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 Automate en fugue [Bram, Huck et Effie]

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Effie Gottschalk
Inventeure au sang noble


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Message(#) Sujet: Automate en fugue [Bram, Huck et Effie] Ven 26 Jan - 0:43



A utomate en fugue

Bram, Huck et Effie

     
J’ai le cœur qui bat la chamade alors que je cours à toutes jambes dans les rues de Londres. Mon dernier robot en titre a décidé de se faire la malle pendant que je m’occupais d’un autre truc. Jamais j’aurais pensé que ce petit truc que j’ai peint en orangé et auquel j’ai trituré la cervelle pleine de rouages aurait autant d’initiative.

« Gadget ! Reviens ici ! T’es pas supposé être assez intelligent pour te sauver ! »

Ce sale petit monstre ! Je vais l’enchaîner au mur et lui faire passer un sale quart d’heure avec une torche à souder s’il m’amène des ennuis ! Je dis ça, mais c’est juste parce que je suis fâchée et paniquée à l’idée de le perdre… ou pire. J’adore mes gadgets et petits robots, et je rage s’il y a une minime égratignure sur leur peinture, alors arrêtez tout de suite de me prendre pour une tortionnaire d’automates !

J’entends enfin ses petits « blip-blip » signe qu’il est tout proche et je bondis quasiment de joie lorsque j’aperçois un coin de tôle orange au loin. Là il faut imaginer une tornade aux cheveux gris bousculer les passants et courir à toutes jambes ! J’ai remonté un pan de ma bien mince jupe que je porte pour ne pas traumatiser les messieurs à la vue d’un postérieur de femme bien moulé dans le pantalon noir bien confortable que je porte quand je bidouille en atelier. Une large ceinture chargée de petits outils tombe sur mes étroites hanches et émet des cliquetis alors que les tournevis, pinces et autres clés de métal se heurtent. Mon vieux corset de cuir ô combien confortable et une simple blouse blanche légère viennent compléter mon accoutrement… et mes gants, mes longs gants de cuir souple qui remontent au-delà mes coudes protègent les gens autour de moi de ma féroce magie.

Je me précipite dans la direction que mon gadget a prise. Je m’en fiche de manquer à toutes les règles de l’étiquette passées et futures, je DOIS remettre la main sur ce satané robot ! Je débarque plusieurs longues minutes plus tard dans ce coin en retrait du reste du monde, une ruelle qui ne paie pas de mine. Je le vois, ce petit tas de tôle rebelle qui semble yoyoter sur place au fond du cul-de-sac de cette rue crasseuse. Je m’emballe et repars d’un pas de course olympien pour l’attraper mais quelque chose que mes sens captent bien avant mes yeux me fait brusquement freiner.

« Arschgesicht ! Ah putain de merde de sa mère ! »

Et je glisse, je m’étale de tout mon petit long pas bien long sur le pavé, me râpant tout ce qui peut être écorché au passage. Mais c’est pas les petites égratignures qui s’imposent à moi sur le coup, mais le… trucmuche que mes pupilles dilatées devinent dans l’ombre. D’ailleurs, cette ruelle est particulièrement sombre. Et crade. Et éloignée de tout. Même mon petit automate prend la poudre d’escampette par une ruelle adjacente et me laisse là, à peine relevée en appui sur un de mes coudes.

Je ne sais pas ce qui grouille dans ce coin d’ombre, mais ça me fout automatiquement le frisson dans le dos. Pas la petite chair de poulet qui sort du bain. Le vrai gros frisson qui fait même remuer mes membres tant il est viscéral et hérisse mes cheveux sur ma nuque. Si pour un moment de flottement j’ai tout de la victime parfaite et sans défense, je ne reste pas la demoiselle en détresse trop longtemps. Enfin pas trop. Je ne sais pas à quelle espèce de bestiole-sauvage-mutante-sortie-des-égoûts j’ai affaire mais elle ne croquera pas de la Effie aujourd’hui !

