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 Swords and anger

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James Hook
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Message(#) Sujet: Swords and anger Jeu 22 Mar - 2:52

HOOK
James

HAMILTON
Thomas

Swords and anger
Une autre journée en terre Anglaise. Une autre journée à laisser une hargne lente se consumer envers tout ce qui le retient ici. Il ne va plus au port depuis un moment car il finirait par égorger le surintendant qui ne fait que se confondre en excuses et en raisons pour expliquer le retard déjà gigantesque sur les réparations du Jolly Roger. À croire qu’il n’y avait que la petite Gottschalk qui savait se démener le derrière et faire avancer sa part des choses. Sortir à l’extérieur? Et se mêler à ces détestables Anglais, faire le touriste dans une ville qui n’est pour lui qu’un amas de mauvais souvenirs?

Tourner en ronds, donc. Oh il avait eu plein de cartes intéressantes à recopier, il s’était même cassé la tête à tenter de lire tous les rapports et devis techniques qu’Effie lui avait remis -et avait en partie abandonné tant il y avait des mots compliqués et techniques, et James soupçonnait également la jeune ingénieure d’y avoir mêlé de l’Allemand… joie. Il savait que rester enfermé dans les sous-sols du Parlement n’aidait en rien sa mauvaise humeur et cette angoissante impression d’emprisonnement mais c’était mieux qu’aller chercher querelle au-dehors. Alors… alors il avait réservé une des salles d’entraînement de la Ligue, et depuis un long moment déjà il malmenait un des automates destinés à évaluer les compétences des recrues. Bien sûr en ajustant les niveaux de difficulté et la vitesse d’exécution, il était possible d’en faire un adversaire digne de ce nom pour un entraînement solo, chose que James avait fait après avoir criblé une cible de couteaux de lancer et une autre de balles.

Il allait devoir rembourser les frais pour les bris occasionnés au robot qui se fait en ce moment le réceptacle des coups de sabre du corsaire. Même une arme de pratique comme celle que manie en ce moment James peut causer de sérieux dégâts… surtout quand on constate qu’il en a lancé une de côté après avoir fait une encoche dans le fil non affuté… et on ne parlera pas de celle laissée dans l’androïde. À ce stade ce n’est plus que de la rage. Celle du lion qui s’acharne contre les barreaux de sa cage même s’il sait qu’ils ne cèderont pas, mais que s’il cesse de combattre, il va finir par accepter cette prison, et là, ce sera la fin.

C’était mieux ça, de passer ses nerfs sur un robot, que de retourner sa rage contre la Ligue. C’était mieux d’arracher un à un les membres de l’androïde que de hurler que la situation actuelle allait le rendre dingue à force de rester en place. La sédentarité n’a jamais été pour lui. L’emprisonnement non plus, et s’il s’était ouvert à Lady Murray sur le sujet, il savait qu’il ne pouvait rien espérer de sa part.

L’automate tombe au sol dans un bruit de ferraille. Dans deux bruits de ferraille vu que sa tête a volé plus loin après le coup de grâce asséné par James qui sent un désagréable fourmillement dans son bras suite à la force de l’impact. Aussi difficile que trancher une tête, et il n’en tranchait pas chaque jour détrompez-vous; ça prenait une lame très aiguisée et un sacré élan. Après avoir donné un coup de pied rageur à son adversaire qui vient de rendre l’âme, James s’éloigne pour boire une longue rasade d’eau à la gourde qu’il a apporté avec lui, réalisant que sa main tremble d’épuisement même si le grondement en lui ne s’est toujours pas calmé, et il s’asperge un coup d’eau au visage également. Comme si ça le dérangeait que sa chemise noire soit trempée -elle l’est déjà de toute manière- ou de foutre de l’eau sur le sol de la salle d’entraînement. La longue respiration qu’il comptait prendre est désagréablement interrompue par cette sensation d’être observé, qui surgit une seconde avant un applaudissement qui suinte le sarcasme et le mépris.

- Vous.

