AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Discussion (PV Nikola Tesla)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Discussion (PV Nikola Tesla) Dim 8 Avr - 16:20

Discussion


Une pomme dans la main, des ouvrages de famille dans l'autre, Alix se promène dans les couloirs du siège de la Ligue. Il avait dû apporter ses connaissances pour une affaire en cours, des traces laissées dans la boue qui ne ressemblaient certainement pas à celles que des êtres humains normaux pouvaient laisser, autour du Museum, et Alix avait de suite compris à quoi ils avaient affaire : des Anubis, comme le dieu égyptien des Morts, qui protègent les anciens artefacts Wesen et font tout pour les récupérer quand les hommes les leur ont pris. Et s'ils ne tuent pas d'ordinaire, les accidents restaient possibles, et c'était le cas pour cette affaire : un des gardiens avait été retrouvé mort, la gorge arrachée, et plusieurs momies de chats avaient disparu.

Dès qu'il a compris, Alix s'est senti un peu mal à l'aise vis-à-vis de ses collègues de la Ligue ; en général ils faisaient face à des "choses" qui menaçaient le genre humain par plaisir, là c'était une autre paire de manches puisque c'était des protecteurs de la culture Wesen... Mais bon, il ne fallait pas non plus tomber dans l'extrémisme en tuant, il y avait probablement moyen de protéger les objets par les deux parties. Mais à condition de voir avec eux en amont, autant dire que là c'était trop tard.

Pensif, Alix laisse ses pas le mener un peu partout dans le siège de la Ligue, sans faire attention qu'ils le menaient jusqu'aux geôles, là où se trouvait un incube qu'il avait aidé à rapatrier à Londres pour être sûr qu'il ne soit pas un danger pour qui que ce soit.

Une fois arrivé dans les geôles, il s'installe dans un coin, jetant un regard rapide sur la cellule de l'incube qui semble plutôt tranquille, et ouvre un de ses livres pour tenter de savoir comment neutraliser un Anubis, laissant sa pomme sur ses genoux pour la manger plus tard. Ou pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Mer 11 Avr - 17:08

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

Pas un bruit ne me parvient.  De l'obscurité qui enveloppe autant ma cellule que ma personne, je ne perçois rien, à peine peut-être les battements de ce coeur qui dans ma cage thoracique n'existe que pour faire fonctionner une carcasse humaine qui n'existe que pour le besoin de troubler et de tromper l'esprit de créatures à l'intellect peu développé. Dans les recoins des ténèbres, rien ne me parvient, pas même les murmures d'une vie qui se fait à l'étage du dessus. Seul, au milieu d'une solitude qui pourrait tuer n'importe lequel d'entre eux, je reste là, à déchiffrer le fonctionnement d'un monde qui est bien plus fascinant que les parasites qui pensent pouvoir le dompter. Sous mes prunelles, je regarde les éléments danser, valser au rythme d'un équilibre qui permet à ce monde de tourner, d'exister et de prodiguer à chaque êtres vivants ce dont il a besoin pour pérenniser un instant avant de décéder pour mieux rejoindre ce cercle biologique et chimique que tous aiment à ignorer, de toute façon bien trop occupés à tenter de donner un sens à leur existence pourtant vaine. En silence, j'observe ainsi ce qui sera quand la Ligue et les murs de celle-ci seront tombés, me délectant de la justesse et de la rigueur qui régissent cette alchimie complexe et étrangement familière, dont certains mécanismes sont similaires, presque, à ceux qui se font la fabrique même du plan duquel je viens. Sagement assis sur le maigre matelas qui se doit d'être mon linceul quand ma chair fait ressentir le besoin de se reposer, je navigue ainsi dans le cheminement complexe de ma psyché, notant, gravant dans mon esprit mes raisonnements et découvertes sur ce monde finalement fascinant dont je me coupe, ignorant un instant la présence d'un des inutiles de ce plan, ne le remarquant que lorsqu'il s'installe non loin de ma cellule. Vers l'intrus, je porte mes prunelles pour mieux retrousser les lèvres et ainsi dévoiler mes crocs quand je reconnais l'impudent qui se permet de troubler ma contemplation pour m'imposer sa présence, lui qui en plus d'être capable de percer à jour l'illusion qui me maintient sous cette forme humaine, fut là quand au milieu des chaînes j'ai été traîné jusque dans les méandres de cette ville puante et grouillante d'individus méprisables. Sur sa silhouette, je pose un regard perçant alors que je me lève, m'approchant des barreaux en un roulement de hanches gracieux, sans produire un son, ou tout du moins rien de plus qu'un froissement de tissu élégant, pour mieux offrir à la vue de la petite créature ma silhouette monstrueuse.

"C'est un drôle de choix que de vouloir venir jusqu'ici simplement pour s'isoler."


Ma voix semble éraillée, quelque peu inhabituée à être utilisé, trahissant de ce fait le mutisme permanent dans lequel je m'enferme, simplement pour refuser à mes geôliers la moindre informations qu'ils pourraient espérer m'arracher. Elle se fait en réalité en accord avec cette apparence monstrueuse qui est la mienne, celle qu'il doit voir quand nos regards se croisent, celle qui se fait ma vraie nature sous la chair humaine. La silhouette à la peau cendreuse, aux cornes menaçante, aux crocs immenses, aux ailes capable de déclencher des tempêtes et à la queue destinée à briser la nuque des impudents qui pourraient vouloir me défier. Je sais qu'il la perçoit, qu'il l'entrevoit, dans le coin de son oeil peut-être ou sur sa rétine, mais je sais que dans son esprit, il n'a pas la représentation de l'illusion dont le reste du monde se délecte, et qu'au contraire, il voit la nature même des choses, créant de ce fait en mon coeur l'envie curieuse de lui arracher les globes oculaires pour découvrir si c'est dans ceux-ci que réside son don, ou si il me faudra dépecer le reste de sa personne pour trouver l'origine de ce pouvoir que beaucoup aimeraient posséder. Sur le côté, je penche légèrement la tête, entrouvrant les lèvres pour mieux inspirer l'air chargé d'une fragrance doucereuse qui ravive en moi la faim qu'ils se refusent à satisfaire, préférant me plonger dans un état de jeun qui n'aide pas à me donner l'envie d'être coopératif. Désormais à la frontière de ma cellule, le corps presque prêt à effleurer le métal de ma prison, je laisse mon regard courir sur sa personne, effleurer un instant la couverture de l'ouvrage qu'il semble étudier avant de m'arrêter sur le fruit qui sur ses genoux repose et dont la peau luisante et appétissante se fait une ode à un e gourmandise que je n'éprouve pas mais que je peux en cet instant admirer. A nouveau, la curiosité revient étreindre mon être, se faisant le terreau fertile qui permet à bien des questions de fleurir dans mon esprit. Si le fruit était à portée de doigts, j'irais le cueillir sur sa personne, non pas pour le dévorer mais pour au contraire lui arracher ses secrets, pour le forcer à me révéler ce qui fait la beauté de ce qu'il produit comme envie chez les autres. D'une inspiration légère, je chasse le silence, tendant la main au travers des barreaux pour offrir ma paume à mon visiteur.

"Si tes livres t'intéressent tant, donne-moi ça."

Ce n'est pas une demande que je formule mais un ordre non plus. C'est une proposition que je ne prends pas le temps de formuler, un échange que j'énonce à peine et qui pourtant me semble évident, considérant malheureusement que tous peuvent suivre le cheminement de mes pensées. Les doigts suspendus dans l'air, à attendre une offrande que j'estime mériter, je bats doucement des cils, incapable d'imaginer qu'il puisse me refuser quoi que ce soit, à moi, l'incube qui pourrait être une déité que l'on vénère.

Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Ven 13 Avr - 10:28

Discussion

Alix entend, alors qu'il pénètre dans la cellule, une voix éraillée qui lui lance :

C'est un drôle de choix que de vouloir venir jusqu'ici simplement pour s'isoler.

Le Chasseur tourne légèrement la tête vers le propriétaire de la voix, avant de s'installer dans son coin ; c'était un incube qu'il avait aidé à transférer jusqu'au siège de la Ligue, il y a quelques temps, pour éviter toute forme de catastrophe dont il pourrait être responsable. Alix décide dans un premier temps de ne pas répondre ; après tout, que pouvait-il lui dire, à part qu'il était là complètement par hasard ?

Calé contre l'un des piliers de la pièce, Alix se plonge dans ses ouvrages, cherchant désespérément un moyen de neutraliser le Wesen qui posait souci, quand l'incube lui lance de nouveau :

Si tes livres t'intéressent tant, donne-moi ça.

Le Chasseur lève la tête et avise la main de l'incube qui désigne la pomme posée sur ses genoux. S'il semble hésiter au début, il finit par se lever, prenant la pomme au passage, et se dirige vers la cellule où se trouve leur hôte avant de poser la pomme avec un léger sourire :

Elle te sera plus utile qu'à moi.

