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 (Flavien) - Be good, won't you ?

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Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
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Message(#) Sujet: (Flavien) - Be good, won't you ? Dim 4 Fév - 13:33

Be good, won't you ?
Flavien & Nikola
And it's over, it's over. I'm circling these vultures, got me praying and it's hunger. Feeling something rotten. Last time I saw you said "What's up?" and pushed right through then I tried to catch you but we're always on the move

L'air frais de la nuit encore jeune vient fouetter cette peau qui recouvre la chair faussement humaine que je porte, créant ainsi sur mon épiderme une réaction proche d'un frisson, un froissement de nerfs étrange qui m'arrache tout au plus une indifférence déjà marquée et arboré avec une certaine fierté. Vers le ciel, je hausse vaguement les yeux pour mieux observer les étoiles que de ma cellule je ne peux voir, m'étonnant de constater que malgré l'absence de lune, aucune n'est à recenser à cause du brouillard épais qui s'élève au-dessus des toits et qui enveloppe sans peine la beauté de ce ciel nocturne. D'un soupir, je pourrais me plaindre et me désoler auprès des humains qui m'entourent et m'escortent, que leur espèce a tout de même un certain don pour masquer ce qui pourrait attirer son oeil mais je préfère à la place conserver un silence pesant, un mutisme qui se fait une seconde peau sous mes vêtements, une armure que les membres de cette Ligue ne parviennent pas à briser et dont ils ne savent plus quoi faire. Tous, les uns après les autres, se sont désolés de mon silence, cherchant à m'arracher des mots qui ne sont jamais venus et qui ont dû être cherchés dans mon esprit par un sorcier, qui vicieusement força la muraille de ma psyché pour venir déloger dans les limbes de mon esprit d'incube les réponses à des questions que ses supérieurs se posaient. Lui, a pu trouver dans mes songes et mon silence ce que je ne voulais dire, révélant ainsi aux autres que démon j'étais bien mais que malheureusement, je n'étais qu'une petite proie, un incube qui se glisse dans les songes inavouables des humains, un assassin de l'enfer et non un de ses commandants. Sur l'instant, j'avais osé me fendre d'un rire et d'une remarque qui à son esprit avait sifflé. "Les plus puissants de mon monde ont mieux à faire de perdre leur temps avec des créatures comme vous. Cessez de vous penser importants." Les mots qui avaient suivis n'avaient aucune importance, car pleins d'un orgueil froissé et d'une volonté de me convaincre que je ne comprenais rien au monde qui m'entourait et à ses humains qu'il fallait selon-lui apprendre à connaître avant de les mépriser. De tout ça, je ne me suis pas soucié et alors que l'on me fait grimper dans une berline, escorté de deux traqueurs chevronnés et toujours entravé dans ce carcan magique qui m'empêche d'user de mes pouvoirs et d'ainsi me faire un danger pour la populace, je refoule un peu plus tout ça, conscient de toute façon que ceci n'est qu'un contre-temps de ma longue existence, une fâcheuse situation qui prendra de toute façon fin. Ainsi, durant le trajet, je reste silencieux, n'écoutant que d'une oreille les bavardages de mes geôliers, qui alors qu'ils fument cigarettes sur cigarettes ne font que se plaindre de cette mission qui est la leur, marmonnant entre deux volutes de tabac qu'il n'y a rien de plus dérangeant selon eux que de devoir tenir compagnie à la chose que je suis.

"Surtout pour juste l'emmener tenir compagnie au conservateur..."

Le claquement de langue angoissé qu'il émet suffit à m'arracher un sourire tandis que son compagnon enchaîne, ses doigts jouant nerveusement avec le paquet d'allumettes qu'il tient encore dans sa paume.

"Nous devons juste le confier aux bons soin de Monsieur de Sombreval, ne rien toucher afin de ne pas compliquer notre cas et nous serons tranquilles... Monsieur Calloway a dit que deux autres traqueurs viendraient le récupérer à l'aube."


Un arôme délicat commence à se distiller dans l'enceinte du fiacre, une fragrance délicieuse qui se mélange étrangement bien à celle du tabac que les deux humains fument. J'inspire longuement et écoute en moi rouler les sensations qui s'éveillent dans ma chair au contact même de cette peur qui émane des deux hommes et qui fait naître en moi l'envie de planter en eux mes griffes pour les retenir et pour me nourrir de cette terreur si étroitement liée au désir. Je ne pourrais dire exactement ce qui anime chez eux cette flamme que j'ai envie de goûter du bout des lèvres mais en silence je l'apprécie, me laissant porter jusqu'au musée. Les yeux clos, je me laisse distraire par la conversation éparse que les deux soutiennent sans grande conviction, s'échangeant de temps à autre des phrases qui sont vides de sens et dont le but n'est pas d'informer l'autre de quelque chose qui pourrait être important mais juste de combler le silence qui les gêne et d'étouffer toutes les questions qu'ils ont à mon sujet. Celles qui tournent autour du genre et de la nature même de cette chair que j'expose. Tous veulent savoir ce qui se cache sous les fibres de cet être qui respire et qui pourtant jamais ne mange, préférant observer un silence glaçant qui s'entrecoupe parfois de légers rires méprisants. Tous aimeraient comprendre, tous voudraient m'arracher cette vérité qu'ils ne sont point prêt à entendre, mais étrangement, pas un n'essaye réellement de satisfaire sa curiosité, préférant naviguer à l'aveugle dans l'incertitude et ainsi faire de moi un mystère supplémentaire qu'il observe de loin, une créature étrange que l'on préfère oublier pour ne pas affronter la réalité. A nouveau, j'expire un peu d'air et alors que je m'apprête à entrouvrir les lèvres pour demander une cigarette, le fiacre s'immobilise et la porte de celui-ci s'ouvre, révélant ainsi à ma vue un bâtiment immense, à l'architecture presque intéressante pour l'être habitué aux paysages imposants et complexes de mon monde que je suis. Sans rechigner, sans chercher à rendre la tâche des humain plus compliquée, je me glisse avec élégance hors de la berline, laissant le bout de mes chaussures doucement trouver le pavé, me déplaçant alors avec la grâce d'une panthère qui se sait le maître de la chaîne alimentaire. En un roulement de hanches gracieux, j'évolue ainsi avec eux, pénétrant au sein du Musée, sans un bruit, sans même émettre un froissement pour mieux me délecter du silence qui enveloppe les alentours et de la douce odeur de la poussière et du marbre qui me parvient et qui durant un instant masque une autre fragrance. Au détour d'un des couloirs qui forme le dédale de ce lieu qui se fait le gardien d'une histoire que les humains ne doivent même pas respecter, je perçois finalement ce doux arôme qui en moi réveille autant des sensations contraires qu'une curiosité sincère qui pour la première fois depuis mon arrivée sur cette terre, me fait espérer qu'enfin je vais trouver en ce plan de l'existence quelqu'un ou quelque chose qui sera digne de mon attention. Presque pressé, j'accélère alors le pas, suivant la douce odeur de cendres et de feu, le coeur excité à l'idée de rencontrer cet être exceptionnel qui devrait vivre avec nous au sein de ce lieu que les ignorants appellent enfer. Sur mes talons, j'entends les deux humains tenté de me rattraper, m'ordonnant de ralentir sous peine de me voir être blessé en guise de réprimande, mais je n'en fais rien, avançant simplement jusqu'à le trouver lui. Un sourire s'esquisse sur mes lèvres et dévoile sans peine mes crocs alors que je le trouve au milieu d'antiquités, dos à nous, seigneur d'un passé qu'il protège et pour lequel il doit être prêt à tuer. Sur ma peau, je sens un frisson s'égarer et tandis que les humains me rejoignent, ce sont eux qui se font assez bruyants pour déranger la tranquillité de cet instant. L'un d'eux se racle la gorge tandis que l'autre tente de se montrer humble face au roi de cet endroit.

"Bonsoir... Désolé de vous déranger Monsieur Sombreval... Nous vous apportons simplement votre... Hôte de ce soir, comme la lettre vous l'indiquait..."


J'hausse un simple sourcil, étonné de ce que l'on pourrait attendre de moi ici, avant de simplement me demander si ils n'espèrent pas que ce fameux conservateur ne fasse qu'une bouchée de moi.

