessus son épaule.

- Ton anneau.
- Garde-le. C’était à ton père.

Elle disparaît dans les ombres comme elle était arrivée, et James a un simple mouvement de poser sa main valide sur l’épaule du sorcier, la serrant légèrement, seul geste qui trahit l’envie de le ramener à lui pour chercher un réconfort dont il se refuse de reconnaître le besoin, enchaînant plutôt de son ton habituel, comme si à l’intérieur de lui cette femme n’avait pas réussi une fois de plus à le remuer plus que de raison.

- Laisse-la filer. Elle est inoffensive pour nous.

La main est retirée et James fait quelques pas, pour chasser de ses pensées tout ce qui vient les parasiter et qui n’a pas de lien avec leur recherche actuelle, remplir ses poumons de l’air lourd et froid de Londres, oublier ces souvenirs qui refont surface et n’ont rien à faire là en ce moment.

- On a une piste, bonne ou mauvaise. Tes merveilles sur pattes peuvent retracer l’odeur de ton amie? Sinon… ce sont souvent les mêmes fiacres qui desservent cette zone, peut-être que notre inconnu a déjà emprunté l’un d’entre eux, et qu’avec assez de persuasion le cocher pourrait nous conduire jusqu’à sa demeure. Sinon les habitués du coin, mendiants, ivrognes, tire-laines, les gamins du voisinage; ces gens qui voient tout et que tout le monde ignore par choix.


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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Mar 13 Mar - 14:52

Chasing the moon
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J'écoute à peine ce qu'elle me répond, me laissant à la place envahir par les battements violents de mon coeur qui ne sait plus quoi faire face à la puissance de cette rage qui bout dans mes veines et qui se fait le grondement sourd d'une magie qui ne supporte pas de rester passive face à l'affront de cette simple femme, qui en plus de n'être qu'une de celles qui se laissent attraper les cuisses par les hommes de mon genre, se permet de me donner des leçons comme si elle était ma mère. Le souffle court, je succombe ainsi aux volontés de ma magie, la laissant s'exprimer comme elle le désire alors que je ferme les yeux et inspire, portant ma main à ma plaie pour la rouvrir et permettre au reste de la meute de se joindre à la chasse de ce soir. Autour de moi, et sous le couvert d'un voile que les yeux de James ne peuvent percer, les trois autres loups entrent dans la danse, prenant forme au milieu des pavés, n'expirant pas un souffle ou un grognement, préférant à la place humer l'air puis disparaitre dans les ruelles sombres de la ville, répondant ainsi aux exigence d'une nature dont je suis l'outil et l'esclave. Sur les traces de la jeune femme, l'un des loups s'élance, et avec nous, bientôt, il ne reste bien plus qu'Ulna et Radius, qui délicatement, presque élégamment, couinent et jappent pour me faire entendre qu'ils sont tristes de ne pouvoir chasser comme les autres. Et si pendant un instant, une parole malheureuse manque de m'échapper, je reviens bien vite à moi quand sur mon épaule je sens se poser la main de James, qui en un geste rassurant et presque tendre, arrive à me faire revenir auprès de lui, à m'attirer à nouveau dans l'étreinte de sa compagnie. Un frisson seulement m'échappe alors que je vers lui je me tourne, les lèvres entrouvertes et le souffle court, croisant à peine son regard tandis que ses mots retrouvent leur sens à mes oreille, chantant ainsi une mélodie étrange que je peine à trouver entêtante ou envoûtante, lui offrant ainsi un long silence tandis que contre mes jambes, je sens le corps de mes familiers se presser comme si ils tentaient de me soutenir ou de réchauffer ma carcasse tremblante. Ainsi le temps de secondes qui semblent devenir minutes, je ne dis rien, observant simplement James avant d'être capable d'inspirer convenablement et de ce fait expirer quelques mots qui ne sont rien de plus que des murmures dans la nuit, des chuchotements de l'obscurité qui bien vite se font dévorer par le chant nocturne de la ville.

"Ils peuvent pister quelqu'un jusqu'au bout du monde. Ce sont les meilleurs prédateurs de ce monde, les plus impitoyables et les plus déterminés. Ils ne s'arrêteront pas tant qu'ils n'auront pas goûté la chair de cet homme."

A mes côtés, Ulna soupire, comme pour confirmer mes dires, chose qui m'arrache un sourire amusé, puis une caresse derrière son oreille. Il serait simple de juste les laisser faire leur oeuvre, et déchaîner dans cette ville une meute qui deviendrait assoiffé par l'appel d'un sang qui ne veut couler, mais je ne peux m'abaisser à ça. La meute ne peut sortir au grand jour, elle ne peut se mêler parmi les londoniens et les humains, elle est trop instable pour ça, trop capable du pire et bien trop aveuglée par l'envie de détruire. Dans mes veines, je ressens une gêne, une légère douleur que je chasse d'une simple contraction musculaire.

"Il suffit de se mettre en route et de lâcher les loups à ses trousses. Il regrettera alors que l'Enfer et les démons qui vont avec ne l'aient pas attrapé plus tôt."


Un jappement plus tard, je souris alors au corsaire, faisant un pas vers lui tandis que je cherche dans ma poche de quoi fumer.

"Et nous... Nous n'aurons qu'à attendre, comme le font les araignées dans leurs toiles, à patienter qu'un fil tremble et indique qu'une proie vient de s'y empêtrer."


Entre mes lèvres, je glisse une cigarette et l'allume sans peine pour mieux tirer dessus et ainsi arracher à la braise un ronronnement délicat, puis une volute gracieuse qui s'élève d'entre mes lèvres pour se perdre dans l'atmosphère.

"Les autres sont déjà sur sa piste, ils connaissent son odeur. Deux rôdent dans les rues, à la recherche de Cassandre, et un autre suit ta mère, histoire d'être sûr qu'elle soit en sécurité."


La vérité est autre, si l'un suit cette femme, c'est pour s'assurer qu'elle n'est pas un problème de plus dont je devrais m'occuper. Il devient son ombre pour vérifier qu'elle est bien ce qu'elle est, un témoin et non une complice. Une femme sans manières qui a perdu son fils et non pas une manipulatrice qui pense pouvoir grâce à son âge tromper le coeur et la raison d'hommes tels que nous. Une autre volute de tabac m'échappe tandis que de ma poche je tire le mouchoir qui fut un jour entre les doigts de la belle disparue, le jetant à Radius qui le saisit d'un claquement de crocs et qui file avant même que je n'ai le temps de prononcer ce que lui a senti dans ma chair.

"Trouvez-là."


Mais un seul s'élance. Ulna ne fait que lever la tête vers moi et couiner avant de s'assoir à mes pieds, me faisant entendre qu'elle souhaite rester en ma compagnie soit-disant pour veiller sur moi. "Non, pour te protéger, Mathias. Protéger." murmure-elle au creux même de mes nerfs alors qu'elle bat doucement de la queue. En silence, je décide de ne pas insister et me tourne à la place vers mon ami, lui offrant un sourire terriblement discret.

"Les loups vont arpenter pour nous les rues, traquer son odeur et ses habitudes. Nous ferions mieux de monter dans un fiacre et de charmer le cocher pour qu'il parle. Ainsi avec un peu de chance, nous tiendrons notre homme avant l'aube."


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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Jeu 15 Mar - 3:12

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Chasing the moon
Un fantôme de sourire répond à celui, discret, de Mathias, alors que James l’écoute évoquer les capacités de ces loups nés de sa magie. Sans doute comme la colère qui doit être celle du sorcier lorsqu’elle s’éveille, le corsaire ne doute pas que sa meute est aussi impitoyable que brutale, expéditive dans l’accomplissement de sa volonté. Après avoir senti l’air s’alourdir et à voir le sang qui imbibe le bandage froissé de son ami d’un riche écarlate, il ne fait plus de doute que d’autres loups ont rejoint les deux premiers et qu’une traque bien organisée est lancée.

- Tu n’avais pas réellement besoin de moi.

Constat qui ne froisse pas le corsaire, qui espère que Mathias finira par percevoir qu’il est loin d’être le bon à rien qu’il aime se dépeindre à lui-même. Un autre mince sourire vient accompagner une brève caresse au dos du plus jeune, pour l’encourager, le féliciter, lui témoigner un attachement tout aussi silencieux que le reste, alors que les yeux de James se tournent vers l’endroit où Emily a disparue.

- Ne l’appelle pas comme ça. Pas quand d’autres oreilles que les nôtres peuvent entendre …et ne la tue pas, s’il-te-plaît. Elle est la seule chose qui me prouve que je ne serai plus jamais vulnérable et à la merci de quelqu’un.

