AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Discussion (PV Nikola Tesla)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Discussion (PV Nikola Tesla) Dim 8 Avr - 16:20

Discussion


Une pomme dans la main, des ouvrages de famille dans l'autre, Alix se promène dans les couloirs du siège de la Ligue. Il avait dû apporter ses connaissances pour une affaire en cours, des traces laissées dans la boue qui ne ressemblaient certainement pas à celles que des êtres humains normaux pouvaient laisser, autour du Museum, et Alix avait de suite compris à quoi ils avaient affaire : des Anubis, comme le dieu égyptien des Morts, qui protègent les anciens artefacts Wesen et font tout pour les récupérer quand les hommes les leur ont pris. Et s'ils ne tuent pas d'ordinaire, les accidents restaient possibles, et c'était le cas pour cette affaire : un des gardiens avait été retrouvé mort, la gorge arrachée, et plusieurs momies de chats avaient disparu.

Dès qu'il a compris, Alix s'est senti un peu mal à l'aise vis-à-vis de ses collègues de la Ligue ; en général ils faisaient face à des "choses" qui menaçaient le genre humain par plaisir, là c'était une autre paire de manches puisque c'était des protecteurs de la culture Wesen... Mais bon, il ne fallait pas non plus tomber dans l'extrémisme en tuant, il y avait probablement moyen de protéger les objets par les deux parties. Mais à condition de voir avec eux en amont, autant dire que là c'était trop tard.

Pensif, Alix laisse ses pas le mener un peu partout dans le siège de la Ligue, sans faire attention qu'ils le menaient jusqu'aux geôles, là où se trouvait un incube qu'il avait aidé à rapatrier à Londres pour être sûr qu'il ne soit pas un danger pour qui que ce soit.

Une fois arrivé dans les geôles, il s'installe dans un coin, jetant un regard rapide sur la cellule de l'incube qui semble plutôt tranquille, et ouvre un de ses livres pour tenter de savoir comment neutraliser un Anubis, laissant sa pomme sur ses genoux pour la manger plus tard. Ou pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Mer 11 Avr - 17:08

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

Pas un bruit ne me parvient.  De l'obscurité qui enveloppe autant ma cellule que ma personne, je ne perçois rien, à peine peut-être les battements de ce coeur qui dans ma cage thoracique n'existe que pour faire fonctionner une carcasse humaine qui n'existe que pour le besoin de troubler et de tromper l'esprit de créatures à l'intellect peu développé. Dans les recoins des ténèbres, rien ne me parvient, pas même les murmures d'une vie qui se fait à l'étage du dessus. Seul, au milieu d'une solitude qui pourrait tuer n'importe lequel d'entre eux, je reste là, à déchiffrer le fonctionnement d'un monde qui est bien plus fascinant que les parasites qui pensent pouvoir le dompter. Sous mes prunelles, je regarde les éléments danser, valser au rythme d'un équilibre qui permet à ce monde de tourner, d'exister et de prodiguer à chaque êtres vivants ce dont il a besoin pour pérenniser un instant avant de décéder pour mieux rejoindre ce cercle biologique et chimique que tous aiment à ignorer, de toute façon bien trop occupés à tenter de donner un sens à leur existence pourtant vaine. En silence, j'observe ainsi ce qui sera quand la Ligue et les murs de celle-ci seront tombés, me délectant de la justesse et de la rigueur qui régissent cette alchimie complexe et étrangement familière, dont certains mécanismes sont similaires, presque, à ceux qui se font la fabrique même du plan duquel je viens. Sagement assis sur le maigre matelas qui se doit d'être mon linceul quand ma chair fait ressentir le besoin de se reposer, je navigue ainsi dans le cheminement complexe de ma psyché, notant, gravant dans mon esprit mes raisonnements et découvertes sur ce monde finalement fascinant dont je me coupe, ignorant un instant la présence d'un des inutiles de ce plan, ne le remarquant que lorsqu'il s'installe non loin de ma cellule. Vers l'intrus, je porte mes prunelles pour mieux retrousser les lèvres et ainsi dévoiler mes crocs quand je reconnais l'impudent qui se permet de troubler ma contemplation pour m'imposer sa présence, lui qui en plus d'être capable de percer à jour l'illusion qui me maintient sous cette forme humaine, fut là quand au milieu des chaînes j'ai été traîné jusque dans les méandres de cette ville puante et grouillante d'individus méprisables. Sur sa silhouette, je pose un regard perçant alors que je me lève, m'approchant des barreaux en un roulement de hanches gracieux, sans produire un son, ou tout du moins rien de plus qu'un froissement de tissu élégant, pour mieux offrir à la vue de la petite créature ma silhouette monstrueuse.