Il se recule légèrement pour laisser l'incube récupérer le fruit et s'en délecter, gardant ses livres sous le coude, avant de reprendre avec une pointe d'hésitation :

Et puis, ici, je ne risque pas d'être dérangé pour trouver ce que je cherche. Même si certains peuvent penser qu'avoir une discussion avec toi est une forme de distraction. Et j'aime à croire que tu n'es pas qu'un monstre sans foi ni loi, et que la solitude doit bien finir par te peser à la longue... Mais, accessoirement, je suis là par hasard.

Il laisse un sourire se dessiner sur ses lèvres, le corps plutôt détendu. Ça ne sert à rien de montrer une quelconque hostilité, si ce n'est pour le braquer et rompre tout contact. Et pour la Ligue, ce serait dommage.


_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Ven 20 Avr - 10:57

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

Le chasseur hésite longuement, considérant ma requête avec un réserve qui pourrait presque me faire sourire jusqu'à finalement se lever, et se décider de m'offrir le fruit sur lequel mes doigts osseux se referment sans attendre. Derrière les barreaux de ma cellule, je ramène à moi la pomme qui se fait mon otage, délaissant de ce fait pour de bon l'humain qui n'avait de toute façon aucun mérite à retenir mon attention plus longuement, lui tournant le dos pour mieux me concentrer sur cette création de la nature, qui entre mes doigts, se refuse à me révéler le moindre de ses secrets, préférant me laisser me heurter à la barrière de sa peau qui se fait l'armure pour protéger sa chair que les humains doivent consommer. D'un froncement de sourcils, je pose une question que le jeune homme n'entendra jamais alors que dans ma paume, je fais à peine rouler le fruit, laissant de ce fait la lumière épouser la courbe de celui-ci avec une tendresse qui n'est dû qu'à la relative obscurité de ce lieu qui empêche pleinement le soleil de baigner tout ce qui l'entoure dans ses puissants rayons. Tout ici n'est que furtif, décidé à survire et l'éclat sur la pomme en est la preuve, l'ultime résistance d'un astre qui pourrait pourtant décider de réduire à néant la moindre forme de vie sur ce plan.

Ainsi, durant un long moment qui n'est entrecoupé que de mon silence et d'une remarque du jeune homme que j'ignore avec grand plaisir, je ne fais qu'observer la pomme, laissant mes prunelles se perdre sur les courbes de celle-ci pour mieux me décider à la porter à mes lèvres pour y planter mes crocs. Sans peine, ceux-ci déchire la peau du fruit pour mieux creuser dans la chair sucrée et tendre du fruit, dont le jus presque rafraîchissant vient imbiber ma langue et inonder ma bouche de saveurs nouvelles et inconnues qui au lieu de me ravir et de me faire entrapercevoir la raison pour laquelle les humains peuvent prendre le temps de les cueillir,  me surprennent et me font, après avoir essuyé mes lèvres d'un revers de la main, considérer cette chose sous un angle nouveau. Alors que je déglutis, avalant ce que j'ai à peine pris le temps de mâcher, j'en viens à me demander si ils mangent ça par nécessité ou par plaisir avant de chasser ses questions sans importances pour me poser celles qui ont un réel intérêt. "Pourquoi le fruit est ainsi fait ? Pourquoi cette forme, pourquoi ce goût, pourquoi cette peau ?" Voilà ce qui importe en ce monde, ce n'est pas les envies, les besoins et les préférences d'êtres faibles et inférieurs qui ne peuvent vivre plus d'un siècle, qui vieillissent vite et ne laissent derrière eux rien de mémorable, qui importent mais plus tout ce qui les entourent et qui en silence subissent les affronts de ceux qui de toute façon finiront par n'être rien de plus que de la poussière dans du vent, du sable sur lequel leurs descendants marcheront sans songer un instant fouler de leurs pieds leurs ancêtres. Eux n'ont pas l'importance qu'à ce fruit, eux ne méritent rien de ma personne et certainement pas mon intention et c'est pourquoi, sans gêne, sans honte et sans regret, je tourne un peu plus le dos au chasseur, l'oubliant dans mon ombre pour mieux plonger mes doigts dans la chair de la pomme, y creusant de mes ongles dans l'espoir de trouver en son coeur quelque chose qui puisse m'expliquer pourquoi cette petite chose a été conçu par la nature comme un coffre-fort à l'armure qui ne peut être déchirée que par une mâchoire et des crocs puissants.

Et finalement pour mes phalanges, au sein même d'une chair juteuse et sucrée, je trouve ce qui se devait d'être protégé, quelques pépins que je soupçonne être les graines qui permettront à la naissance d'autres fruit de ce genre et ainsi à la renaissance de quelque chose qui sera immortel à sa manière. Fasciné, j'en extrais un pour mieux l'observer, et lui offrir un sourire ravi. La petite chose, l'engeance d'une vie nouvelle est minuscule entre mes doigts et pourtant se fait la promesse d'un renouveau qu'il est presque jubilatoire de posséder. Entre mes griffes ou mes crocs, je pourrais réduire à néant cette floraison d'existence à venir, mais à la place, je glisse avec délicatesse la petite chose dans la poche de ma chemise sale, gardant ainsi contre mon coeur ce que je prendrais un jour le temps de faire naître. Puis, avec une minutie et une obstination qui me sont propre, je m'acharne à extraire les autres pépins, qui comme les précédents terminent dans ma poche, formant de ce fait un nid fécond qui pour l'instant devra se contenter de patienter contre mon torse, jusqu'à ce je détermine ce dont ils ont besoin pour pousser. A mes lèvres, je porte mes doigts, les léchant pour les débarrasser du jus qui en séchant devient collant, remarquant alors le flétrissement rapide de la chair, qui sous les assauts d'une force invisible commence à mourir et à prendre une teinte brunâtre qui a tout d'un phénomène désagréable à l'oeil. Mais au lieu de m'en dégoûter, de détester la chose, je m'y intéresse, saisissant entre mes doigts la chair que je goûte à nouveau et dont les saveurs restent les mêmes. Intrigué, je regarde cette maladie étrange se répandre sur le fruit, haussant un sourcil quand je ne penche pas la tête sur le côté, de plus en plus perplexe sur les raisons de cette étrange réaction. En silence, je tente alors de comprendre ce qui a pu se passer avant de réaliser que la seule chose qui puisse ainsi abîmer le fruit, c'est l'air auquel je l'ai exposé quand la peau j'ai arraché.

"C'est donc de ça que tu te protèges."


Mon murmure dérange à peine le silence, se faisant un bruissement tout au plus mais un prélude à une question qui est adressé au seul indigène de ce monde, à celui qui peut éventuellement m'expliquer pourquoi les fruits de son monde ont besoin de se protéger d'un air que lui respire visiblement sans peine.

"Qu'y-a-t-il dans l'air que vous respirez ?"


Voilà ma question, mon interrogation qui chasse mon mutisme et qui me fait me tourner à nouveau vers lui, les yeux posés sur sa personne tandis qu'entre mes doigts, gît toujours le fruit qui n'est plus qu'une épave, un vestige de ce qu'il a été autrefois.
Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Sam 21 Avr - 17:56

Discussion

Alix ne bronche pas quand l'incube décide de l'ignorer royalement, portant son attention pleine et entière sur la pomme qu'il venait de lui donner gracieusement. Il est habitué au mutisme de l'incube, et il sait parfaitement qu'il vaut mieux le laisser parler quand il le désire.

Aussi décide-t-il de retourner près de son mur, mais au lieu de chercher comment se débarrasser d'un Anubis - de toute façon, rares sont les méthodes diverses pour y parvenir, et la décapitation reste la plus sûre - il cherche un chapitre sur les incubes, pour ajouter sa pierre à l'édifice des Grimm. Et comme il s'y attendait, ce n'est pas le genre de choses que ses ancêtres avaient l'habitude de croiser, il n'y a aucune information sur la question. Ce serait donc sa première contribution au carnet familial...

S'armant d'un crayon qu'il garde toujours sur lui pour immortaliser ses découvertes imprimées à jamais sur sa rétine et dans sa mémoire, il s'installe le plus confortablement possible et commence à dessiner les traits de l'incube sous sa forme originelle, sans un mot. Le silence est troublé dans un premier temps par un murmure de l'incube, qui découvre la pomme sous toutes les coutures, arrachant un sourire à Alix : décidément, les Wesen, comme il les appelle, ont toujours un côté que lui ne soupçonnerait pas.

Il replonge dans sa rédaction de chapitre et entend l'incube finir par lui demander :

Qu'y-a-t-il dans l'air que vous respirez ?

Le Chasseur relève la tête, avise la pomme déjà attaquée par l'air ambiant, et répond doucement :

Du dioxygène, de l'azote, de l'eau. Et d'autres gaz en quantité moindre. En ville, c'est un peu plus compliqué, il y a tout ce qui est lié à l'industrie qui pollue l'air, donc il arrive que nous absorbions des... particules qui nous font tousser.