Si son regard pouvait traverser les ombres et la pierre de l’endroit où leur blonde informatrice s’est réfugiée, il la transpercerait sur place de cette haine contenue maintenant qu’il l’a regardée droit dans les yeux après toutes ces années. Avec le temps les souvenirs ravivés ce soir retourneraient dormir et se feraient oublier. Impossible qu’ils disparaissent; on ne pouvait pas effacer ce genre de marques sur l’esprit, ils rôderaient toujours en bordure de la conscience, prêts à frapper, mais ne resteraient au final que les ombres créant les nuances plus foncées du bleu des yeux de James. Des ombres, qui ne pouvaient plus faire de mal, et rien d’autre.

- Tu restes avec moi cette nuit. Peu importe ce qui arrive.

Ce n’était pas une question. Ce n’était pas non plus un ordre. Une demande. L’affirmation qu’il a besoin de la présence de cet ami si précieux et unique près de lui, demande qu’il ne sait pas formuler autrement qu’en ces six mots pouvant être interprétés de bien des façons. C’était un murmure à peine audible avant que James ne s’éloigne et siffle une voiture, dont les bruits des sabots des chevaux ne tardent pas à se faire entendre avant même qu’elle ne se présente.

Ouvrant la portière du fiacre afin que Mathias et sa compagne lupine puissent y monter en premier, le corsaire a un petit sourire réellement amusé cette fois.

- Par contre la technique du charme je maîtrise moins. Je suis plutôt du genre à frapper pour que ça parle. Je te laisse mener l’affaire.


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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Lun 19 Mar - 14:20

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Je pourrais mentir et lui assurer que j'avais besoin de lui, mais je n'y arrive pas. D'un battement de cils, je me contente d'hausser une épaule quand il prononce cette vérité, la faisant éclater au grand jour comme pour tenter de me prouver que je suis capable de faire bien plus que je ne l'imagine. Alors certes, de son flair à lui et des ses méthodes je n'avais peut-être pas besoin mais ce n'est pas réellement pour cela que je suis venu le chercher en cette nuit. Ce n'est pas pour sa réputation de traqueur que je suis venu toquer à sa porte mais uniquement parce que je ne pouvais me lancer ainsi sur la piste de mon amie sans lui à mes côtés, et sans l'assurance de savoir qu'il pourra faire ce qui est nécessaire si jamais la situation venait à se faire du sable entre mes doigts et que dans la faiblesse de ma magie je me réfugie, pour mieux m'envelopper dans ses instincts et ainsi lui laisser le champ libre pour s'exprimer, au péril de ma vie et de celle de ceux qui pourraient se trouver sur notre chemin. De James j'avais et j'ai toujours besoin mais en effet, du corsaire capable de traquer ses adversaires, je n'en avais aucune utilité. C'est par un besoin purement égoiste que j'étais venu le chercher et c'est par ce même besoin que je me fais docile et souriant quand à mon oreille il murmure une promesse qui ne m'arrache rien de plus qu'un hochement de tête et un frisson qui se fait la vipère entre mes vertèbres. Ainsi, en silence, je termine ma cigarette alors que James s'occupe de héler un fiacre dans lequel nous grimpons rapidement, Ulna en première, puis moi et enfin le corsaire. Je m'installe face à mon compagnon et laisse la louve se rouler en boule à mes pieds comme elle le peut, ses orbites vides se posant de temps à autre sur James, dont elle hume le parfum avec prudence pour mieux me faire ressentir ce qu'elle éprouve pour l'homme qui semble, selon elle, décidé à prendre sa place dans ma vie. "Puissant. Aimant. Tendre. Craintif." Tant de sensations que je balaye d'un battement de cils, d'une expiration discrète qui devient un sourire que j'offre à James.

"Ne t'en fais pas, le charme c'est ma spécialité."


J'inspire quelque peu et me redresse, croisant les jambes avec élégances tandis que de l'extérieur, la voix grave et un peu grasse du cocher me parvient, se faisant une demande pressée qui est le quotidien des hommes de son métier.

"Il se fait tard... Où voulez-vous que je vous dépose, Messieurs ?"


J'aimerais déjà être en mesure de lui donner une réponse qui ne sera pas trop vague, mais de la meute, je n'ai pour l'instant rien, à part la frénésie et l'allégresse d'une chasse que les loups aimeraient savoir éternelle. Alors, après une seconde à hésiter, je finis par élever la voix à mon tour, laissant celle-ci se faire de velours pour l'homme qui doit venir à penser que nous l'avons hélé dans le simple but de rejoindre le lieu de perdition dans lequel nous serons certains de trouver tout les plaisirs qui manquent à notre existence.

"Voyez, c'est bien là le problème... Nous devons retrouver un ami à nous pour une soirée mais..." J'esquisse un léger rire qui ne vit que dans ma gorge et qui sonne comme le ronronnement d'un félin. "Je crois que nous avons abusé de l'absinthe et... Nous avons du mal à nous souvenir où ce charmant gentleman habite."

Presque nerveusement, je commence à jouer avec la chevalière dans ma poche, et finis par l'enfiler à mon index tandis que le silence du cocher me fait regretter d'avoir parlé d'un alcool dont j'aurais bien besoin en cet instant. Finalement, celui-ci me répond en grommelant, surement agacé que je ne sois pas le premier jeune homme quelque peu enivré qu'il ramasse sur le pavé.

"C'est gênant cela, Monsieur."

J'hoche de la tête, les épaules légèrement tendues.

"Terriblement... Mais... Peut-être pourriez-vous nous aider... Voyez notre ami est plutôt du genre reconnaissable, si élégant que les femmes ne l'oublient pas. Avec des yeux ambrés et une beauté naturelle qui fait chavirer les coeurs..."

Une fois de plus, seul un silence me répond. Je grogne légèrement et avant que je n'ai le temps d'ajouter quoi que ce soit d'autre, l'homme finit par marmonner quelques mots qui suffisent à me redonner le sourire.

"Vous devez parler du jeune français... J'ai plus son nom mais... Je le croise souvent. D'habitude il ramène ses invités lui-même... Mais bon, si vous avez abusé de l'absinthe, ça m'étonnerait pas que vous vous soyez perdus."

Je me retiens de rire.

"Donc j'en déduis que vous nous conduisez chez lui ?"


Le bruit des sabots sur le pavé se fait la réponse dont je n'avais pas tant besoin. Fier de moi, j'arbore un sourire victorieux tandis qu'après avoir tiré les rideaux du fiacre, je viens m'installer sur les genoux de James, afin de pouvoir murmurer contre sa bouche des mots que lui seul pourra entendre.

"Alors charmé ?"

Du bout des temps, je viens mordiller cette lèvre offerte tandis que d'une main, je commence à caresser sa nuque, sous le regard de la louve qui à mon esprit grogne que ce n'est pas le moment de se laisser enivrer par un sentiment d'accomplissement. Ainsi, je le séduis, le tente et me fait sur ses cuisses ce démon de la tentation, cette douceur interdite qui épouse si parfaitement les courbes de son corps et qui de sa main libre vient caresser la courbe de son crochet pour s'y piquer le doigt et ainsi faire perler une goutte de sang qui sur le plancher de la berline finit par s'écraser. Au corsaire, je ne vole qu'un baiser, qu'une attention sulfureuse qui se fait une demande suppliante, une exigence que je signe de mes lèvres, avant de me reculer et de lui échapper, le regard embrumé par l'envie que cette nuit, il me garde à ses côtés et fasse en sorte de laver mon être de ses souillures.
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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Mer 21 Mar - 3:35

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D’un œil amusé, James observe Mathias déployer ses talents d’acteur et de charme envers le pauvre cocher. Il y croirait, à l’homme trop abîmé par la liqueur traîtresse, au jeune homme dont le seul souci était de faire durer encore un moment les plaisirs enivrants. Le discours léger, vaporeux, avec les hésitations qui laissent deviner un état semblable amène un léger sourire au corsaire qui serait bien en peine de mener un tel acte, et surtout avec autant de grâce. Et si James a douté que le stratagème réussisse, il doit s’incliner alors que la voiture se met en branle.

Surpris, il accueille le sorcier qui se fait audacieux, bien plus charmé de voir le fond de son regard briller de cette étincelle de fierté que par le numéro précédent, qui était non négligeable tout de même. Sa main valide ne tarde pas à se glisser à la taille svelte de Mathias, ses lèvres cherchant les siennes et y trouvant brièvement refuge. La soirée a été beaucoup plus éprouvante qu’il n’aurait pu le croire, et de se retrouver un moment, loin des regards et des gens, partager une brève intimité avec un être dont il n’a pas à toujours se méfier, est une accalmie pour des émotions dont il ne voulait pas. Il profiterait bien encore un moment, mais ce démon s’éloigne aussi rapidement qu’il est arrivé, ne laissant que le sang qui s’est échauffé dans ses veines, et une promesse que James formule à haute voix, un reproche, une confirmation qu’il ne se feront pas une partie d’échecs une fois cette affaire terminée.

- Toi, t’attends pas à dormir paisiblement tout à l’heure.