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Apocalypse 21:8
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Flavien Sombreval
Dragon

Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Jeu 1 Mar - 23:37


Be good, won't you?
Nikola & Flavien
J'avais planté là les deux membres de la Ligue, le pirate et le médecin, afin d'éviter que la tentation ne soit trop forte. Parce que oui, me retrouver face à un tel trésor, ce mystérieux objet chargé de tant de promesses et de tant de pouvoir avait remué chaque parcelle de mon être d'un désir ardent et enflammé mon sang millénaire. Après tout ce n'est qu'un morceau de métal, un cylindre complexe fait de rouages et de verre mais ce qu'il recèle, et surtout les possibilités qu'il renferme le rendent inestimable. Un vrai trésor, digne de trôner sur mes étagères, au milieu de pièces tout aussi fabuleuses venant des quatre coins du monde et du temps. Bien sûr je ne l'utiliserai pas. Je ne suis pas fou, et surtout, je n'aurai aucun intérêt à le faire. Je ne veux pas faire couler le sang ou lancer une guerre civile - à part bien sûr dans la perspective de pouvoir profiter du chaos pour me servir dans les collections du musée et mettre à l'abri, sous ma protection, les pièces que j'estimerai être dignes de cet honneur. Mais non je n'ai aucune volonté de l'utiliser. L'artefact a beaucoup plus de valeur alors qu'il est intact et qu'il a conservé toute sa puissance et un flacon plein est toujours plus intéressant qu'un flacon vide. Alors que je me glisse hors du siège de la Ligue, mes yeux scintillent légèrement en repensant aux paroles du pirate, disant qu'un simple coffre ne suffirait pas à assurer la sécurité de cette chose face aux convoitises. Alors où pourrait-il être mieux que chez moi, dans un appartement anonyme et gardé par un dragon? Une des espèces de créatures les plus puissantes et les plus mortelles? Il faudrait peut-être que j'en touche un mot à miss Harker, celle qui a l'air d'être une des patronnes de ce lieu... et qu'avec de la chance il pourrait être chez moi. A moi. En quelque sorte. A moi au milieu du reste de mon trésor, à sa place, une pièce de plus pour rendre ma collection encore plus parfaite...

Une fois dehors je hèle un fiacre, pestant de ce secret de notre existence qui doit être préservé, et qui m'interdit surtout de me transformer et de regagner le musée en volant. Mais non. Je m'engouffre à l'intérieur et affronte le cocher bougon qui finit enfin par me ramener dans mon cher musée. Mon antre. Je m'occupe de répertorier de nouvelles pièces venant d'Inde, quelques bijoux et des statues de toute beauté. Je me revois il y a un siècle... peut-être deux, arpentant les pistes du Bundelkund à dos d'éléphant avec un turban entourant soigneusement mon crâne et un baghnakh serti de pierreries à ma ceinture... De belles années que j'ai passées là bas, avant que la couronne britannique décide de proclamer que ce pays était le leur, ignorant totalement les populations locales et les maharadjas qui y vivaient depuis...des millénaires? Une sorte d'âge d'or que j'ai pu contempler, entre chasses au tigre dans la jungle et fêtes somptueuses en l'honneur du dieu Ganesh... Mes souvenirs s'envolent bien loin et je sens presque l'odeur du patchouli et de l'encens lorsqu'on vient frapper à la porte. Je grogne et Jérôme, en assistant bien dressé trottine et va ouvrir, avant de me ramener deux espèces de pingouins qui ont l'air... par ma foi d'escorter un prisonnier? Je me redresse en fronçant les sourcils.

- Quelle lettre?
- Mons...


Devant mon regard assassin mon assistant me désigne l'enveloppe soigneusement posée sur mon bureau, enveloppe que je n'ai pas vue parce que j'étais trop occupé à me mettre au travail de suite, sans m'encombrer de détails inutiles. Je leur fais signe d'attendre alors que je retourne à mon bureau, déchire l'enveloppe d'un mouvement sec. Bla bla bla veuillez collaborer...bla bla bla...permettre d'accéder au miroir référence bla bla bla... contact avec l'au-delà bla bla... démon... bl...non pas bla bla bla. Un démon? Vraiment? Je suspends ma lecture et lève les yeux au-dessus de la feuille de papier pour détailler le ''prisonnier''. Bel homme, pâle aux traits fins et gracieux. Il me rappelle certains acteurs qui à l'époque Elizabethaine devaient jouer les femmes car ces dernières étaient interdites sur scène... Et j'avoue être curieux. C'est le premier démon que je croise... je pensais que leur existence n'était qu'un mythe, une légende... et j'avoue que je brûle d'impatience de passer un peu de temps avec lui pour en apprendre plus... Je baisse à nouveau les yeux. Contact vers l'au-delà...bla bla bla... important pour la Ligue...bla bla bla...contrôle du monde des enfers...bla bla bla. Classique. Je froisse la lettre et reporte enfin mon attention sur le trio.

Bien. J'ai lu votre lettre. Sauf que vous êtes dans mon musée, et cela va donc se passer à ma manière. Déjà vous allez nous laisser seuls, je n'ai pas besoin de vous dans mes pattes alors que je travaille. Ensuite, vous allez m'ôter ces chaînes et vite. On n'est pas dans un bagne ici, et je n'ai pas envie d'effrayer les visiteurs! Vous imaginez si des rumeurs commencent à circuler comme quoi on emmène des gens enchaînés dans les sous-sols du British? Combien de temps faudra-t-il avant que des journalistes n'arrivent et mêlent leur nez partout? Pas longtemps. Alors réfléchissez si vous voulez que votre précieuse Ligue demeure. Idiots. Maintenant laissez moi avec lui. Je vous ferai chercher quand on en aura fini.

Je les regarde ôter enfin les fers du prisonnier avant de les congédier d'un geste de la main, me retenant de rire face à leur mine outrée. Et c'est seulement quand la porte du bureau se referme et nous laisse seuls que je souris enfin.

Bon débarras. Ils peuvent être pire que des sangsues parfois... mais on devrait être tranquilles quelques heures. Fabien. Fabien Sombreval et vous?

Je m'approche et lui tends la main.

Alors comme ça vous avez besoin d'utiliser le miroir magique? Intéressant. Vous avez déjà fait ça avant ou c'est une première?

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Nikola Tesla


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Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Mer 14 Mar - 14:18

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Je souris légèrement alors que je me fais témoin de l'autorité de cet homme qui vit dans les antres d'une cave, et dont l'odeur de souffre et de cendres éveille en moi une envie de me rouler contre lui pour me nourrir de cette chaleur qui émane de sa personne et qui a la force familière des êtres qui vivent au sein de ce plan duquel je viens. Ainsi, pendant que les deux humains s'affairent à défaire les chaînes et entraves qui faisaient de moi un animal en cage, une bête que l'on souhaitait restreindre, je n'arrive à quitter des yeux celui qui nous fait face, l'homme qui porte sur sa peau les affres et les fragrances d'un brasier éternel, d'une tempête de feu qui dévore tout sur son passage et qui ne laisse derrière elle qu'une terre brûlée et stérile qui se fera la désolation de ceux qui oseront la fouler. Pour lui, j'hume l'air tel le prédateur que je suis et m'enivre de tout ce que je perçois chez lui, de son désir de savoir et de son envie de comprendre tandis que les humains disparaissent bien rapidement, nous laissant ainsi entre divines entités. Car c'est ce que nous devons être. Des éléments plus grands encore que les montagnes de ce monde, les témoins de force qui laissent les humains en vie parce qu'ils sont indifférents du sort des créatures qui rampent et qui ne vivent pas plus longtemps qu'un de nos battement de coeur. A nouveau, je souris légèrement et dévoile mes crocs avant de rouler des hanches gracieusement tandis que je m'approche de l'inconnu dont je ne saisis pas la main et dont j'ignore pour l'instant les questions, préférant à la place détailler sa personne de mes prunelles à la couleur changeante. Il y a bien des questions que je pourrais lui poser, bien des interrogations que je pourrais formuler, mais à la place, je me complais dans un mutisme qui me semble être approprié, effleurant sa paume du bout de mes doigts pour mieux sentir les forces qui tempêtent dans ses veines et se font les ouragans qu'il doit être capable de créer. Puissant il l'est, à en juger par l'odeur qu'il dégage et par ce doux arôme de désir qui suinte d'entre les pores de sa peau, que malheureusement je ne peux absorber et que je dois laisser se perdre dans l'air qui nous sépare et qui semble se réchauffer de nos deux auras. Sur le côté, je penche légèrement la tête avant de serrer sa main entre mes doigts fins, lui offrant un simple sourire qui s'efface bien vite quand à côté de lui je passe, oubliant sa personne pour me concentrer sur son antre.

"Vous n'êtes pas humain."


Vers le plafond, je lève légèrement le nez tandis qu'autour de moi s'amassent les trésors d'époques humaines qui se font le témoin de ce que ses êtres que je considère comme des proies ont pu créer et léguer à ceux qui évoluent désormais sur ce plan de l'existence. Certains attirent mon regard mais celui qui m'intrigue le plus est ce miroir dont il parle et qui ne se trouve même pas dans cette pièce, surement car il n'a aux yeux de ce fameux Flavien, pas l'importance qu'il accorde à ce qu'il amasse ici pourtant avec la frénésie que l'on connait à toutes les pulsions nerveuses. Dans le silence, mes paroles se perdent et si un instant, je songe à ne pas me fatiguer à faire la conversation, voilà que je me retrouve à de nouveau desserrer les lèvres pour celui qui se fait le premier interlocuteur que j'ai depuis le début de mon emprisonnement dans les sous-sols de la Ligue.

"Nikola."