Il grimace en prononçant ces dernières paroles, repensant à la campagne allemande qu'il avait connue enfant, avant de replonger dans son ouvrage. Inutile de forcer, autant laisser faire les choses, il parlerait autant qu'il le voudrait.


_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Mar 24 Avr - 12:08

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

La réponse du chasseur me déçoit autant qu'elle m'agace. A lui, qui commence à se perdre dans des réflexions qui n'apportent rien à ce que je désirais obtenir de lui, je n'offre qu'un roulement agacé des yeux, un geste méprisant et dédaigneux qui exprime parfaitement ce que je ne prends même pas la peine de lui cracher au visage, surement par respect pour l'être supérieur que je suis. D'un soupir, je fais tout de même entendre mon mécontentement alors que vers lui je me tourne à nouveau, faisant émerger d'entre les barreaux ma main au creux de laquelle se trouve le fruit charcuté par ma curiosité et mes crocs.

"Ce n'est pas ça que je veux entendre."

D'entre mes lèvres, les mots s'échappent à une vitesse qui donne presque l'impression qu'ils sont comme des lames que je pourrais faire naître sur le bout de ma langue, des concentrés d'un poison foudroyants qui n'est qu'une distillation de l’écœurement que j'éprouve à devoir m'abaisser à prendre le temps de les comprendre et surtout de me faire comprendre de ses esprits primitifs qui raisonnent de travers, qui toujours se font le référentiels d'un univers qui s'est pourtant construit sans eux. Ainsi, pour le jeune homme, je ne prends pas le temps de m'encombrer d'une subtilité ou d'une douceur pédagogique qui pourrait l'aider à comprendre ce que je souhaite lui soutirer en réalité, préférant à la place soupirer et formuler d'autres questions qui en plus de se faire pressantes, sont formulés avec une certaine froideur.

"Je n'en ai rien à faire de ce qui pourrait vous affecter. Les humains ne m'intéressent pas. C'est ça qui vaut la peine que j'use de mon temps pour comprendre ce phénomène étrange." Pour appuyer mes propos, je tends un peu plus la pomme vers lui, dont la chair ne cesse de prendre une teinte désagréable à l'oeil. "Tout ce que je veux savoir, c'est ce qui dans l'atmosphère force ce fruit, à protéger son coeur de ce flétrissement accéléré. Je veux découvrir ce qui est si nocif dans cet air qui est pourtant omniprésent dans ce plan de l'existence. Je veux que tu m'expliques.  Alors fait un effort, soit utile et en échange, je pourrais peut-être considérer la possibilité de t'aider à compléter ton recueil."

C'est une lourde promesse que je lui fais, une proposition que j'ai refusé jusque-là à tout ceux qui sont venus ici, prétextant justement qu'ils ne méritaient pas de connaître les secrets d'un peuple, d'une espèce qui pourrait et devrait les réduire à l'état de cendres. C'est un mensonge que je profère aussi, une promesse que je ne compte pas tenir et qui n'est qu'un charme de plus, un appât pour attiser les bassesses et les instincts pitoyables de cette espèce qui n'est pas capable de rien, à part peut-être de ramper dans la fange qui est la sienne. D'entre mes lèvres, pour eux seuls, il n'y a dans mes mots rien qui ne soit vrai et sincère. Pour eux, je n'ai que des bassesses verbales, des promesses mensongères qui ne sont là que pour les attirer à moi, et mieux les faire danser au rythme de mes besoins et de mes attentes. Dans les fils de ma toile, je l'attire lui en prétendant me rapprocher, de tuer la distance que j'avais instauré et ainsi prétendre lui offrir la possibilité d'effleurer ma personne et d'ainsi en percevoir la vraie nature.

"Tu vois... Je ne sais pas ce qui dans l'air force la chair de ce fruit à mourir. Je ne comprends pas ce qui est d'un coup nocif. Toi et les autres n'avaient pas l'air de pourrir de l'intérieur alors... Pourquoi cette petite chose si ?"


Je fronce un peu les sourcils, pinçant les lèvres alors que mes prunelles se portent à nouveau sur la pomme, et que je reprends mes réflexions à voix haute, faisant de ce fait l'honneur au chasseur de pouvoir les entendre et même participer au cheminement de mes pensées uniquement si il est capable de formuler une réflexion suffisamment intelligente pour que je n'ai pas envie de lui ordonner de se taire.

"A moins que le problème ne vienne pas de l'air mais du fruit. Peut-être que quelque chose dans sa chair provoque ce désagrément. Peut-être est-ce le jus qui ne supportant pas le contact de l'air sèche et provoque ce phénomène. Ce serait en soit, semblable à la façon dont le sang sèche à l'air libre et se fait corrosif pour certaines matières."

De ma langue, j'émets un léger son agacé. Il est frustrant de devoir observer un tel phénomène depuis cette prison, où privé de tout, je ne peux qu'observer les merveilles de ce plan que d'entre les barreaux d'une cage qui finira par tomber en poussière autour de ma personne. Et pourtant, là où je devrais me rassurer d'une fatalité pour eux et d'une délivrance certaine, je n'arrive pas à rester patient, l'esprit presque rendu fou par les innombrables phénomènes qui sans moi se produisent, à l'abri de mon regard perçant et de ma capacité à déchiffrer des mystères que les humains ne prennent même pas le temps d'observer. Il est cruel en réalité que je me retrouve ici, à pourrir entre les quatre murs d'une cellule alors que mon intellect pourrait pleinement déchiffrer le moindre des mécanismes de ce plan. Aux humains, je pourrais apporter une connaissance qui assoirait enfin pleinement mon statut de déité suprême, d'être qu'il faut vénérer et devant lequel il faut ramper, mais  à la place, je me retrouve ici, à devoir jouer le prisonnier, pour le simple plaisir d'humains qui ne méritent pas tout ce que j'ai à offrir. Un soupir glisse d'entre mes lèvres, et à nouveau, je chasse le silence pour mieux le remplacer par un flot incessant de questions qui exigent une réponse.

"Quel autre fruit a cette exacte réaction quand exposé à l'air ? Si il y en a, est-il ou sont-ils de la même espèce que celui que j'ai entre les mains ? Si non, qu'ont-ils en commun qui crée cette dégénérescence ?"

Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Mar 24 Avr - 19:10

Discussion

Oups. Apparemment l'incube ne voulait pas savoir ce qu'il y avait dans l'air des hommes. Et il le montre de façon un peu brusque, ce qui fait se raidir Alix instinctivement. Comme si l'idée de se faire rabrouer parce qu'il a donné une réponse académique lui déplaisait. Mais s'il se raidit, il ne montre aucune agressivité et reste parfaitement immobile quand il lui lance :

Je n'en ai rien à faire de ce qui pourrait vous affecter. Les humains ne m'intéressent pas. C'est ça qui vaut la peine que j'use de mon temps pour comprendre ce phénomène étrange.

D'accord. Alix observe la pomme qu'il lui tend et fronce légèrement les sourcils quand l'incube reprend :

Tout ce que je veux savoir, c'est ce qui dans l'atmosphère force ce fruit, à protéger son coeur de ce flétrissement accéléré. Je veux découvrir ce qui est si nocif dans cet air qui est pourtant omniprésent dans ce plan de l'existence. Je veux que tu m'expliques.  Alors fait un effort, soit utile et en échange, je pourrais peut-être considérer la possibilité de t'aider à compléter ton recueil.

Ah. Voilà qui est intéressant. Mais Alix n'est pas dupe, il se doute qu'il y a une anguille sous roche, mais il ne dit rien. Il donne l'impression de se laisser faire, l'écoute proposer ses hypothèses sans broncher jusqu'à ce qu'il s'approche de la vérité. Ce qui est valable pour la pomme est valable pour la plupart des fruits une fois pelés, et il met le doigt sur le point intéressant en demandant :

Quel autre fruit a cette exacte réaction quand exposé à l'air ? Si il y en a, est-il ou sont-ils de la même espèce que celui que j'ai entre les mains ? Si non, qu'ont-ils en commun qui crée cette dégénérescence ?

Alix esquisse un sourire avant de répondre doucement :

Il y a effectivement quelque chose dans la chair qui s'oxyde au contact de l'oxygène de l'air. Mais ce n'est pas le jus. Il y a des choses tellement infimes qu'on ne peut les observer, ni par les yeux, ni par une loupe, ni par un microscope, et qui sont responsables de ce brunissement. C'est ça que la plupart des fruits ont en commun et qui provoque cette dégénérescence. La peau des fruits leur sert de protection, comme celle des humains, mais nous ne produisons pas ces choses qui nous feraient brunir la peau. C'est pour cela que, normalement, nous ne sommes pas soumis à cette loi de la Nature, mais à bien d'autres.

Il ouvre son recueil à la page qu'il avait préparée pour l'incube, reprend son crayon et se remet à dessiner de mémoire, tout en déclarant :

Et, au passage, je ne demande rien en retour parce que je sais que tu ne me le donnerais pas. Mais ce n'est pas grave, tout ce que je sais et tout ce dont j'ai besoin, c'est là.