Aussitôt son regard bleu s’est embrasé d’une haine qu’il serait difficile de qualifier. Il n’a même pas à tourner les yeux vers la porte de la salle pour savoir qui se tient là. Il sent dans chacun de ses os la présence de cet ennemi aussi sûrement qu’un prédateur en reconnaît un autre. Il fait passer la ganse de sa gourde à son crochet pour la déposer sur la console où ses autres effets personnels sont déposés, notamment son sabre, bien réel et affûté celui-ci, qu’il tire d’un geste fluide pour indiquer un point derrière le Lord.

- Vous êtes perdu? Ici c’est pour les combattants. Le salon de thé est plus loin.

Oh ce qu’il serait prêt à donner pour que Hamilton fasse un pas de plus dans cette pièce et vienne le narguer. Même fatigué, James se sent prêt à en découdre avec ce plus que parfait défouloir qui incarne en lui seul la base même de la rage qui l’habite. Allez viens.


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Dernière édition par James Hook le Sam 24 Mar - 4:58, édité 1 fois (Raison : Correction orthographe)
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Lord Thomas Hamilton
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Message(#) Sujet: Re: Swords and anger Ven 23 Mar - 3:23


Swords and Anger

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Il y avait des murmures entre les murs de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, des chuchotements qui se taisaient à l’approche de Lord Hamilton. Tout cela était de très mauvais augure, quand même des amis de longue date répondaient de manière évasive aux questions. Tout semblait comploter à l’unisson pour lui cacher quelque chose et ce n’était pas pour lui plaire. Il savait à qui se renseigner, qui ne ferait pas de cas des secrets et des souffles déversés d’une oreille à l’autre. S’y dirigeant en serrant les dents à chaque pas de sa jambe estropiée, il ne se rendit pas jusqu’à son objectif car une autre agitation entre les couloirs de la Ligue le fit dévier de sa route.

Qui donc était en train de mettre en pièce le meilleur automate d’entraînement ? Thomas révisa hâtivement son jugement lorsque la tête du robot de combat vint tournoyer dans l’embrasure de la porte de la salle, en partie sectionnée, en partie arrachée, son attache principale tordue violemment sous la force déployée. L’automate était désormais en pièces et non plus en processus de l’être. Le plus amer ne fut pas de calculer la perte monétaire pour la Ligue, mais ce fut de constater que l’auteur de cet exploit n’était nul autre que ce murmure hâtivement éteint dès son approche : James Hook. Une rage aussi sourde que subite enflamma les entrailles du vieux chasseur, viscérale et qui lui fit grincer des dents même si tout d’abord il ne se fendit que d’un claquement de mains empreinte de son plus grand mépris. Ce fut avec déplaisir que son regard croisa celui de ce diable sous forme humaine, de ce rebut de la société, de ce criminel notoire qui marchait désormais la tête haute entre les murs de la Ligue. Comme s’il était légitime qu’il foule le sol de cet endroit quasi sacré de ses pieds païens.

La provocation était lancée et Thomas eut un sourire carnassier de l’entendre être jetée entre eux. Il ne fallait qu’une excuse, si mince fusse-t-elle, pour que l’un ou l’autre répondisse avec un enthousiasme malsain. Il y avait un combat à finir entre eux, une liste de reproches et de rancœurs qui dataient de sept longues années. S’ils étaient tous les deux plus jeunes à l’époque, la haine avait vieilli avec beaucoup plus de ravages que les années avaient pu affecter son ennemi. Thomas, lui, entra dans la salle sans pouvoir se passer de sa canne, sans pouvoir dissimuler ses cheveux qui avaient bien blanchis en ces sept années ou les rides qui marquaient son visage. Hook pour sa part, semblait au sommet de sa forme. C’était un pied de nez de plus au visage du Lord qui maudissait cette râclure à chaque jour que Dieu faisait. Sa voix se fit pleine de cette hargne noire, tonnante et autoritaire. Il ne pouvait en être autrement alors qu’un homme de son rang s’adressait à la plus basse des vermines à peine dignes de se rouler dans la boue.

« C’est la seule chose que tu sais faire pirate : détruire ? Un voleur et meurtrier tel que toi n’a rien à faire ici et tu le sais aussi bien que moi. »

Autre provocation jetée entre eux. Il ne fallait qu’une excuse, si mince fusse-t-elle.