Je reste laconique, presque minimaliste, comme si cela était fatiguant, voir épuisant pour moi de formuler des phrases composées de plus d'une dizaine de syllabes. Je fronce légèrement les sourcils à cette réflexion et réalise alors qu'en effet, c'est éreintant de parler, et que contrairement à penser, c'est une action qui me demande un effort que je n'ai pas envie de produire tant il me semble être dénué de tout intérêt et vide de tout sens. Penser au lieu de parler, voilà qui me semble plus intelligent et plus intéressant. Les mots sont vides après tout, vain et sans la moindre nuance des émotions complexes et des ressentis que l'on peut éprouver. Ils sont une perte de temps, une traduction bancale de ce qui se peut se passer dans la tête de quelqu'un. Le langage humain est en vérité un handicape dont j'aimerais bien me passer mais que je suis obligé d'user, car cette enveloppe charnelle qui est la mienne ne sait que faire ça dans ce monde. Alors par obligation, me voilà à tenter de mettre des mots sur ce qui traverse mon esprit à toute vitesse, en vain tant je passe d'une idée à l'autre. Je pourrais lui demander bien des choses mais je décide d'aller à l'essentiel, d'oublier les questions qui pourraient se faire redondantes pour simplement n'évoquer que l'important, abandonnant ainsi dans un recoin de mon esprit toutes les demandes que je pourrais avoir à propos de sa nature et de ce miroir dont il me parlera de toute façon bien assez vite.

"Je suis plutôt jeune, que ce soit ici ou là-bas. Mais j'ai déjà eu le plaisir d'arpenter une facette de ce plan."

Tout ce qui doit glisser d'entre mes lèvres fines ne doit être à ses oreilles que énigmes ou des puzzles qu'il se doit de déchiffrer mais pour moi c'est une concentration, une distillation parfaite de mes pensées et de mon passé. Un résumé succinct qui n'a pas besoin de fioritures ou de détails. Après tout, de nous deux, j'ai l'impression qu'il est celui qui en sait le plus, vu que pour ma part, j'ai simplement été tiré de ma cellule de force et donnés aux bons soins de ceux qui m'ont fait venir jusqu'à lui. Un frisson dévale mon échine osseuse, à la manière d'une caresse dont on pourrait flatter mes vertèbres tandis que je me retiens de glisser un regard à Flavien pour préférer à la place me délecter de l'odeur qui plane dans cette pièce et qui réchauffe la moelle de mes os. Une expiration plus tard, je murmure alors.

"On m'a fait venir ici. Autant que vous me montriez ce qu'ils veulent de moi."

Même si j'aimerais que les choses traînent, afin de pouvoir profiter le plus possible de cette liberté illusoire que l'on m'offre en cet instant, où je n'ai pas à supporter le poids de chaînes et d'entraves pour laquelle la chair que j'endosse est faible.

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Flavien Sombreval
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Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Mer 11 Avr - 15:22


Be good, won't you?
Nikola & Flavien
J'aime quand les humains reconnaissent ma supériorité naturelle. Je suis une créature pluri centenaire, et la naissance de ma race remonte à loin, bien loin. Ils n'étaient que des misérables têtards baignant dans le bouillon primitif alors que mes ancêtres déployaient leurs immenses ailes dans le ciel encore neuf et sillonnaient le monde qui leur appartenait encore totalement. Ceux de la Ligue savent. Ils connaissent mon pouvoir et mes capacités. Ils sont au courant que ma vie n'est qu'un contrôle permanent de ma vraie nature afin de garder une apparence similaire à la leur, et de ne pas laisser la créature en moi prendre le dessus et transformer leur ville en une copie moderne de Pompeï. Parce que oui, Pompeï est le résultat d'une violente colère de mon ancêtre Fragana par rapport à un de ces humains détenant une once de pouvoir et qui se croyait être le roi du monde. Il l'a payé cher, comme toute la ville, et le coup du volcan n'est bien sûr qu'une excuse pour cacher cette juste punition aux yeux de ces ignorants. M"fie-toi de l'eau qui dort... mais crains le courroux du dragon avant tout. Je lis dans leurs yeux qu'ils ont compris le message, et ne cherchent pas à discuter davantage, libérant ce mystérieux prisonnier qu'on a amené pieds et poings liés comme un vulgaire voleur de poules.

Et je dois avouer que si au début la perspective d'être encore dérangé dans mon travail pour jouer les larbins de la Ligue m'avais mis dans un état de profond énervement, le fait de découvrir la nature de mon visiteur a rapidement apaisé mon courroux, laissant place à une curiosité plus grande encore. Un démon... Je sens son aura magique quasi immédiatement, et puis son odeur, un parfum de soufre et de camphre...une odeur capiteuse mais sûrement perçue de moi seul. Ce que j'apprécie...avoir l'exclusivité de quelque chose m'a toujours plu...J'attends donc que nous soyons seuls pour serrer la main du nouveau venu, frissonnant agréablement en sentant sa magie venir s'enrouler à la mienne, un peu comme un lierre amoureux qui se lancerait dans la conquête de mon bras, grimpant et remontant lentement... Il ouvre enfin la bouche, et une voix un peu rauque, qui tranche avec son apparence androgyne, teintée d'un fort accent slave résonne dans la pièce, ce qui me fait éclater de rire. Pour accentuer le spectacle je permets à mes prunelles reprendre leur couleur d'or habituelle, et laissant un léger filet de fumée s'échapper de mes narines.

En effet je ne le suis pas. Je suis un dragon... Nous sommes bien en vie même si nous restons discrets depuis quelques siècles... Enchanté donc, Nikola.

Les démons avaient toujours fait presque partie de mon folklore, des légendes que l'on se racontait, ou celles qu'on entendait sortir de la bouche de certains de leurs hommes d'Eglise, des sortes d'hystériques convaincus que le monde entier était voué à la damnation et qu'ils brûleraient tous dans des flammes horribles, torturés par ces créatures fourchues et cornues jusqu'à la fin des temps. Ah c'est vrai qu'en ce temps là ils avaient le sens de la formule et du decorum. Et dire que la plèbe les croyait aveuglément... Bien sûr je savais qu'ils existaient, mais pas de la façon dont on en parlait dans ce monde... Et je suis amusé de me dire qu'il aura fallu attendre sept cent ans et plus pour pouvoir enfin en connaître un en chair et en os. Je hoche la tête à sa réponse quant à ma question à propos du miroir.

Vraiment? Intéressant... Et comment êtes vous arrivé dans cette dimension, et surtout, entre leurs mains, si je puis me permettre? J'arpente la Terre depuis de nombreux, nombreux siècles et pourtant vous êtes le premier de votre espèce que j'ai la chance de croiser. Vous m'intriguez...

Eh oui je suis de nature curieuse, surtout envers lui, dont j'ai entendu parler de la race à tout bout de champ, mais sans pouvoir juger moi-même de leur vraie nature. Et même si je me doute que la Ligue ne me laissera pas le fréquenter, enfin disons plutôt l'inverse, j'espère quand même secrètement avoir plus de temps pour échanger avec lui, et ne pas nous retrouver ainsi, à devoir nous hâter pour contenter ces rabat-joie qui se prennent pour les sauveurs de l'humanité. Les Templiers ont essayé en leur temps, et on voit comment ils ont fini... Enfin... poussant les portes et arpentant les couloirs, je sors mon trousseau de clés et ouvre la remise très secrète des objets que la Ligue entrepose soigneusement ici, sous bonne garde. La mienne. Je referme derrière nous afin que nous ne soyons pas dérangés, et allume les lampes à pétrole afin que l'on y voie clair étant donné que l'endroit n'a aucune fenêtre, pour dissuader d'eventuels voleurs. Je le guide entre les caisses, les étagères, les boites et les vitrines jusqu'à un grand miroir recouvert d'un drap, que je découvre d'un geste théâtral.

Voici ce dont ils vous parlaient. Le fameux miroir qui permet de voir entre les mondes. Mais... est-ce que vous savez vous en servir? Avez vous déjà utilisé quelque chose de semblable par le passé?

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Nikola Tesla


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Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Mar 17 Avr - 21:32

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D'où je ne suis, je ne peux que sentir ça, l'odeur, la fragrance de sa curiosité et de son impatience. Jusqu'à mon nez, ce sont les arômes étranges d'une possessivité qui me parvient et qui arrive à faire naître sur mes fines lèvres un sourire amusé, un rictus presque arrogant que je fais pourtant disparaître d'un fugace battement de cils afin de laisser le dragon et conservateur de ce musée dans les limbes du mystère qui m'entoure et qui se fait la jungle des interrogations dans laquelle il se perd. Ainsi, en silence, j'ignore ses interrogations et me contente d'un regard vide de toute réponse, préférant à la place humer un peu plus son parfum chaud pour mieux réchauffer mes os et de ce fait fantasmer un peu plus sur la possibilité de venir me lover contre lui pour un instant échapper à cet emprisonnement qui a fini par faire de ma chair une chose fragile qui tremble par instants et qui n'est plus capable des miracles que j'étais jadis apte à effectuer sous le regard émerveillé de mes proies. Sur lui, j'aimerais pouvoir user de mes talents pour le charmer, pour devenir à ses yeux, le temps d'un instant, l'objet de ses désirs, l'être qu'il accepterait de réchauffer contre sa peau brûlante, mais conscient de ne pouvoir exiger cela et encore moins de l'obtenir, je préfère à la place pincer les lèvres et le suivre quand vers le miroir il me guide, me faisant naviguer dans les dédales sinueux de cette bâtisse qui semble abriter en son sein la myriade de reliques que les humains aiment à voir comme des trésors. Marchant dans ses pas, je flâne presque, laissant mon regard se perdre dans les moindres recoins, les sens aux aguets pour la sensation familière qui se distille dans les ombres de ce lieu. Derrière-lui, je prends un instant pour m'imprégner de cet arôme qui devient plus entêtant encore quand il ouvre une porte,  dévoilant à mes yeux d'autres artefacts dont la nature seule arrive à capter mon attention et à la retenir. Du bout des doigts, je suis tenté un instant d'explorer ce lieu à ma guise mais me retrouve à devoir le suivre pour ne pas me perdre au milieu des reliques de peuples et de créatures dépouillés par les humaine, pour mieux faire face à l'immense miroir qu'il fait émerger de sous le draps, dévoilant de ce fait à mes prunelles désormais écarquillées, un vestige de mon espèce, un témoin d'un passé où nous étions encore capables de voyager.