Et il désigne sa tempe de son crayon avant de se replonger dans son carnet, les sens en alerte.


_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Dim 29 Avr - 22:08

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

Cette fois-ci, la réponse de l'humain se fait suffisamment pertinente pour que je ne ressente pas le besoin de l'insulter, ou tout du moins de lui rappeler que sa bêtise m'agace. Cette fois-ci, j'observe un silence non pas méprisant mais teinté d'une réflexion certaine, d'un besoin de songer longuement aux connaissances qu'il vient de m'offrir, de lui tourner le dos à nouveau pour m'enfermer dans un instant paisible, où mutique, je ne fais qu'observer un fruit qui se meurt au contact d'un air qui pourtant englobe ce monde et permet à une nature florissante de se développer quand elle n'est pas massacrée par les hommes. D'entre mes lèvres, il ne s'échappe bien qu'un soupir, qu'une expiration songeuse tandis que je contemple un instant la pomme, avant de venir y planter mes crocs et ainsi la dévorer, mâchant sans la moindre élégance, laissant mes crocs saillir de ma bouche là où peu à peu, ma cellule exiguë se remplit des bruits de ce repas que je savoure sans réel plaisir. Sans mot dire, je m'interroge sur ce plaisir qu'ils peuvent ressentir tandis que sur ma langue, le fruit laisse des saveurs et arômes qui n'attisent rien chez moi, à part peut-être l'envie de convenablement nourrir cette carcasse humaine qui dépérit au fil des jours qui passent. Conscient que dans peu de temps, je serais incapable d'user du moindre de mes dons jusqu'à ce que mon jeûne prenne fin, je n'angoisse pourtant pas, ne craignant pas grand chose de ceux qui ne savent pas encore quoi faire de ma personne, préférant à la place terminer mon repas pour mieux jeter par les barreaux de ma cage le trognon de la pomme, qui aux pieds du chasseur termine.

"Finalement, c'était presque intéressant de te parler." dis-je alors que du bout des doigts, j'essuie mes lèvres. "Je serais curieux d'observer d'autres fruits afin de décomposer clairement cette réaction chimique mais faute de mieux, je continuerais d'attendre ici."

Vers le plafond de ma prison, je lève un instant les yeux, observant ainsi les fissures qui parcourent la pierre et les signes évidents d'une humidité qui n'a rien d'étonnant en ce climat étrange qui me fait regretter cette terre brûlante des entrailles de laquelle je suis né. A cette simple pensée, un frisson se met à parcourir mon échine, forçant ma chair à se froisser le temps d'un sursaut à peine perceptible pour lequel j'émets une grimace d'une seconde. En réalité, depuis mon arrivée, je ne peux que regretter de ne porter qu'une chemise qui peine à garder ma peau au chaud, se faisant à la place une maigre parure ridicule qui n'est bonne qu'à couvrir ma frêle silhouette. D'un battement de cils, je chasse tout cela, inspirant légèrement pour mieux continuer d'ignorer l'homme qui derrière les barreaux se trouve.

"Mais cela reste une perte de temps. Tu ne sers à rien. Tu es juste là, à fuir les autres pour venir trouver ici un semblant de tranquillité afin d'étudier quelque chose que tu ne pourras pas vaincre."
Je fronce légèrement les sourcils. "Pourquoi t'acharner d'ailleurs ? Pourquoi lutter quand tu sais que la finalité, elle, ne va pas se montrer plus clémente envers toi, simplement parce que tu as tenté de combattre durant toute ton existence ?" Je n'attends pas réellement qui me réponde, préférant continuer à tuer le silence de réflexions que je ne tiens pas absolument à lui partager mais qui au moins m'occupent et me font oublier que pour l'instant, je ne peux rien faire de plus que patienter. "Vous êtes après tout comme ce fruit. Vous ne pouvez vous protéger de grand chose et êtes voués à être dévorés par des créatures de mon genre. Plutôt que de combattre, vous devriez accepter de ramper pour ceux qui vous sont supérieurs et pourtant... Vous capturez quand vous ne tuez pas, par volonté de mettre de l'ordre dans un univers qui n'a pas besoin de vous pour se réguler. C'est comme si vous tentiez de vous donner un but, une importance que vous n'aurez jamais."

A nouveau, je soupire avant de m'éloigner de lui, me glissant à nouveau dans l'obscurité de ma cellule, retrouvant ce lit sur lequel je m'allonge pour mieux observer et contempler la danse des fines particules, qui dans les quelques rayons lumineux qui parviennent à percer les ténèbres forment des motifs aléatoires et pourtant soumis à un rythme délicat et incohérent à la beauté si saisissante que j'en oublie un instant mon indésirable hôte, que je finis par chasser de quelques paroles acerbes.

"Pars. J'en ai terminé avec toi. J'ai eu ma réponse et j'en ai assez de devoir te supporter. Retourne à tes maîtres, rapporte ce que tu veux aux oreilles de ce qui veulent comprendre mon esprit et va ensuite t'isoler ailleurs. Ici tu n,'es bon qu'à gâcher un air qui oxyde surement tes cellules et malheureusement, ne te fait pas flétrir assez vite à mon goût."


Les yeux clos, je me ferme ainsi complètement à lui, décidé que pour aujourd'hui, j'ai donné suffisamment de mon temps à quelqu'un d'insignifiant, qui quand le jour de ma libération viendra, ne sera qu'un dommage collatéral de plus, une victime de cette colère brûlante que j'abattrais sur les membres de cette Ligue.
Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Mar 1 Mai - 13:23

Discussion

Heureusement qu'Alix n'est pas du genre à se faire d'illusions. Il se doute que l'incube le mène en bateau : dès qu'il aura les informations qu'il veut, il se murera dans le silence, devenant de nouveau un hôte plus que désagréable. Aussi ne bronche-t-il pas quand il finit par lui lancer :

Mais cela reste une perte de temps. Tu ne sers à rien. Tu es juste là, à fuir les autres pour venir trouver ici un semblant de tranquillité afin d'étudier quelque chose que tu ne pourras pas vaincre.

Alix sourit intérieurement, restant de marbre pour ne pas montrer ce qu'il sait. Ni qu'il peut être atteint par ce qu'il lui lance, parce que ce n'était pas vrai. Il ne vaut pas mieux que nombre de Wesen qu'Alix a pu côtoyer dans sa vie de Chasseur, imbu de sa personne et persuadé qu'il est intouchable. Il le laisse donc déblatérer sur la nature des mortels jusqu'à ce qu'il lui dise d'un ton méprisant :

Pars. J'en ai terminé avec toi. J'ai eu ma réponse et j'en ai assez de devoir te supporter. Retourne à tes maîtres, rapporte ce que tu veux aux oreilles de ce qui veulent comprendre mon esprit et va ensuite t'isoler ailleurs. Ici tu n,'es bon qu'à gâcher un air qui oxyde surement tes cellules et malheureusement, ne te fait pas flétrir assez vite à mon goût.

Bon. Puisqu'il le prend comme ça, autant laisser parler le Chasseur. Alix referme son carnet d'un geste sec, fait face à l'incube qui lui tourne le dos et siffle avec agacement :

Le problème, avec toi, c'est qu'on aurait dû te raccourcir d'une tête plutôt que de supporter ton humeur hautaine à chaque fois qu'on vient te voir. Il ne tient qu'à toi de faire en sorte que tes conditions de détention soient meilleures, mais non, tu as décidé de rester le roi et de te comporter comme le dernier des tyrans. Sauf qu'ici, ce n'est pas toi qui décide, ni moi d'ailleurs, alors baisse d'un ton avant que je ne t'inscrive dans mon carnet avec comme conclusion : "Pour s'en défaire, il faut le décapiter". C'est ça que tu veux ? Finir comme un misérable ? Parce que tu es sur la bonne voie.

Tout en parlant, il s'approche de la porte de la cellule tout en gardant une certaine distance de sécurité, fixant l'incube avec toute la colère qu'il lui était possible de contenir. Il devait garder une certaine réserve, mais tant de suffisance... C'est très énervant. Et il signalerait aux autres membres de la Ligue qu'il valait mieux ignorer l'incube, au maximum, puisqu'ils ne valaient rien pour lui et qu'il s'estimait supérieur à eux. L'idiot.



HRP:
 

_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Mer 9 Mai - 15:44

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

Enfin il réagit et sort de sa léthargie, cessant d'être une victime, un être passif au sein de cette situation où il a normalement l'ascendant. Pour mon plus grand bonheur, le jeune sorcier et chasseur se décide finalement à quitter ses livres et son mutisme pour m'offrir quelque chose dont je pourrais faire quelque chose, une colère qu'il ne voile pas et qui amène avec elle un lot de menaces qui loin de faire frissonner mon échine, arrivent à m'arracher un rire qui n'est rien de plus qu'un gloussement amusé, une hilarité rauque et chaude qui dans l'intimité de cette cellule et de cet instant, se fait une dissonance presque malsaine. Vers lui, je me tourne alors, posant à nouveau mes prunelles faussement hétérochromique sur sa personne avant d'esquisser un sourire qui dévoile mes crocs, et qui loin d'être aussi méprisant que les précédents, à tout d'une réelle marque d'appréciation.