"C'est un drôle de choix que de vouloir venir jusqu'ici simplement pour s'isoler."


Ma voix semble éraillée, quelque peu inhabituée à être utilisé, trahissant de ce fait le mutisme permanent dans lequel je m'enferme, simplement pour refuser à mes geôliers la moindre informations qu'ils pourraient espérer m'arracher. Elle se fait en réalité en accord avec cette apparence monstrueuse qui est la mienne, celle qu'il doit voir quand nos regards se croisent, celle qui se fait ma vraie nature sous la chair humaine. La silhouette à la peau cendreuse, aux cornes menaçante, aux crocs immenses, aux ailes capable de déclencher des tempêtes et à la queue destinée à briser la nuque des impudents qui pourraient vouloir me défier. Je sais qu'il la perçoit, qu'il l'entrevoit, dans le coin de son oeil peut-être ou sur sa rétine, mais je sais que dans son esprit, il n'a pas la représentation de l'illusion dont le reste du monde se délecte, et qu'au contraire, il voit la nature même des choses, créant de ce fait en mon coeur l'envie curieuse de lui arracher les globes oculaires pour découvrir si c'est dans ceux-ci que réside son don, ou si il me faudra dépecer le reste de sa personne pour trouver l'origine de ce pouvoir que beaucoup aimeraient posséder. Sur le côté, je penche légèrement la tête, entrouvrant les lèvres pour mieux inspirer l'air chargé d'une fragrance doucereuse qui ravive en moi la faim qu'ils se refusent à satisfaire, préférant me plonger dans un état de jeun qui n'aide pas à me donner l'envie d'être coopératif. Désormais à la frontière de ma cellule, le corps presque prêt à effleurer le métal de ma prison, je laisse mon regard courir sur sa personne, effleurer un instant la couverture de l'ouvrage qu'il semble étudier avant de m'arrêter sur le fruit qui sur ses genoux repose et dont la peau luisante et appétissante se fait une ode à un e gourmandise que je n'éprouve pas mais que je peux en cet instant admirer. A nouveau, la curiosité revient étreindre mon être, se faisant le terreau fertile qui permet à bien des questions de fleurir dans mon esprit. Si le fruit était à portée de doigts, j'irais le cueillir sur sa personne, non pas pour le dévorer mais pour au contraire lui arracher ses secrets, pour le forcer à me révéler ce qui fait la beauté de ce qu'il produit comme envie chez les autres. D'une inspiration légère, je chasse le silence, tendant la main au travers des barreaux pour offrir ma paume à mon visiteur.

"Si tes livres t'intéressent tant, donne-moi ça."

Ce n'est pas une demande que je formule mais un ordre non plus. C'est une proposition que je ne prends pas le temps de formuler, un échange que j'énonce à peine et qui pourtant me semble évident, considérant malheureusement que tous peuvent suivre le cheminement de mes pensées. Les doigts suspendus dans l'air, à attendre une offrande que j'estime mériter, je bats doucement des cils, incapable d'imaginer qu'il puisse me refuser quoi que ce soit, à moi, l'incube qui pourrait être une déité que l'on vénère.

Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Ven 13 Avr - 10:28

Discussion

Alix entend, alors qu'il pénètre dans la cellule, une voix éraillée qui lui lance :

C'est un drôle de choix que de vouloir venir jusqu'ici simplement pour s'isoler.