Au tour de James de se caler contre la banquette du fiacre et de croiser une jambe, pas avec autant d’élégance que son cadet, la cheville posée sur son genou, alors qu’il dévore l’autre du regard. Moment de distraction, il lève le bras gauche pour voir ce que le sorcier est allé trafiquer sur son crochet et de l’index il va en essuyer la pointe là où une bribe de liquide carmin laisse sa trace sur sa peau. Haussant un sourcil mais ne disant rien, James porte son index à sa bouche pour en retirer le sang, et laisse sa langue traîner sur sa lèvre un instant. Quelqu’un allait être tendrement malmené ce soir.

Mais pour l’instant et avant tout le reste, la voiture finit par s’arrêter devant une de ces grandes maisons qui semblent avoir poussé dans la ville au détriment de tout autour. Une haute clôture de fer forgé cercle son enceinte, et une végétation abondante cache les fenêtres du rez-de-chaussée aux regards des curieux. Pourtant, quelques lumières se laissent deviner derrière les rideaux tirés. Les lieux sont calmes, comme on peut s’y attendre dans ce quartier paisible de la ville à cette heure. Descendant en premier, James laisse d’abord à Mathias de quoi payer la course, sa tête étant moins mémorable que celle d’un pirate aux yeux tracés de noir et qui n’a qu’une seule main. James et la subtilité… quand bien même il le voudrait…

Une fois la voiture éloignée en quête de nouveaux passagers à escorter, l’ancien pirate se rapproche de Mathias et l’attire dans un pan d’ombre, là où ils seront moins aisés à remarquer que directement sous un lampadaire.

- Ulna perçoit quelque chose? Ton amie est là?

Lui de son côté s’intéresse surtout aux divers moyens d’entrer dans cette maison autrement que par la porte principale et sans se casser la gueule sur cette grille bien trop haute pour être escaladée. En escaladant le portique de la maison voisine et en grimpant sur la large branche basse du chêne centenaire tout près… il serait possible d’aboutir dans le jardin de la demeure ciblée, mais peut-être pas aussi aisé pour les loups…


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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Sam 24 Mar - 13:54

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Un sourire est bien tout ce qui m'échappe quand d'un murmure chaud et sulfureux, il me fait la promesse de garder mon corps et esprits éveillés jusqu'à l'aube, sous-entendant sans honte ou crainte d'un refus, il malmènera tendrement l'être pourtant peu séduisant que je suis, faisant de ce fait miroiter baisers et caresses passionnés, marques qui sur ma peau livide pourraient fleurir et parsemer les courbes de mon être d'une myriade de roses et d'hortensias qui formeraient un jardin des plaisirs nocturnes, un bouquet du vice et de la luxure que je me devrais d'enterrer sous des couches de vêtements, afin qu'une fois le jour venu, je puisse prétendre n'avoir été qu'un bien sage enfant. D'entre mes lèvres, je laisse échapper un léger soupir, une expiration délicate qui fait relever la tête à Ulna, dont le museau écorché vient se poser sur mes genoux tandis qu'elle se redresse avec l'élégance de la plus sauvage des panthères, et plonge son regard dans le mien, murmurant doucement à mon esprit des sensations et des impressions qui n'ont pour effet que de me donner l'envie de la prendre dans mes bras et de la serrer jusqu'à en faire disparaitre le monde autour de nous. "Je sais, Mathias. Je sais. Nous savons." soupire-t-elle avant de grimper sur mes genoux et de délicatement lécher ma joue pour mieux poser son immense tête sur mon épaule, tournant de ce fait définitivement le dos à celui qui fait pourtant l'effort de nous suivre dans nos péripéties nocturnes. Du coin de l'oeil, j'observe un instant James avant de clore mes paupières et de m'enfoncer un peu plus dans un silence qui est chez moi une certitude. Il y a des soirs, j'aimerais pouvoir ne faire qu'un avec la meute, me perdre totalement en eux et laisser nos corps ne faire qu'un. Sous la peau fine et la fourrure épaisse qui recouvrent leur carcasse famélique et pourtant puissantes, j'aimerais avoir le droit de glisser mes phalanges, puis mes poignets, jusqu'à complètement me fondre dans le corps de l'un deux pour ne plus exister dans l'inconscient de ces animaux démoniaques, qui ainsi, pourraient librement chasser éternellement dans les rues d'une ville qui apprendrait à les craindre et à faire d'eux des entités qu'il faut vénérer. En cet instant, dans la chaleur que dégage Ulna, j'aimerais me perdre, m'abandonner complètement et lui laisser les rênes de mes propres pensées, ne devenant pour elle plus qu'une ancre qui à jamais ferait d'elle une chose de ce monde, un être de chair et de sang, une créature légitime que personne ne pourrait renvoyer ou estomper. A mon oreille, je sens son souffle, puis le bout de sa truffe tandis que dans un recoin de mon cerveau, c'est un grondement délicat qui me parvient, une réprimande gourmande qui ne parvient qu'à m'arracher un sourire terriblement triste. "Mathias est la meute. Sans lui la meute n'est rien. La meute est Mathias."

J'entrouvre les lèvres, mais rien ne vient, pas même une expiration, à peine une inspiration alors que le fiacre s'arrête et interrompt sa course, coupant de ce fait court à cette étreinte malsaine que nous partagions pour mieux me ramener à cette nuit et à ce monde au sein duquel j'évolue en errant simplement, à la recherche du moyen le plus efficace pour fuir à nouveau une réalité qui ne me semble pas appropriée. Par la fenêtre de la berline, que James quitte en premier, Ulna sur les talons, je m'autorise un instant de contemplation, un moment succinct durant lequel, je laisse mes prunelles se perdre sur l'architecture somptueuse bien qu'un peu moderne pour notre époque, dont se pare la demeure de ce fameux jeune français au regard d'ambre. D'un froncement de sourcils, je m'étonne de constater que de bien des fenêtres filtre une lumière puissante, signifiant que si l'hôte de cette maison est bien le monstre que nous cherchons, celui-ci apprécie soit la compagnie, soit est suffisamment arrogant pour se cacher en plein jour. Après un léger étirement, je quitte à mon tour le fiacre et fais mine de chanceler jusqu'au cocher, glissant ainsi dans sa paume ouverte quelques pièces, restes d'un vol effectué dans l'un des manteaux de mon père, quand celui-ci avait été assez idiot pour abandonner dan ses poches quelques billets surement récupéré après une course en ville. Sans chercher à s'épuiser en politesses qui sont désormais inutiles, le cocher s'éloigne, semant derrière-lui, sur les pavés de la ville, l'écho de la course de son cheval, donnant ainsi l'impression qu'au travers du brouillard nocturne de cette cité, erre un destrier solitaire qui ramasse les âmes égarées pour les mener à bon port. Un soupir m'échappe tandis que je lève le nez au ciel, grimaçant légèrement face à la fraîcheur soudaine de la nuit alors que James m'attire dans une ruelle obscure, m'arrachant de ce fait un ronronnement déplacé.

"Oh, je ne pensais pas que le tout à l'heure allait être maintenant."

D'un battement habile de la paupière, d'un clignement taquin d'un oeil, je mets fin à cette idiotie de ma part, tandis qu'au loin, Ulna veille, rôde près de la grille de la demeure tout en humant un air qui chez elle n'éveille à mon oreille qu'un grondement menaçant qui me fait instinctivement retrousser les lèvres et dévoiler la pointe de mes canines, comme si Ulna s'exprimait au travers de ma personne, empruntant un instant ma bouche pour en faire couler ses mots.

"Elle est là. Ou tout du moins elle l'a été. Les autres arrivent."


Dans mes veines, sur mes nerfs et au sein de ma chair, je les entends, tout les quatre, s'acharner, hurler, claquer des dents, enivré par l'excitation d'un chasse à venir et d'un bain de sang qui pourra satisfaire leur faim. Au moindre battement de cils, je les vois, un à un, courir et s'élancer dans les rues, emportés par une frénésie qui fait s'accélérer les battements de mon coeur tandis que mon regard se pose sur l'immense portail en fer forgé.

"Il y a l'air d'avoir du monde… Pourquoi ne pas essayer d'y aller au culot ? Peut-être qu'une soirée a belle et bien lieu. Si c'est le cas, nous pourrons toujours entrer grâce à mon charme, si on nous claque la porte au nez… Eh bien je compte sur tes talents pour nous aider à nous y faufiler."

Ainsi, avant de sortir de l'ombre de la rue, je m'occupe de lisser les pans de mon costume et de recoiffer ma crinière pour mieux m'élancer d'une démarche souple et assurée vers le portail, au pied duquel je commence à élever la voix, dans l'espoir d'attirer l'attention d'un des personnels de maison. Et si un instant, je crains de troubler le silence de la nuit pour rien, la porte de la demeure finit par s'ouvrir, dévoilant au loin, dans l'encadrement de celle-ci, ce qui semble être le majordome. Sur mes lèvres se glisse un sourire tandis qu'à nouveau, je redeviens ce Mathias plein de charme, enjôleur et délicieux qui tenteraient de charmer tout ce qui est capable de respirer.