"Enfin..."

Dans le silence certain des geôles, je murmure simplement tandis que je me redresse, quittant ma paillasse pour mieux revenir près des barreaux, à la limite de ce qui nous sépare en ce monde physique pour mieux effleurer sa personne du bout des doigts, osant passer une main au travers de ma cage et ainsi, sentir sur la pulpe de mes doigts les émotions puissantes qui émanent des pores de sa peau tiède. Fasciné, presque ronronnant pour ce maelstrom de sensations qui font son état d'esprit du moment, je ne peux que le contempler avec un intérêt nouveau, avec celui du prédateur qui réalise enfin que sa proie peut aussi s'avérer capable de rendre les coups qu'elle devrait pourtant subir en silence et en priant que la douleur ne soit que de courte durée. Les lèvres à peine entrouvertes, je le découvre à nouveau, m'étonnant de sentir tout ce qui fait son être et me désolant de sentir que dans sa haine, il ne s'y trouve rien de plus qu'un désir d'être respecté et craint par l'être mystérieux et nébuleux que je suis toujours aux yeux de ceux qui m'ont fait enfermés dans cette prison vouée à un jour tomber. Du bout des doigts, je viens ainsi effleurer sa joue, émerveillé par ce surplus d'émotions qui m'arrachent un murmure presque délicat.

"Vous êtes décevants pour bien des choses... Vous répétez des erreurs et vous complaisez dans une arrogance bien idiote à observer mais pour une chose, pour une simple petite chose, nous vous envions." En un sourire, je dévoile à nouveau ma dentition. "C'est cette émotion. Celle qui te pousse à te mettre en colère, à me menacer, à prétendre que tu as assez d'influence au sein de cette Ligue pour me faire couper la tête et me renvoyer en ce monde qui est le mien... C'est ça que nous cherchons à obtenir. Ca que nous voulons comprendre."

D'entre mes lèvres, rien de plus qu'une expiration discrète ne s'échappe, un souffle à peine chaud qui ne parvient même pas à atteindre sa peau et qui pourtant se fait le messager de cette honte que j'éprouve à ainsi admirer un mécanisme humain que je ne pourrais jamais imiter et dont je ne parviens toujours pas à comprendre, se faisant ainsi un mystère qui me donne envie de me glisser dans la psyché d'un d'entre eux et d'y passer une vie, peut-être, à déterminer ce qui est si particulier en eux pour qu'ils puissent agir comme lui le fait en cet instant. De sa joue, mes doigts frêles dérivent jusqu'à son col de chemise, que je fais prisonnier de ma main pour mieux l'attirer d'un geste brusque contre les barreaux de la cage, forçant sa pommette a durement heurter le métal froid qui compose les frontières de mon réel.

"C'est une belle chose, une qui fait de vous autre chose que des moutons qu'il faut égorger et dévorer. La passion, l'envie de faire importer ce qui tient à coeur... C'est beau, mais ça vous rend imprudents."

Contre mes crocs, je fais claquer ma langue, produisant un son presque menaçant qui annonce parfaitement le grondement guttural qui s'élève de ma frêle enveloppe charnelle et parvient à faire vibrer l'air qui nous sépare.

"Vois-tu... Si je n'étais pas restreint par les entraves autour de mon cou, j'aurais déjà repris mon apparence de démon, j'aurais usé de mes pouvoirs pour te forcer à t'offrir à moi, pour que tu me supplies de rendre honneur à l'entre de tes cuisses et que tu m'offres une vie que j'aurais dévoré avec grand plaisir. Tu as de la chance que je sois ainsi fait prisonnier, que je ne puisse rien faire de plus que te malmener et te cracher au visage que tu peux bien dire ce que tu veux à tes supérieurs, si ceux-ci me coupent la tête, non seulement vous perdrez une chance d'en apprendre plus sur mon espèce mais en plus il vous faudra craindre mon courroux."

Je le lâche, ne voulant pas risquer de perdre un membre avant de me reculer, afin d'éviter toutes tentatives de représailles, me glissant de ce fait à nouveau dans l'étreinte d'une pénombre qui permet à mon ombre de se faire plus imposante et d'ainsi mieux refléter la créature cauchemardesque que je suis en réalité. Du bout d'un ongle, je gratte la surface d'un des glyphes présent sur mon collier, en abimant la surface, créant ainsi une petite étincelle qui crépite un instant et s'échine à reformer la barrière spirituelle qui me force à devoir rester sous cette forme.

"Mais je vais tout de même te récompenser pour cela, pour avoir été téméraire et décidé à engager avec moi une joute. Pour avoir quitté ton mutisme et ta fausse indifférence... Je veux bien te parler de ce que je suis, ou tout du moins, t'expliquer comment te débarrasser de moi." Je marque une pause, le temps d'esquisser un sourire plus délicat alors que je m'installe à nouveau sur mon lit de fortune. "Me décapiter est en effet un moyen efficace et radical de me tuer... Tout comme m'infliger la moindre blessure mortelle qui aurait raison de vous. Les maladies, le poison... Tout ça n'affecte pas ce corps que nous empruntons mais les blessures de la chair si. Détruis ce corps et je m'en retourne à mon plan, à devoir attendre une autre occasion de me glisser parmi vous."
Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Mar 15 Mai - 11:01

Discussion


Alors ça, c'est la meilleure. Il a fallu qu'Alix s'énerve pour que l'incube daigne enfin lui accorder un brin d'attention. Bon, d'accord, ce n'était pas grand-chose, mais il semblait n'attendre qu'une étincelle pour un peu mieux considérer le Chasseur. Il s'approche de la porte de sa cellule et y passe la main pour effleurer la joue d'Alix, qui reste parfaitement de marbre, avant de souffler :

Vous êtes décevants pour bien des choses... Vous répétez des erreurs et vous complaisez dans une arrogance bien idiote à observer mais pour une chose, pour une simple petite chose, nous vous envions. C'est cette émotion. Celle qui te pousse à te mettre en colère, à me menacer, à prétendre que tu as assez d'influence au sein de cette Ligue pour me faire couper la tête et me renvoyer en ce monde qui est le mien... C'est ça que nous cherchons à obtenir. Ça que nous voulons comprendre.

Tout ça... pour ça. Décidément la journée ne tourne pas rond pour le Chasseur. Tout ce que l'incube voulait, c'était de la colère. Ni plus, ni moins. Les doigts de l'incube descendent jusqu'au col de la chemise d'Alix, l'attrapant fermement pour l'attirer contre les barreaux de la cellule, et souffle de nouveau :

C'est une belle chose, une qui fait de vous autre chose que des moutons qu'il faut égorger et dévorer. La passion, l'envie de faire importer ce qui tient à cœur... C'est beau, mais ça vous rend imprudents.

Alix tente de se libérer, mais la poigne de l'incube est trop forte pour lui ; pour une fois, le Chasseur n'a pas le dessus. Et ça donne un sacré coup à son ego, surtout quand il lui fait comprendre que s'il pouvait reprendre sa forme initiale, Alix serait obligé de lui donner ce qu'il souhaite, et qu'à défaut il se contenterait de lui rappeler que si la Ligue le tue, c'était fini pour en savoir davantage sur lui et ses semblables. Et ça, au plus profond du cœur d'Alix, ça fait mal.

L'incube finit cependant par le relâcher et se réfugier dans l'ombre de sa cellule pour éviter de perdre un membre, alors qu'Alix se masse la pommette qui avait été en contact avec le fer des barreaux. Le regard du Chasseur se pose sur l'incube qui finit par déclarer :

Mais je vais tout de même te récompenser pour cela, pour avoir été téméraire et décidé à engager avec moi une joute. Pour avoir quitté ton mutisme et ta fausse indifférence... Je veux bien te parler de ce que je suis, ou tout du moins, t'expliquer comment te débarrasser de moi. Me décapiter est en effet un moyen efficace et radical de me tuer... Tout comme m'infliger la moindre blessure mortelle qui aurait raison de vous. Les maladies, le poison... Tout ça n'affecte pas ce corps que nous empruntons mais les blessures de la chair si. Détruis ce corps et je m'en retourne à mon plan, à devoir attendre une autre occasion de me glisser parmi vous.

Intéressant, comme concept. Un démon qui peut quand même être blessé par des blessures de mortels. Alix enregistre l'information en silence avant de siffler :

Merci, pour ta sollicitude. Mais tout ce que tu viens de me dire, je le savais déjà.

Il montre le carnet et, continuant de fixer l'incube, reprend :

Mais je crois savoir ce que tu cherches en ce monde. La passion, la colère, la détermination. Le fait de se donner corps et âme à son pays, sa famille, ses idéaux, ses valeurs. Tout ceci fait de nous des hommes et des femmes, chacun avec son caractère, mais beaucoup se retrouvent dans des valeurs communes. Est-ce que vous, incubes, êtes capables d'autant de passion ? Ou n'êtes-vous que des êtres avides de puissance ?