Si je savais me battre un minimum je me sentirais moins conne sans doute, mais là, mes options sont limitées. Je n’ai évidemment pas emmené d’armes avec moi à part mon petit couteau qui ne me quitte quasiment jamais. Qui pense à emmener son attirail complet pour poursuivre un automate haut comme trois pommes ? Pas moi en tout cas, mais là je regrette. Vais-je devoir me fier à la bonne vieille méthode traditionnelle hyper sorcière ? En pleine ville… mouais ça le fait moyen. Mais je laisse pas approcher de truc de moi pour sûr !

Je tente de me relever et une grimace m’échappe. Je vais avoir mal au cul et au dos pour les semaines à venir. Mais ça devient vite le dernier de mes soucis alors qu’une… une gueule bien baveuse, pleine de dents affûtée comme des rasoirs vient claquer à moins d’un mètre de moi et pousse ensuite un son à glacer le sang. Je m’en ferais pipi dessus si j’avais de l’eau à évacuer je l’admets. Mais si j’ai à crever aujourd’hui, ce ne sera pas en hurlant comme une femelle, j’ai beaucoup trop d’orgueil pour ça. Et sans me démonter je prends une clé à molette à ma ceinture et je la lance pile poil sur le museau baveux qui vient de me fiche la trouille.

« Non mais ta gueule ! Tu vas rameuter tout le quartier ! »

Moi et la délicatesse dans les moments de stress…

     
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Le gadget en cavale:
 
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Huckleberry Finn
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Message(#) Sujet: Re: Automate en fugue [Bram, Huck et Effie] Sam 3 Fév - 23:26

Automate en fuite.
Effie Gottschalk - Bram Van Helsing - Huck Finn
(mars 1900)

Je déteste les goules. C'est moche. Ça pue. Et ça ne sert à rien. À part emmerder le monde. Du coup, je prends un plaisir incommensurable à les traquer, capturer, chasser. J'ai donc répondu avec entrain à la demande de la Ligue, embarquant Bram avec moi dans une traque des plus haletantes qui soit.
Voilà plusieurs heures que nous pistons la bestiole dans les rues de Londres. Nous avons commencé la veille au soir, continué toute la nuit, toute la journée, sans succès. Elle nous tient à distance, je ne sais comment, parvient à nous filer entre les doigts lorsque par hasard nous croyons l'apercevoir au détour d'une rue peu bondée. C'est que, cette saleté a pris la forme d'une femme pour échapper à l'attention des passants. Seuls les yeux les plus aguerris peuvent remarquer les différences physiques avec un véritable être humain. La plus notable réside dans la forme de ses pieds : fourchus.
Le crépuscule n'est plus si loin alors que, tirant ma jument par la bride, nous nous engageons dans une des rues les plus mal famées de Whitechapel. Je suis les empreintes ensanglantées de la bête. Bram est parvenu à l'atteindre d'un carreau un peu plus tôt, alors qu'elle s'apprêtait à louvoyer entre les badauds. Il est redoutable avec son arbalète. Et je n'aimerais en aucun cas faire les frais de l'un de ses terribles tirs.

-Elle a repris sa forme originelle... je marmonne juste assez fort pour que mon ami l'entende.

Je me tourne à demi pour lui jeter un oeil. Juché sur sa fidèle Molly, aux aguets, il semble aussi fatigué que moi. Mais le même feu brûle en nous, celui de la chasse, de deux prédateurs qui harcèlent leur proie jusqu'à l'hallali, la mise à mort.
Je remonte la piste sans aucune difficulté. Les lieux sont déserts, ce qui n'est pas spécialement rassurant, mais je préfère ça. Les gens ne se poseront pas de question. Les témoins, c'est gênant quand on travaille pour la Ligue.
Les sabots de Khamsin claquent de façon étouffée sur les pavés. J'ai pris soin de les envelopper de tissu, pour éviter le bruit. Histoire qu'elle nous entende moins vite arriver.
Un machin de ferraille orange, haut comme trois pommes, déboule soudain de nulle part en cliquetant. Ma monture tire sur sa bride, à demi-cabrée, effrayée par la petite chose, et le cuir des rênes me brûle les doigts avant que je parvienne à affermir ma prise dessus.