Le Chasseur tourne légèrement la tête vers le propriétaire de la voix, avant de s'installer dans son coin ; c'était un incube qu'il avait aidé à transférer jusqu'au siège de la Ligue, il y a quelques temps, pour éviter toute forme de catastrophe dont il pourrait être responsable. Alix décide dans un premier temps de ne pas répondre ; après tout, que pouvait-il lui dire, à part qu'il était là complètement par hasard ?

Calé contre l'un des piliers de la pièce, Alix se plonge dans ses ouvrages, cherchant désespérément un moyen de neutraliser le Wesen qui posait souci, quand l'incube lui lance de nouveau :

Si tes livres t'intéressent tant, donne-moi ça.

Le Chasseur lève la tête et avise la main de l'incube qui désigne la pomme posée sur ses genoux. S'il semble hésiter au début, il finit par se lever, prenant la pomme au passage, et se dirige vers la cellule où se trouve leur hôte avant de poser la pomme avec un léger sourire :

Elle te sera plus utile qu'à moi.

Il se recule légèrement pour laisser l'incube récupérer le fruit et s'en délecter, gardant ses livres sous le coude, avant de reprendre avec une pointe d'hésitation :

Et puis, ici, je ne risque pas d'être dérangé pour trouver ce que je cherche. Même si certains peuvent penser qu'avoir une discussion avec toi est une forme de distraction. Et j'aime à croire que tu n'es pas qu'un monstre sans foi ni loi, et que la solitude doit bien finir par te peser à la longue... Mais, accessoirement, je suis là par hasard.

Il laisse un sourire se dessiner sur ses lèvres, le corps plutôt détendu. Ça ne sert à rien de montrer une quelconque hostilité, si ce n'est pour le braquer et rompre tout contact. Et pour la Ligue, ce serait dommage.


_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Ven 20 Avr - 10:57

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

Le chasseur hésite longuement, considérant ma requête avec un réserve qui pourrait presque me faire sourire jusqu'à finalement se lever, et se décider de m'offrir le fruit sur lequel mes doigts osseux se referment sans attendre. Derrière les barreaux de ma cellule, je ramène à moi la pomme qui se fait mon otage, délaissant de ce fait pour de bon l'humain qui n'avait de toute façon aucun mérite à retenir mon attention plus longuement, lui tournant le dos pour mieux me concentrer sur cette création de la nature, qui entre mes doigts, se refuse à me révéler le moindre de ses secrets, préférant me laisser me heurter à la barrière de sa peau qui se fait l'armure pour protéger sa chair que les humains doivent consommer. D'un froncement de sourcils, je pose une question que le jeune homme n'entendra jamais alors que dans ma paume, je fais à peine rouler le fruit, laissant de ce fait la lumière épouser la courbe de celui-ci avec une tendresse qui n'est dû qu'à la relative obscurité de ce lieu qui empêche pleinement le soleil de baigner tout ce qui l'entoure dans ses puissants rayons. Tout ici n'est que furtif, décidé à survire et l'éclat sur la pomme en est la preuve, l'ultime résistance d'un astre qui pourrait pourtant décider de réduire à néant la moindre forme de vie sur ce plan.