"Impossible..."

Un murmure m'échappe alors que je m'approche du miroir, dont la surface opaque vibre à ma simple présence, reflétant de ce fait non pas mon image mais la parfaite représentation de l'incube que je suis. Dans la surface liquide de ce qui devrait être solide, j'apparais ainsi sous les traits du démon que je suis, l'être aux cornes immenses et à la peau de cendreuse qui loin de regretter son monde, ne peut que se navrer de ce plan duquel il est désormais prisonnier. Sur le côté, je penche la tête, laissant ma paume effleurer la surface du miroir avant qu'enfin, il ne glisse d'entre mes lèvres les réponses à des questions qui n'ont pas encore été posés.

"Nous savons tous nous en servir... Nous pensions juste qu'ils n'existaient plus."


Dans ma chair, j'entends presque les murmures de ma terre natale, le chant des miens qui toujours dans les limbes de notre monde, grondent dans l'espoir d'un jour pouvoir se trouver du côté de cette paroi de verre qui nous sépare de ce plan qu'il serait aisé de conquérir. Après un soupir, je romps le contact avec l'artefact, laissant sa surface argenté reprendre une forme plus lisse alors que je me tourne vers Flavien, posant mes prunelles dans les siennes.

"Vous possédez quelque chose de réellement précieux. Quelque chose dont je ne veux pas révéler les secrets." Je pourrais mentir, oser prétendre que cela pourrait se faire l'occasion de marchander ma liberté, mais conscient que je n'y gagnerais rien à part un refus, je préfère être clair dès le début et ne point laisser la moindre ambiguïté entre nous. "Il vaut mieux d'ailleurs pour ce monde que je ne dise pas à quoi cela sert." Je détourne à nouveau le regard et soupire quelque peu, les bras désormais croisés sur mon maigre torse. "Mais si ça peut vous rassurer, ceci est la réponse au pourquoi je suis le premier démon que vous croisez depuis votre naissance."

Sans eux, sans la porte qui me fait face et qui ose se faire passer pour un simple miroir, nous sommes longtemps restés dans notre recoin de l'univers, à rêver de conquêtes, à fantasmer sur le chaos que nous pourrions apporter à des espèces et civilisations plus faibles et primitives sans pourtant être capables de faire plus que de se glisser dans des failles entre les plans pour le temps de quelques instants évoluer dans des mondes qui ne sont pas le nôtre. Sans eux, sans les créations des anciens que l'on dit avoir été à l'origine même d'univers qui se sont écroulés sous le poids de siècles et d'éternités. Sans eux, nous ne sommes que des légendes qui n'existent que dans l'esprit de créatures comme lui, de sages qui sont aussi les gardiens de ce qui se pourrait un jour s'oublier. D'entre mes lèvres, il s'échappe un autre soupir alors que je reprends, la voix voilé par un agacement certain.

"Nous sommes puissants et en cette terre, nous pourrions être des dieux, des divinités devant lesquelles les humains ramperaient... Mais il nous est compliqué de quitter notre monde, même si parfois... Des accidents arrivent."

Je souris à mes propres mots, amusé de constater qu'ici mon arrivée est synonyme de désastre alors qu'à mes yeux, c'est presque un miracle, une preuve que les miens peuvent se mettre en marche. Mais pour l'instant, au lieu de me réjouir, je préfère me considérer comme un éclaireur, comme un pionner de l'exode futur de mon peuple, observant ainsi en silence le miroir tandis que sur mon échine, je sens un autre frisson s'y glisser.

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Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Dim 6 Mai - 21:44


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Bien peu sont entrés ici... le saint des saints, si précieux et exceptionnel que même les femmes de ménage n'ont pas l'autorisation de passer cette porte, tout comme ceux qui ne jouent pas un rôle assez important au sein du musée. Nous ne sommes qu'une poignée à avoir à leur trousseau cette petite clé, ce minuscule morceau de métal que je pourrais faire fondre en une seconde, ou tordre en moins de temps encore, mais qui pourtant est le sésame vers des richesses plus grandes encore que ce que peuvent renfermer tous les coffres de la Grande Bretagne, voire de l'Europe. Parce que ce qui est entreposé ici n'a pas seulement de la valeur marchande... ce ne sont pas simplement des kilos d'or, d'argent et de pierres précieuses qui sont sagement entreposés sur ces solides rayonnages, à l'abri de l'air et de la lumière non... Ce qui a une valeur qui est incommensurable ce sont les pouvoirs de toutes ces choses. Surtout que tous les objets ne sont pas précieux ou attrayants à l'oeil, loin de là. En passant cette porte, la moindre poterie insignifiante, la moindre pointe de flèche, la moindre assiette ou fétiche en bois peut receler assez de pouvoir pour anéantir une ville, convoquer le démon le plus puissant des enfers voire en ouvrir la porte, charmer des hommes par milliers et les plier à sa volonté, et j'en passe... Ici sont entreposés une source de puissance difficilement quantifiable, assez cependant pour que la Ligue décide de ne pas les conserver en leur sein, histoire de déjouer les plans d'éventuels voleurs, et seul le conservateur en chef, ainsi que moi même, avons été jugés dignes, à juste titre, de préserver ce sanctuaire magique et fabuleux. Oh bien sûr la tentation est grande, très grande même, car je suis entouré de pièces ayant traversé le temps et l'espace, pourvues de pouvoirs fabuleux que je rêverais d'avoir dans ma propre collection... mais je me suis fait une raison, en me disant surtout qu'être un des deux seuls détenteurs des clés de cette caverne aux merveilles en f ait de moi en quelque sorte le propriétaire et donc...logiquement, tous ces trésors sont un peu à moi.

C'est donc avec un sentiment de propriétaire, mais aussi quelque chose qui se rapproche d'un père fier de sa progéniture que j'accorde le privilège à mon ''invité" d'entrer dans le saint des saints du musée, au fond de ses réserves, dans une pièce dont peu connaissent simplement l'existence. Allumant les lumières pour que l'on puisse y voir un peu plus clair, même si je me doute que lui comme moi n'avons aucun problème à voir dans l'obscurité, je l'emmène devant le fameux miroir, ménageant mon effet avant de le dévoiler, et attendant de voir sa réaction, qui n'est pas pour me déplaire. Je lis dans ses yeux qu'il est impressionné, et il y a de quoi. Vraiment. Croisant les bras, je reste près de l'artefact, un sourire satisfait au lèvres.

Il ne faut jamais dire jamais mon cher Nikola...

Son regard court amoureusement sur le miroir, venant le frôler du bout des doigts, comme on toucherait pour la première fois la peau d'une femme désirée et qu'on a enfin obtenue, alors que dans la glace son reflet est tout autre et je le contemple sous sa vraie forme, celle qu'il occupe dans l'univers d'où il vient. Une créature imposante à la peau cendrée, au front ceint de cornes, deux ailes membraneuses s'étendant dans son dos, aussi noires que la nuit, et sur ses reins se trouve le départ d'une queue qui fouaille l'air.

Heureux de vous voir sous votre vraie forme... Je n'avais jamais vu un démon ainsi et j'étais curieux... quant au miroir j'en connais le pouvoir... celui-ci a une longue et passionnante histoire que je vous conterai un jour... si cela vous intéresse, évidemment...

Il se tourne ensuite et nos regards se croisent alors qu'il parle de cet objet, mais étrangement, m'en révélant plus sans me révéler quoi que ce soit, au final. Je penche légèrement la tête sur le côté, intrigué.

A quoi sert-il alors? Il permet de vous révéler sous votre vraie forme mais...ça m'étonnerait que la Ligue vous envoie ici, sous ma garde, pour que vous puissiez simplement vous admirer... même s'il y a de quoi, j'en conviens... alors...si vous m'en disiez plus...

Il se livre un peu, à peine, quelques bribes d'information que je recueille du mieux que je peux. Mais évidemment cela n'est pas assez pour le dragon curieux que je suis, noble créature qui a toujours eu soif de connaissance et de savoir, et cela depuis que le monde est monde... Surtout qu'en m'en disant trop peu, il me met face à un mystère que je meurs d'envie de résoudre, à des questions auxquelles j'ai envie d'avoir des réponses. C'est ainsi, c'est dans ma nature... Je déteste l'inachevé et l'inexpliqué... surtout quand je suis le seul ou un des seuls à avoir les réponses que les autres ignorent. Oui cela me permet d'asseoir ma supériorité naturelle... chose normale pour un dragon...