-Ssssshhh, sshhh, du calme ma fille...

Je flatte machinalement son encolure, suivant le machin des yeux.

-Là... C'est rien, tu as vu pire hein ? C'est juste un... truc.

Je croise le regard de Bram, puis me remets en route. Mais je n'ai pas fait deux pas qu'un cri effroyable retentit. Un cri qui, malgré ma longue expérience, me glace les sangs.
La goule.
Elle a trouvé une proie.
Je saute en selle sans attendre et lance ma jument au galop, priant pour qu'elle ne glisse pas sur les pierres polies à cause du tissu.
Guidé autant par le bruit que par les empreintes qui défilent à toute allure, je m'empare de mon arc, laissant les rênes lâche, guidant ma bête qu'à l'aide du poids de mon corps et de mes jambes. J'encoche une flèche, prêt à viser. Mes doigts laissent filer la corde alors que j'aperçois enfin l'immonde bestiole. Je l'atteins à la jambe. Ma seconde flèche se fiche dans son dos. Je ne veux pas la tuer, juste l'immobiliser. La troisième flèche se plante entre les pavés, devant sa gueule et la jeune femme qui allait probablement lui servie de repas. J'arrête ma monture et mets pied à terre sans cesser de la viser. Je hausse les sourcils en avisant la clef à molette.

-Tout va bien mademoiselle ?

La goule s'est recroquevillée sur elle-même, crocs découverts, en une posture plus défensive que menaçante. Elle semble avoir compris qu'il vaut mieux ne plus bouger.


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Abraham Van Helsing
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Message(#) Sujet: Re: Automate en fugue [Bram, Huck et Effie] Sam 3 Mar - 14:17



Effie, Huck & Bram

~ Automate en fuite ~

Quand Némo nous a convoqués avec Huck dans son bureau, pour nous annoncer que nous devions nous lancer à la poursuite d'une goule, je ne pensais pas que la nuit serait si longue. Et surtout, je ne pensais pas que la nuit entière ne suffirait pas à retrouver cette chose et à l'éliminer afin qu'elle ne représente plus une menace pour les gens de Londres. Surtout qu'avec mon frère avec moi, le meilleur pisteur que je connaisse, j'étais sûr que nous ne mettrions pas longtemps avant de mettre la main sur cette créature, à retrouver sa trace à travers les rues et les ruelles et nous en occuper rapidement. Pour ça le talent de Huck est un don merveilleux et je remercie Dieu de lui en avoir fait cadeau car il a pu aider beaucoup de monde grâce à cela, et nous sortir de situations plus qu'épineuses tout autant de fois... C'est donc dans une routine bien huilée que nous nous sommes préparés après notre dîner, laissant Mathias sous la bonne garde de mon fidèle Jenkins avant d'enfiler une tenue plus adéquate pour la traque et le combat que l'éternel complet trois pièces qui est la norme. Et nous sommes partis à cheval plutôt qu'en berline pour être plus rapides et plus mobiles au cas où nous devrions nous lancer dans une course poursuite avec cette chose...

Nous avions commencé par les derniers endroits où la goule aurait été vue, et j'ai laissé Huck mener la chasse. Il est le fin limier de nous deux, et il n'a pas son pareil pour retrouver une piste, même vieille. Après un long moment nous l'avons trouvée, mêlée à la foule des travailleurs et des mendiants de Whitechapel revenant ou allant au travail. Trop de gens, trop d'agitation, et surtout, trop d'yeux qui pourraient être indiscrets : la fenêtre que j'avais pour frapper était mince, trop mince et mon carreau n'a fait que la blesser. Je ne pouvais pas prendre le risque qu'un innocent se fasse blesser ou pire... et maigre consolation, ainsi touchée, cette chose sera d'autant plus facile à suivre... C'est ce que nous avons cru... mais vingt-quatre heures après nous voilà encore à arpenter les rues à sa poursuite, dans une traque à devenir fou. D'habitude les goules sont maladroites, lourdes, et se contentent de hanter les cimetières...celle-ci est différente, et j'aimerais pouvoir la ramener à la Ligue vivante afin qu'ils puissent l'examiner et l'étudier... A présent les rues sont désertes, ce qui lui laisse moins de chances pour trouver une proie... mais qui nous rend moins discrets également...