"Bonsoir ! Je crois que nous sommes en retard… Je voulais venir plus tôt mais mon ami ici présent est pire qu'une demoiselle, il lui faut des heures pour se faire une beauté."

Un léger rire m'échappe alors qu'au corsaire, je glisse un regard, amusé de voir quel sera sa réaction quand il verra que la piqure de toute à l'heure n'avait rien de complètement innocente.
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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Dim 1 Avr - 6:54

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Un regard amusé est tout ce qui répond à la facétie de Mathias sur le coup, parce que l’heure n’est pas à la plaisanterie. James ne se décide pas à savoir si la présence d’invités au sein de la demeure de leur cible est une bonne chose ou non… D’un côté, une foule de gens peut être facilitant. De l’autre, si tous ces gens se connaissent bien… ou s’ils se révèlent débarquer en pleine réunion de vampires… ou de créatures encore plus cauchemardesques que ces suceurs de sang…

Maigre consolation, la louve infernale du sorcier confirme que la jeune femme qu’ils recherchent est là, ou qu’elle l’a été récemment. Et si le corsaire n’est pas certain de l’idée de jouer d’audace de la part de Mathias, il le suit tout de même question de surveiller ses arrières. Les soirées mondaines ne sont… vraiment pas le genre de milieu où il se sent à l’aise, alors de devoir faire semblant, en terrain inconnu, face à un ennemi inconnu… James affiche tout de même son sourire le plus charmant lorsque son compagnon de galère prend les devants et tente d’amadouer le majordome de ses paroles mielleuses. Son bras gauche est replié dans son dos, aussi bien cacher une potentielle arme et un moyen de l’identifier beaucoup trop facilement aux yeux du domestique. Misère. Avoir su qu’ils auraient à frayer avec la bourgeoisie, il aurait utilisé sa main automate, et des vêtements beaucoup plus banals.

Mais bien vite le charme de Mathias se retrouve avec la porte claquée à leurs nez, et pour donner le change James donne une tape dans le dos du jeune homme à ses côtés, alors que le majordome s’éloigne.

- Je t’avais dit que tu te trompais de quartier. On a l’air malins maintenant…

Et feignant entraîner un ami aviné avec lui, James attrape le bras du plus jeune vers la rue, qu’ils descendent d’un pas régulier, comme deux hommes cherchant la bonne adresse, jusqu’à ce que le corsaire relâche le bras ainsi capturé pour souffler son plan à mi-voix.

- Je connais ce genre de demeures. Contournons le pâté de maisons pour passer par la cour arrière sans nous faire repérer. Les domestiques ferment rarement leurs accès pendant ce genre de soirées, nous devrions trouver une grille de service ouverte, et nous infiltrer à l’intérieur par les entrées des serviteurs. Sinon certaines maisons voisines sont suffisamment proches de la grille pour que nous puissions escalader et passer par-dessus; mais ce serait bien que tes loups puissent nous accompagner. Nous trouverons une porte ou une fenêtre à forcer afin d’entrer.

Mais il devient rapidement évident qu’ils n’ont pas affaire à la demeure bourgeoise typique, avec des domestiques qui sont plus ou moins soigneux de la sécurité de leurs maîtres. La grille d’accès arrière est verrouillée et tout aussi haute que le reste de la clôture; infranchissable sans attirer l’attention. Heureusement, vu l’heure de la nuit, la demeure voisine repérée plus tôt par James est plongée dans le silence, et offre un accès périlleux mais certain vers le jardin entourant leur cible. Entraînant à nouveau Mathias à sa suite d’une ombre à l’autre, se déplaçant sans faire un bruit comme le petit voleur qu’il a un jour été, James s’arrête et s’accroupit sous le portique voisin, dont une des colonnades de bois offre des prises intéressantes pour grimper.

- Vu tes bras de poulet, je passe en premier et je t’aiderai à te hisser. Sois sage, qu’il lui dit en un murmure en le gratifiant d’un clin d’œil complice.

Vous avez déjà essayé d’escalader avec une seule main, et un crochet dans l’autre vous? Heureusement James est habitué, plantant son crochet à quelques endroits dans la colonnade le temps de changer son poids de prise et de progresser vers le haut, serrant les dents à chaque éclair de douleur dans ce qui reste de son avant-bras gauche, et terminant de se hisser sur le toit du porche de son bras droit. À peine le temps de souffler que le corsaire fait signe à Mathias de grimper à son tour, lui tendant sa main valide pour lui faciliter l’ascension sitôt qu’il est à portée.

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Dernière édition par James Hook le Lun 2 Avr - 7:33, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Dim 1 Avr - 21:48

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Je ne pourrais dire ce qui est le plus blessant entre la porte qui nous est sèchement claquée au nez ou la remarque de James, qui loin de se faire compatissante est presque une moquerie qui me fait lever les yeux au ciel et regretter d'avoir tenté d'user de mon charme sur un autre que lui, sur un être qui visiblement n'y est pas sensible contrairement au corsaire. D'un soupir, je fais part de mon agacement tandis que bien docilement je me laisse entraîner par mon compagnon jouant de ce fait à la perfection mon rôle de jeune riche aviné qui court après les soirées illusoires sans se soucier du lendemain, là où Ulna trottine à nos côtés, la truffe en l'air et la queue légèrement en mouvement pour faire part de la joie qu'elle éprouve à retrouver les quatre autres loups, qui tentent de nous rejoindre au plus vite. Ainsi, dans un silence relatif, je me fais l'éconduit qui s'enfonce dans les ruelles d'une ville visiblement déterminée à le broyer pour mieux le recracher, le délicat partenaire de James, qui après quelques pas, lâche mon bras pour mieux me susurrer un plan qui parvient à me faire sourire et à ramener sur mes traits affables un semblant de contentement qu'il est pourtant rare d'observer chez moi ses derniers temps.

"Je devrais éviter de poser une question dont la réponse semble évidente, mais par simple envie de t'entendre le dire, permets-moi de le faire... Ce n'est pas la première fois que tu fais ça, pas vrai ?" Je ris légèrement, laissant mon hilarité disparaître sous le couvert de la nuit londonienne et se faire dévorer par un silence nocturne qui n'est bien perturbé que par la respiration lourde de la louve qui se tient à mes côtés et par le feulement d'un chat qui vient d'être dérangé par un autre de mes loups. "A combien de soirées de la bourgeoisie et noblesse anglaise le grand capitaine du Jolly Roger s'est-il infiltré pour mieux faire les poches d'une jeunesse dorée qui ne demanderait qu'à devenir la victime de ses charmes ?"

Beaucoup trop à mon avis, suffisamment pour que j'en pâlisse d'envie de lui demander si il a un jour dérobé quoi que ce soit de précieux à l'une de mes connaissances. En silence, et alors que James me fait m'enfoncer un peu plus dans les ténèbres de cette rue, voilà que je commence à l'imaginer se faire ce pillard de l'ombre, ce séducteur de la nuit qui dans les voilages d'une demeure devient le cavalier de la ruse, un agent de la tromperie dont le seul but est de conquérir les coeurs fragiles de demoiselles désireuses de s'encanailler le temps d'une soirée pour mieux venir dérober les perles qui se trouvent dans leurs yeux et autour de leur cous de cygne. Un léger sourire aux lèvres, voilà que je fais de ses actions frauduleuses une romance qui me fait un instant songer qu'il aurait pu sur moi faire de même, qu'au détour de mes poignets, il aurait pu me délester d'un rubis ou deux pendant que ses lèvres auraient été occupées à cueillir mes soupirs et autres envies. Un instant, oui, je viens à songer que j'aurais pu être l'une de ses victimes avant de chasser cela au loin quand James désigne la porte dérobée que nous allons emprunter pour nous inviter à cette fameuse soirée. Un léger grognement m'échappe quand je vois l'ascension qui va être la nôtre, et ne peut m'empêcher de faire part de l'agacement certain que je ressens à l'idée même de faire le moindre accroc dans le costume que je porte en cet instant, qui si un jour fut à ma taille reste tout de même d'une facture couteuse qui explique son élégance certaine.

"Grimpe-vite, sinon j'arrêterais d'ordonner à Ulna de ne pas te mordre les mollets."

Au son de ma voix, la louve relève une oreille et se tourne vers moi, quelque peu étonné, presque, que je fasse part de ça à haute-voix à l'humain qui entame son ascension sans nous, là où le reste de la meute nous rejoint, se massant à mes pieds pour mieux réclamer des caresses que je n'offre que du bout des doigts, les yeux rivés vers un ciel qui se fait bien aveugle, je l'espère, sur nos intentions. Sans respirer, presque en apnée, je contemple ainsi la grâce étrangement brutale dont James fait preuve, n'entrouvrant les lèvres que pour en silence exprimer mon admiration à le voir être aussi agile malgré cette main manquante. Et quand celui-ci lui offre sa main pour l'inviter à le suivre, j'hésite un instant, recule presque avant de soupirer bruyamment pour ensuite tendre mon bras gauche à la meute sans jamais détourner mes prunelles de mon corsaire.