Bon, d'accord, il a un peu bluffé concernant les révélations de l'incube sur la manière de le tuer, mais là n'est pas l'important.

_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Sam 26 Mai - 15:35

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

Un rire fuse d'entre mes lèvres à l'instant même où le jeune chasseur, le ridicule petit humain, à l'orgueil abimé par l'implacable vérité de sa condition, commence à montrer les crocs, à tenter de blesser cette enveloppe charnelle de mots qui ne sont à mes oreilles rien de plus qu'une pathétique tentative d'assoir un ascendant qu'il n'aura jamais sur moi, même si il se décidait à entrer dans mon antre dans le but de découvrir si le sang dans mes veines est bien aussi rouge et poisseux que le sien, ou si au contraire, il n'est rien de plus que l'essence la plus pure du venin que l'on trouve déjà dans les paroles qui s'échappent d'entre mes lèvres fines, à la courbe sublime et tentante qui pourtant ne semble pas faire naître le moindre désir dans la chair du sorcier, mais plutôt une colère à peine distrayante à laquelle il cède avec facilité, vomissant de ce fait des idioties qui après m'avoir arraché un rire, me font doucement soupirer, expirer un air qui dans l'atmosphère, n'est bon qu'à déranger le ballet muet de la poussière dans les rares rayons diurnes qui parviennent à transpercer l'obscurité.

"Tu aimerais que cela soit aussi simple, pas vrai ?"

Sur lui, je darde mes prunelles, restant bien sagement sur mon lit, enveloppé des ombres qui en cet instant, semble créer sur mes épaules un manteau, une cape à la facture délicate qui met en avant ma silhouette offerte au regard de celui, qui bientôt, regrettera d'être venu jusqu'ici chercher une paix que je lui refuserais, juste par envie mesquine de lui faire perdre quelques minutes de son temps si précieux. A nouveau, j'esquisse donc un sourire, dévoilant mes crocs pour mieux y laisser danser sur la courbe de ceux-ci, un rayon de lumière timide, qui loin de se faire une parure intangible qui permettrait de me rendre plus séduisant encore, ne fait que créer dans mes prunelles un éclat dérangeant et mauvais, un brasier sombre qui n'est rien de plus qu'un souvenir, qu'un fragment de ce monde qui est le mien. Dans l'ombre de ma rétine, le jeune homme peut déceler les silhouettes des miens, de ceux qui attendent, qui patiemment guettent leur heure pour crever la barrière qui depuis trop longtemps, fait de nos deux plans deux endroits qui en parallèle de l'autre, vivent et coexistent sans jamais pouvoir se rencontrer. Dans mes prunelles qui le temps d'une fraction de seconde, ne se font rien de plus que deux lacs sombres, deux nébuleuses vertigineuses dans lesquelles le juvénile chasseur peut se perdre si il est assez idiot pour être subjugué par la profondeur de celles-ci.

"Tu aimerais, petit chasseur, petit sorcier, que je ne sois là que pour tenter de percer le secret de cette loyauté que vous pensez n'être qu'un trait humain…" J'esquisse un léger rire, une hilarité méprisante qui dans l'air se fait la promesse d'un poison que je pourrais lui inoculer si il me laissait le mordre. "Tu aimerais tant entendre que j'ai envie de savoir pourquoi vous êtes aussi dévoués, aussi décidés à ainsi faire de votre vie un bien sacrifiable." Sur le côté, je penche quelque peu la tête, faussement fasciné qu'il puisse ainsi se vanter d'être capable d'en arriver à une conclusion si ridicule. "Ta façon de raisonner est si primitive… Si égocentrique. Vous en êtes encore à penser que tout tourne autour de vous, comme si vous étiez… Importants."

Un léger frisson m'interrompt, me forçant à laisser un ange passer tandis que je réalise ce qui est réellement intéressant chez ses créatures qui osent se penser les ultimes conquérants d'un univers qui pourrait ne faire d'eux que de la poussière si celui le désirait, ou était en réalité animé d'une volonté qui n'appartient malheureux qu'aux êtres qui évoluent en son sein. Toute la saveur qui est la leur, ce n'est pas cet égoïsme maladif dont ils ne sont pas conscients, mais plutôt cette certitude que l'on pourrait envier quelque chose que je suis en réalité bien incapable d'éprouver, car handicapé, dénué de cette tendance à donner de la valeur à des choses qui n'en ont aucune et qui de toute manière, ne seront jamais rien de plus que des excentricités non constantes, des points éphémère dans l'éternel continuité de ce monde.

"Tu as raison sur le fait que nous cherchons à comprendre cela." D'un battement de cils, je quitte mes divagations silencieuses pour mieux à nouveau accorder toute mon attention à mon compagnon. "La passion, la colère… La détermination. Ce sont des choses bien étranges à observer et ce sont des mystères que nous ne parvenons pas à percer." Je plisse quelque peu les yeux alors que je me lève à nouveau, roulant des hanches quelque peu tandis que je reviens vers la frontière de ma cellule, vers la limite même de ce monde si exigu. "Tu vois, je pourrais entailler ton torse, glisser ma main entre tes côtes, écarteler ta cage thoracique pour qu'elle me révèle ce coeur que je pourrais tenir dans le creux de mes paumes, que je ne pourrais y trouver ce que je cherche. Je pourrais passer des heures à faire de ton corps un territoire vierge que je pourrais explorer du bout de mes griffes… Jamais je ne pourrais y déceler la passion, la colère ou la détermination… Tout ce qui viendrait inonder mes mains, c'est ton sang, ta chair et tes nerfs. Mes efforts ne seraient récompensés que par la punition cruelle de ta carcasse, par cette carne qui se moquerait de moi." Je ne tends pas la main au travers des barreaux de ma cage, trop conscient que si je cherchais à le provoquer de nouveau, je n'aurais cette fois-ci pas le luxe de garder mes deux mains, préférant à la place lui offrir un sourire qui n'est rien de plus qu'une ombre fugace sur mes lèvres. "Toi-même, je ne suis pas sûr que tu puisses m'expliquer l'origine de tout ça. Tu te retrouverais certainement à bredouiller des concepts qui n'ont pas de sens, des idées que tu trouverais d'ordinaire ridicules…" J'ai un soupir, puis une moue presque désolé pour celui qui n'aura peut-être jamais le plaisir de se comprendre. "En réalité, je ne suis plus certain d'être curieux, mais plus persuadé d'avoir pitié de vous. Nous au moins, nous sommes loyaux à notre créateur et à nos semblables. Nous ne cédons pas à l'envie de nous faire la guerre, à nous entredétruire dans le simple but de flatter des besoins inutiles. Nous ferions tout pour le bien commun, pour les puissants qui sont l'origine de toutes choses. La loyauté ne nous est pas étrangère. Nous sommes justes capables de ne pas nous encombrer du reste."
Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Dim 27 Mai - 16:41

Discussion

Seigneur, qu'est-ce qu'il pouvait être agaçant à se sentir supérieur... Et Alix le sait. Lui, simple mortel, éternellement dans la survie, il se protège systématiquement des attaques extérieures ; son père, avant lui, l'avait fait pour protéger son pays des attaques extérieures. Et le fait que l'incube le prenne de haut à cause de ça...

Alix reste parfaitement de marbre quand l'incube finit par se lever de nouveau et s'approcher des barreaux de sa cellule pour souffler :

Tu vois, je pourrais entailler ton torse, glisser ma main entre tes côtes, écarteler ta cage thoracique pour qu'elle me révèle ce coeur que je pourrais tenir dans le creux de mes paumes, que je ne pourrais y trouver ce que je cherche. Je pourrais passer des heures à faire de ton corps un territoire vierge que je pourrais explorer du bout de mes griffes… Jamais je ne pourrais y déceler la passion, la colère ou la détermination… Tout ce qui viendrait inonder mes mains, c'est ton sang, ta chair et tes nerfs. Mes efforts ne seraient récompensés que par la punition cruelle de ta carcasse, par cette carne qui se moquerait de moi.

Hé oui. La passion, la colère n'ont pas le cœur pour siège, même si l'on emploie souvent l'expression "avec ses tripes" pour expliquer qu'on se donne à fond dans une entreprise. Mais il est encore trop tôt pour savoir d'où ça vient précisément, même Tesla le sait. Mais hors de question de montrer que ça l'atteint, aussi Alix se contente-t-il d'un léger sourire quand l'incube reprend avec une pointe de déception dans la voix :

En réalité, je ne suis plus certain d'être curieux, mais plus persuadé d'avoir pitié de vous. Nous au moins, nous sommes loyaux à notre créateur et à nos semblables. Nous ne cédons pas à l'envie de nous faire la guerre, à nous entredétruire dans le simple but de flatter des besoins inutiles. Nous ferions tout pour le bien commun, pour les puissants qui sont l'origine de toutes choses. La loyauté ne nous est pas étrangère. Nous sommes justes capables de ne pas nous encombrer du reste.