Sauf que d'un coup un bruit de cliquetis, de moteurs résonne non loin. Ce n'est pas ce que nous cherchons, mais ça mérite d'aller y jeter un oeil. Rien que pour savoir. Et d'un coup une petite chose, un robot orange apparaît et file presque entre les jambes de Khamsin qui commence déjà à se cabrer avant d'être immédiatement rassurée par son maître. Molly est un peu plus curieuse, tendant les naseaux, et oreilles pointées en avant vers cette chose.

Je me demande bien ce que c'est que cette chose. Et à quoi elle...

Un cri. Le genre de cri qui indique clairement qu'il y a un danger, le hurlement de la peur la plus profonde, la panique la plus primaire. Et je suis sûre que notre goule n'est pas étrangère à tout ça. Huck saute en selle et je lui emboite le pas, faisant galoper nos montures aux sabots enveloppés de linges pour en assourdir le bruit. Mais pour l'instant l'urgence fait que le bruit est la dernière des choses qui nous préoccupent. En quelques foulées nous arrivons à l'entrée d'une ruelle sombre et sale et nous distinguons bientôt deux formes. La goule et une jeune femme. J'entends le sifflement caractéristique de l'arc de Huck, alors que je me laisse glisser au sol, mon arbalète dans le dos et tirant une longue dague de ma botte avant de m'approcher à pas lents de cette chose qui a fini par abandonne la partie et qui s'est terrée au bout de la ruelle, contre le mur lépreux qui lui barre la route. Je tends ma main gantée en avant, en direction de la demoiselle. Et c'est seulement en approchant d'elle que je distingue les traits de son visage dans la pénombre et que je reconnais la fameuse demoiselle en détresse. Demoiselle qui s'est montrée absolument infecte lors du fameux bal donné par la reine, où elle m'a repris vertement alors que j'essayais de contrôler la consommation d'alcool de ce cher Mathias.

Miss Gottschalk, quelle surprise. Je n'aurais jamais imaginé vous trouver dans un quartier aussi mal famé que celui-ci et à cette heure...

J'avoue que ce petit revers de fortune m'amuse, et je me tourne vers Huck.

Tu t'occupes de la chose? Il faudrait envoyer quelqu'un pour qu'une équipe vienne la récupérer... Je veille sur mademoiselle ici présente. Miss Gottschalk vous avez froid?

(c)wanheda - ne pas reproduire
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Effie Gottschalk
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Message(#) Sujet: Re: Automate en fugue [Bram, Huck et Effie] Sam 3 Mar - 19:00



A utomate en fugue

Bram, Huck et Effie

   
J’étais prête à lui faire ravaler son acte de naissance à cette horreur qui pensait faire de moi son casse-croûte. Moi et mon petit canif, mes dents qui tiraient sur le long gant de ma main gauche, la lame prête à entailler ma peau blanche striée de traits plus pâles et d’autres encore roses de cicatrices plus récentes, on allait lui montrer à cette bête qu’on ne fout pas la frousse à une sorcière dans mon genre !

Mais au moment où j’entaille ma peau, que mon sang se met à couler et qu’en trop parfaite synchronisation le monstre en vient pour se jeter sur moi toutes dents dehors, quelque chose se plante entre elle et moi. J’écarquille les yeux. Une flèche. UNE FLÈCHE BORDEL ! On est en ville, dans une des villes les plus civilisées du monde moderne, et on lance des FLÈCHES ? Je vais être secourue par un type Moyenâgeux qui se prend pour Robin des Bois. Non, ça, je refuse. Déjà qu’on vienne à mon secours ça se la joue moyen dans mon carnet de références, ensuite que ce soit en plus un vieux type traditionnel à fond qui débarque, ça me les brise. Enfin, si j’en avais, ça me les briserait.