"Promets-moi simplement de ne pas faire comme mon frère qui adorait me dire qu'il allait me rattraper mais qui au final était celui-ci qui me poussait."

Le jeu n'avait été qu'une maladresse d'une fois, une tentative idiote d'expérimenter sur les réflexes de mes familiers qui n'avaient su être assez rapides pour me rattraper et qui comme notre chaperonne, avaient eu le déplaisir d'ensuite me supporter, quand au lit j'ai dû rester pour la semaine suivante, à cause d'une cheville fragilisée par la chute. D'un battement de cils, je chasse les souvenirs de cet après-midi d'été pour simplement me concentrer et rappeler à moi mes familiers, qui au lieu de disparaitre ou de nous attendre à l'extérieur, viennent sans peine se fondre dans l'ombre de ma personne, se réfugiant sous le couvert de ma silhouette pour devenir une masse informe dotée d'yeux et de crocs qui luisent dans mon dos et semblent se poser un instant sur James. Un frisson dévale mon échine en réponse à cette union temporaire tandis que j'attrape la main du corsaire, forçant nos deux paumes à se souder là où j'entame mon ascension, escaladant comme je le peux, malgré la faiblesse de mon être et le poids des loups qui sur mon dos se font d'impatientes créatures qui s'échappent à l'instant même où je me retrouve à mon tour sur le toit du porche. De là, ils bondissent en nuée, formant un instant une tache d'encre poisseuse qui dans l'herbe du jardin s'écrase pour mieux révéler la meute.

"Pire que des enfants."

Voilà ce que je murmure alors que je m'accroche au corsaire, les yeux rivés sur le sol afin de nourrir la sensation de vertige qui me serre déjà la gorge. Sous l'impulsion d'un instinct que j'aimerais pouvoir réprimer, je me love un peu plus contre James et retiens mon souffle, ma main toujours dans la sienne.

"On se retrouve en bas ?"

La question est rhétorique, presque inutile alors que je lui souris et lui vole un léger baiser avant de le pousser dans le vide, le forçant à chuter.

"Ca c'est pour avoir dit que j'avais des bras de poulet."

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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Lun 2 Avr - 8:13

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Un sourcil qui se hausse et un regard un brin désabusé est tout ce qui répond d’abord à la question plutôt rhétorique du sorcier. Au temps pour son envie de l’entendre dire ce qu’il sait déjà à son sujet. L’autre question par contre amène un air plus sérieux à James, un peu plus fermé également, et il préfère sur le coup se perdre dans l’analyse de l’escalade future, tout en recadrant de quelques murmures le jeune homme qui divague un peu.

- Aucune depuis que je navigue. Mais le gamin pauvre qui crevait de faim que j’ai un jour été a souvent volé les miettes tombées de la table des plus nantis pour survivre.

La vie n’est pas qu’un jeu Mathias, et peu ont la chance de naître sous une aussi bonne étoile que toi. Ce serait si facile de faire la morale au jeune noble qui, vraisemblablement, s’imagine des choses beaucoup trop romantiques au sujet de l’acte même de voler. Le vol par nécessité n’a rien de glorieux et est le témoin silencieux d’une misère dont bien peu voient le bout, et honnêtement James n’a aucune envie d’étoffer davantage le sujet, ni d’étaler à Mathias la pauvreté dans laquelle il a vu le jour. Il y a des leçons de morale qui ne gagnent rien à être faites, et des prises de conscience qui doivent venir des personnes elles-mêmes pour être marquantes.

Si un sourire amusé a répondu ensuite à la menace de mollets mordus par la louve, c’est un signe négatif de la tête et une main qui se fait sûre et solide qui hisse Mathias sur le toit du porche. Et il va sans dire que la démonstration à laquelle se plient les loups et leur maître, répondant ainsi à la problématique d’amener la Meute avec eux dans l’enceinte de la propriété, est plutôt impressionnante. Médusé de les voir se regrouper en une telle symbiose dans l’ombre du sorcier, puis s’en dissocier, toujours aussi peu habitué à cette magie qui il est inconnue dans ses multiples possibilités, c’est distrait et la garde baissée que James réceptionne le rapide baiser de Mathias, et qu’il a à peine le temps de murmurer un "quoi? " d’incompréhension avant de perdre l’équilibre. Et là, il ne reste que les réflexes: ne PAS étirer le bras gauche pour se rattraper de la pointe de son crochet comme il le fait souvent pour s’assurer une solide prise, vu que sa prise serait le corps du sorcier, tenter d’amortir sa chute en roulant une fois le sol atteint… et espérer ne pas se prendre cette haute clôture dans la gueule ou dans une jambe.

Heureusement pour James -et pour Mathias qui ne mourra pas assassiné sur place- les loups usent de Dieu seul sait quel stratagème ou capacité pour éviter au corsaire une mauvaise chute, ce qui n’empêche pas ce dernier de rester allongé sur le sol un moment, sur le dos, et le regard vers le ciel sans nuages et sans lune qui plonge la nuit dans une mer d’encre. James n’a pas de frère à proprement parler, et il ne peut pas comprendre cette allusion qu’a fait Mathias à ce frère qui l’avait un jour poussé au lieu de le rattraper mais il comprend clairement le lien avec le geste du jeune homme. Si c’est quelque chose que des frères font entre eux, entre frères d’armes, la seule fraternité que le corsaire connaît, on n’abuse pas de la confiance de l’autre de la sorte. Si la Meute peut sentir un sentiment clair qui se dégage de James en ce moment, c’est cette impression d’être utilisé pour divertir Mathias plutôt que pour l’aider dans cette mission qui semblait tant lui tenir à cœur. Et si cet agacement est rapidement poussé de côté, c’est pour recadrer le sorcier d’une question, un murmure, lorsque ce dernier l’aura rejoint dans le jardin.

- Mathias… est-ce que tu es toujours intéressé à retrouver ton amie?

Lui gueuler après et lui dire qu’il a manqué le tuer ne servirait à rien. Lui demander d’être sérieux aurait probablement le même succès. Même chose pour lui faire remarquer que s’il n’avait pas retenu son réflexe de chercher son équilibre, c’est un crochet en travers du corps et des jets de sang qui sortiraient de la bouche du sorcier en ce moment. Souligner que la demeure à quelques mètres d’eux était peut-être remplie de créatures malveillantes, ou d’humains bien normaux prêts à appeler la police, est selon James une évidence même qu’il ne comprendrait pas devoir expliquer à quelqu’un de l’intelligence de Mathias. Éviter de faire du bruit, que ce soit rire aux éclats comme il vient de le faire, ou le bruit de sa chute, être discrets, se confondre avec les ombres… c’est pourtant si évident pour James qui ferme les yeux un moment, le temps de soupirer, de donner un petit coup de tête contre le sol, le temps de chasser ce sentiment mitigé entre l’envie de foutre une solide claque dans la gueule du sorcier et celle de simplement s’en aller et le laisser se démerder tout seul.

Mais voilà, il a promis de l’aider, et malheureusement pour lui, il tient les rares promesses qu’il fait.

Donc, James se relève d’un mouvement souple et s’époussette négligemment, se raisonnant en se disant qu’il n’y a pas eu mort d’homme, et qu’il ne peut pas demander à Mathias d’avoir la discipline des hommes de son équipage. Revenant à la situation actuelle, il va attraper le menton du jeune homme entre son pouce et son index et lui adresse un petit sourire qui se veut rassurant.

- Ça va, t’en fais pas. Est-ce que tu peux envoyer deux de tes loups faire un repérage des alentours, à savoir s’il y a des gardes ou de la surveillance? Pendant ce temps gagnons l’ombre du mur là-bas, et commençons à chercher une fenêtre aisée à forcer ou une porte derrière laquelle il n’y aura personne.


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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Lun 2 Avr - 16:24

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Mon rire se fait un son joyeux, délicat et juvénile qui n'est que l'expression d'une candeur enfouie qui réside en mon corps et qui par instants est encore capable de secouer ma carcasse d'un souffle de vie plein d'un espoir que je me refuse à voir mais qui est un délice pour ceux qui ont la chance de l'observer. Perché sur mon toit, enveloppé du manteau de la nuit, je me laisse donc aller à cette hilarité pour mieux ignorer les grognements de James et les pensées de la meute, qui tente de me faire entendre qu'en cet instant, je suis bien le seul à m'amuser au milieu d'une chasse à l'homme qui demande un sérieux dont je ne suis pas capable. Car comme l'enfant qui se dissimule encore dans mon rire, j'ai bien trop de mal à observer l'angoisse et la douleur dans les yeux sans chercher à les voiler de légèretés qui apaisent l'esprit et l'âme. Le regard de la réalité je n'aime croiser et alors qu'à mon tour je me laisse tomber au sol, chutant avec une grâce que l'on trouve normalement chez les gamins peu soucieux de s'écorcher, pour mieux tomber dans l'étreinte de la meute, qui une fois de plus se change, perdant l'apparence des loups pour ne former qu'un seul être humanoïde, un colosse aux têtes multiples et nombreux crocs. Dans ses bras, j'atterris un instant et m'y prélasse, mes doigts enfoncés dans la fourrure presque liquide qui recouvre la charpente d'un corps puissant, avant de toucher terre et d'ainsi rejoindre James, qui sans perdre un instant, me gronde, faisant de ce fait disparaitre le sourire qui ornait jusque-là mes lèvres exsangues.