Du coup mon cher... allez vous vous en servir au final? Ou est-ce que je dois remettre le drap dessus et dire à vos deux nanny que vous avez été sage?

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Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Mer 9 Mai - 21:17

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Dans le reflet du miroir, mon autre me sourit et se permet de battre des ailes, de montrer ô combien j'aime trouver dans la voix du dragon un désir latent et sous-jacent qui trahit une attirance consciente ou inconsciente qui s'éveille en cet instant dans les veines brûlantes de celui qui me pose des questions auxquelles je ne réponds pas de suite, préférant avant expirer un soupir qui vaut tout les mots que je pourrais prononcer pour chasser le silence qui est presque le bienvenue en cette soirée. En réalité, je ne sais que lui avouer, déchiré entre l'envie de lui avouer les pouvoirs de cet artefact qu'il pense si bien connaître et celle de le laisser dans ce brouillard d'incertitude pour simplement le nourrir de phrases alambiquées dénuées de tout sens. Ainsi, mutique, je vacille entre mes possibilités, les jouant dans un recoin de mon esprit tandis qu'à nouveau, je caresse la surface du miroir et laisse chanter pour nous le doux ronronnement de la masse de démons qui vivent de l'autre côté de cette paroi, en parallèle de ce plan qui ne se doute de rien. Dans mes veines, je perçois l'appel de celui, ou de celle, qui aime se penser mon créateur ou ma créatrice, un murmure chaud et puissant qui arrive à faire naître sur ma langue l'arôme d'un brasier éternel, d'un feu capable de tout consumer, y compris le dragon sur lequel je finis par jeter mon dévolu, me disant que de son désir, je pourrais bien faire quelque chose.

"C'est une porte. Un accès direct pour les démons à votre monde."

Je retire ma paume et me recule, afin que dans le mercure que semble être la surface du miroir, mon reflet cesse d'exister et d'ainsi me remémorer ô combien je me languis d'être à nouveau capable d'user de tout mes talents.

"En théorie, je pourrais sans peine m'en servir et permettre aux miens de se déverser dans tout Londres. Dans la pratique..." Je fais claquer ma langue contre mes crocs, portant au passage une main à mon collier sur lequel je tire jusqu'à sentir le métal et la magie de celui-ci entaillent ma chair. "Je ne peux à cause de cette entrave. Tout ce que je pourrais faire ce soir, avec le peu de force qu'il me reste... C'est vous offrir une vue de ce qu'est mon monde et aussi permettre aux miens de voir qu'il existe encore des portes que nous pouvons emprunter."

Sur ma peau, je sens quelques gouttes discrètes de sang perler, alors que je me rapproche du conservateur d'un roulement de hanches gracieux et parfaitement calculé, qui loin d'être une simple élégance naturelle, à tout d'une tentative de séduction, du début d'une danse charnelle et d'une volonté de trouver un peu de chaleur, voir d'enfin tuer les frissons étranges qui parcourent ma peau et me donnent l'impression que seul, je ne peux que tomber dans une hypothermie qui loin de m'être fatale, sera la cause d'une souffrance que je ne veux pas connaître de sitôt.

"Le choix est vôtre mais si vous voulez... Je peux aussi m'arranger pour vous montrer autre chose qui pourrait vous plaire..."


Un sourire naît sur mes lèvres, et se fait une parure de plus à ce charme étrange qui est le mien, et qui pourtant semble avoir sur lui un effet que j'aimerais encore mieux saisir. A ses côtés, je me plante donc, laissant nos épaules s'effleurer alors que je lève la tête vers lui, laissant mes prunelles se poser non pas dans les siennes mais sur la courbe de ses lèvres pleines et obscènes, qui en plus d'être sublimes sont à elles seules une ode à la luxure et au plaisir. Délicatement, je penche un peu la tête sur le côté, lui offrant une vue sur l'angle de ma mâchoire et sur la courbe de ma gorge, espérant éveiller en lui l'envie d'y déposer de tendres baisers qui pourraient se faire par la suite de douces morsures.

"Si l'enveloppe de l'humain ne vous séduit pas, je peux me révéler à vous et faire de vous le seul être à pleinement contempler ce que je suis. Mais pour cela... J'aurais besoin de me nourrir."

Sans honte, je souffle à son oreille des mots qui se font un chant bien trop délicat pour être déplaisant, une mélodie enchanteresse qui semble toucher l'âme et effleurer celle-ci avec une douceur et une tendresse que personne n'avait jamais eu à l'égard de celui ou de celle qui se trouve prisonnier ou prisonnière des accents envoûtants de ma voix. Dans les non-dits, les pauses entre les syllabes, bien des choses se glissent dans l'esprit du dragon, bien des concepts se mettent à rouler sur sa peau et sur son échine, afin de lui donner l'envie nécessaire de faire face à un désir qu'il pourrait ressentir pour l'être faible et offert que je suis. A la partie inconsciente de son être, les silences lui susurrent qu'il n'a que se pencher pour m'attraper, pour me faire sien et s'assurer que pas un humain ne viendra lui arracher sa nouvelle acquisition, le seul incube de Londres qui pourrait devenir le nouveau joyau de sa collection, le puissant atout qu'il pourrait garder pour lui et qui lui serait dévoué si un pacte nous passions tout les deux. Voilà ce qui se glisse entre mes mots, ce qui se fait le message subliminal dont je l'abreuve alors que je viens récupérer entre ses doigts le draps qui couvrait encore le miroir jusque-là et que j'abandonne au sol, en un mouvement gracieux, comme pour signifier qu'ici, au milieu de ce sanctuaire qui est son domaine, il pourrait me dérober à la Ligue et garder pour lui les secrets de l'incube affamé et désireux de trouver un peu de chaleur, que je suis. Je pourrais insister, ronronner ce dont j'ai besoin mais ne voulant pas insulter son intelligence, je préfère me faire doux, me donner à lui et à ses pulsions, sans trop craindre le rejet, car si de moi il ne veut pas ce soir, ce n'est rien, demain ou un autre jour, je reviendrais et je me ferais ce fantasme qu'il ne peut oublier et encore moins chasser.

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Flavien Sombreval
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Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Ven 18 Mai - 21:48


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J'ai vu bien des choses au cours de tous ces siècles d'existence... j'ai entendu le chant délicieux des Sirènes et senti les ailes de pierre des gargouilles frôler ma peau au temps des Cathédrales, quand les hommes pensaient atteindre leur Dieu en construisant des tours les plus hautes les unes que les autres , j'ai croisé des vampires aux pupilles rendues rouges par l'envie et contemplé leurs lèvres devenues de rubis après un agréable repas et entendu les hurlements des loup-garous les nuits de pleine lune dans les forêts sombres. J'ai assisté à la magie des sorciers, où du sang, des bougies, des herbes séchées et quelques paroles en latin ou dans d'autres langues obscures faisaient ployer la nature... j'ai contemplé la science atteindre un tel degré de perfection que des automates croisent tous les jours mon chemin sans que je puisse les distinguer - ou presque, je suis tout de même un vénérable dragon- mais jamais encore je n'avais croisé de démon. J'en avais entendu parler, bien sûr j'ai compulsé d'innombrables incunables où leurs faces grimaçantes étaient là pour terrifier la plèbe de menaces imaginaires et faire en sorte que les simples mortels contrôles leurs plus bas instincts, tout comme sur les portiques des églises, des chapelles, ou sur des vitraux colorés projetant leur mosaïque de verre et de plomb sur les dalles usées par bien trop de génuflexions, mais jamais encore je n'avais vu être humain posséder un mortel, et dissimuler ainsi sa nature aux vulgaires humains. Dans quel but d'ailleurs? Pourquoi vit-il de cette manière, alors que ses pouvoirs lui donneraient les moyens de faire tellement plus? Pourquoi s'est-il laissé avoir, et soumettre, lui? Je réprime un frisson qui court jusqu'à mes reins à l'idée de me retrouver pieds et un poings liés un jour. Hors de question. Jamais un seigneur du feu tel que moi ne ploiera l'échine face à des vermisseaux qui mangeaient de la boue quand ma race sillonnait déjà le ciel neuf et arpentait le monde.

Mais trêve de palabres, la situation m'intrigue... le découvrir sous son vrai visage, même si ce n'est que via un reflet, savoir à quoi il ressemble sans cet habit de chair dont il n'est que le locataire et pas le propriétaire... Et je remarque surtout sa réaction fascinée et envieuse face à ce miroir et je comprends qu'il a bien plus de valeur que ce que la Ligue a pu me dire ou m'expliquer. Je n'aime pas leurs cachotteries et l'importance qu'ils se donnent, comme s'ils se prenaient pour les nouveaux Templiers, avec un Jacques de Molay en jupons. Enfin, voilà que cette chose qui dormait dans les entrailles de mon musée serait une porte... une porte vers leur monde... Surpris et impressionné quant à la valeur et l'utilisation dudit miroir, je pose mes mains sur mes hanches alors qu'il porte la main à sa gorge, et c'est seulement là que je remarque son collier... Collier qui n'en a que le nom, et qui se rapproche plus de celui qu'on met autour du cou d'un chien que celui qu'on glisse autour de la gorge d'un amant qu'on a envie de choyer. Alors c'est ainsi qu'ils le tiennent... les pleutres. Cette chose pue la magie, et c'est étonnant que je ne l'ai pas remarquée de suite, camouflée par l'odeur capiteuse de son porteur...