Au moins il sait tirer, vu le trait qui s’est fiché dans la patte et le dos du machin. Ça me permet de ne mettre à genoux au lieu de rester sur le cul. De mon sang et de mes doigts je trace des symboles. Une ligne sanguinolente sur mon front, une sur chacun de mes yeux, mon sang dans le creux de mes mains, liant ainsi mon invocation à moi. Sur le sol un demi-cercle, un triangle qui le chevauche, un… Je crache mon gant de ma bouche pour répondre à la question du Robin des Bois. Il se soucie que j’aille bien alors que y’a une horreur sur pattes en liberté ? Ben c’est pas la priorité que j’aurais moi !

« Ça ira pas bien tant que j’aurai pas défoncé la gueule de cette chose. »

Je reprends mon savant cours d’arts plastiques sans avoir relevé la tête pour voir à quel point le Robin des Bois en est un. J’ai autre chose à faire, comme appeler un de mes familiers, mon petit trésor adoré, la prunelle de mes yeux et avant tout mon ami le plus cher.

Et on me dérange encore ! Non mais c’est un vrai moulin ici ! Y’a distribution de bière et on m’a pas mise au courant ? Cette fois par contre je roule des yeux. Je reconnaîtrais cette voix entre mille. C’est le geôlier de Mathias. L’homme que je rêve de voir réduit en charpie et de contrarier à l’extrême. Il devrait être mené au bûcher pour avoir fait ce qu’il a fait à un sorcier ! Je grogne. Je répands quelques gouttes de mon sang sur mon pentacle. Déjà le sang offert se rassemble, luit faiblement, se fait volutes et esquisses de formes. Je laisse ma plaie couler et alimenter mon invocation. J’ai besoin de Forcas et vite. Ce Docteur ne va pas me faire la même chose qu’il a fait à Mathias !

Je le regarde d’ailleurs, lui qui me tends la main. Mes yeux entièrement parés du plus noir d’encre qui soit, mon sang sur la figure et derrière moi un démon faisant deux fois ma taille qui prend forme. Forcas. Sa peau est plus épaisse que le plus robuste cuir, grise, rougeâtre par endroits, écaillée à d’autres. Son faciès est vaguement humain, une bouche parée de dents faites pour percer et déchirer la chair, deux yeux jaunes aussi malveillants qu’intelligents, des cornes qui trônent sur sa tête. Peut-être était-il un homme il y a longtemps, je crois que c’était un sorcier, un être de ma propre famille vu le gris de ce qui pourrait être une chevelure. C’est ce que mon père a déjà laissé sous-entendre sans jamais rien affirmer. Je sens chaque fibre de mon être résonner et se mettre aussitôt au diapason de mon démon bien-aimé. Sa longue queue préhensible vient s’enrouler autour de ma taille pour me remettre debout plus sûrement que la main tendue par Van Helsing. Forcas est tout près derrière moi, son souffle sentant la chair putréfiée, la terre moisie et le sang, mon sang, notre sang, est dans mon cou. Je n’ai pas besoin que l’on veille sur moi, c’est ce que mon sourire tout miel et fleurs indique à celui qui se veut un chevalier sauveur de la dame en détresse.

« Doooocteur. Je n’aurais jamais imaginé vous voir porter autre chose qu’un balai dans le cul. »

Je tourne la tête pour découvrir le Robin des Bois… pas mal mieux que je l’imaginais j’avoue. Je le pointe du doigt, oh c’est grossier mais qu’est-ce que je m’en balance, et avant même que je donne mon ordre, mon familier a secoué ses grandes et puissantes ailes et s’engage déjà vers lui.

« Aide-le. »

Le démon fait vibrer légèrement le sol à chacun de ses pas. Il regarde d’abord l’humain désigné, de la bave s’écoulant d’un filet de sa bouche, et regarde ensuite la créature qui a tenté de me faire du mal. Ses yeux jaunes luisent d’une haine pour cette chose. Son bras s’étire et d’un revers violent il l’envoie bouler contre le mur du cul-de-sac où nous nous trouvons, la créature allant s’y fracasser, ce qui ne manque pas de tirer un rire guttural, aussi sombre que les enfers à Forcas.