"Oui... Excuse-moi... C'était simplement bien trop tentant."

Je baisse légèrement les yeux, fixant l'herbe humide du domaine dans lequel nous nous infiltrons tandis que dans mon dos, la bête redevient la meute, mon groupe de familiers qui hument l'air et tentent d'attirer mon attention, juste afin de recevoir des caresses que je ne prodigue de toute façon que du bout des doigts. Une bouffée de culpabilité me saisit soudain, permettant de ce fait à mon sang de grimper jusqu'à mes joues et de colorer celle-ci d'une honte certaine, d'un remord qui n'est bon qu'à faire fleurir sur ma langue un arôme de déception bien trop familier. James a raison, le temps n'est pas à romancer les actions que nous effectuons sous le couvert de la nuit ou à se perdre dans des divagations ou autres jeux enfantins. Nous sommes comme les loups, sur la piste de la belle de nuit, à l'affut d'un prédateur que nous voulons savoir être notre proie. Un léger frisson m'échappe et avant que je n'ai le temps de m'excuser, ou tout du moins d'essayer, le corsaire vient m'attraper le menton et force nos regards à se croiser, faisant ainsi revenir dans ma cage thoracique une sensation plus neutre qui bien vite se fait chasser par l'excitation des loups à l'idée de faire des jardins de la propriété leur terrain de jeu. D'un hochement de tête, je libère la horde qui s'élance dans les ténèbres et disparait sans peine, se faisant autant mes yeux que mes oreilles, me rapportant le moindre signe de vie qui pourrait avoir l'envie de nous remarquer.

"Si il y a une fenêtre que nous devrions forcer, c'est celle de la bibliothèque. Personne n'y va normalement dans ce genre de soirées." Je me retiens d'ajouter que je dois bien être le seul à m'y absenter quand je ressens le besoin de créer un peu d'intimité pour mon ou ma compagne du moment. "De là on peut se frayer un chemin et ensuite se mêler au reste des invités. Moyennant malheureusement que j'use de ma magie pour que tu ne jures pas avec les convives."

Ou tout du moins qu'on ne parvienne pas à lire sur ses beaux yeux de biches que c'est un corsaire qui dans sa jeunesse a pris un malin plaisir à détrousser les gens de la haute pour ne pas mourir de faim. Ainsi, d'une moue légèrement boudeuse, je me mets en route avec lui, allant me dissimuler dans l'ombre d'un mur pour mieux laisser mes prunelles qui captent l'éclat de la lune se perdre sur la demeure aux fenêtres parfois illuminés quand elles ne sont pas plongées dans la plus sinistre des obscurités. Sur le bout de ma langue, je sens les odeurs, les saveurs que collectent les loups, grimaçant de temps à autres quand l'un d'entre eux déterre une saveur âcre qui me donne presque envie de cracher par terre.

"Quelques chose de mauvais et de surnaturel donne au sol un goût de sang."

En un murmure, je fais part à James de la crainte que je portais en mon coeur depuis notre rencontre avec sa mère, pinçant de ce fait les lèvres alors que je remarque au loin, ce qui semble être la verrière d'un jardin d'hiver. Je fronce un instant les sourcils et demande en silence à l'un des loups d'en faire le tour, obtenant ainsi après une minute pas plus une réponse qui m'arrache un sourire et me fait poser mes doigts sur l'épaule de James.

"Là-bas. Jardin d'hiver. Personne à l'horizon et Radius a poussé la porte pour nous, elle n'est pas verrouillée. Si ce n'est pas de la chance, mon James."

Par la main je l'attrape, l'entraînant de ce fait dans les pas de mes familiers, le faisant naviguer entre les ombres et les odeurs étranges qui me parviennent, et font monter par instant jusque dans ma bouche un peu de bile. A nouveau, je plisse le nez et m'engouffre ainsi sans attendre dans la jungle presque artificielle qui vit sous le couvert d'une charpente de verre, et au sein de laquelle, une fois la porte refermée derrière-nous, nous offre les arômes d'une contrée lointaine, d'un pays où pousse des fleurs aux couleurs chatoyantes et aux formes enchanteresses. Du regard, je caresse ainsi les feuilles immenses d'arbres qui promettent la venue de fruits que je n'ai jamais eu le plaisir de dégusté tandis qu'au loin les échos de la fête se font dévorer par les murmures d'animaux qui naviguent dans le dédale végétal et depuis leurs cachettes, nous observent très certainement, nous les intrus au milieu de cet écrin de verdure exotique. Bien des choses pourraient glisser d'entre mes lèvres mais tout ce que je suis capable de murmurer, c'est une expiration, un soupir qui devient ensuite une constatation que je fais à haute-voix.

"L'odeur est plus forte encore. Comme si nous étions dans le repaire d'une bête qui laisse ici pourrir ses proies."

"Serpent." Voilà ce que me murmure Radius dans notre dos alors qu'il montre les crocs, désignant de ce fait la mue d'une créature à taille humaine qui gît à quelques mètres de nous et me fait immédiatement prier pour que celle-ci n'appartienne pas à une créature qui pourrait ne pas apprécier que nous nous trouvions sur son domaine.
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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Dim 8 Avr - 9:31

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Un simple hochement de tête entendu clos le sujet des gamineries de Mathias du côté de James. Il va garder un œil sur le sorcier pour s’éviter d’autres facéties du genre, mais comme mentionné précédemment, perdre son calme et élever la voix contre celui qu’il considère comme son seul ami serait très contreproductif en ce moment, et plus tard, il sera justement bien tard pour faire la tête au sujet d’un détail. Vu comment les choses se déploient lentement, ils risquent d’être juste bien heureux d’être encore en vie après tout ça.

Et si le corsaire est d’accord avec la suggestion de Mathias au sujet de leur point d’entrée dans la demeure, il ne peut retenir un regard oscillant entre l’envie de rire et celle d’être froissé de la seconde suggestion qui s’ensuit. Oui, il sait qu’il ne joue pas dans la discrétion avec un crochet à la main gauche et ses vêtements bien éloignés des préférences des Anglais en la matière. Mais Mathias pense réellement qu’il se sent l’envie et la capacité de se mêler à l’aristocratie londonienne pour retrouver la belle Cassandre? Il se voit plutôt rester dans les ombres, au lieu d’aller saluer le danger d’un sourire. S’il était seul il pourrait se permettre d’être un peu plus téméraire, mais voilà, la vie du sorcier et de la jeune femme qu’ils recherchent sont dans la balance, et tant qu’il ne saura pas à qui ou à quoi ils ont affaire, il va être d’une prudence appliquée.

Se mouvant d’une ombre à l’autre, ils se rapprochent de la demeure en silence, guidés par la meute de Mathias qui assure leurs arrières et que leurs déplacements n’auront aucun témoin, jusqu’à ce fameux jardin d’hiver qui fait plisser le nez à James. Humidité et décomposition. Le genre d’odeur que l’on retrouve près de marécages ou dans les forêts tropicales dont les arbres sont si hauts et fournis qu’ils obscurcissent les rayons du soleil pour ne laisser qu’une faune en décrépitude sous leurs larges feuilles. C’est comme s’ils venaient subitement d’entrer dans un autre monde, et lentement le sabre de James est tiré de son fourreau, simple mesure de précaution, mais vous conviendrez que lorsque l’on a qu’une main, il vaut mieux planifier certaines choses qui se font beaucoup plus rapidement à deux mains. De quelques pas et de la pointe de sa lame, il évalue la taille de la peau blanchâtre laissée derrière par ce qui est manifestement un gros, très gros reptile; serpent ou lézard. Il n’est personnellement pas très fan de ce genre de bestioles, surtout l’extrémité munie de dents, et de crocs capables d’injecter du venin.

- Ne nous attardons pas inutilement.

Vu la taille des restes, il n’a aucune envie de croiser le reptile. Se frayant un chemin à travers la verdure, s’assurant que Mathias est sur ses talons, James localise une porte qui sépare le jardin d’hiver du reste de la demeure. Heureusement la pièce attenante au jardin est plongée dans la pénombre, car la porte verrouillée représente un contretemps qui pourrait attirer l’attention sur eux.

- Je m’occupe de la porte, tu surveille pour tout bruit ou mouvement suspect.

