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 Lasciate ogni speranza, voi che'ntrante !

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Charles Vesper
Scélérats


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Message(#) Sujet: Lasciate ogni speranza, voi che'ntrante ! Lun 9 Avr - 20:42


Le 20 mars 1900, en soirée

Vous la voyez, n’est-ce pas ?

La porte dorée, au fond de son café crasseux. La porte vers l’Eden, la porte vers tout ce qui est merveilleux. Close, à vous qui êtes devant. Trois coups, deux coups, trois coups. La porte s’ouvre sur un homme sobrement vêtu, qui prendra de votre main la carte de visite au liséré doré qui y a été précédemment glissée par un lycanthrope malicieux. D’un geste large, il vous convie ensuite à l’intérieur de l’antre du loup.

Ambiance feutrée, entre les lampes qui brûlent discrètement et réchauffent le large salon où se dérobent les isoloirs. Quelques rires, quelques chuchotements. Un pianiste assure cette ambiance surréelle qui se dégage de l’endroit, la musique s’égrenant en notes discrètes qui s’étouffent contre les tentures de velours. Un bar large et patiné, où vous trouverez alcools et bières à déguster, même quelques tabacs et autres délices à fumer. Puis, même, contre un regard intéressé, contre de l’argent sonnant, peut-être même une demoiselle à romancer, pour une soirée. Après tout, qui est contre la vertu ?

***

Vesper a rapidement rejoint le Golden Lie, après s’être esquivé du garden party de Sa Majesté. Besoin de s’assurer que tout est en ordre à son établissement, avant que celui-ci soit ouvert pour la nuit. Que ses filles sont présentes, en bonne santé, son bar rempli, son personnel aimable. Un souci constant de l’expérience agréable qui fait revenir les clients plus d’une fois. Vraiment, quel hôte incroyable fait-il ! Sans fausse modestie (et même aucune modestie). À son barman, un dernier commentaire, avant que les festivités soient lancées : « Je vous indiquerai les clients qui pourront profiter de ces tarifs préférentiels. » Un signe de tête entendu. Un signe de la main au pianiste, qui aussitôt se met à une mélodie plus enjouée, même entraînée. C’est la fête, cette nuit, c’est le printemps, qui renaît et qui revit !

Spoiler:
 

_________________
Dialogues en midnightblue
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Effie Gottschalk
Inventeure au sang noble


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Message(#) Sujet: Re: Lasciate ogni speranza, voi che'ntrante ! Sam 14 Avr - 23:15


 
Lasciate ogni speranza, voi che'ntrante !

Vesper, Calloway, Hook, Gottschalk et d’autres ?

 
Alors qu’une voiture nous emmène vers une soirée qui sera sûrement moins ennuyante que celle que Mathias et moi laissons derrière à Kensington Garden, je me remémore toutes les aimables paroles que m’a dit mon tendre ami. Il est comme mon frère : quelqu’un qui croit en moi et que me dit de foncer quand je doute… et qui ne semble pas voir les problèmes qui sont pour moi des montagnes. J’ai un petit sourire à son égard. Grand bêta qui ne sait pas les misères d’être née femme dans un monde d’hommes.

Pendant que les bruits des sabots des chevaux nous mènent vers cette destination qui m’est inconnue, j’en profite pour retirer les épingles de mes cheveux, défaire tresses et boudins pour laisser mes cheveux retomber sur ma taille. J’ai un soupir d’aise sans limite d’être déjà moins bridée. J’attache avec soin les petites fleurs de soie blanche au cœur de rubis scintillants sur mon corsage. Si j’en perds une je crois que Mère va m’écorcher vive. Avant de renfiler mes gants et ainsi dissimuler les nombreuses cicatrices qui décorent mes avant-bras, je crache au sol une épingle à cheveux que je tenais encore dans ma bouche et je m’adresse à mon ami de débauche.

« Tu pensais vraiment tout ce que tu as dit tout à l’heure ? Que peut-être un jour les gens verront autre chose en moi qu’une usine à bébés et une hématomancienne ? Et… que tu seras toujours là pour moi ? Mon frère m’avait promis un jour qu’il serait toujours là… pourtant il est parti vivre ses propres aventures, en me laissant toutes les responsabilités. Sympa le frère. »

Je soupire et je termine d’attacher la dernière satanée fleur à ma robe, que je lisse distraitement du bout des doigts. J’adore ce tissu vaporeux de blanc et de rose. Il me donne l’impression d’être une fée, au lieu d’une banale femelle enchaînée à sa condition dans un monde dominé par les hommes. Je chasse mon soupir par un large sourire que j’essaie de rendre joyeux et d’un bond je saute sur les genoux de mon faux fiancé, j’enlace son cou de me petits bras et je dépose un baiser sur sa joue.

« T’as été le meilleur ce soir ! Je me suis bien amusée parce que tu étais là et j’espère qu’on va s’amuser tout autant chez Monsieur Vesper ! »

Ouais, c’est à ce moment-là que la voiture s’arrête et j’ai à peine le temps de me relever que la portière s’ouvre. Parlez d’une situation qui pourrait faire jaser si on était pas au milieu de nulle part devant un endroit qui ressemble à un café à l’abandon. D’un bond je saute en bas du fiacre et je fais quelques pas, et me tourne vers Mathias avec l’air de celle qui pense s’être fait poser un lapin.

« Tu rigoles ? C’est fiesta à la décharge et on m’a pas prévenue ou quoi ? »

Bien vite je constate qu’un petit trésor se cache sous cette apparence négligée. Mathias me guide et je n’ai même pas le temps de constater qu’il semble être un habitué de la place que ma bouche forme un petit O de surprise. Il y a là des femmes plus belles que la lune qui déambulent avec une grâce que je ne pensais pas possible. Subitement je me sens le vilain petit canard, mais au lieu de me recroqueviller dans ma coquille je me redresse et entraîne Mathias par le bras d’un ton enjoué. Mon regard pétillant s’est déjà posé sur le bar qui promet des alcools avec beaucoup plus de corps que ce qu’on nous a servi au bal.

« Tu me fais visiter avant que je terrorise le barman pour la plus belle, douce et fraîche blonde de sa réserve ? »

Cette fois mon sourire est loin d’être feint. Bon sang, avoir su que Monsieur Charles avait un tel établissement, je crois que je l’aurais embrassé dès la première minute où il s’est présenté ! Dieu qu’on va s’amuser !

codage by Wiise
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Mathias Calloway
Sugar Baby


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Devise : Cette vie n'est qu'un rêve. Le rêve du soir est notre vie.
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Message(#) Sujet: Re: Lasciate ogni speranza, voi che'ntrante ! Lun 16 Avr - 17:03

Lasciate ogni speranza, voi che'ntrante !
After au Golden Lie
We both know the history of violence that surrounds you but I’m not scared, there’s nothing to lose now that I've found you and we could cruise to the news. Pico Boulevard in your used. Little bullet car if we choose, Mr. born to lose

Je pourrais la rassurer, lui faire entendre que oui, je serais toujours avec elle, que mes mots sont rarement des promesses que je ne point tenir, mais durant le trajet, je préfère me faire silencieux, désirant rester l'observateur chanceux qui peut se permettre d’observer l'allégresse si naturelle de cet être qui a été encore relativement épargné et qui en cette soirée n'est animé qu'un besoin de vivre, une fureur salvatrice qui parvient à raviver en moi l'envie de voir demain se lever. Ainsi, en parfaite moitié qui est là, je ne suis avec elle que l'ancre dont elle peut avoir besoin, le compagnon qui sourit, rit pour elle et se fait ce que frère aurait dû être. Pour elle, oui je me fais autant le guide que l'ami, le faux amoureux transis qui éclate bien franchement de rire au milieu de l'établissement quand la belle vient demander une bière qui n'a rien du breuvage qui fait la réputation de cette établissement au sein duquel je passe bien trop de nuits à tenter de tuer les souillures que je pense rôder dans mes entrailles même. Pour elle, j'ai ainsi un éclat de rire qui se mélange aux vapeurs d'opiums et de décadence, devenant ainsi une simple sonorité brûlante qui semble avoir été forgée dans un des recoins les plus chaud de mon être.

"De la bière, vraiment ? Après le champagne ?"

Je ne lui glisse pas un regard, préférant à la place hocher de la tête tandis que de mes prunelles, je cherche à croiser le regard d'une des filles de Charles, qui une fois la curiosité passée, ne demandera qu'à satisfaire toutes nos envies.

"Ici tu te dois de boire de l'absinthe, hors de question de t'enivrer avec autre chose."

Délicatement, je reprends le contrôle de notre escapade, entraînant ma fiancée jusqu'à l'une des banquettes sur laquelle je la fais s'assoir avant de la rejoindre, gardant sa main dans la mienne pour lui faire sentir que je ne vais nulle part, tandis que s'approche de nous une délicieuse créature, une demoiselle charmante aux lèvres outrageusement sensuels qui ronronne e tente de nous arracher l'objet même de nos désirs. Et si un instant, je pourrais prendre le temps d'entrer dans sa danse, de me faire le cavalier de cette valse vaine et pourtant plaisante, je commande à la place les deux verres qui serviront d'introduction à Effie aux plaisirs éphémères et charnels qu'offrent ce tombeau de la décence et du puritanisme de notre époque.

"Deux verres d'absinthe, et ensuite, tu continues de remplir nos verres. Je n'ai pas envie que nous ayons le temps de songer à avoir soif."

Je n'offre qu'un sourire à la belle Faith qui s'éloigne déjà, me tournant ainsi vers Effie quand j'ai assez longuement étudié la chute de reins de la jeune femme.

"Et..." J'inspire quelque peu, étrangement presque nerveux. "Je le pensais... Tout ce que j'ai pu dire ou sous-entendre. Je ne suis pas bon à grand chose et je ne peux pas être une bénédiction dans la vie de qui que ce soit... Mais je serais toujours là. Alors n'hésite pas."

Mais tout ça n'a pas de valeur, rien qui ne puisse donner l'envie de me faire confiance. Mes promesses, mes paroles, tout en ce jour doit sembler être du vent, des propos qui n'existent que pour l'instant, que pour combler un silence qui est de toute façon bien relatif au sein de cet antre des plaisirs, de ce lieu qui n'est là que pour satisfaire les vices d'hommes comme moi, qui loin d'être capables de vivre parmi les autres, aiment à s'abimer tout en espérant qu'un jour, leurs fautes parviennent à panser les fêlures de leur personne. Et parmi eux, au lieu d'être celui qui prétend, je tente de me faire ce que je ne serais jamais, en promettant à celle qui mérite tout des choses que je ne pourrais lui offrir, non pas par manque de volonté ou par envie de lui nuire, mais simplement par conscience que demain peut-être, je ne serais plus car possiblement emporté par les conséquences de mes actes. Je me retiens de soupirer à cette simple idée et serre simplement un peu plus la main d'Effie de mes doigts tandis que vers nous, revient la jeune femme. Devant nous, elle pose les deux verres, ronronne un instant que je n'ai qu'un mot à dire pour qu'elle revienne avant de filer en un roulement de hanches presque félin, qui en plus d'attirer mon regard, me fait presque oublier ce qui occupait mon esprit il y a quelques minutes de cela. Sans attendre, je saisis mon verre et feins de trinquer avec ma fiancée.

"Essayes-donc. Ca te fera oublier le champagne que nous avons bu et ça te mettra dans de bonnes dispositions pour l'opium."

Un clin d'oeil est tout ce que je lui offre avant de vider mon verre d'une traite, permettant ainsi à l'alcool, qui sous les éclairages de l'établissement semble n'être rien de plus que le résultat de la distillation de la plus sublime des émeraudes, de brûler mes entrailles et de faire naître dans ma cage thoracique un brasier familier et réconfortant qui réveille ma magie et lui donne l'envie de danser dans mes veines, de faire son chemin au travers de mon épiderme pour mieux venir enlacer la magie d'Effie, de parfaitement la découvrir et peut-être de trouver la consolation de ne pas être complètement seul, de ne pas être la seule chose en ce monde qui prenne le temps de veiller à ce que je ne m'effondre pas. D'une inspiration, je tente de profiter de cette sensation, la laissant se faire un secret entre mois et le silence alors que j'attends la réaction de ma compagne, quelque peu curieux de voir si elle va apprécier la liqueur ou si, pour une raison qui m'échappe, va s'entêter à m'expliquer que la bière de chez elle est le seul alcool qui vaille la peine d'être apprécié.

Made by Neon Demon

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(c) proserpina
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Message(#) Sujet: Re: Lasciate ogni speranza, voi che'ntrante !

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