Moi je suis pâle comme un drap mais tous mes sens sont en ébullition, mon esprit est assailli des pensées et perceptions de mon démon, des miennes, de ma vie qui s’égoutte lentement à chaque battement de mon cœur qui fait couler un peu plus de sang de mes veines. Je vais plaquer ma main droite sur la plaie que j’ai causée sur mon avant-bras pour en faire cesser le saignement. Je regarde à nouveau le Docteur de mes yeux voilés d’encre.

« À droite sur ma ceinture, il y a des bandages dans la pochette. »
   
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Le démon invoqué:
 
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Huckleberry Finn
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Message(#) Sujet: Re: Automate en fugue [Bram, Huck et Effie] Mar 3 Avr - 17:24

Automate en fuite.
Effie Gottschalk - Bram Van Helsing - Huck Finn
(mars 1900)

Ah oui. D'accord. Finalement, je ne sais pas ce qui est le plus à craindre entre la goule blessée et la sorcière de sang en colère. Ou peut-être même enragée, parce qu'elle a l'air sacrément vexée que la chose se soit attaquée à elle. Mon regard s'attarde quelques secondes sur la chevelure argent et je fronce brièvement les sourcils. Où ai-je déjà vu ça ?
Le grognement de la créature me fait redescendre sur terre et, sans cesser de la surveiller, je me dirige vers ma jument pour me munir d'une corde dans l'idée de l'attacher. Je fouille mes fontes.
J'entends vaguement Bram dire quelques mots à la jeune femme, mais je n'y prête pas vraiment attention.
Je me retourne pour revenir près de notre proie quand je remarque l'espèce de chose immonde qui se tient aux cotés de la sorcière. Je lâche la corde pour poser une main sur mon colt, prêt à dégainer si nécessaire. Bien que je ne pense pas qu'une petite balle de rien du tout puisse mettre à terre un démon.
En fait, je ne sais pas ce qui me choque le plus entre le truc affreux qui sert de compagnon à la jeune femme, le fait qu'elle et Beam se connaissent, ou la punchline bien grossière qu'elle lui balance dans les gencives. Mais je n'ai pas vraiment le temps de disserter là dessus, bestiole horrible numéro deux s'avance vers moi et saisit bestiole horrible numéro un pour la jeter contre un mur.

-NON !!!

Trop tard. La goule se fracasse contre les pierres en poussant un cri terrible. Une plainte aiguë et glaçante.

-MAIS CA VA PAS LA TÊTE ?!? je hurle sans savoir si je m'adresse au monstre ou à sa propriétaire.

Je prends sur moi pour me calmer, non sans le fusiller d'abord du regard. Je soupire lourdement et me passe une main sur le visage, tournant mon attention vers la sorcière.
-C'est... Gentil d'aider... Mais... On aurait voulu l'avoir en bon état...
Je me dirige vers la goule, laissant Bram s'occuper de la blessure de mon interlocutrice. Par je ne sais quel miracle, la bête est encore en vie. Je l'examine prudemment, mais elle ne fait pas grand chose de plus que pousser de petits râles rauques et étouffés. Elle souffre.

-Elle a la colonne brisée. je lance à l'adresse de mon frère. Qu'est ce qu'on fait ?

C'est lui le médecin, pas moi. Et le plus gradé de nous deux également.


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Message(#) Sujet: Re: Automate en fugue [Bram, Huck et Effie] Hier à 0:59



Effie, Huck & Bram

~ Automate en fuite ~

Eh bien eh bien eh bien... voilà que le cri de terreur qui a percé la nuit de Whitechapel provient de la gorge de neige de cette chère Effie, fiancée du sale gosse qui est actuellement logé chez moi... Chère demoiselle, exquise et douce comme une pelote d'épingles trempée dans le vitriol, qui se retrouve je ne sais comment à la merci d'une goule dans une ruelle étroite. Il est loin le temps où la demoiselle fanfaronnait au bras de son prétendant, n'hésitant pas à se montrer plus qu'impolie alors que nous étions au bal, simplement parce que j'ai dit à ce cher Mathias que la quantité de champagne qu'il avait bue était bien suffisante. Et là voilà à la merci d'une chose aussi horrible qu'incongrue dans cet endroit mal famé. D'ailleurs que peut-elle bien faire ici, cette demoiselle des beaux quartiers qui traine dans les bas fonds?