Épée posée au sol en prenant soin de s’exécuter en silence, James entreprend de déloger le carreau vitré le plus près de la poignée, s’aidant d’un de ses couteaux de lancer et de la pointe de son crochet pour retirer tout d’abord la mince baguette encadrant le carreau, puis pour faire bouger ledit carreau, suffisamment pour être capable de glisser la mince lame du couteau entre le verre et le bois, et tirer vers lui d’un coup sec, cassant ainsi une partie de la surface sans faire réellement de bruit. Procédant avec minutie, le morceau sectionné est posé au sol, suivi d’un autre, jusqu’à ce que le carreau soit complètement retiré, donnant ainsi accès au verrou placé de l’autre côté de la porte.

Par contre, l’opération prendra un certain temps…




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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Dim 8 Avr - 16:02

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Je déteste la sensation étrange qui se permet en cet instant de me saisir à la gorge, de faire de mon souffle un souvenir lointain, une nécessité qui se fait un acquis que je perds tandis que derrière-moi, je sens la meute évoluer, avancer à un rythme coordonné qui lui permet de parfaitement prendre connaissance de la demeure, là où Radius se fait à mes côtés un soutien de plus, une ancre qui m'empêche de vaciller pendant que James inspecte la mue du serpent immense qui rôde surement au milieu de ce jardin exotique qui doit être son royaume. Un instant, je cesse de respirer, laissant l'humidité ambiante m'envahir et me donner l'envie urgente de me fondre simplement dans les courbes de la meute, de ne devenir qu'un loup de plus qui aurait les armes nécessaires pour affronter ce qui pourrait très bien ramper en cet instant dans les ténèbres de cette jungle épaisse. Un instant, je songe à fuir, mais je finis par emboîter le pas à James, le suivant de prêt pour rejoindre la porte, Radius sur les talons et le coeur au bord des lèvres. Contre le mur, je m'appuie nerveusement, laissant mon échine épouser la courbe du bois sombre tandis que mes prunelles se perdent dans la contemplation du mur végétal sous le couvert duquel le prédateur doit évoluer en silence, surement à l'affût de l'instant rêvé pour frapper. "Nous sommes là. En sécurité." murmure l'un des loups à mon esprit dans l'espoir de chasser peut-être la sueur glacée qui perle déjà sur le haut de mes épaules et qui menace de bientôt rouler jusqu'à la cambrure de mes reins. D'un battements de cils fugace, d'une inspiration profonde, je tente de me calmer, écoutant les cliquetis du verre qui est brisé avec délicatesse, ne murmurant que lorsque je suis capable de cesser de trembler et de m'inquiéter pour ce qui n'est visiblement toujours pas décidé à se manifester.

"Il faudra que tu m'apprennes."

A James, je ne glisse qu'un sourire et un rapide coup d'oeil, tentant de sembler décontracté quand en réalité, je suis dévoré par l'envie de fumer histoire de terminer de tuer l'angoisse qui s'amuse à m'étrangler.

"Ca pourrait s'avérer utile quand je n'arrive pas à crocheter une serrure."


Je me retiens d'ajouter que j'ai dû apprendre pour plaire à un père qui me voulait voir exceller dans tout les domaines et qui malheureusement à dû accepter le fait que malgré toutes les qualités qu'il était capable de m'insuffler, je n'étais bon qu'à forcer les serrures les plus simples et que face à un mécanisme trop complexe, je préférais user de ma magie pour enfoncer ladite porte sans la moindre élégance ou once de discrétion. A la place, je me contente de défaire pour de bon le bandage sur mon poignet, révélant ainsi la plaie qui cicatrise difficilement et qui jure presque sur le blanc cadavérique de ma peau livide, pour mieux la rouvrir et tâcher le bout de mes doigts de ce sang sombre que Radius observe avec grand intérêt.

"Une fois dans la demeure, je propose que l'on se sépare. J'irais me mêler aux invités avec Radius, le reste de la meute restera dehors et ne nous rejoindra que si nous en avons besoin, pendant que tu pourras explorer le reste de la demeure. Je sais comme la noblesse anglaise te donne la nausée, alors je me chargerais d'en apprendre plus sur eux."

Dans le dos de James je me glisse, laissant mes doigts ensanglantés se promener entre ses omoplates, passant du creux de celles-ci pour trouver le mont de ses vertèbres. Sur le cuir sombre de son manteau, je laisse des traînées de mon sang, qui reste un instant avant de se fondre avec la fibre même de son vêtement pour ne laisser qu'un glyphe ésotérique qui n'est visible que si l'on cherche à l'effleurer du bout des doigts. D'un murmure, je le rassure alors que je me redresse et reprends ma place à ses côtés.

"Avec ça tu pourras sans peine te confondre dans les ombres de la demeure. Les regards vont se détourner de ta personne, tu vas être une illusion qui n'existe que dans l'angle mort de leur vision." Je marque une légère pause le temps de soupirer. "Et promis, je te retire ça dès que possible."

En espérant que ça ne me fatigue pas trop, que ça ne me demande pas de puiser dans des réserves qui sont déjà bien entamés par la présence de la meute et par ce sort maintenant qui enveloppe sa personne. Dans les jours à venir, je paierais l'utilisation non raisonnable de ma magie, en passant surement de longues heures à osciller entre inconscience cauchemardesque et conscience nauséeuse qui me feront regretter d'être encore en vie, mais en cette nuit, je n'ai pas envie de me retenir, de mettre en jeu la vie de quelqu'un par simple crainte de ne pas préserver la personne décevante que je suis. En cette soirée, je suis déterminé à faire couler tout le sang nécessaire tant que cela permet à Cassandre de rentrer saine et sauve à la Perle Noire. D'un soupir, je comprime à nouveau ma blessure pour ne pas gâcher la moindre goutte de sang tandis que face à moi, je vois Radius s'assoir et battre doucement de la queue, visiblement serein malgré notre intrusion. Pour lui, je fronce les sourcils, lui demandant d'un léger mouvement de tête ce qui se passe pour qu'il soit aussi calme pour mieux rire quand sa réponse me parvient en un jappement presque joyeux. "Les serpents ne mangent pas les loups." La logique qui se cache derrière cette réflexion m'amuse, tandis que j'entends finalement le verrou s'ouvrir et la porte se faire notre entrée sur cette soirée possiblement décadente et surement mortelle. Vers James je me tourne alors, l'attirant à moi pour un rapide baiser avant de murmurer.

"Par pitié sois prudent." Contre ses lèvres, j'émets un aveu angoissé qui bientôt se mue en une recommandation plus sérieuse. "Si tu trouves quoi que ce soit, viens me chercher. Ne joue pas les héros dans le simple but de me protéger ou je ne sais quoi. Je ne suis pas faible et je ne suis plus un enfant." Un instant je croise son regard avant de m'éloigner, retirant ma main qui se trouvait jusque-là sur son torse pour mieux quitter le jardin d'hiver, Radius sur les talons.

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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Ven 20 Avr - 3:14

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Mathias

Chasing the moon
Méthodiquement, et comme si un serpent géant ne menaçait pas de bondir de la verdure étouffante pour fondre sur eux, James poursuit sa tâche afin de dégager un accès suffisamment grand pour qu’il puisse glisser sa main jusqu’au verrou intérieur de la porte. Un coup d’œil peut-être vers Mathias près de lui qui semble encore plus pâle qu’à l’habitude, une esquisse de sourire à son commentaire, et les yeux bleus du corsaire retournent à leur délicate tâche.

- Disons que c’est pratique quand il ne te reste qu’une main ou que tu n’as pas d’outils, mais crocheter reste plus discret.

Il avait appris sur le tas à forcer portes et serrures, fenêtres, remises et entrepôts quand il était gamin. La technique n’était pas très raffinée, mais la fin justifiait les moyens. Il n’est pas mécontent de ne plus avoir à utiliser ce genre de connaissances aujourd’hui… mais comme quoi notre passé n’est jamais très loin, particulièrement ce soir il semblerait.

Par la suite, alors qu’il termine de retirer les derniers morceaux de verre dans le silence le plus religieux possible, James fronce les sourcils à mesure que le sorcier lui débite son plan. Il n’aime pas ce plan. Il n’aime pas l’idée que Mathias aille folâtrer avec un potentiel danger inconnu d’eux. Certes, le jeune homme est le plus doué pour donner la réplique et pourra de par son statut de noble de nature dissipée expliquer aisément sa présence… bon à moins d’être à la soirée féminine du club de lecture de la Bible, sans doute. Serrant les dents pour se retenir de détruire le plan de son ami et lui faire croire qu’il le pense faible et sans défense, James dépose le dernier morceau de verre sur le sol, et tourne la tête pour essayer de voir ce que trafique Mathias dans son dos. Inutile de mentionner que le corsaire se raidit dès qu’il sent des doigts l’effleurer, glisser dans son dos, et pour peu il se serait retourné brusquement si le sorcier n’avait pas eu la sagesse de le rassurer sur ce qu’il fait. Un regard de reproche est la seule chose que James formule, en silence, trouvant son ami bien déraisonnable d’ainsi user de ses précieuses énergies sur lui. Se redressant au lieu de faire la morale à quelqu’un qui n’en a pas besoin, le corsaire faufile sa main valide dans l’ouverture patiemment créée, et tâtonne quelques secondes à la recherche du verrou, qui annonce qu’il ne garde plus rien fermé d’un discret cliquetis.