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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: Swords and anger Sam 24 Mar - 4:53

HOOK
James

HAMILTON
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Swords and anger
Le regard brillant et un sourire aux lèvres, James regarde l’homme accepter son invitation silencieuse, baissant légèrement son arme et les yeux, afin de mieux étudier les moindres détails de son ennemi. Il se souviens comme hier de ce combat qui l’avait opposé à Hamilton qui était alors pour lui un illustre inconnu. Il se souvient de cette électricité dans l’air qui était quasiment palpable avant la bataille, alors que, pris au piège, ses hommes et lui avaient décidé de vendre chèrement leurs peaux. Il peut presque encore sentir l’odeur de la poudre à canon, du sel marin et du sang, tout ce sang versé qui avait marqué cette bataille. Beaucoup d’hommes étaient morts cette journée-là, un pirate pour trois Anglais, mais à la fin, il n’était resté qu’une poignée d’hommes d’un côté comme de l’autre des épées.

Ils s’étaient jaugés du regard dès le début de la confrontation. Hamilton était plus svelte à l’époque, une tignasse de cheveux aussi foncés que les siens, toujours aussi imposant qu’aujourd’hui, un peu plus que James qui se repose moins sur la force brute que la vitesse et l’adresse lors des combats. Dès le début du combat ils n’avaient cherché qu’à se rejoindre à mi pont, chacun ayant la rage d’en découdre avec l’autre. James se rappelle très bien avoir évité l’une des balles d’Hamilton dirigées à son attention. Il ne peut s’empêcher de glisser son regard sur la veste du Lord, à savoir si aujourd’hui encore il traîne avec lui son fameux colt argenté. Son regard se fait d’acier aux paroles qui lui sont jetées de haut et d’un ton sec il réplique aussitôt ce qu’il s’est répété déjà mille fois:

- À qui la faute si je suis ici?

À la fin du combat sanglant, alors qu’il était devenu évident que si un autre assaut était mené entre les deux petits groupes de combattants restants, le vainqueur aurait été condamné, mourant de ses blessures ou en trop petit nombre pour opérer n’importe quel des navires ayant participé à l’attaque. Le bon sens aurait pu guider les deux chefs vers la solution qui s’était imposée, mais James ne sait que trop bien qu’à l’époque il n’avait que répondu à cette envie viscérale d’affronter celui qui venait de le prendre à revers.

Il avait presque gagné. Mais il n’y avait pas de seconde place et de prix de consolation pour le perdant dans ce genre d’affrontement. Il se souvient des nombreuses morsures de l’acier de la lame d’Hamilton, il peut en relever chacune des cicatrices laissées, il peut se rappeler de la douleur de chacune.

Mieux encore, il se souvient du cri qu’il lui avait arraché lorsque, d’une riposte bien calculée, il avait enfoncé la courbe argentée de son crochet dans la cuisse de son adversaire, déchirant les muscles et les nerfs, faisant gicler le sang alors qu’il avait tiré d’un geste violent, faisant perdre l’équilibre à l’autre homme. James avait pensé que c’était la fin, que le duel en serait terminé, qu’il recevrait une capitulation… Mais ce gros buffle d’homme s’était relevé, au mépris de la douleur, sans aucun doute encore porté par l’adrénaline du combat.

Et ça en avait été fini de lui.

Il le maudit encore aujourd’hui de ne pas l’avoir tué, de lui avoir passé au cou cette chaîne qui menaçait de l’étrangler au moindre mouvement, de lui avoir lié les bras dans le dos, des fers aux pieds. Rien de plus qu’un animal dangereux que le noble chasseur ramenait comme un trophée à Londres.

Pour la Ligue.

- Quel dommage que votre pauvre jambe vous handicape autant. Nous aurions pu faire un duel… amical.