En théorie en effet... ces chiens ont osé entraver une créature aussi noble que vous... alors que vous avez plus de pouvoir dans votre petit doigt qu'eux dans toute leur personne...

Je commence à sourire en coin, amusé de le voir changer son attitude, et venant rouler des hanches comme les danseuses du ventre sous des tentes bédouines ondulant lascivement sous le son entêtant du duduk... Il vient près, tout près et mon sourire s'agrandit, attendant de voir ce qu'il va faire ensuite. Et j'avoue être surpris de le voir aussi entreprenant, bafouant les convenances mortelles en venant tout contre moi, détaillant mon visage, et s'offrant à lui comme la tête de Saint Jean Baptiste sur le plateau d'argent... je le laisse envelopper ses paroles de miel, s'abandonner, comprenant ensuite ce qu'il cherche en agissant ainsi. Il est de ceux qui ont besoin de se nourrir pour survivre, et ce n'est pas du sang ou de la chair qu'ils mangent... Je reste immobile, ne lui offrant pas encore le plaisir de lui céder, me laissant être désiré parce que je le mérite bien, et que c'est toujours agréable... le laissant ronronner à mon oreille et prononçant des choses qui attisent le feu qui brûle toujours en moi. Je cède enfin, bon prince, et murmure de ma voix originelle de dragon, basse et rauque, posant un regard d'or sur lui.

Et dis moi cher démon... pourquoi devrais-je te céder? Pourquoi devrais-je te donner de mon énergie?

Je le torture, reculant d'un pas pour venir lentement tourner autour de lui, comme un propriétaire qui achète un pur sang lors d'une vente aux enchères, pour ne pas utiliser de métaphore plus scabreuse, sans le toucher encore, et sans prononcer un mot. C'est seulement quand je suis revenu au point de départ que je tends la main et viens effleurer sa joue avant de la glisser dans sa nuque pour le ramener jusqu'à moi, me penchant jusqu'à effleurer ses lèvres fines.

Tu as de la chance démon... je suis de nature curieuse et aventureuse... Et peu ont eu le privilège d'éveiller la curiosité d'un dragon...

Avant de venir poser mes lèvres sur les siennes pour un fiévreux baiser, le plaquant contre une lourde caisse de bois.

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Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Lun 28 Mai - 15:38

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Avec le feu je suis conscient de jouer, de danser même en cet instant qui semble avoir perdu toute temporalité. Au milieu d'un brasier ardent et gourmand, j'ai l'impression de me trouver alors que dans ses prunelles dorées, je me noie avec le plaisir et le zèle de celui qui ne demande qu'à s'offrir complètement à la puissance d'un être qui pourrait être en ce monde un dieu aux côtés duquel je pourrais régner si ma gorge n'était pas si lâchement ornée de cette lâche entrave. Dans ses deux iris, et dans les roulements chauds et rauques de sa voix, j'ai l'impression en réalité de m'offrir à un feu purificateur qui n'a rien à voir avec ceux de mon monde, qui loin d'être capable de percer les ténèbres et de révéler aux aveugles le chemin de leur rédemption, ont tout d'une fournaise malsaine, d'un enfer sombre qui ne cherche qu'à réduire en cendres ce qui pourrait vouloir tenter de virevolter en son sein. Et lui, le dragon, il est tout le contraire de ça. Il est la destruction, certes, mais la désolation que l'on accueille un sourire aux lèvres. Il est la mort flamboyante, l'absolution douloureuse qui ne laisse que les cendres et la paix, lui donnant de ce fait des airs d'archange impitoyable, d'ange de la destructions aux ailes écailleuses et au regard plein d'un désir loin d'être semblable à ceux des humains. Pour celui-ci, je frissonne d'ailleurs alors qu'il commence à tourner autour de moi, détaillant ma silhouette qui se cambre et s'offre un peu plus à lui, tandis que soudainement enveloppé par une sensation étrangère, par l'aura sensuelle et sauvage qu'il dégage, je sens la magie autour de mon collier s'affoler, crépiter sur le parcours de mes nerfs pour tenter de repousser ce qui en cet instant, fait vaciller son étreinte et me permet ainsi de révéler quelque peu ce qui se cache encore sous ce voile repoussant qu'est devenu cette enveloppe charnelle.

D'entre mes lèvres désormais de cendres faites, il se glisse un soupir, une délicate expiration qui se fait la seule réponse à ses questions, le prélude, peut-être, à ce qui finit par s'évader des pores même de cette peau qui perd son habit de chair pour ne devenir plus qu'une invitation au vice, une obscène création d'un monde qui ne pense qu'à vouloir la déchéance des héros et des puissants de ce plan.

"Parce que tu es curieux, dragon. Tu es animé par l'envie de posséder, de faire tien ce que les autres pourraient t'envier… Et posséder le seul incube de cette ville, du monde peut-être… Ne deviendrais-tu pas celui pour lequel la Ligue devrait ramper pour obtenir de tes lèvres les secrets que je pourrais te murmurer… ?"

Du silence qu'il m'offre, de cet instant où il continue à simplement évoluer autour de ma personne, à s'offrir aux murmures de ma peau, qui loin de baisser les armes, ne fait que poursuivre ses assauts, que chantonner, fredonner encore et encore la mélodie enchanteresse des promesses de m'avoir à jamais, je comprends et entends que j'ai fait mon chemin jusque dans les méandres de sa psyché, qu'au sein de celle-ci je me suis installé et que désormais, je n'ai plus qu'à y distiller ce poison puissant, ce cocktail de besoins et d'envies, qui aura raison du peu d'hésitation qu'il pourrait encore éprouver à l'idée de s'offrir à moi et de se laisser consumer par un plaisir que je serais seul à pouvoir lui donner. Pour lui, pour ce braiser qui coule dans ses veines et se fait un sang qui pourrait dévorer la chair sur mes os, j'expire les mots d'amour qui ne peuvent que charmer les bêtes sauvages, les êtres qui ont dans la chair des constellations entières et dans les prunelles, la sagesse d'un monde qui devrait tomber en pâmoison pour eux. A lui, oui, je souffle un chant amoureux, celui d'un amant qui ne demande qu'à succomber à sa violence, qu'à avoir le privilège d'être consumé par son souffle brûlant et de pouvoir se réchauffer au sein même de l'astre flamboyant qui réside en son coeur. D'un battement de cils, j'exige une dernière fois, prie sans tomber à genoux ou croiser les mains, pour une attention qu'il m'offre enfin, pour une caresse sur ma joue qui fait siffler l'air entre mes crocs et de laquelle je me nourris déjà, tant le désir suinte d'entre cette peau humaine dont il s'encombre encore. Les lèvres donc entrouvertes, j'aspire sans honte ou retenue les effluves de ses passions, de ses envies et autres vices avant de me glisser tout contre lui, quand à lui il m'attire, d'une main si possessive dans cette nuque qui frissonne pour lui, et qui envoie dans le creux de mes reins, le besoin primaire et exigeant de redevenir cet incube qui de ses griffes pourrait arracher cette enveloppe humaine afin de pouvoir pleinement succomber au dragon dont les lèvres effleures les miennes, et murmure quelques paroles qui ne m'arrachent rien de plus qu'un sourire victorieux là où il me fait sien pour de bon, conquérant ma personne en un baiser fiévreux dont l'intensité seule suffit à me permettre de briser le charme qui m'empêchait de reprendre cette apparence qui jusque-là, n'avait été rien de plus qu'un reflet dans un miroir. Au fil des secondes de cette danse sensuelle de nos langues et de nos corps qui s'effleurent, se trouvent et dont les courbes s'épousent presque parfaitement, je sens la chair humaine s'étioler, se faire un souvenir qui est chassé par la cendre qui commence à tacher cette pauvre chemise qui ne sera bientôt que des guenilles. Bientôt, sous ses paumes, contre les creux et monts de son anatomie, je me fais le démon qu'il n'a qu'entraperçu dans les limbes de cet artefact qui s'abime dans notre indifférence soudaine. Pour ses doigts, ses caresses, son envie et son désir, je deviens la créature cauchemardesque qui d'ordinaire vient se glisser dans les songes des femmes vertueuses, des vierges innocentes, et qui sème dans leurs entrailles des vipères et autres reptiles grouillants qui se chargent de faire de leur utérus des nids pour des abominations repoussantes qui n'auront de cesse que de les hanter, de les pousser dans les bras d'une folie salvatrice. Pour lui, pour ce dragon de cette nuit que j'espère ne pas savoir unique, je retrouve quelque peu mes courbes démoniaques alors que je me nourris du désir que je sens croître en lui, de cette énergie puissante et enivrante qui fait couler dans ses veines une bestialité vertigineuse et qui fait se durcir entre ses jambes ce membre qu'il vient déjà presser contre mes hanches offertes, dans le but surement de provoquer chez moi une réaction trop humaine que je n'ai pas. Ainsi, pas même un gémissement ne s'échappe de mes lèvres, à ses attentions, je n'ai qu'un soupir, qu'une expiration discrète qui se fait l'expression ultime et parfaite de mon envie, de cette impatience que je ressens à l'idée de le sentir me convoiter et pleinement me posséder, pour enfin complètement consumer cette union étrange qui se tisse entre nos chairs, cette danse incandescente de deux entités brûlantes qui n'auraient jamais dû se rencontrer pour le bien-être de cette fragile humanité. Tout contre lui,  je me fais indolent, glissant une main dans sa nuque pour la griffer tandis que l'autre vient se perdre dans le creux de ses reins, afin d'en épouser la courbe musculeuse et l'attirer un peu plus à moi pour que nos deux êtres ne fassent plus qu'un, tandis qu'entre ses lèvres, ma langue se fait aventureuse, se fait la conquérante de ce corps que je vide lentement de cette énergie sexuelle qui fait déjà naître sur mon échine le début de mes ailes.