Hé bien je suis curieux d'apprendre comment vous faites pour ne pas vous faire la guerre entre vous, répond Alix en se détendant un peu. Certains mortels se rendent compte des bêtises des autres, tous ne sont pas des assoiffés de pouvoirs. Tout n'est donc pas perdu, du moins je l'espère.

Il pose son regard sur l'incube et demande :

Qu'as-tu à m'apprendre ? Qu'as-tu de plus que moi ou n'importe qui au sein de cette Ligue ? Qu'est-ce que tu es prêt à enseigner ?

_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Ven 1 Juin - 15:37

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

Mes lèvres se pincent quelque peu quand le jeune chasseur trouve encore matière à me tenir tête, à tenter de se faire l'avocat de son espèce, le défendeur et protecteur des torts des siens, qui pourtant ne méritent pas d'être élevés au rang de créatures douées de sens et encore capable d'apprendre, m'expliquant ainsi qu'il se demande comment nous, démons, nous faisons pour réguler un chaos qui n'existe que dans leur société. Sur le côté, je penche ainsi la tête, lui offrant une esquisse de sourire qui se fait l'expression parfaite de toute la peine que j'ai pour lui et les siens alors que je referme mes doigts sur les barreaux, afin que mes ongles, ou plutôt griffes, puissent délicatement tapoter sur le métal glacé, créant de ce fait une petite mélodie discrète et presque entêtante.

"C'est incroyable… Encore une fois tu ne raisonnes qu'en mettant ton espèce au centre de tout. Je pourrais trouver ça fascinant, mais honnêtement, à la longue, c'est fatiguant de te voir répéter les mêmes erreurs sans chercher un seul instant à te remettre en question. Tu ne cherches pas réellement à comprendre ce que je dis et je commence à avoir la désagréable impression que tu n'écoutes même pas ce que je me tue à t'expliquer…" Contre mes crocs, je fais claquer ma langue, en un geste agacé qui fait de mes mots presque, des sifflements rauques, des sons dissonants qui ne peuvent que blesser les tympans humains. "Tu es là, à exiger des réponses, à vouloir ma vérité, mon savoir et quand je te le donne, au lieu de l'accepter, de t'en imprégner et d'ainsi commencer à évoluer, à te métamorphoser en autre chose que l'inutile amas de chair que tu es, tu préfères m'expliquer que je ne comprends rien, que je n'ai pas la moindre idée de ce dont je parle…" A nouveau, un grondement guttural m'échappe, un si râpeux et ancien qu'il semble faire vibrer la fibre même de mon être, faisant de ce fait un instant vaciller l'illusion qui masque à la vue des autres, ce corps monstrueux que le chasseur contemple pourtant depuis tout ce temps. "C'est usant de voir ô combien en plus d'être ignorant, tu es stupide." Dans l'air quelque chose semble siffler, se faire la preuve que dans mon ombre, il se trouve bien plus qu'un apparente faiblesse. "Alors je vais te l'expliquer une dernière fois, et si tu t'entêtes à faire l'imbécile, à ne rien comprendre, je me ferais un grand plaisir de te faire regretter ta propre bêtise."

D'un retroussement de lèvres, je dévoile de ce fait mes crocs avant de me reculer pour mieux m'approcher de l'un des murs de ma cellule, sur la surface duquel, je passe l'une de mes mains afin d'ensuite commencer à graver dans la pierre les premières lettres d'un langage qu'il ne pourra jamais déchiffrer tant il est éloigné du sien.

"Vois-tu… Votre monde est un chaos auquel vous ne donnez pas un ordre. Vous êtes si primitifs, si handicapés par vos envies, par vos besoins et vos pulsions qu'effectivement vous avez à vous faire la guerre, à vous décimer car sinon vous seriez capables de vous dévorer… Et tout ça, vous le rangez sous l'excuse d'une loyauté sans faille, d'une capacité à éprouver quelque chose de soit-disant pur que nous autres, les non-humains, ne pouvons comprendre." J'ai un reniflement dédaigneux tandis que sous ses yeux, il apparait dans la pierre un schéma presque, qui loin d'être trop ésotérique est en réalité une parfaite représentation et simplification de notre société. "Au sein de notre plan, chacun connait sa place et l'accepte. Il n'y a pas de lutte de pouvoir, pas de jalousie ou de volonté d'écraser les autres. Les puissants donnent naissance aux plus faibles et maintiennent l'équilibre, la fabrique même de notre monde. Les combattre n'aurait pas d'intérêt." Je laisse quelques secondes filer sans tenter de les rattraper avant de reprendre. "C'est un ordre chez nous, un chaos pour vous. Il n'y a pas de conflits, pas de volonté de transgresser des règles qui ont une raison d'être. C'est tout l'inverse chez vous… Ici, vous ne demandez qu'à renverser l'ordre du monde dans le simple but d'assouvir vos envies." J'esquisse un léger sourire. "Et c'est ce qui vous rend si faible, si aisé à manipuler et à chasser. D'un simple murmure, il est si simple de charmer, de séduire cette part d'ombre dans votre coeur."

Je finis par me reculer, presque fier de mon oeuvre que je contemple un instant avant de pointer du doigts le sommet de celle-ci, à savoir les figures imposantes qui semblent autant être les bouches de l'enfer que l'origine de toutes choses.

"Je pourrais t'apprendre à devenir comme nous. A abandonner tes sentiments trop humains pour t'élever au-dessus de ça. Je ne promets pas que cela marcherait mais… C'est bien tout ce que je peux faire pour toi. Quant à la Ligue, j'ai un regard différent sur ce monde qui vous entoure… Je pourrais toujours aider, mais je le ferais à la seule condition que l'on me retire mes entraves et que l'on me laisse être libre de mes mouvements. Car si dans mon monde, je ne suis certes qu'un incube, qu'un démon qui sert d'espion aux plus puissants et parfois de distraction… Ici je suis un dieu, une divinité devant laquelle vous devriez ramper et implorer autant la pitié que la bonté."

Je laisse ma main retomber et offre ainsi la possibilité au chasseur de prendre le temps de comprendre la fresque étrange qui désormais est imprégné dans les murs de cette cellule que je suis impatient de quitter ou tout du moins, que dans mes rêves, j'immole pour le simple plaisir de voir danser à mes pieds un brasier composé des hurlements de ceux qui ont osé faire de moi rien de plus qu'un simple prisonnier. Du regard, je caresse ainsi donc cette représentation de mon plan, qui étrangement, force mon coeur à se serrer, à créer dans ma cage thoracique une douleur certaine dont je ne comprends pas l'origine.
Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Ven 1 Juin - 19:06

Discussion

Bon. Si Alix commence à en avoir un peu assez de faire face à un mur, l'incube semble en avoir assez lui aussi, mais depuis un petit moment. Il est peut-être temps de mettre fin à cette discussion qui tourne en rond, surtout après l'affront peut-être pas si dénué de vérité que l'incube lui fait. Alix est l'un des premiers parmi les mortels à secouer négativement la tête quand il entend parler de rumeurs de guerre et autre joyeusetés de ce genre-là, mais dans le fond, est-il différent d'un autre ?

L'incube se lance cependant dans une ultime leçon en dessinant sur le mur de sa cellule des signes qu'Alix ne comprend pas :

Vois-tu… Votre monde est un chaos auquel vous ne donnez pas un ordre. Vous êtes si primitifs, si handicapés par vos envies, par vos besoins et vos pulsions qu'effectivement vous avez à vous faire la guerre, à vous décimer car sinon vous seriez capables de vous dévorer… Et tout ça, vous le rangez sous l'excuse d'une loyauté sans faille, d'une capacité à éprouver quelque chose de soit-disant pur que nous autres, les non-humains, ne pouvons comprendre. Au sein de notre plan, chacun connait sa place et l'accepte. Il n'y a pas de lutte de pouvoir, pas de jalousie ou de volonté d'écraser les autres. Les puissants donnent naissance aux plus faibles et maintiennent l'équilibre, la fabrique même de notre monde. Les combattre n'aurait pas d'intérêt. C'est un ordre chez nous, un chaos pour vous. Il n'y a pas de conflits, pas de volonté de transgresser des règles qui ont une raison d'être. C'est tout l'inverse chez vous… Ici, vous ne demandez qu'à renverser l'ordre du monde dans le simple but d'assouvir vos envies. Et c'est ce qui vous rend si faible, si aisé à manipuler et à chasser. D'un simple murmure, il est si simple de charmer, de séduire cette part d'ombre dans votre coeur.