Ainsi, durant un long moment qui n'est entrecoupé que de mon silence et d'une remarque du jeune homme que j'ignore avec grand plaisir, je ne fais qu'observer la pomme, laissant mes prunelles se perdre sur les courbes de celle-ci pour mieux me décider à la porter à mes lèvres pour y planter mes crocs. Sans peine, ceux-ci déchire la peau du fruit pour mieux creuser dans la chair sucrée et tendre du fruit, dont le jus presque rafraîchissant vient imbiber ma langue et inonder ma bouche de saveurs nouvelles et inconnues qui au lieu de me ravir et de me faire entrapercevoir la raison pour laquelle les humains peuvent prendre le temps de les cueillir,  me surprennent et me font, après avoir essuyé mes lèvres d'un revers de la main, considérer cette chose sous un angle nouveau. Alors que je déglutis, avalant ce que j'ai à peine pris le temps de mâcher, j'en viens à me demander si ils mangent ça par nécessité ou par plaisir avant de chasser ses questions sans importances pour me poser celles qui ont un réel intérêt. "Pourquoi le fruit est ainsi fait ? Pourquoi cette forme, pourquoi ce goût, pourquoi cette peau ?" Voilà ce qui importe en ce monde, ce n'est pas les envies, les besoins et les préférences d'êtres faibles et inférieurs qui ne peuvent vivre plus d'un siècle, qui vieillissent vite et ne laissent derrière eux rien de mémorable, qui importent mais plus tout ce qui les entourent et qui en silence subissent les affronts de ceux qui de toute façon finiront par n'être rien de plus que de la poussière dans du vent, du sable sur lequel leurs descendants marcheront sans songer un instant fouler de leurs pieds leurs ancêtres. Eux n'ont pas l'importance qu'à ce fruit, eux ne méritent rien de ma personne et certainement pas mon intention et c'est pourquoi, sans gêne, sans honte et sans regret, je tourne un peu plus le dos au chasseur, l'oubliant dans mon ombre pour mieux plonger mes doigts dans la chair de la pomme, y creusant de mes ongles dans l'espoir de trouver en son coeur quelque chose qui puisse m'expliquer pourquoi cette petite chose a été conçu par la nature comme un coffre-fort à l'armure qui ne peut être déchirée que par une mâchoire et des crocs puissants.

Et finalement pour mes phalanges, au sein même d'une chair juteuse et sucrée, je trouve ce qui se devait d'être protégé, quelques pépins que je soupçonne être les graines qui permettront à la naissance d'autres fruit de ce genre et ainsi à la renaissance de quelque chose qui sera immortel à sa manière. Fasciné, j'en extrais un pour mieux l'observer, et lui offrir un sourire ravi. La petite chose, l'engeance d'une vie nouvelle est minuscule entre mes doigts et pourtant se fait la promesse d'un renouveau qu'il est presque jubilatoire de posséder. Entre mes griffes ou mes crocs, je pourrais réduire à néant cette floraison d'existence à venir, mais à la place, je glisse avec délicatesse la petite chose dans la poche de ma chemise sale, gardant ainsi contre mon coeur ce que je prendrais un jour le temps de faire naître. Puis, avec une minutie et une obstination qui me sont propre, je m'acharne à extraire les autres pépins, qui comme les précédents terminent dans ma poche, formant de ce fait un nid fécond qui pour l'instant devra se contenter de patienter contre mon torse, jusqu'à ce je détermine ce dont ils ont besoin pour pousser. A mes lèvres, je porte mes doigts, les léchant pour les débarrasser du jus qui en séchant devient collant, remarquant alors le flétrissement rapide de la chair, qui sous les assauts d'une force invisible commence à mourir et à prendre une teinte brunâtre qui a tout d'un phénomène désagréable à l'oeil. Mais au lieu de m'en dégoûter, de détester la chose, je m'y intéresse, saisissant entre mes doigts la chair que je goûte à nouveau et dont les saveurs restent les mêmes. Intrigué, je regarde cette maladie étrange se répandre sur le fruit, haussant un sourcil quand je ne penche pas la tête sur le côté, de plus en plus perplexe sur les raisons de cette étrange réaction. En silence, je tente alors de comprendre ce qui a pu se passer avant de réaliser que la seule chose qui puisse ainsi abîmer le fruit, c'est l'air auquel je l'ai exposé quand la peau j'ai arraché.

"C'est donc de ça que tu te protèges."


Mon murmure dérange à peine le silence, se faisant un bruissement tout au plus mais un prélude à une question qui est adressé au seul indigène de ce monde, à celui qui peut éventuellement m'expliquer pourquoi les fruits de son monde ont besoin de se protéger d'un air que lui respire visiblement sans peine.

"Qu'y-a-t-il dans l'air que vous respirez ?"


Voilà ma question, mon interrogation qui chasse mon mutisme et qui me fait me tourner à nouveau vers lui, les yeux posés sur sa personne tandis qu'entre mes doigts, gît toujours le fruit qui n'est plus qu'une épave, un vestige de ce qu'il a été autrefois.
Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Sam 21 Avr - 17:56

Discussion

Alix ne bronche pas quand l'incube décide de l'ignorer royalement, portant son attention pleine et entière sur la pomme qu'il venait de lui donner gracieusement. Il est habitué au mutisme de l'incube, et il sait parfaitement qu'il vaut mieux le laisser parler quand il le désire.