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Flavien Sombreval
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Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Sam 2 Juin - 18:51


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Alors alors alors... voici donc notre nouvelle curiosité du moment, notre nouveauté, notre sensation du moment... un démon, sorti tout droit des enfers, et réincarné dans cet adorable costume de chair qui se tient face à moi. Un démon en chair et en os, loin des messages terribles véhiculés par ce ramassis d'âneries qu'ils appellent Bible, Coran, Torah ou que sais-je, bien loin des imprécations terrifiantes et moralisatrices des prédicateurs ou des statues grimaçantes des cathédrales promettant aux fidèles s'éloignant du droit chemin et ne respectant pas le Dogme mille tourments par leurs mains aux griffes acérées... En voilà enfin, littéralement en chair et en os, occupant donc un pauvre inventeur tchèque... dont l'accent rocailleux roule sous sa langue et fait courir des frissons sur mon échine. Son enveloppe est de ces hommes délicats, frêles, ceux qui aurait fait fureur sur scène au temps d'Elizabeth la Grande, jouant les demoiselles shakespeennes avec un naturel criant... des épingles et des perles et il aurait fait une magnifique Desdémone, une fantastique Juliette, ou même une terrifiante Lady MacBeth, car il y a la lueur sauvage dans ses yeux nécessaire pour jouer cette femme sanglante... un visage androgyne, des mains fines, des membres déliés et des épaules étroites... on n'est loin de mon physique imposant mais j'avoue le voir comme une de ces tasses de porcelaine, ou une de ces cruches de la Renaissance, en biscuit si délicat qu'elles se seraient tout simplement brisées si on y avait mis de l'eau, étant juste là pour le plaisir des yeux... loin de moi tout de même l'idée que mon physique est grossier, mais lui est au cristal ce que je suis à l'orfèvrerie... en comparaison je suis un hanap médiéval en vermeil et constellé de pierreries... beau mais solide. Lui par contre...

Par contre il émane de toute sa personne un goût d'interdit, comme si ses lèvres avaient encore le goût de la Pomme du jardin d'Eden, et qu'Eve me tentait à nouveau... sauf que contrairement à Adam, Eve et aux recommandations divines, je n'en ai absolument rien à faire des ordres, et j'ai assez d'âge, de mérite et de talent pour m'en contrefoutre totalement. Parce que je ne vois pas en quoi ça serait mal. Parce que personne ne peut me dire quoi que ce soit car je réduirai l'importun en cendre d'une seule respiration et sans aucun remords... je suis un dragon, vieux comme le monde, et à part un autre dragon, personne ne serait susceptible de se mettre en travers de mon chemin... Et mon chemin mène jusqu'à lui à présent... J'avoue être amusé et sourire en le voyant s'offrir à moi sur un plateau d'argent, me supplier du regard, de ses hanches, de sa langue, et je le fais languir quelques longues secondes, juste pour me faire désirer... Et j'ai un sourire malicieux en entendant les mots qui sortent de ses lèvres, et qui caressent mon âme comme du miel...

Evidemment que d'un claquement de doigts je pourrais tous les faire plier et détruire cette fichue ville. Mais je n'ai pas envie de devoir fuir... Vivre ici me plait... et t'avoir me plairait aussi... alors oublions ce que la Ligue veut, et ce que la Ligue pense. Je suis égoïste. Je te veux toi... j'ai envie de goûter au démon...

J'attrape ses lèvres, je viens les prendre comme on prend une place forte, comme on conquiert une région. Ma langue se fait hardie, telle Alexandre ou Hannibal, venant faire de sa bouche une citadelle qui est sous mes ordres, cueillant le drapeau blanc de ses soupirs, tout en découvrant son corps de mes mains maintenant impatientes. Il est un cadeau que je veux me faire. Ul est une expérience de plus que je veux ajouter à mon immense registre, et l'envie comme la curiosité me poussent à le déballer comme on ferait avec un présent le matin de Noël. Nos corps s'embrasent bien vite, et j'aime le goût de cendres sur ses lèvres qui me rappelle les champs de bataille que j'ai survolés, semant la terreur et la désolation contre ces misérables fourmis qui prétendent être les maîtres de l'univers.

Petit à petit nos corps s'apprivoisent et dansent l'un avec l'autre alors que les couches de tissu qui nous séparent atterrissent bientôt sur le sol, comme autant de drapeaux tombés, et je souris quand il se retrouve totalement nu face à moi, la peau cendrée, les ailes membraneuses déployées tel une immense chauve souris, et surtout, le membre fièrement dressé, témoin de l'effet que je lui fais... c'est à dire beaucoup. Je termine d'enlever mon maillot de corps, mon pantalon et mon dessous déjà sur mes chevilles que je viens l'attraper par les hanches et l'asseoir sur la caisse en bois, me pressant ensuite entre ses cuisses veinées de noir, et roulant des hanches contre lui avant de murmurer à son oreille, alors que mes mains griffent amoureusement sa peau.

Alors... es-tu prêt à sentir le feu du dragon en toi mon beau Nikola?

©️ nightgaunt
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Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Sam 9 Juin - 14:42

Be good, won't you ?
Flavien & Nikola
And it's over, it's over. I'm circling these vultures, got me praying and it's hunger. Feeling something rotten. Last time I saw you said "What's up?" and pushed right through then I tried to catch you but we're always on the move

Sur ma peau, je sens mes vêtements glisser, se faire les souvenirs d'un costume presque grotesque dans lequel j'osais parader comme si j'étais le roi de ce plan qui n'est pourtant, pour l'instant, rien de plus qu'une immense déception, qu'un endroit où le temps s'écoule avec une lenteur paresseuse qui me fait regretter cette terre où je suis né. Sur mes épaules, mes hanches, mes bras et mon torse, je sens le tissu ne laisser que des baisers qui ne sont pas ceux du dragon, de douces intentions qui loin de me faire frissonner me poussent au contraire à sourire, à dévoiler un peu plus mes crocs acérés afin de leur permettre de mieux trouver les lèvres de celui qui revient tenter de conquérir un corps qui ne sera jamais réellement à lui. Contre lui, je me glisse donc à nouveau, laissant mes les courbes fines et sensuelles de ma personne épouser les siennes, autorisant de ce fait ma peau tiède à s'offrir au brasier de sa personne, à ce feu puissant qui au travers des pores de sa peau, tente en vain de dévorer la moindre des fibres de mon être, comme si ma destruction serait la plus pure des manières de totalement me posséder. Ainsi, baisers et caresses sont ce que je lui donne, ce que j'accepte de céder afin de faire naître chez lui un désir toujours plus puissant dont je me nourris avidement et qui se fait l'énergie nécessaire dont j'avais besoin pour définitivement abandonner l'enveloppe corporelle de l'humain pour retrouver cette silhouette démoniaque que le dragon vient admirer avec une envie qui cette fois-ci, arrache un frisson à ma peau cendreuse.

Face à lui, je me fais la créature des fantasmes les plus obscures de ce monde. Je deviens et suis l'incarnation parfaite d'une pulsion violente et pourtant nécessaire, le démon avec le lequel on souhaite perdre son humanité pour enfin avoir le droit d'accéder à des plaisirs coupables et pervers qui apportent le temps d'une nuit l'essence même d'une sensation de bien-être et qui malheureusement à l'aube, ne laisse que des regrets, que les remords liés à une incapacité à avoir stopper la course du temps pour qu'à jamais, les vices et les envies deviennent une raison d'être. Face à lui, je cambre désormais le dos, relève le menton et déploie mes ailes avec fierté, masquant de ce fait sans peine ce qui pourrait se trouver dans mon dos, tandis qu'au sol, ma queue fouaille délicatement, soulevant dans son sillage poussière et autres particules trop fines pour être évoquées, créant de ce fait un chant discret auquel le dragon répond sans honte en venant m'attraper par les hanches pour m'asseoir sur une caisse en bois. Pour lui, j'ouvre les cuisses, l'accueillant au creux de celle-ci pour mieux soupirer quand je sens enfin son membre imposant délicatement se presser contre le mien, et créer de ce fait une friction plaisante et pourtant frustrante, à laquelle je n'émets qu'un grognement, qu'un son guttural qui se fait l'expression de toute l'envie que je peux avoir à l'idée de dévorer la moindre bribe de ce désir brûlant qu'il exprime finalement au creux même de mon oreille, m'arrachant de ce fait un murmure fiévreux et teinté d'un accent étranger qui n'est rien de plus qu'un écho, un rappel que dans mes veines, coule un sang qui n'a rien d'épais ou de sirupeux, mais tout d'un mercure toxique pour tout ceux qui voudraient se penser assez puissant pour me dominer.