Mais avait qu’il ait pu murmurer quoi que ce soit, James réceptionne un Mathias préoccupé à ses lèvres, et empêche ce dernier de filer comme il l’avait planifié d’un bras solidement passé à sa taille, et il pose brièvement son front contre celui du sorcier.

- Si je pensais que tu es un faible enfant, nous ne serions même pas ici pour commencer. Sois prudent aussi… et j’aimerais qu’Ulna m’accompagne. Elle pourra t’avertir si je trouve Cassandre ou si je suis dans le pétrin, et pourra faire de même s’il t’arrive quelque chose.

Il n’a certes pas même lien que Mathias avec la louve, mais il ne doute pas de l’inventivité de cette dernière advenant que son maître soit en danger; elle sera sans doute ravie de lui mordre les chevilles pour l’avertir.

Peu importe la décision du sorcier à ce sujet, lui et James se séparent ensuite, l’un pour aller au-devant des invités, l’autre pour explorer et fouiller la demeure en se mêlant aux ombres, relevant les autres sorties possibles, où sont situés les escaliers… et c’est d’abord une descente vers la cave que le corsaire trouve. Un étroit escalier qui mène à une porte verrouillée -non mais qui met un aussi lourd loquet sur une porte destinée à stocker des patates?- et après avoir fait glisser le verrou de fonte, le corsaire s’engage à tâtons dans la pièce plongée dans l’obscurité.


Lancé de dé:
 

_________________
There's so much life I've left to live
And this fire is burning still
I think I could find the will
To stand for every dream
And forsake this solid ground
And give up this fear within
Of what would happen if they ever knew
I'd surrender everything
To feel the chance to live again
A thousand dreams I still believe
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Mathias Calloway
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Devise : Cette vie n'est qu'un rêve. Le rêve du soir est notre vie.
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Message(#) Sujet: Re: (James) - Chasing the moon Dim 22 Avr - 14:54

Chasing the moon
James & Mathias
If I get high enough will I see you again? I fill my lungs every night not long to wait and if I do this thing right I dream of our escape

Le bras autour de ma taille se fait l'étau qui parvient à me retenir et qui surprend même Radius, qui loin d'aimer les surprises, montre les crocs et couche les oreilles pour James, qui à lui m'attire, simplement pour formuler une demande qui me fait hausser un sourcil. Car même si j'entends qu'il veuille emmener Ulna avec lui, je ne peux que songer au pire, à ce qui pourrait lui arriver si je perdais le contrôle de la meute et que celle-ci se laissant envahir par la frénésie du chaos et du carnage. En silence, je ne peux que m’inquiéter pour lui, et n'imaginer qu'à la certitude qui se fait ma vérité quant à la possibilité que les loups finissent par succomber à l'appel d'une faim éternelle qui les pousse trop souvent à apprécier massacrer les proies qu'ils dévorent par la suite. Dans ma cage thoracique, je sens un instant mon coeur se serrer, se faire immobile dans l'espoir d'arrêter le temps et d'ainsi m'offrir la possibilité de ne jamais avoir à répondre à cette demande, mais malheureusement, celui-ci se doit de repartir quand à nos côtés, Ulna arrive, trottinant doucement en battant de la queue, comme amusée à l'idée de se fondre dans les ombres aux côtés du corsaire. Elle et Radius échangent quelques léchouilles, des attentions baveuses qui m'arrachent un soupir alors que je me recule, une main posée sur l'avant-bras de l'homme dont je m'écarte à regrets.

"Ulna va te suivre. N'essayes pas de lui dire quoi faire, elle n'aime pas ça." La louve s'ébroue en réponse à cela tandis que Radius continue d'humer l'air autour de nous, visiblement impatient de tomber sur ce fameux serpent. "Elle fera attention à toi et si quelque chose m'arrive... Crois-moi que tu vas vite le savoir. Mais encore une fois... Reste en vie. Je t'en supplie."

J'esquisse un autre pas en arrière, sans quitter ses prunelles, le coeur déchiré à l'idée de le perdre tandis que sur ma rétine, je tente d'imprimer son image, de la graver, juste afin d'emporter avec moi de quoi me rassurer afin de ne pas me laisser engloutir par la dérangeante impression qui ne cesse de murmurer contre mes vertèbres tremblantes que le pire est à venir. Ainsi, le temps d'une seconde, je mémorise sa personne avant de me détourner et de m'engouffrer dans le couloir qui mène relie le jardin d'hiver au reste de la demeure, marchant sur la pointe des pieds, Radius sur les talons et le reste de la meute dans le creux de mon oreille. De l'extérieur, je n'ai rien de plus que les sensations des autres loups qui labourent la terre souillée de leurs griffes et une saveur dégoûtante sur la langue, un mélange étrange de chair putréfiée et d'humus, qui loin de simplement me donner envie de régurgiter le peu que j'ai pu ingérer en cette soirée, me fait de plus en plus craindre que cette soirée n'a rien d'un simple rassemblement de potentiel déséquilibrés mais tout d'une réunion d'adeptes des vices les plus sombres. A cette simple pensée, un frisson glacé entreprend de se frayer un chemin sur les crêtes de mon échine osseuse tandis que je continue mon avancée dans le dédale des couloir de la demeure, me frayant un chemin entre meubles, peintures et bibelots en suivant le son d'une fête plutôt calme, une qui se fait au rythme des coupes de champagne qui entrechoquent, des couverts qui tintent contre l'émail des dents et des perles qui au cou des dames, chantonnent au rythme de conversations ou d'élégantes danses. "Célébration de la chasse." me murmure Radius, qui désormais à mes côtés, et non plus sur mes pas, arrive à me rendre confus et à me faire presque rater mon entrée au sein de la fête mondaine. Presque surpris, j'arrive de justesse à saisir au vol, sur le plateau d'un des serveurs, une coupe, tandis que je porte mon regard sur l'immense salle de balle qui se fait le coeur de cette soirée secrète à laquelle je n'étais vraiment pas attendu, vu le silence qui tombe subitement sur l'assemblée, qui tournée vers moi, murmure de ses prunelles que j'ai tout d'un intrus.

Immédiatement, je me raidis et entrouvre légèrement les lèvres là où le loup se glisse dans mon ombre, remontant le long de ma silhouette pour mieux se faire l'armure invisible qui recouvre désormais mon torse et mes épaules tandis que le temps lui-même arrête sa course, m'offrant de ce fait quelques précieuses secondes pour réaliser ô combien je suis au coeur d'une situation épineuse, qui loin d'être facilement solvable, va très certainement faire de moi sa victime. Le souffle vient à me manquer, et enfin, une voix s'élève dans l'assemblée, une à l'accent étranger qui force mon sang à se glacer tandis que sur les pans de mon costume, j'entends le loup de gronder, prêt à bondir sur celui qui déjà fend la foule pour m'approcher.

"Le voilà enfin mes amis, notre élément de surprise, notre imprévu de la soirée."


Au milieu de la marée d'invités, de nobles qui ne se cachent pas d'être en compagnie d'un homme qui ne vieillit pas, je cherche celui aux yeux ambrés, qui finalement, émerge sur ma gauche, se présentant à moi avec un sourire aux lèvres et vêtu d'un costume étrange, qui loin d'être laid, est surtout orné de dents humaines qui se font les boutons de manchettes et autres accessoires qui subliment sa personne au physique étrange.

"Celui qui fait de nos célébrations un moment unique."

J'ai un mouvement de recul alors qu'il approche, les bras tendus comme si nous étions amis de longue date, ses prunelles colorées dans les miennes, deux morceaux d'ambres enfoncés dans un visage exsangue et taillé à la serpe.

"Qu'allons-nous faire de toi, malchanceux un peu trop curieux ?" reprend-t-il, m'arrachant de ce fait une réponse que j'aurais aimé été être incapable de formuler.

"M'accueillir comme on le fait normalement ? Avec hospitalité ?"

J'aimerais pouvoir me frapper, mais à la place, je ne peux que frisonner quand le rire de l'homme me parvient, faisant non pas trembler ma personne mais réveillant dans la foule de ses partisans, un murmure que je ne parviens pas à percevoir mais que Radius, lui, ne tarde pas à me souffler à l'oreille.

"Dévorons-le." disent-ils. "Comme la fille." termine le loup. L'homme s'efface ainsi, dévoilant à mon regard l'immense table de banquet, sur laquelle trône plats et vins qui entourent parfaitement la pièce centrale, un cadavre rôti à la chair recouverte de miel et aux entrailles remplacées par des figues et autres pommes, dont la vision seule me fait cette fois-ci goûter à ma propre bile avant que le néant ne me happe et ne me plonge dans le noir le plus total.

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PILE OU FACE:
 

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