Il n’y a rien d’amical dans la voix de James, sinon les lettres en composant le mot. Lord Thomas Hamilton représente tout ce qu’il a toujours détesté: Anglais, riche, noble, hautain, qui ne se gêne pas pour écraser les autres sous sa botte, et celui qui lui a arraché sa liberté, celui qui l’a livré pieds et poings liés à une autorité qu’il n’a jamais voulu reconnaître, le premier jet de pierre de cet esclavage étouffant qu’il vit depuis sept années et en dernier lieu celui qui ne cesse de le convaincre qu’il n’a ni sa place, ni rien en commun avec la Ligue.



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Lord Thomas Hamilton
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Message(#) Sujet: Re: Swords and anger Jeu 12 Avr - 3:52


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En d’autres circonstances, à une différente époque peut-être, Lord Hamilton aurait pu apprécier l’homme face à lui. S’il n’avait pas eu à lui faire la chasse pendant autant d’années, s’il n’avait pas accumulé les frustrations, les pertes et les mauvaises surprises pendant tout ce temps, en pensant à chaque fois toucher au but et prendre ce damné pirate au piège… oui peut-être. S’ils ne s’étaient pas affrontés et que l’un comme l’autre n’avait pas mis un terme à l’existence telle qu’ils la connaissaient chacun, oui. L’homme avait des qualités, un esprit vif, de l’ingéniosité, une fine lame, de la force tant physique que de caractère. Il aurait été un frère d’armes apprécié. Or, les ponts qui auraient pu exister avaient été violemment et définitivement rompus par le destin qui avait décidé de faire d’eux des ennemis. Il vit les souvenirs danser dans les prunelles si bleues de James Hook. Thomas aurait pu s’arrêter à cette impression persistante qu’il avait déjà vu ces yeux être portés par une autre personne sans être en mesure de se rappeler un nom ou un visage en mémoire. À la place il ne s’attarda qu’à ces souvenirs en commun, semblables et divergents tout à la fois car chacun avait sa version de la même histoire et était le monstre du récit de l’autre. La mauvaise foi de chacun était palpable.

Il n’accepta pas de gaieté de cœur le reproche craché avec autant de mépris qu’il avait lui-même lancé ses paroles. Il refusait de prendre la responsabilité de l’intégration de James Hook à la Ligue. Ce méfait n’était pas sien et il avait pris énormément soin d’informer tous les partis impliqués dans cette décision à quel point il était contre cette idée. Il avait amené un criminel notoire en Angleterre pour qu’il soit jugé et exécuté, et non pour le retrouver libre comme l’air au sein d’une organisation sensée défendre la justice et le bien. La blague était amère et cruelle.

Des armes étaient soigneusement alignées au mur, celles de pratique aux tranchants non aiguisés tout comme quelques modèles réels, utilisés pour tester la létalité des coups des recrues et parfois les rendre conscients du danger de l’arme entre leurs mains. Il avait formé de jeunes chasseurs dans cette salle jadis, il le ferait encore si sa condition physique le lui permettait et si sa patience n’était pas aussi échevelée par la douleur et la rancœur. Hook ne manqua pas de lui rappeler avec arrogance ce qui faisait son malheur, le nargua, le défia. La raison n’était pas le point fort de Thomas, et il ne pu laisser passer cette invitation, même s’il n’avait aucune chance de l’emporter. Il voulait viscéralement en découdre une fois de plus avec cet ennemi.

Un sabre de cavalerie à la lame et au fil impeccables trouva prise dans sa main. C’était une arme qu’il appréciait fortement et semblable à celle qu’il avait utilisée sept années auparavant. Il aurait dû hésiter, prendre sur lui, admettre qu’il ne pouvait combattre un adversaire aussi agile que le pirate. Son orgueil ne voulait rien entendre. Qu’il gagne ou qu’il perde, il ne serait pas dit que Thomas Hamilton, peu importe son état, s’était défilé d’un combat.

« Entre infirmes nous serons à armes égales. »

L’odieuse et basse provocation que c’était.
C’était pathétique. Il serait le premier à le dire s’il était observateur de la scène: le vieil homme qui s’obstine et qui est incapable de faire un pas sans prendre appui sur sa canne, qui avance résolument vers le centre de la salle, qui arrête le temps de d’échanger la canne contre la lame. Ses doigts se souvenaient de leur force brute, son bras se rappelait les mouvements comme s’il les avait faits ce matin. Un combat, juste une fois, contre un adversaire qui n’aurait aucune pitié et retenue ni pour son état ni pour son titre, et s’il arrivait à toucher ne serait-ce qu’une fois ce foutu pirate, il serait heureux.