"Ton immolation, je l'accueille avec envie, Flavien, car je ne la crains pas." Je marque une légère pause, le temps de laisser ma queue glisser le long de la caisse, pour mieux se frayer un chemin entre les jambes du dragon et ainsi serpenter le long d'une de ses cuisses pour finalement venir se glisser entre ses fesses, jusqu'aux portes de cette intimité qu'elle vient caresser. "Les brasiers de votre monde ne peuvent me consumer. Dans les flammes, je suis ton égal."

Dans la chair de son dos, je viens planter mes griffes, dessinant de ce fait entre ses omoplates de longs sillons pas encore sanglant mais suffisamment profond pour y laisser une marque et surtout pour fragiliser cette enveloppe que j'aimerais briser, afin de pleinement embrasser et enlacer le dragon et son brasier. Presque délicatement, je viens passer une jambe autour de ses hanches, l'invitant ainsi à me prendre, à pleinement me faire sien tandis que je viens mordiller sa gorge, déposer sur la courbe de sa jugulaire des attentions loin d'être tendres sont surtout pour moi un moyen de faire naître dans son coeur un peu plus de ce désir qui m'enivre et qui déjà, arrive à insuffler à mon être l'énergie nécessaire pour retrouver cette puissance qui fut un jour la mienne. Autour de nous, l'air se charge ainsi d'une électricité que mon corps tout entier dégage, d'une énergie qui donne à nos baisers et à notre étreinte la saveur des orages les plus violents, de ceux qui en plus de faire courber les arbres, s'accompagnent toujours d'une pluie désireuse de tout emporter avec elle, comme pour purifier cette terre de tout ce qui pourrait l'avoir parasité. Sur sa peau, je sème ainsi des morceaux de tempête, des fragments d'un courroux céleste sous la forme de suçons, de baisers et de caresses de ma langue tandis qu'au de ma tête, mes cheveux se font une encre voluptueuse, une brume sombre qui danse autour de mes cornes et forme la couronne que je mérite, l'artefact qui devrait sceller à jamais le sacre charnel auquel je m'adonne en compagnie du dragon duquel j'espère plus que son désire et sa curiosité. Alors dans un dernier souffle, dans un soupir éthérée qui semble être prononcé par un être plus ancien encore que lui, je viens à nouveau le tenter, dans l'espoir de le voir complètement basculer dans l'étreinte de mes bras.

"Prends-moi... Embrasse-moi. Contrairement aux autres... Je ne brûlerais pas."


A nouveau, je viens lécher sa peau, déposant ainsi sur son épiderme une attention brûlante qui semble faire écho aux caresses appuyées de ma queue, qui toujours entre ses fesses, s'amuse à lui faire arrondir le dos et perdre la tête.

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_________________

Apocalypse 21:8
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Flavien Sombreval
Dragon

Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ? Lun 2 Juil - 12:46

@Flavien Sombreval a écrit:

Be good, won't you?
Nikola & Flavien
Tout mon être frissonne d'un mélange exquis et explosif de curiosité, d'envie et d'impatience, car en face de moi s'offre une merveille d'un autre monde, une créature à la peau couleur de ciel d'orage, et aux ailes de nuit sans lune. Ce soir, dans le secret de cette réserve qui renferme bien d'autres trésors, et qui transpire la magie de chaque recoin, chaque étagère, et chaque grain de poussière même, je vais goûter au démon pour la première fois de mon existence. Je le déballe avec lenteur, je l'explore comme un terrain inconnu et récemment conquis, comme un présent de choix fait à un empereur par un émissaire diplomatique. Pour une poignée de minutes, pour une heure peut-être, il est à moi et tout à moi. J'embrasse et griffe sa peau nue et légèrement rêche, admirant la transformation entre le fluet jeune homme et la créature face à moi, effleurant la membrane des ailes, avant de ne plus en tenir. Je donne l'assaut final alors que je saisis ses hanches fines pour l'asseoir sur une caisse en bois, l'offrant ainsi à moi, les cuisses ouvertes, le membre dressé tout comme le mien, et je viens le plaquer un peu plus sur le bois brut, asseyant ma puissance et mon pouvoir sur lui, tout en sentant cette étrange et inexplicable sensation glisser dans mes veines à chaque fois que je le touche. Puis je parle à nouveau, enfin, lui demandant s'il me veut comme on propose un traité de capitulation, prêt à le prendre sitôt les paroles tant attendues prononcées... 

Et elles viennent, s'échappant de ses lèvres purpurines, alors que je sens sa queue s'enrouler le long de ma cuisse. Et si je suis surpris au début de cette sensation, n'ayant encore jamais connu quelque chose de pareil, je ne peux retenir un grondement de satisfaction en sentant son appendice me rendre la pareille, et se placer aux portes de mon intimité, telle une armée face à une place forte et attendant l'assaut. De nouvelles paroles ailées, qui répandent sur ma peau de délicieux frissons et je n'y tiens plus. 

Oh non démon tu ne seras pas mon égal...car si tu survis au feu moi j'en suis fait et il coule dans mes veines...

Sa jambe remonte le long de ma hanche alors que nos lèvres échangent un long baiser fiévreux, puis ses dents aventureuses viennent mordiller ma gorge, me faisant rejeter la tête en arrière. Et mes doigts se crispent sur ses hanches comme sur le pommeau d'une épée avant le dernier coup, et je le prends. D'une longue, lente mais implacable poussée je le fais mien, abaissant le pont levis et prenant la ville qui portera à présent mes couleurs. Et je grogne, submergé par ce désir et ce plaisir que je n'ai plus connus depuis des siècles, par refus de m'unir aux créatures de mon espèce, trop capricieuses et vicieuses, et parce qu'aucune autre créature ne pourrait subir l'ardeur de mes assauts. Je sens les torrents de lave en fusion courir sous la peau couvertes d'écailles grenat, et le désir m'aiguiller mieux que n'importe quelle cravache ou quel éperon. Je donne un premier coup de rein qui lui fait chanter une bien douce mélodie, avant que sa queue ne se glisse, serpent insidieux, dans mon être, et me fasse subir la même délicieuse torture. 

Oh mon démon... Prends garde parce que tu risques d'être convoqué souvent... très souvent ici... 

Et je repasse à l'attaque, voulant être totalement maître de la citadelle, mordant sa peau, griffant son dos et ses reins, alors que la caisse tremble et gémit, et que tout autour de nous la pièce se charge d'électricité comme des feux de la saint Jean un soir d'orage. Des lucioles bleutées crépitent autour de nous, alors que ma magie décuplée, s'abreuvant de lui, de tous les objets autour dans une sorte de communion tout sauf christique, mais bien plus puissante, fait léviter certaines boites, que j'observe du coin de l'oeil, bien trop occupé par ailleurs. Par les premières flammes de mes ancêtres, par Brocéliande et Stonehenge, parce que je possède et que je chéris, 'est meilleur que tout ce que j'ai connu. Il est la cité interdite de Pékin et l'Alhambra de Grenade, il est le chateau de Versailles ou celui de Neuschwanstein...parfait et où il fait bon y être... 

Tout s'accélère dans une folle cavalcade, alors que je sens tout ce qui nous entoure vibrer et trembler à l'unisson de nos coups de reins, de nos morsures et de nos grondements. C'est violent et divin. C'est brutal et délicieux. C'est parfait. Et je m'abandonne pour la première fois depuis de longs siècles, laissant mes ailes se déployer à leur tour, mes prunelles rester d'or, même si je lutte quand même pour garder taille humaine, afin de ne pas détruire le bâtiment et ne pas le tuer lui. Ce serait trop dommage de détruire son jouet préféré à l'instant où on vient de le recevoir... Et alors que le plaisir monte en flèche j'entends ses paroles murmurées, et j'attrape ses poignets, pour l'allonger sur la caisse, alors que de ma main libre je saisis son genou replié et redouble encore l'intensité de mes coups de reins.

Tu ne brûleras pas... mais tu vas crier...

Mes coups de reins se font plus secs, hardis, brutaux, alors que je serre les dents, mes narines laissant échapper de légers filets de vapeur, avant de venir dans un rugissement sourd qui fait trembler les murs. Et il faut encore quelques secondes avant que les objets ne retombent sur le sol ou leurs étagères dans un léger fracas, et que l'atmosphère s'apaise comme après une violente tempête. Je croise enfin le regard du démon, le souffle court, et reprenant peu à peu mon apparence humaine.

Ce que tu viens de m'offrir démon, on ne me l'a pas donné tous les jours...et c'était plus que délicieux...

©️ nightgaunt
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Message(#) Sujet: Re: (Flavien) - Be good, won't you ?

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