Aussi décide-t-il de retourner près de son mur, mais au lieu de chercher comment se débarrasser d'un Anubis - de toute façon, rares sont les méthodes diverses pour y parvenir, et la décapitation reste la plus sûre - il cherche un chapitre sur les incubes, pour ajouter sa pierre à l'édifice des Grimm. Et comme il s'y attendait, ce n'est pas le genre de choses que ses ancêtres avaient l'habitude de croiser, il n'y a aucune information sur la question. Ce serait donc sa première contribution au carnet familial...

S'armant d'un crayon qu'il garde toujours sur lui pour immortaliser ses découvertes imprimées à jamais sur sa rétine et dans sa mémoire, il s'installe le plus confortablement possible et commence à dessiner les traits de l'incube sous sa forme originelle, sans un mot. Le silence est troublé dans un premier temps par un murmure de l'incube, qui découvre la pomme sous toutes les coutures, arrachant un sourire à Alix : décidément, les Wesen, comme il les appelle, ont toujours un côté que lui ne soupçonnerait pas.

Il replonge dans sa rédaction de chapitre et entend l'incube finir par lui demander :

Qu'y-a-t-il dans l'air que vous respirez ?

Le Chasseur relève la tête, avise la pomme déjà attaquée par l'air ambiant, et répond doucement :

Du dioxygène, de l'azote, de l'eau. Et d'autres gaz en quantité moindre. En ville, c'est un peu plus compliqué, il y a tout ce qui est lié à l'industrie qui pollue l'air, donc il arrive que nous absorbions des... particules qui nous font tousser.

Il grimace en prononçant ces dernières paroles, repensant à la campagne allemande qu'il avait connue enfant, avant de replonger dans son ouvrage. Inutile de forcer, autant laisser faire les choses, il parlerait autant qu'il le voudrait.


_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nikola Tesla


Quelques petites choses sur moi:
Devise : Even though I walk through the darkest valley, I will fear no evil.
Un petit mot ? : Show me your teeth, baby
Equipement :
Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Mar 24 Avr - 12:08

Meet Me
Alix & Nikola
God knows I live. God knows I died. God knows I loved. God know I lied. God knows I begged. Begged, borrowed and cried. God knows I lost. God gave me life

La réponse du chasseur me déçoit autant qu'elle m'agace. A lui, qui commence à se perdre dans des réflexions qui n'apportent rien à ce que je désirais obtenir de lui, je n'offre qu'un roulement agacé des yeux, un geste méprisant et dédaigneux qui exprime parfaitement ce que je ne prends même pas la peine de lui cracher au visage, surement par respect pour l'être supérieur que je suis. D'un soupir, je fais tout de même entendre mon mécontentement alors que vers lui je me tourne à nouveau, faisant émerger d'entre les barreaux ma main au creux de laquelle se trouve le fruit charcuté par ma curiosité et mes crocs.

"Ce n'est pas ça que je veux entendre."

D'entre mes lèvres, les mots s'échappent à une vitesse qui donne presque l'impression qu'ils sont comme des lames que je pourrais faire naître sur le bout de ma langue, des concentrés d'un poison foudroyants qui n'est qu'une distillation de l’écœurement que j'éprouve à devoir m'abaisser à prendre le temps de les comprendre et surtout de me faire comprendre de ses esprits primitifs qui raisonnent de travers, qui toujours se font le référentiels d'un univers qui s'est pourtant construit sans eux. Ainsi, pour le jeune homme, je ne prends pas le temps de m'encombrer d'une subtilité ou d'une douceur pédagogique qui pourrait l'aider à comprendre ce que je souhaite lui soutirer en réalité, préférant à la place soupirer et formuler d'autres questions qui en plus de se faire pressantes, sont formulés avec une certaine froideur.

"Je n'en ai rien à faire de ce qui pourrait vous affecter. Les humains ne m'intéressent pas. C'est ça qui vaut la peine que j'use de mon temps pour comprendre ce phénomène étrange." Pour appuyer mes propos, je tends un peu plus la pomme vers lui, dont la chair ne cesse de prendre une teinte désagréable à l'oeil. "Tout ce que je veux savoir, c'est ce qui dans l'atmosphère force ce fruit, à protéger son coeur de ce flétrissement accéléré. Je veux découvrir ce qui est si nocif dans cet air qui est pourtant omniprésent dans ce plan de l'existence. Je veux que tu m'expliques.  Alors fait un effort, soit utile et en échange, je pourrais peut-être considérer la possibilité de t'aider à compléter ton recueil."

C'est une lourde promesse que je lui fais, une proposition que j'ai refusé jusque-là à tout ceux qui sont venus ici, prétextant justement qu'ils ne méritaient pas de connaître les secrets d'un peuple, d'une espèce qui pourrait et devrait les réduire à l'état de cendres. C'est un mensonge que je profère aussi, une promesse que je ne compte pas tenir et qui n'est qu'un charme de plus, un appât pour attiser les bassesses et les instincts pitoyables de cette espèce qui n'est pas capable de rien, à part peut-être de ramper dans la fange qui est la sienne. D'entre mes lèvres, pour eux seuls, il n'y a dans mes mots rien qui ne soit vrai et sincère. Pour eux, je n'ai que des bassesses verbales, des promesses mensongères qui ne sont là que pour les attirer à moi, et mieux les faire danser au rythme de mes besoins et de mes attentes. Dans les fils de ma toile, je l'attire lui en prétendant me rapprocher, de tuer la distance que j'avais instauré et ainsi prétendre lui offrir la possibilité d'effleurer ma personne et d'ainsi en percevoir la vraie nature.

"Tu vois... Je ne sais pas ce qui dans l'air force la chair de ce fruit à mourir. Je ne comprends pas ce qui est d'un coup nocif. Toi et les autres n'avaient pas l'air de pourrir de l'intérieur alors... Pourquoi cette petite chose si ?"


Je fronce un peu les sourcils, pinçant les lèvres alors que mes prunelles se portent à nouveau sur la pomme, et que je reprends mes réflexions à voix haute, faisant de ce fait l'honneur au chasseur de pouvoir les entendre et même participer au cheminement de mes pensées uniquement si il est capable de formuler une réflexion suffisamment intelligente pour que je n'ai pas envie de lui ordonner de se taire.

"A moins que le problème ne vienne pas de l'air mais du fruit. Peut-être que quelque chose dans sa chair provoque ce désagrément. Peut-être est-ce le jus qui ne supportant pas le contact de l'air sèche et provoque ce phénomène. Ce serait en soit, semblable à la façon dont le sang sèche à l'air libre et se fait corrosif pour certaines matières."

De ma langue, j'émets un léger son agacé. Il est frustrant de devoir observer un tel phénomène depuis cette prison, où privé de tout, je ne peux qu'observer les merveilles de ce plan que d'entre les barreaux d'une cage qui finira par tomber en poussière autour de ma personne. Et pourtant, là où je devrais me rassurer d'une fatalité pour eux et d'une délivrance certaine, je n'arrive pas à rester patient, l'esprit presque rendu fou par les innombrables phénomènes qui sans moi se produisent, à l'abri de mon regard perçant et de ma capacité à déchiffrer des mystères que les humains ne prennent même pas le temps d'observer. Il est cruel en réalité que je me retrouve ici, à pourrir entre les quatre murs d'une cellule alors que mon intellect pourrait pleinement déchiffrer le moindre des mécanismes de ce plan. Aux humains, je pourrais apporter une connaissance qui assoirait enfin pleinement mon statut de déité suprême, d'être qu'il faut vénérer et devant lequel il faut ramper, mais  à la place, je me retrouve ici, à devoir jouer le prisonnier, pour le simple plaisir d'humains qui ne méritent pas tout ce que j'ai à offrir. Un soupir glisse d'entre mes lèvres, et à nouveau, je chasse le silence pour mieux le remplacer par un flot incessant de questions qui exigent une réponse.

"Quel autre fruit a cette exacte réaction quand exposé à l'air ? Si il y en a, est-il ou sont-ils de la même espèce que celui que j'ai entre les mains ? Si non, qu'ont-ils en commun qui crée cette dégénérescence ?"

Made by Neon Demon

_________________

Apocalypse 21:8
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Alix C. Grimm

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla) Mar 24 Avr - 19:10

Discussion

Oups. Apparemment l'incube ne voulait pas savoir ce qu'il y avait dans l'air des hommes. Et il le montre de façon un peu brusque, ce qui fait se raidir Alix instinctivement. Comme si l'idée de se faire rabrouer parce qu'il a donné une réponse académique lui déplaisait. Mais s'il se raidit, il ne montre aucune agressivité et reste parfaitement immobile quand il lui lance :

Je n'en ai rien à faire de ce qui pourrait vous affecter. Les humains ne m'intéressent pas. C'est ça qui vaut la peine que j'use de mon temps pour comprendre ce phénomène étrange.

D'accord. Alix observe la pomme qu'il lui tend et fronce légèrement les sourcils quand l'incube reprend :

Tout ce que je veux savoir, c'est ce qui dans l'atmosphère force ce fruit, à protéger son coeur de ce flétrissement accéléré. Je veux découvrir ce qui est si nocif dans cet air qui est pourtant omniprésent dans ce plan de l'existence. Je veux que tu m'expliques.  Alors fait un effort, soit utile et en échange, je pourrais peut-être considérer la possibilité de t'aider à compléter ton recueil.

Ah. Voilà qui est intéressant. Mais Alix n'est pas dupe, il se doute qu'il y a une anguille sous roche, mais il ne dit rien. Il donne l'impression de se laisser faire, l'écoute proposer ses hypothèses sans broncher jusqu'à ce qu'il s'approche de la vérité. Ce qui est valable pour la pomme est valable pour la plupart des fruits une fois pelés, et il met le doigt sur le point intéressant en demandant :

Quel autre fruit a cette exacte réaction quand exposé à l'air ? Si il y en a, est-il ou sont-ils de la même espèce que celui que j'ai entre les mains ? Si non, qu'ont-ils en commun qui crée cette dégénérescence ?

Alix esquisse un sourire avant de répondre doucement :

Il y a effectivement quelque chose dans la chair qui s'oxyde au contact de l'oxygène de l'air. Mais ce n'est pas le jus. Il y a des choses tellement infimes qu'on ne peut les observer, ni par les yeux, ni par une loupe, ni par un microscope, et qui sont responsables de ce brunissement. C'est ça que la plupart des fruits ont en commun et qui provoque cette dégénérescence. La peau des fruits leur sert de protection, comme celle des humains, mais nous ne produisons pas ces choses qui nous feraient brunir la peau. C'est pour cela que, normalement, nous ne sommes pas soumis à cette loi de la Nature, mais à bien d'autres.

Il ouvre son recueil à la page qu'il avait préparée pour l'incube, reprend son crayon et se remet à dessiner de mémoire, tout en déclarant :

Et, au passage, je ne demande rien en retour parce que je sais que tu ne me le donnerais pas. Mais ce n'est pas grave, tout ce que je sais et tout ce dont j'ai besoin, c'est là.

Et il désigne sa tempe de son crayon avant de se replonger dans son carnet, les sens en alerte.


_________________

"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache"

Alix parle en crimson
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message(#) Sujet: Re: Discussion (PV Nikola Tesla)

Revenir en haut Aller en bas
 
Discussion (PV Nikola Tesla)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Nikola Tesla, le vin, ma vie, mon amour...
» [Discussion]Le Site Du Zéro
» flood discussion
» POWERFUL : Forum de discussion
» Une discussion privée [Pv Eva]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
League of Extraordinary Gentlemen :: 
Londres
 :: 
Quartiers Nord - Ouest
 :: Parlement et Big Ben :: Le siège de la Ligue
-
Sauter vers: