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 Automate en fugue [Bram, Huck et Effie]

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Effie Gottschalk
Inventeure au sang noble


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Message(#) Sujet: Automate en fugue [Bram, Huck et Effie] Ven 26 Jan - 0:43



A utomate en fugue

Bram, Huck et Effie

     
J’ai le cœur qui bat la chamade alors que je cours à toutes jambes dans les rues de Londres. Mon dernier robot en titre a décidé de se faire la malle pendant que je m’occupais d’un autre truc. Jamais j’aurais pensé que ce petit truc que j’ai peint en orangé et auquel j’ai trituré la cervelle pleine de rouages aurait autant d’initiative.

« Gadget ! Reviens ici ! T’es pas supposé être assez intelligent pour te sauver ! »

Ce sale petit monstre ! Je vais l’enchaîner au mur et lui faire passer un sale quart d’heure avec une torche à souder s’il m’amène des ennuis ! Je dis ça, mais c’est juste parce que je suis fâchée et paniquée à l’idée de le perdre… ou pire. J’adore mes gadgets et petits robots, et je rage s’il y a une minime égratignure sur leur peinture, alors arrêtez tout de suite de me prendre pour une tortionnaire d’automates !

J’entends enfin ses petits « blip-blip » signe qu’il est tout proche et je bondis quasiment de joie lorsque j’aperçois un coin de tôle orange au loin. Là il faut imaginer une tornade aux cheveux gris bousculer les passants et courir à toutes jambes ! J’ai remonté un pan de ma bien mince jupe que je porte pour ne pas traumatiser les messieurs à la vue d’un postérieur de femme bien moulé dans le pantalon noir bien confortable que je porte quand je bidouille en atelier. Une large ceinture chargée de petits outils tombe sur mes étroites hanches et émet des cliquetis alors que les tournevis, pinces et autres clés de métal se heurtent. Mon vieux corset de cuir ô combien confortable et une simple blouse blanche légère viennent compléter mon accoutrement… et mes gants, mes longs gants de cuir souple qui remontent au-delà mes coudes protègent les gens autour de moi de ma féroce magie.

Je me précipite dans la direction que mon gadget a prise. Je m’en fiche de manquer à toutes les règles de l’étiquette passées et futures, je DOIS remettre la main sur ce satané robot ! Je débarque plusieurs longues minutes plus tard dans ce coin en retrait du reste du monde, une ruelle qui ne paie pas de mine. Je le vois, ce petit tas de tôle rebelle qui semble yoyoter sur place au fond du cul-de-sac de cette rue crasseuse. Je m’emballe et repars d’un pas de course olympien pour l’attraper mais quelque chose que mes sens captent bien avant mes yeux me fait brusquement freiner.

« Arschgesicht ! Ah putain de merde de sa mère ! »

Et je glisse, je m’étale de tout mon petit long pas bien long sur le pavé, me râpant tout ce qui peut être écorché au passage. Mais c’est pas les petites égratignures qui s’imposent à moi sur le coup, mais le… trucmuche que mes pupilles dilatées devinent dans l’ombre. D’ailleurs, cette ruelle est particulièrement sombre. Et crade. Et éloignée de tout. Même mon petit automate prend la poudre d’escampette par une ruelle adjacente et me laisse là, à peine relevée en appui sur un de mes coudes.

Je ne sais pas ce qui grouille dans ce coin d’ombre, mais ça me fout automatiquement le frisson dans le dos. Pas la petite chair de poulet qui sort du bain. Le vrai gros frisson qui fait même remuer mes membres tant il est viscéral et hérisse mes cheveux sur ma nuque. Si pour un moment de flottement j’ai tout de la victime parfaite et sans défense, je ne reste pas la demoiselle en détresse trop longtemps. Enfin pas trop. Je ne sais pas à quelle espèce de bestiole-sauvage-mutante-sortie-des-égoûts j’ai affaire mais elle ne croquera pas de la Effie aujourd’hui !

Si je savais me battre un minimum je me sentirais moins conne sans doute, mais là, mes options sont limitées. Je n’ai évidemment pas emmené d’armes avec moi à part mon petit couteau qui ne me quitte quasiment jamais. Qui pense à emmener son attirail complet pour poursuivre un automate haut comme trois pommes ? Pas moi en tout cas, mais là je regrette. Vais-je devoir me fier à la bonne vieille méthode traditionnelle hyper sorcière ? En pleine ville… mouais ça le fait moyen. Mais je laisse pas approcher de truc de moi pour sûr !

Je tente de me relever et une grimace m’échappe. Je vais avoir mal au cul et au dos pour les semaines à venir. Mais ça devient vite le dernier de mes soucis alors qu’une… une gueule bien baveuse, pleine de dents affûtée comme des rasoirs vient claquer à moins d’un mètre de moi et pousse ensuite un son à glacer le sang. Je m’en ferais pipi dessus si j’avais de l’eau à évacuer je l’admets. Mais si j’ai à crever aujourd’hui, ce ne sera pas en hurlant comme une femelle, j’ai beaucoup trop d’orgueil pour ça. Et sans me démonter je prends une clé à molette à ma ceinture et je la lance pile poil sur le museau baveux qui vient de me fiche la trouille.

« Non mais ta gueule ! Tu vas rameuter tout le quartier ! »

Moi et la délicatesse dans les moments de stress…

     
codage by Wiise


Le gadget en cavale:
 
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Huckleberry Finn
Intronisé


Quelques petites choses sur moi:
Devise : There has been much tragedy in my life; at least half of it actually happened.
Un petit mot ? : Yeeha.
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Message(#) Sujet: Re: Automate en fugue [Bram, Huck et Effie] Sam 3 Fév - 23:26

Automate en fuite.
Effie Gottschalk - Bram Van Helsing - Huck Finn
(mars 1900)

Je déteste les goules. C'est moche. Ça pue. Et ça ne sert à rien. À part emmerder le monde. Du coup, je prends un plaisir incommensurable à les traquer, capturer, chasser. J'ai donc répondu avec entrain à la demande de la Ligue, embarquant Bram avec moi dans une traque des plus haletantes qui soit.
Voilà plusieurs heures que nous pistons la bestiole dans les rues de Londres. Nous avons commencé la veille au soir, continué toute la nuit, toute la journée, sans succès. Elle nous tient à distance, je ne sais comment, parvient à nous filer entre les doigts lorsque par hasard nous croyons l'apercevoir au détour d'une rue peu bondée. C'est que, cette saleté a pris la forme d'une femme pour échapper à l'attention des passants. Seuls les yeux les plus aguerris peuvent remarquer les différences physiques avec un véritable être humain. La plus notable réside dans la forme de ses pieds : fourchus.
Le crépuscule n'est plus si loin alors que, tirant ma jument par la bride, nous nous engageons dans une des rues les plus mal famées de Whitechapel. Je suis les empreintes ensanglantées de la bête. Bram est parvenu à l'atteindre d'un carreau un peu plus tôt, alors qu'elle s'apprêtait à louvoyer entre les badauds. Il est redoutable avec son arbalète. Et je n'aimerais en aucun cas faire les frais de l'un de ses terribles tirs.

-Elle a repris sa forme originelle... je marmonne juste assez fort pour que mon ami l'entende.

Je me tourne à demi pour lui jeter un oeil. Juché sur sa fidèle Molly, aux aguets, il semble aussi fatigué que moi. Mais le même feu brûle en nous, celui de la chasse, de deux prédateurs qui harcèlent leur proie jusqu'à l'hallali, la mise à mort.
Je remonte la piste sans aucune difficulté. Les lieux sont déserts, ce qui n'est pas spécialement rassurant, mais je préfère ça. Les gens ne se poseront pas de question. Les témoins, c'est gênant quand on travaille pour la Ligue.
Les sabots de Khamsin claquent de façon étouffée sur les pavés. J'ai pris soin de les envelopper de tissu, pour éviter le bruit. Histoire qu'elle nous entende moins vite arriver.
Un machin de ferraille orange, haut comme trois pommes, déboule soudain de nulle part en cliquetant. Ma monture tire sur sa bride, à demi-cabrée, effrayée par la petite chose, et le cuir des rênes me brûle les doigts avant que je parvienne à affermir ma prise dessus.

-Ssssshhh, sshhh, du calme ma fille...

Je flatte machinalement son encolure, suivant le machin des yeux.

-Là... C'est rien, tu as vu pire hein ? C'est juste un... truc.

Je croise le regard de Bram, puis me remets en route. Mais je n'ai pas fait deux pas qu'un cri effroyable retentit. Un cri qui, malgré ma longue expérience, me glace les sangs.
La goule.
Elle a trouvé une proie.
Je saute en selle sans attendre et lance ma jument au galop, priant pour qu'elle ne glisse pas sur les pierres polies à cause du tissu.
Guidé autant par le bruit que par les empreintes qui défilent à toute allure, je m'empare de mon arc, laissant les rênes lâche, guidant ma bête qu'à l'aide du poids de mon corps et de mes jambes. J'encoche une flèche, prêt à viser. Mes doigts laissent filer la corde alors que j'aperçois enfin l'immonde bestiole. Je l'atteins à la jambe. Ma seconde flèche se fiche dans son dos. Je ne veux pas la tuer, juste l'immobiliser. La troisième flèche se plante entre les pavés, devant sa gueule et la jeune femme qui allait probablement lui servie de repas. J'arrête ma monture et mets pied à terre sans cesser de la viser. Je hausse les sourcils en avisant la clef à molette.

-Tout va bien mademoiselle ?

La goule s'est recroquevillée sur elle-même, crocs découverts, en une posture plus défensive que menaçante. Elle semble avoir compris qu'il vaut mieux ne plus bouger.


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