Pourtant sous mon regard qui se veut narquois, m'en voulant presque d'autant profiter de la situation, je remarque seulement que la jeune femme a le bras en sang, ce qui me fait froncer les sourcils. La chose l'aurait-elle déjà mordue? Si c'est le cas il va falloir faire attention à ce que la plaie ne s'infecte pas. Elle a aussi du sang sur le front, mais il ne semble pas y avoir de plaie. On n'y voit rien dans cet endroit. Et soudain une forme, vague encore, puis de plus en plus précise, de plus en plus grande, apparaît et se matérialise. Ma monture, sentant l'odeur de la magie, renacle et trépigne derrière moi alors que je me tiens toujours face à Effie, arbalète en main.

In Godsnaam, hoe is dat toch mogelijk. Mais qu'est ce que c'est que ce truc?

Une créature immense, grande comme deux hommes se tient maintenant derrière elle, et je comprends soudain un peu mieux le sens du sang qui recouvre son bras et son front. Elle n'est pas blessée, mais elle a invoqué cette chose. Les sabots de Molly claquent sur le pavé à quelques mètres de là même si elle ne s'éloigne pas trop. Qu'est ce qu'elle est laide! Cet abject domestique l'aide à se relever, avec une délicatesse qui m'étonne, avant de rester derrière elle, servile, attendant les ordres de sa maîtresse. Sauf que les mots de cette dernière me font serrer les dents. Une perronelle qui n'a pas eu assez de claques, voilà ce qu'elle est.

Ma chère je vois que vous avez encore perfectionné l'art du langage et devenue si merveilleuse dans la poésie qui anime vos mots... C'est un enchantement que de vous entendre...

La conversation tourne court car elle ordonne à son valet monstrueux de s'occuper de la goule, et il se met en mouvement, faisant presque trembler le sol sous ses pas, et empestant l'air de soufre. Et d'un geste brusque, avant que je puisse réagir, il envoie la créature valser contre le mur d'un revers de la main, comme s'il chassait une vulgaire mouche ennuyante. Je sursaute presque, surpris par la violence de la riposte, alors qu'elle ouvre la bouche, me parlant visiblement. Je me tourne lentement vers elle, et hausse un sourcil.

Je suis désolé très chère, mais il semblerait que le balai que j'ai dans le cul ne me permette pas de vous aider. Vous m'en voyez navré.

Me désintéressant d'elle je rejoins Huck qui est déjà accroupi près de la goule désarticulée qui gît sur le sol en gémissant. Ignorant la réponse de Huck à Effie je m'abaisse à son niveau, glissant mon arbalète dans mon dos pour dégager mes mains et pouvoir ainsi inspecter cette chose qui est devenue tout sauf menaçante à présent. Je hoche gravement la tête après avoir palpé très délicatement son dos, provoquant de sa part des hurlements déchirants.

Tu as raison, elle a la colonne brisée... et il n'y a aucun moyen de remettre ça en place. Elle va continuer à souffrir le martyr indéfiniment sans pouvoir se déplacer... Il vaudrait mieux qu'on abrège ses souffrances et qu'on ramène son cadavre à la Ligue... C'est ce qu'il y a de plus humain. On expliquera dans notre rapport ce qui s'est passé, et pourquoi on n'a pas pu la ramener vivante...

Je tourne légèrement la tête pour croiser le regard d'Effie, lui faisant comprendre silencieusement l'ampleur des reproches que je lui ferais si je n'était pas aussi bien élevé.

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Message(#) Sujet: Re: Automate en fugue [Bram, Huck et Effie]

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