Le tout entrecoupé de pauses dramatiques, qu'Alix accepte sans broncher, écoutant attentivement la leçon de l'incube. Grâce à sa mémoire, il enregistre toutes les informations qu'il peut saisir, et reste parfaitement de marbre quand l'incube conclut :

Je pourrais t'apprendre à devenir comme nous. A abandonner tes sentiments trop humains pour t'élever au-dessus de ça. Je ne promets pas que cela marcherait mais… C'est bien tout ce que je peux faire pour toi. Quant à la Ligue, j'ai un regard différent sur ce monde qui vous entoure… Je pourrais toujours aider, mais je le ferais à la seule condition que l'on me retire mes entraves et que l'on me laisse être libre de mes mouvements. Car si dans mon monde, je ne suis certes qu'un incube, qu'un démon qui sert d'espion aux plus puissants et parfois de distraction… Ici je suis un dieu, une divinité devant laquelle vous devriez ramper et implorer autant la pitié que la bonté.

Alix marque un temps d'hésitation, comme s'il étudiait la proposition de l'incube. Pour lui, c'était tout trouvé : il n'avait pas confiance du tout, et il ne prendrait pas le risque de libérer l'incube tout seul. Mais s'il en touchait deux mots aux maîtres de la Ligue... Serrant ses carnets contre lui, il soupire finalement :

Très bien, j'entends ta requête, je la transmettrai et nous en discuterons tous ensemble. Mais ici, tu ne serais pas forcément considéré comme une divinité, plutôt comme un monstre à abattre par tous les moyens, y compris religieux. Dieu, ici, a encore une certaine emprise sur quelques-uns de mes semblables, mais il prend du recul dans les cœurs et les esprits. Alors si un jour tu devais tenter quelque chose, ne t'attends pas forcément à être accueilli comme un héros ou un sauveur.

Il commence à tourner les talons avant de demander :

As-tu besoin de quelque chose en particulier ? A part le retrait de ces entraves, j'entends.

_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Ven 8 Juin - 21:39

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

Sur le côté, je penche à nouveau la tête, encore incapable de déterminer si je suis déçu par la réponse presque laconique qui est la sienne, ou si au contraire, je me réjouis, ou tout du moins ressens un soulagement diffus. Curieux, presque plus absorbé par l'étrange impression qui se saisit de moi, je me plonge ainsi dans un mutisme qui n'offre au jeune chasseur rien de plus qu'un battement de cils peu convainquant, puis un sourire à peine doux qui se fait bien tout les mots que je ne tente même pas de prononcer pour ne pas le retenir plus longuement. En vain, je pourrais tenter de lui faire entendre que j'ai tout de ce dieu capable d'accomplir des miracles, de faire de ce monde rien de plus qu'un canevas sur lequel il tracera les frontières et les limites d'un univers qui ne serait qu'une docile victime de ses volontés. Je pourrais tenter de le convaincre, de prêcher durant des heures les dogmes de cette religion qui serait la seule à faire sens, de faire naître sous ses yeux toutes les raisons de tomber à genoux devant l'être que je suis, mais à la place, je préfère faire avec son départ, me résoudre à accepter que pour cette fois, l'homme ne sera rien de plus qu'un sceptique de plus, un idiot qui ne veut risquer de perdre sa sacro-saineté d'esprit en contemplant la puissance d'une créature qui pourrait faire de lui rien que de la poussière en un souffle. Ainsi, quand il s'éloigne, ou tout du moins commence, je ne peux qu'expirer un soupir, qui cette fois-ci est bien la conséquence d'une pointe de déception, avant de poser le plat de ma main sur la fresque murale, me préparant à en effacer les secrets que j'ai pris tant de temps à graver pour mieux être arrêté dans mon geste par une question étrange qui m'arrache un frisson.

En cet instant, à cette interrogation que je devrais chasser d'un revers de la main ou d'une énième remarque désagréable, je me retrouve à presque écarquiller les yeux, comme soudainement frappé par une confusion que je n'avais jusque-là jamais expérimenté. Tourné vers lui, alors que les secondes s'égrènent, je ne suis bien bon qu'à entrouvrir les lèvres pour mieux n'offrir au silence que cette étrange retenue dont je fais preuve et qui finit par devenir un murmure délicat, à peine un souffle qui ne parvient pas tout à fait à s'échapper d'entre les quatre murs de ma cellule.

"Je ne sais pas..."

Il serait plus honnête en réalité d'avouer que j'ai au contraire bien trop à demander, mais au lieu de ça, je laisse simplement glisser ma main le long du mur, sans me soucier un instant de blesser ma paume, tandis qu'en silence, je fais la liste de tout ce qui pourrait pour me permettre d'au mieux m'échapper et au pire de simplement tromper la solitude et l'ennui. Et si un instant, je songe à exiger de quoi me nourrir, je me retiens bien vite, trop grandement conscient que cela me sera refusé, et que pour mieux amadouer les humains de cette Ligue, il me vaut mieux exiger quelque chose qui semble inoffensif, quelque chose qui pour eux n'aura pas grande valeur tandis que pour ma personne, cela sera le premier pas vers cette liberté qui devrait être mienne depuis longtemps. Ainsi, il s'échappe finalement de mes lèvres une demande que je souffle délicatement, une exigence que j'enrobe d'une épaisse couche d'une humilité feinte qui parvient tout de même à donner à mes mots de doux accents que l'oreille humaine ne peut surement qu'apprécier.

"De quoi lire." Vers les barreaux, je reviens à nouveau, juste pour imprimer, je l'espère, mon visage dans l'esprit de celui qui semble désormais imprégné de ce temps passé en ma compagnie. "Un ouvrage, sur ce que tu veux. Que ce soit de belles histoires comme des thèses sur la science de ce monde... Je ne demande que cela, un livre." Un léger sourire commence à fleurir sur mes lèvres. "Un seul ouvrage que je t'échangerais contre le suivant que tu me ramèneras quand tu reviendras ici."

Une promesse, un semblant de pacte, voilà ce que j'essaye en réalité d'obtenir de celui qui a pourtant déjà un pied hors de cet univers si restreint qu'est le mien. De lui, je n'exige pas son âme ou ce qui peut bien courir dans ses veines, mais juste quelques mots qui auront le pouvoir de nous lier l'un à l'autre, et d'ainsi nouer sur le bout de ses lèvres un gracieux fil invisible dont le bout sera bien sagement enroulé autour de mes phalanges, sur lequel je déposerais les quelques doux baisers qui se feront aux oreilles de celui-ci le rappel d'un accord à tenir, d'une plongée à faire de nouveau dans les entrailles de cette prison où pour l'instant, j'ai l'impression d'en être le seul habitant.
Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Dim 10 Juin - 15:45

Discussion

Alix n'est absolument pas pressé ; il se doute bien que l'incube avait dû être pris de cours avec son interrogation, aussi lui laisse-t-il le temps de réfléchir à ce qu'il peut demander. Tesla finit par répondre :

De quoi lire. Un ouvrage, sur ce que tu veux. Que ce soit de belles histoires comme des thèses sur la science de ce monde... Je ne demande que cela, un livre. Un seul ouvrage que je t'échangerais contre le suivant que tu me ramèneras quand tu reviendras ici.

Tiens, Alix aurait plutôt pensé à demander de la nourriture, à la place de l'incube, mais après tout pourquoi pas ; si ça ne le nourrit pas physiquement, ça peut toujours nourrir son esprit et peut-être l'aider à comprendre la pensée complexe de l'Homme.

Le Chasseur prend le temps de la réflexion : quel ouvrage pourrait mettre en bouche l'incube ? Un simple recueil de contes, tel que le faisait son grand-père - en parallèle des carnets où il consignait toutes les étrangetés qu'il voyait - ou un ouvrage scientifique ? Après mûre réflexion, il pense qu'il vaut mieux commencer par des esprits brillants, pour que l'incube se rende compte que certains ne sont pas totalement désespérés.

Il se tourne vers l'incube et lui répond tranquillement :

Très bien, faisons ça. Exceptionnellement je ne ferai pas passer le premier ouvrage, mais je passerai échanger les ouvrages à chaque fois que tu en auras fini un. Je t'en amènerai plusieurs et tu pourras choisir celui qui titille le plus ta curiosité, ça te convient ?

Il fait signe au garde en poste près des geôles et lui explique :

Il faudra laisser passer et accompagner la personne qui reviendra ici avec quelques ouvrages, elle viendra sur ma demande.

Le garde hoche la tête avant de reprendre son poste, et Alix regarde l'incube :

Le premier arrivage devrait arriver sous peu, je te souhaite une bonne lecture d'avance.

Il incline légèrement la tête pour saluer l'incube, avant de sortir et d'interpeller le premier laquais qui lui tombe sous la main en lui donnant ses directives, avant de repartir, pensif. C'était étrange, comme échange...



HRP:
 

_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla)

Revenir en haut Aller en bas
 
Discussion (PV Nikola Tesla)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Nikola Tesla, le vin, ma vie, mon amour...
» [Discussion]Le Site Du Zéro
» flood discussion
» POWERFUL : Forum de discussion
» Une discussion privée [Pv Eva]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
League of Extraordinary Gentlemen :: Londres :: 
Quartiers Nord - Ouest
 :: Parlement et Big Ben :: Le siège de la Ligue
-
Sauter vers: