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 Walk over town [Pv : E. Weiss

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Elizabeth Lavenza

Message(#) Sujet: Walk over town [Pv : E. Weiss Lun 30 Avr - 0:21


Walk over town ft. Ezéchiel Weiss

Pourquoi dois-je aller avec cet homme ? demande-je d’une voix dénuée d’émotions.

Victor m’explique de nouveau la situation. Ezéchiel Weiss est un vampire qui a déjà sollicité Victor à plusieurs reprises. Ce dernier, toujours ravi de partager son savoir et de montrer ses talents, a accepté de « prêter » son automate. Celle-ci, moi donc, répondra aux questions que le vampire se pose concernant sa création, son existence si je puis dire ainsi. J’acquiesce doucement, enregistrant les informations. Pour une raison que je ne comprends pas, il se sent obligé de répondre que je n’aurais pas à faire ce que je ne veux pas faire. L’intonation de sa voix est étrange, suggérant un sous-entendu que je ne comprends pas.

Si tu m’autorises à aller avec lui, c’est que je n’ai rien à craindre, réponds-je, le sourire au coin des lèvres.

Je lui fais un sourire rayonnant, comme son ex-fiancée le faisait. J’approche de lui, posant ma main sur son épaule puis un doux baiser sur son front. Je sais que je ne dégage pas la chaleur d’un être humain mais feu Elizabeth faisait ainsi pour rassurer Victor alors il m’est naturel d’en faire de même. D’ailleurs, à chaque fois que je m’approprie ses gestes ou ses souvenirs, je  vois une drôle de lueur dans le regard de mon créateur. Il est à la fois au comble du bonheur et parfaitement troublé. Alors pour le rassurer, je souris de plus belle.

Laisse-moi au moins te préparer un petit truc à manger. Il serait dommage que tu meurs de faim en mon absence.

Il secoue doucement la tête, un fin sourire sur les lèvres avant de se lever d’un bond. Il me précise qu’il sera dans son bureau et me laisse le soin de lui apporter son repas. Comme toujours, je fais simple pour le soir. Il a tendance à boire et fumer plus qu’il ne mange. Sur un plateau, je dépose un sandwich au rosbif, une serviette en coton avec ses initiales, une bouteille d’absinthe, un verre, une cuiller et quelques morceaux de sucre. Je n’aime pas quand il boit. Il est différent. Il semble perdre une partie de ses capacités intellectuelles. Il se perd en rêverie, délaisse ses travaux et quand je suis présente, il m’observe sans rien dire, me regardant avec de grands yeux ronds, comme si j’étais un fantôme. Faisant attention à ne rien renverser, je le rejoins dans son laboratoire et cherche un endroit où il n’y a pas trop de papiers pour pouvoir déposer le plateau. Penché sur une fausse main robotique, je l’observe un moment avant de lui signaler qu’il est temps que je me prépare. Il se contente de me dire de faire attention, sans même me lancer un regard. Je m’approche en silence et le prend tendrement dans mes bras.

Et ne te couche pas trop tard, murmure à son oreille.

Ses doigts cessent de se mouvoir sur les rouages, il ne fait plus le moindre geste. Je ne sais pas à quoi il pense et je me recule, le laissant ainsi à ses réflexions. En haut, je pénètre dans sa chambre et vais dans la penderie pour me choisir une tenue. Je m’attarde un moment sur un costume de Victor. Celui qu’il portait quand j’ai rouvert les yeux. Celui dans lequel il m’avait expliqué que je n’étais pas celle que je croyais. Je détourne enfin les yeux et cherche quelle tenue serait appropriée. Miss Lavenza était toujours un minimum coquette. Elle portait souvent des toilettes impeccables, colorées. Je finis par prendre une toilette rose, dont la tournure n’est pas trop imposante. Je l’enfile habilement, puis ajuste ma coiffure. Un peigne italien dans les cheveux, je laisse quelques mèches retombés sur mon épaule droite. Je ne sais pas si la tenue est correcte pour la soirée que Monsieur Weiss a prévu. Me questionnant, j’entends que l’on frappe à la porte. Je m’y hâte.

Monsieur Weiss, je vous attendais, dit-elle en ouvrant la porte. Ma tenue est-elle correcte ?

Je lui demande en toute simplicité. L’avis d’une personne extérieure est souvent sollicitée par les humains. D’après ce que j’ai vu, ils ont besoin d’être reconnu par le regard des autres. Alors je veux faire comme eux.

Suis-je... jolie ? tentant de trouver le mot juste.

Je le questionne avec une telle candeur que je ne suis pas sûre qu’il va me prendre au sérieux. Mais cela ne n’importe pas. Je fais cela pour faire plaisir à Victor. Je sais qu’il n’est pas rassuré lorsque je reste à la maison, à lire, à regarder par la fenêtre pendant qu’il dort. Je ne sais pas pourquoi il s’inquiète autant de savoir ce que je fais de mes nuits sans sommeil, mais je suis tout de même ravie de sortir cette nuit.

Où nous conduisez-vous Monsieur Weiss ?

Pendant qu’il répond, j’attrape un long manteau sombre. Bien que je ne crains pas le froid, Victor m’a bien fait comprendre que sans manteau, avec le froid qu’il y avait dehors, je pouvais mettre les êtres humains mal à l’aise. Je ne comprends pas pourquoi un tel malaise, mais j’écoute aveuglément les conseils du scientifique.

HARLEY-
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Ezéchiel Weiss
Enfant de le Nuit


Quelques petites choses sur moi:
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Message(#) Sujet: Re: Walk over town [Pv : E. Weiss Ven 4 Mai - 16:20

Walk Over Town
Elizabeth & Ezéchiel
In the sun. Married. Buried. I wish I was like you, easily amused. Find my nest of salt. Everything's my fault. I take all the blame

Dans les ruelles de cette cité empoissé par les relents d'une industrie coûteuse et gourmande, qui loin d'être un prodige de l'humanité a tout d'un monstre à l'appétit dévorant ou d'une abomination fantasmagorique qui aurait surgit des entrailles d'un monde qui ne devrait jamais apprendre notre existence, j'hume l'air nocturne sans grande conviction, l'esprit perdu dans un brouillard de sensations et d'envies contraires là où mon corps se meut sans moi, avançant vers mon attraction de la soirée. Les prunelles dans le lointain, je me laisse ainsi enivrer par le chant d'une lassitude devenue mon épouse nocturne tandis que dans les boucles brunes de ma chevelure sauvage, le vent y sème des caresses amoureuses, des attentions qui réveillent des souvenirs d'un temps ancien, d'une époque où dans les bras de ma Bethsabée, j'étais autant un enfant qu'elle voulait éduquer qu'un amant dont elle exigeait un amour qui n'existe que dans les fantasmes de ceux qui se savent invivables. C'est donc ainsi, partagé entre souvenirs et ennui que j'évolue dans Londres, dénué de la moindre crainte de tomber sur le moindre inconnu qui pourrait de moi réclamer quoique ce soit, observant par instant les fiacres qui passent au loin. Un soupir je pourrais pousser, mais à la place, je tente en vain de raviver en moi le timide brasier qu'était la perspective de passer une nuit en compagnie de la création de Frankenstein, me heurtant encore et toujours à la même conclusion, au même dénouement qui me donne presque envie de ne pas me présenter ce soir et d'ainsi abandonner l'automate en question, celui qui lui sert de femme je suppose, à une déception qui j'imagine sera la mienne quand en sa compagnie je me devrais de réaliser que même une machine ne peut vouloir prendre la peine de coexister aux côtés du prédateur de l'ombre que je suis. Au fil de mes pas, je ne cesse de peser le pour et le contre, mes lèvres s'ourlant tour à tour de moue plus ou moins enfantines alors que finalement, je me retrouve sur le pas de la porte de l'imposante demeure du savant, toquant à celle-ci une fois mon col de chemise lissé et mon sourire forcé. De mes phalanges, je provoque un son qui déchire le silence de la nuit et qui fait venir à moi une créature qui parvient à me surprendre, ou tout du moins à balayer les certitudes que je m'étais forgé durant mes heures d'errances.

Surpris, j'écarquille un peu les yeux en voyant la jeune automate se présenter à moi, toute élégamment vêtue et les lèvres ornées d'une question qui en plus de m'arracher un sourire, arrive à me faire oublier ce qui était jusque-là un mensonge que je cherchais à me murmurer pour ne pas me jeter trop aisément dans les bras de la déception.

"Mademoiselle Lavenza, c'est un réel plaisir de vous voir."

D'un signe de tête je la salue, réalisant de par ses interrogations que d'humain elle n'a rien et qu'au final, elle aussi vit en décalage des humains, comme derrière une paroi de verre qui l'empêche de totalement se mêler à eux et ainsi de devoir à jamais les observer sans pouvoir pleinement comprendre les subtilités qui font les êtres qu'ils sont, les créatures fascinantes et pourtant décevantes que peuvent être les hommes. Ainsi, pour elle qui semble craindre mon jugement, je n'éprouve qu'une once de pitié, un soupçon de peine qui me pousse à bien rapidement la rassurer, à lui dévoiler mes crocs pour mieux la complimenter.

"Vous êtes ravissante, ne craignez rien, vous allez attirer à vous tout les regards des pauvres âmes qui vont croiser votre route, à commencer par le mien."


Ma flatterie se fait taquine alors que je continue de la contempler du regard, regrettant d'avoir été si négligeant en ce qui concerne me tenue. Tandis qu'elle attrape son manteau et m'interroge à nouveau, je ne peux que m'en vouloir de ne pas m'être plus soigneusement préparé et d'ainsi me présenter à elle comme l'enfant sauvage que je suis encore, le jeune homme impétueux qui se refuse à correctement se coiffer et à fermer le col de sa chemise. Face à elle, je me fais un gamin à la crinière somptueuse mais indisciplinée, qui sourit, qui se sait élégant dans son costume taillé pour bien mettre en avant sa fine musculature. Puis, quand à son compagnon je l'arrache enfin, je lui offre mon bras, l'incitant en silence à se plier à un rituel humain qui m'amuse autant qu'il me donne l'impression de ne pas être complètement seul.

"J'ai longuement hésité. Nous avons la nuit pour nous et je ne savais pas ce qui pourrait vous faire plaisir alors... Je me retrouve à devoir vous confronter à un choix, veuillez me pardonner."


Son pardon je ne cherche pas réellement, mais encore trop peu conscient qu'à ses yeux je ne dois être qu'un humain un peu étrange, un parasite buveur de sang qui est encore lié à des habitudes et manies d'une époque où il était encore vivant, je m'adresse à elle comme si toutes les subtilités de mon langage avait pour elle un sens plus limpide encore que l'eau des rivières de montagne.

"J'ai envie de vous emmener danser, vous mêler à une foule d'inconnus qui se cachent derrière des masques pour mieux profiter d'un anonymat qui est propice aux rencontres et aux rêves d'un soir, vous faire valser au rythme de mélodies enchanteresses et ainsi remplir votre tête d'images et de sons que vous pourriez conter à Monsieur Frankenstein... Mais j'ai aussi le désire vous emmener dans les entrailles d'une demeure au sein de laquelle des artistes exposent des toiles qui sont l'expression même de ce qu'ils sont. Au milieu des âmes perdues, des rêveurs d'une époque sombre, j'aimerais contempler avec vous le talent de ceux trop sensibles pour être capable de détester un monde qui n'est pourtant pas tendre avec eux." Je laisse un silence flotter, un ange passer avant de reprendre. "Le choix est donc vôtre et si rien de cela ne vous tente... Alors je me ferais imaginatif, afin de ne pas faire de cette soirée une corvée pour vous qui allez déjà devoir subir ma curiosité et mes questions."


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Elizabeth Lavenza

Message(#) Sujet: Re: Walk over town [Pv : E. Weiss Dim 13 Mai - 18:01


Walk over town ft. Ezéchiel Weiss

Ce sont des yeux grand ouverts qui me répondent d’abord quand je lui pose cette question sortie de nul part. Je sais que je devrais essayer de me contrôler parfois. J’ai cette fâcheuse tendance à « agresser » - si je puis m’exprimer ainsi - mes interlocuteurs avant même qu’ils n’aient eu le temps de me saluer. Mais l’entendre dire que je suis ravissante me ferait chaud au coeur si tant est que j’en avais un. Alors je souris de part en part et affiche une moue un peu gênée. Attirer tous les regards… Je ne sais pas bien si c’est un compliment ou non.

Est-ce une bonne chose d’attirer les regards ? Je penche légèrement la tête sur le côté en lui demandant cela. Car si ce n’est pas le cas, si je suis trop vêtue pour ce que vous avez prévu, je vais me changer immédiatement.

Je semble dénoter avec ce qu’il porte. Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de côtoyer la population londonienne. A Genève, toutes nos sorties étaient jour de fête. Nous nous parions de nos plus belles toilettes et nous défilions en ville la tête haute. Nous étions l’une des familles les plus riches de la ville. Ce n’était pas tant pour montrer nos possessions que pour le plaisir de nous faire beaux. Il est vrai que les regards se posaient régulièrement sur nous. Un fin sourire apparait sur mes lèvres à cette pennée et je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être ces souvenirs qui me reviennent où je me remémore les sourires sur nos visages, les rires que nous échangions, la légèreté dans nos mouvements et nos coeurs. Je ne sais pas exactement ce qu'Elizabeth ressentait pour ces moments d'insouciances, mais elle y participait à chaque fois sans se faire prier.

Je salue une dernière fois Victor à travers la porte, le laissant travailler en paix avant de poser une main dans le creux du bras que le vampire me propose. Je lui ai demandé où il avait prévu de nous emmener, curieuse et sans aucun doute impatiente. Je ne sais pourtant pas ce qui m’attend, mais je ne cesse de sourire. Mes sorties sont si rares en dehors de celles pour les emplettes de mon créateur. Alors je vais certainement chérir cette soirée, m'imprégnant de chaque seconde comme si elle pouvait être le dernière. Toutefois je reconnais que j'aimerais aussi faire ce genre d'activités avec le scientifique. Le forcer à sortir de son laboratoire et découvrir le monde à ses côtés, à travers ses yeux. Je suis certaine qu'il aurait besoin de se reconnecter avec le monde pour créer d'avantage. C'est une idée qu'il faut que je garde pour la lui partager quand je rentrerais.

Donc tout repose sur mes frêles épaules… Très bien, je vous écoute. Mais je vous préviens, si le choix s’avère être le mauvais, je déclinerais toute responsabilité.

Taquine, je lui fais un clin d’oeil avant de pouffer légèrement. Toutefois, je reprends rapidement mon sérieux quand il m’expose les options qui s’offrent à moi. Mes sorties dans Londres se sont jusqu’alors limités à un périmètre de quelques mètres. Une zone que je connais maintenant comme ma poche. Il y a le petit drugstore à quelques mètres sur la droite. Puis à l’intersection section suivante, je tourne à gauche et le troisième bâtiment sur la droite abrite la bibliothèque où je me rends presque tous les jours à la recherche d’un nouvel ouvrage à dévorer. Ne perdant pas de temps à m’imaginer à la place des personnages, à devoir me visualiser leur sentiment et autre ressenti, je peux terminer un livre par jour et deux si je ne suis pas occupée avec Victor où à ranger le bazar qui s’accumule sans cesse avec lui.

Je secoue doucement la tête, ramenant mon esprit à la conversation actuelle. J’ai donc le choix entre aller danser, cachée derrière un masque, là où je pourrais me faire passer pour une humaine sans aucun mal. Ensuite, comme le dit si bien Monsieur Weiss, je pourrais tout raconter à Victor. Ou alors, nous pourrions échanger des opinions et des impressions sur des artistes et leurs oeuvres. Je fronce à peine les sourcils, réfléchissant ardemment. Puis je finis par poser des yeux brillants sur l’homme à mes côtés.

Inutile de vous faire plus imaginatif que maintenant. Vous savez trouver les mots pour convaincre les jeunes femmes. Du moins, pour me convaincre moi.

Soudain mon sourire se fait plus large, mes iris plus flamboyantes. Je m’arrête alors, me tourne totalement vers lui et agite les mains devant moi comme pour accompagner mes paroles et surtout, la passion qui semble subitement m’animer. Je ressemble sans doute à une enfant que l'on sort pour la première fois.

Et pourquoi ne ferions-nous pas les deux ? Comme vous l’avez dit, nous avons la nuit devant nous. Qu’est-ce qui nous empêcherait d’aller danser, nous fondre dans la masse, en toute impunité avant de nous insinuer dans les esprits torturés et tortueux d’artistes talentueux. Après tout, la nuit nous appartient, nous sommes deux adultes libres de faire ce qui leur chantent non ?

Me rendant alors compte que je me suis plus emportée que je ne l’aurais pensé, je me pince les lèvres et baisse la tête, penaude. Je joins les mains croisées devant moi et regarde les flocons de neige qui se bousculent en s’éloignant, poussé par une brise à peine perceptible. Pourtant, il y a encore une question qui me brûle les lèvres. Un sujet sur lequel je n'ai pas interrogé Victor car je veux une réponse de la personne concernée. Je lève doucement les yeux vers lui.

Dites-moi, vous êtes vraiment un vampire ? Si tel est le cas, qu'est-ce précisément ? Je connais des contes qui en parlent, mais peut-on réellement se fier à la fiction et son auteur ?

Nous avançons dans le froid alors que je fixe le profil imperturbable du soit disant immortel. Je ne peux faire aucune affirmation donc je n'ai pas sa réponse. J'ai fait quelques recherches évidemment, mais elles se limites à des ouvrages que j'ai déjà parcouru. Alors pour en être sûre, il me faut une réponse claire de sa part.

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Ezéchiel Weiss
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Message(#) Sujet: Re: Walk over town [Pv : E. Weiss Lun 21 Mai - 17:17

Walk Over Town
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"Est-ce une mauvaise chose d'attirer les regards ?" Voilà une question qui me laisse mutique, qui me fait presque pincer les lèvres et hausser les épaules afin de ne pas dévoiler ce qui pourrait troubler mon regard d'ordinaire si emprunt d'un charme que possède les anciennes créatures de ce monde, ceux qui depuis longtemps arpentent un monde au sein duquel ils se savent rois parmi les humains. En silence, les prunelles désormais fixées sur un lointain qui n'est rien de plus qu'un lendemain pour l'être éternel que je suis, je refuse ainsi toute réponse à l'automate, ignorant sa question et sa curiosité pour mieux la laisser dans cette crainte qui n'a pour elle rien de viscérale de toute manière mais tout d'une interrogation purement pratique, parfaitement conscient qu'elle n'est qu'une machine, qu'un assemblage complexe de rouages qui ne craint pas les émotions qui par instants, arrivent encore à me submerger et à faire de moi l'enfant que j'ai été un jour, celui qui dans un mouroir attendait la venue de la mort. A ce simple souvenir, à cette pensée qui s'impose au milieu des autres, pourtant plus raisonnées et raisonnables, je grimace pour la douleur presque fantôme que commence à diffuser la cicatrice sur mon coude droit dans cette chair de marbre qui arrive à tressaillir un instant, à se faire faible tandis que la jeune automate reprend, enchaîne avec une facilité, une fluidité quasi-humaine qui me pousse à l'observer un peu plus et peut-être réaliser que de la machine, elle n'a presque rien. Par respect, je l'écoute donc, la contemplant avec la curiosité de l'homme qui tente de découvrir les secrets d'un être qui n'est pas si proche de lui, qui ne partage au final pas grand chose avec sa personne mais qui accepte les différences qui mettent normalement les humains mal à l'aise. En silence, je continue de me faire l'observateur discret, l'ombre qui n'existe que grâce au costume qui ceint ses épaules et dessine cette silhouette juvénile que beaucoup n'aiment que parce qu'ils peuvent en celle-ci trouver l'opportunité de soulever bien des interdits immoraux.

Seulement, quand elle s'arrête, soulevant l'idée que nous pourrions profiter de la nuit dans son ensemble et d'ainsi lui éviter de faire le moindre choix, je ne peux qu'esquisser un sourire, puis un léger rire qui dans l'air nocturne se fait un tintement délicat, une symphonie qui se fait l'ode à l'impétuosité d'une jeunesse dorée qui ne pense qu'à s'amuser, qu'à profiter d'une existence trop courte et vouée à se faire plus terne au fil des années à venir.

"Nous le sommes c'est vrai." Vers elle, je me tourne quelque peu avec dans le regard, un éclat qui n'est pas la cause de cette lune qui nous berce de ses doux rayons ou de cette neige qui sous nos pas craque et fredonne au rythme de nos déambulations, mais celle d'une légèreté retrouvée, d'un état de grâce qui n'était plus mien depuis la disparition de celle qui fut un jour autant ma mère que mon amante, celle avec qui j'ai eu la seule relation de mon existence, le seul amour incestueux qui aujourd'hui encore me hante quand je capte le regard d'une femme qui ne demande qu'à découvrir la douceur de mes mots et la rudesse de mes caresses."Alors allons danser pour commencer. Allons voler le souffle aux mortels qui ne pourront qu'envier notre beauté tandis que je pourrais vous faire virevolter au son d'un orchestre qui bientôt ne jouera que pour nous. Enivrons-nous de tout cela, et ensuite, allons trouver la béatitude dans les toiles d'artistes soucieux de rendre le monde plus beau."

Seulement, voyant qu'elle baisse la tête, comme penaude d'avoir osée exprimer ses envies, je me fige, quelque peu surpris par cette réaction à laquelle je ne sais jamais quoi faire et pour laquelle je ne me fais rien de plus qu'un gamin perdu, qu'un gosse qui ne sait si il doit se faire tendre et conciliant ou si au contraire, il doit feindre d'être l'homme fort qui balaye d'un souffle des doutes et des craintes qui sont pourtant les siens à l'approche de cette aube mortelle. Ainsi, perdu, à la dérive au sein d'un océan d'incertitudes, je me fais l'inutile qui n'est bon qu'à subir une nouvelle vague de questions, un flot d'interrogations qui ne parviennent pas à moucher ce qui finit par glisser d'entre mes lèvres, quand notre marche nous reprenons.

"Votre enthousiasme est rafraichissant vous savez."

Je ne cherche pas à me justifier ou à expliquer plus longuement ce qui lui vaut cette remarque, préférant à la place lui offrir un sourire qui dévoile la pointe de mes crocs.

"J'ai perdu l'habitude d'ainsi m'émerveiller de tout ça, de trouver la beauté dans les petites choses qui ont perdu leurs saveurs au point de me donner l'impression que tout a toujours été fade, et que mes souvenirs ne sont que des inventions de mon esprit pour chasser le désespoir qui aurait dû me dévorer depuis des années."

Je bats quelque peu des cils, me forçant à exprimer un soupir qui me demande de fournir un effort dont le coût me parait subitement bien élevé.

"Ne soyez pas désolé d'éprouver quoique ce soit. Ayez à la place pitié de ceux qui s'enferment dans la lassitude, qui n'existe que pour être déçu de ce que vous trouvez merveilleux."

A nouveau, je tente de lui offrir un sourire avant de reprendre, changeant de sujet pour mieux en venir à l'épineuse question de ma nature profonde, de celle qui fait de moi un prédateur qu'elle n'aura jamais à craindre mais qu'elle viendra peut-être un jour à détester si l'envie me prend de faire du mal à a ce fiancé pour lequel elle existe. Ains, d'une voix douce et du bout des lèvres, je prends à nouveau la parole, détournant cette fois-ci le regard pour fixer la silhouette de la ville qui sous nos pas se dessine, se faisant la promesse illusoire des plaisirs à venir.

"Je crains que oui. Je pensais que Victor garderait ça pour lui… Mais je vois qu'il ne peut rien vous cacher." Je lui glisse un clin d'oeil alors que dans les rues de la cité brumeuse, je l'entraîne, la guidant au milieu des pavés et du silence d'une ville qui s'endort avec la crainte au ventre que sous le regard de l'aster lunaire, un autre acte sordide ait lieu. "Malheureusement, je pense que vous savez tout. L'avidité pour le sang, la bestialité dans les prunelles… Les auteurs nous ont bien cernés. Ils comprennent les instincts et les bassesses de notre conditions et pourtant, ils arrivent à les jalouser, à cause d'une vanité répugnante qui ne fait que leur attirer notre mépris." Je marque une pause, laissant un ange passer le temps de laisser passer la grimace de dégoût qui déforme un instant mes traits. "Les humains sont fatigants pour cela, à penser que les vampires sont l'ultime évolution de l'humain, l'unique moyen de transcender cette vie illusoire."



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Elizabeth Lavenza

Message(#) Sujet: Re: Walk over town [Pv : E. Weiss Lun 9 Juil - 20:38


Walk over town ft. Ezéchiel Weiss

Le vampire m’explique que mon enthousiasme est rafraichissant. Je ne peux m’empêcher de pencher légèrement la tête sur le côté à cette remarque. Je ne me pensais pas être une sorte de boisson que l’on se sert lorsqu’il fait trop chaud. Je fronce légèrement les sourcils. Certaines formules anglaises et humaines me sont encore inconnues. Mon statut d’automate ne me permet pas de les comprendre avec toute leur subtilité, leurs images. J’ai cette fâcheuse tendance à presque tout prendre au pied de la lettre, au premier degré. Evidemment, je peux remercier les souvenirs que j'ai du passé d'Elizabeth. Ca a au moins l'avantage de me rendre moins sotte aux yeux des ordres.

Je ne pense pas que ce soit si mal d’être las. Il signifie que vous avez vécu énormément de choses, certainement trop, je lui fais ce sourire empli de tendresse. Je dois quand même avouer que c’est dommage que vous ne puissiez plus vous émerveiller… J’espère que cela changera au moins ce soir. Que ma vison des choses sera communicative.

Je souris d’avantage. J’aurais pu faire un clin d’oeil complice mais je n’en ai pas l’habitude. Ca fait partie de ces choses que les humains font. De ces choses que j’ai pu constater chez les autres, que j’ai tenté de reproduire mais qui n’est pas encore naturel. Je devrais déjà m’estimer satisfaite de pouvoir tenir une conversation normale avec quelqu’un d’autre sans que ma véritable condition soit remarquable et remarquée.

En parlant de conversation, je relance un nouveau sujet. Je ne sais pas que celui-ci est sensible, qu’il est délicat d’évoquer la nature inhumaine de cet homme avec lui. Donc je le fais, en toute innocence, lui demandant d’éclaircir des points qui sont encore obscures pour moi. J’avoue sans le cacher, que je sais quelle est sa nature. Alors je le questionne, sans gêne, ne me doutant pas que ça puisse le mettre mal à l’aise.

Je vous en prie, ne lui en voulez pas de me l’avoir dit. Il se faisait mystérieux et ma curiosité a si souvent raison de moi et de lui a fortiori. Je lui ai forcé la main, insiste-je pour qu’il ne reproche rien d’injustifié à Frankenstein.

Je fais cette moue si enfantine qui trahit ma culpabilité. J’avais vraiment insisté auprès de Victor pour qu’il m’en dise plus sur cet homme que je devais suivre ce soir. Je suis une automate, ça, tout le monde est d’accord sur ce point, moi la première. Cela n’empêche en rien le fait que je veuille en savoir plus sur ce que me demande mon créateur. J’ai confiance en lui, une confiance aveugle et aveuglante. Toutefois, je m’interroge en permanence sur certaines choses. J’ai besoin qu’il me donne des explications, sans pour autant qu’il ne s’attarde sur les détails. Quand il m’envoie lui faire des courses, j’obtempère sans rien dire, cette tâche ne nécessite aucune justification. Mais qu’il me laisse seule avec un inconnu - pour moi - je trouve cela étrange. Alors forcément, je l’avais poussé à m’en dire plus sur ce Monsieur Weiss. Pourquoi devais-je le suivre ? Ce qu’il attendrait de moi ? Quelle était la nature de sa relation avec Frankenstein ? Sans s’épancher, il m’avait alors tout dit, dont la nature non humaine de mon partenaire de ce soir ainsi que l’idée qui germe en lui de créer une automate. J’avais acquiescé solennellement, comprenant ainsi que l’homme souhaite en savoir d’avantage sur ce que je suis, ce dont je suis capable. Il souhaite simplement savoir s'il peut se lancer dans l'aventure et s'approprier à son tour, un être tel que moi.

Ezechiel me confirme ce que je sais déjà. Je demeure perplexe, fixant de nouveau son visage en silence. Il émane de lui une certaine tristesse. Pour une raison qui m’échappe, ça le rend vulnérable. Je fins par détourner les yeux, observant le paysage qui défile devant nos yeux. J’ai la sensation que le fixer sans pouvoir m’arrêter pourrait me rendre sensible à son charme. Evidemment, c’est impossible, mais j’ai ce réflexe presque humain de ne pouvoir continuer à le faire. Les lampadaires sont tous allumés et confèrent à la rue que nous traversons quelque chose de magique. Le silence nous entoure, nous enferme dans une bulle où l’on pourrait se croire seuls au monde. J’ai cette impression que rien nous est impossible ce soir. Nous pouvons faire de tant de choses, être qui nous souhaitons être. Je pourrais en frissonner si cela m’était possible.

Les humains se fascinent pour tout ce qui est nouveau et qu’ils ne maîtrisent pas. Ils sont curieux, puis ils ont peur, puis ils cherchent à le posséder avant de finir par le détruire. Moi je pense que vous êtes une autre facette de l’humanité, une facette qui s’assume. L’Homme a toujours fait preuve de bestialité. Les vampires ne seraient-ils pas alors, ce que les humains ont fini par taire ?  Leur instinct premier de se nourrir et se reproduire ? S’il y a des créatures autre que vous qui peuplent cette Terre, je pense honnêtement que vous êtes arrivés en même temps que les Hommes. Peut-être même avant. Dans ce cas-là, ce seraient eux l’évolution, je secoue doucement la tête.

Je ne cesse de contempler les alentours, divaguant à voix haute. Me rendant compte que je ne suis pas seule dans cette conversation, je me pince les lèvres et repose les yeux sur mon compagnon de ce soir.

Pardonnez-moi, je ne peux m’empêcher de réfléchir à voix haute. Une manie que Victor s'efforce de faire disparaitre. Parait-il que ce n'est pas digne d'une dame.

Je lui souris franchement puis voilà que nous nous arrêtons. Je regarde la bâtisse à laquelle nous faisons face. Un vieil immeuble qui n’inspire que peu confiance. Pourtant je ne tremble pas de peur. Tout coupe gorge que ça puisse être, qu’ai-je encore à craindre ? Nul ne pourrait me vider de mon sang. Tenter d’abuser de moi serait vain. Avant que nous ne pénétrions dans l’immeuble, je lâche le bras du vampire me place devant lui, un rictus presque taquin sur les lèvres.

Êtes-vous prêt à attirer les regards, lui demande-je en la main tendue vers lui.

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