Les lames s’entrechoquèrent. Il aimait l’éclat qu’il voyait dans le regard de son adversaire. C’était comme s’ils étaient de retour sept années plus tôt. Ce diable était toujours aussi rapide, peut-être même plus grâce à l’entraînement dont il avait bénéficié auprès de la Ligue, rapide et précis comme en témoigna la lame qui frôla de près le visage du Lord qui ne s’en tira que grâce à un rapide coup de coude à la tête de Hook pour se dégager. Suffisamment fort pour étourdir, il vit son adversaire secouer la tête. À nouveau les lames se croisèrent, violemment. Thomas dû prendre lourdement appui sur sa canne pour ne pas perdre l’équilibre et ne put encore une fois se fier qu’à sa force brute pour repousser son adversaire. Le premier coup était à lui, même si le sang n’avait pas coulé, mais là ils étaient ex-aequo. Ce salopard se jouait de lui et prit ensuite un plaisir évident à le tourmenter de tous les côtés, lames et feintes, parades et ripostes s’enchaînaient à un rythme effarant, trop rapides pour le Lord qui sentit la morsure de l’acier entailler tissus et chair de son épaule, y mordre aussi facilement que dans du beurre pour laisser le sang s’en échapper. Il n’y avait plus aucuns mots échangés entre les deux ennemis, seuls les bruits de leurs épées, leurs respirations et dans le cas de Thomas un grondement sourd qui répondait à la douleur mais surtout à la frustration de ne même pas être en mesure de rendre la pareille. C’était enrageant. Il ne pouvait que bloquer les attaques, reculer avec précautions, avec de très minces chances de ripostes, quand son ennemi lui en laissant généreusement l’opportunité. C’était une erreur d’avoir foncé tête baissée dans ce duel mais le regard sombre et déterminé de Thomas ne faillit pas une seule seconde alors que leurs lames se croisaient à nouveau dans un affrontement de la force de l’un contre celle de l’autre. Sa prise sur son arme, elle, le trahit. D’un geste si semblable aux siens, Hook envoya balader l’épée de Thomas, un mouvement de force brute qui laissa sa main et ses doigts engourdis sous la violence du choc d’avoir été délesté de son arme. Le bruit du métal qui heurta le sol fut à nouveau les seules paroles échangées. Le fil aiguisé de l’épée du pirate était sur sa gorge. Il ne fallait qu’un infime mouvement du poignet pour que c’en soit fini de lui. Même à cette pensée Lord Hamilton se redressa et riva son regard sur James Hook, il lui exprima toute sa haine et tout son mépris, avança imperceptiblement pour que la chair de son cou sente la morsure de l’acier. Il ne cèderait jamais devant cette racaille et n’implorerait jamais une pitié qu’il savait inexistante.

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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: Swords and anger Lun 23 Avr - 5:08

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Du pas léger de celui habitué à combattre en terrain instable, James se déplace lentement alors qu’il observe avec une attention concentrée le Lord déambuler dans la salle. En ce moment, son univers se résume à Thomas Hamilton et le prochain geste qu’il posera. Tout le reste, c’est secondaire, insipide et sans aucune importance tant ce désir de vengeance brûle, dévore et consume toute autre pensée logique et rationnelle. Il ne peut exister meilleure personnification de tout ce qu’il a toujours haït, quelque chose qui représente mieux la cause de tous ses malheurs, que cet homme.

La main valide de James, celle-là même qui tremble encore d’avoir frappé trop vite, trop fort, trop longtemps sur l’automate d’entraînement au point de le décapiter, se resserre sur la garde de son sabre à en faire blanchir ses jointures. Infirme. Le mot qu’il n’a jamais accepté, par lequel il a toujours refusé de se définir et contre lequel il s’est battu avec une patience et une persévérance obstinée pour réapprendre à tout faire d’une seule main, en comblant ses lacunes par davantage d’adresse, de force ou d’ingéniosité pour parvenir au même résultat que ceux ayant deux mains, et faire mieux qu’eux. Il n’y a qu’une personne soumise à la même condition que lui pour comprendre toutes les ramifications du mal que ce mot peut avoir, le deuil de toutes ces choses qui ne seront plus jamais comme avant, et le refus viscéral d’être qualifié ainsi.

Le combat qui suivit n’en fut pas un de raison ou de tactique, encore moins de finesse. La rage, la haine, une querelle violente qui se passait de mots tant ils auraient été futiles entre eux. James ne doute pas que, tout comme lui, Hamilton a su accompagner de son nom et son souvenir chaque juron et malédiction des sept dernières années. Peu de combats ont encore la capacité de réellement intéresser James, d’être autre chose qu’un déploiement de tactiques et de stratégies, des escarmouches qui le laissent indifférents, à peine de quoi réchauffer le sang. Tuer froidement, logiquement, rapidement, éliminer des ennemis pour ne plus les retrouver en travers de sa route et avoir l’ennui de les abattre à nouveau. Combattre, parce que c’est ce qu’on lui demande de faire.

Là, il ne peut se cacher qu’il est entièrement absorbé dans cet affrontement contre Hamilton, un ours enragé acculé au pied du mur et qui ne fait preuve d’aucune retenue ni pitié car il veut sauver sa peau. James sait depuis le début qu’il a l’avantage et qu’à moins d’un tir bien placé de l’arme à feu du Lord, la fin de ce combat est déjà décidée. C’est lui qui aurait dû gagner il y a sept ans, pas Hamilton. Mais à chaque fois que leurs épées se croisent, à chaque fois que le fil de sa lame frôle ou mord la chair de son ennemi, ce n’est pas la satisfaction attendue que le corsaire ressent, mais au contraire il ne sent que la rage et la haine enfoncer davantage leurs couteaux en lui.

D’un geste rageur la brève escarmouche se termine, la lame d’Hamilton balayée plus loin et celle de Hook sur la gorge de ce dernier. D’abord, rien. Que leurs yeux qui s’affrontent, leurs souffles saccadés, le sang qui teinte de rouge la manche du Lord, et ni l’un ni l’autre qui ne veut céder. Ni pitié, ni demande de grâce. Pourtant, James hait cette main qui tremble, ce bras qui est épuisé mais qui s’accroche par pur orgueil.

D’un geste vif le bras gauche vient prendre le relais, le crochet argenté transperce sans difficulté aucune le tissu de la veste et de la chemise du Lord, laissant une traînée sanglante sur son torse par où il l’a attrapé, sa version bien à lui d’attraper quelqu’un par le collet. Presqu’aussi grand qu’Hamilton, à peine quelques centimètres, il peut affronter son ennemi droit dans les yeux, et lui murmurer ce que des paroles à haute voix gâcheraient.

- Jusqu’au mal, Lord Hamilton. Vous tuer serait une si grande satisfaction, mais la mort a ce côté définitif qui vous rendrait l’affaire beaucoup trop douce. Je vais commencer par sectionner vos talons d’Achille, et vous en viendrez à regretter l’époque de votre canne. Quand votre fauteuil roulant ou votre lit vous sembleront une prison, je reviendrai pour votre bras gauche, puis votre droit. Enfin, je vous broierai la colonne vertébrale pour que seule votre tête bouge encore. Là vous saurez ce que c’est, que d’être à la merci des gens, d’être ivre de liberté mais d’être confiné à la plus cruelle des cages. Avec votre fortune et les soins de qualité que vous pourrez vous offrir, vous vivrez de longues, longues années, à trouver que tout a le goût de cendres.

D’un geste brusque James relâche le vieil homme, le pousse d’un violent coup de pied dans les chevilles, voulant le faire choir sur le sol, donnant un autre coup de pied sur la canne du Lord pour qu’elle s’échoue plus loin comme l’épée tout à l’heure. Il ne fait aucun doute dans l’esprit du corsaire qu’il procèdera à chacune des étapes énoncées avec minutie, qu’importe les conséquences.


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