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 Can I give you a hand ? [Pv : J. Hook

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Elizabeth Lavenza

Message(#) Sujet: Can I give you a hand ? [Pv : J. Hook Lun 30 Avr - 23:02


Can I give you a hand ? ft. James Hook

Victor n’est pas là. Il a réussi à sortir, sans moi, sans trop craindre qu’on ne le juge. Après son premier échec, il a commencé à perdre confiance en lui. Puis il m’a créé, je suis parvenue à regonfler son égo de scientifique et d’homme. J’ai été - je crois - sa réussite. Sa plus grande fierté. Mais de me voir, ça l’a laissé quelque peu pantois, comme s’il n’y croyait pas lui-même. J’ai eu beau l’encourager du mieux aussi fort que je le pouvais, il a fini par se renfermer sur lui-même et à fortiori, chez lui. Il m’a donné l’autorisation de sortir, me donnant des instructions précises sur ce que je devrais faire, devrais acheter pour lui. Puis je rentrais quelques heures plus tard avec les commissions requises. Les premières fois, il m’analysait de la tête aux pieds, s’assurant que je n’avais rien de déplacé. Moi, pendant ce temps, je m’extasiais de ce que j’avais vu. Ma première sortie à Londres, je l’avais fait toute seule comme une grande.
Les fois suivantes, il m’a accompagné, s’assurant encore une fois que je faisais ce qu’il y avait à faire, qu’il ne m’arrivait rien. Il s’amusait de mon émerveillement devant toutes ces choses que je ne connaissais pas. Je l’ai même entendu rire une fois. Un rire franc comme je n’en avais pas entendu depuis plusieurs mois.

Donc aujourd’hui, il est sorti tout seul. J’ai mis son manteau sur ses épaules, lui répétant sans cesse de faire attention, de ne pas faire de vague, de ne pas s’attirer d’ennuis. Il a rigolé de nouveau, tapotant le sommet de mon crâne du paume de sa main comme un père le fera à son enfant. J’ai refermé la porte derrière lui puis ai accouru à la fenêtre pour le voir s’éloigner de notre immeuble. Je l’ai suivi, pas après pas, jusqu’à ce que je sois incapable de le voir. Je profite alors de son absence pour faire un bon coup de ménage et de rangement. Victor est un génie, ça, je n’en ai jamais douté. Du coup, son génie a tendance à prendre le pas sur le reste et il se montre très bordélique. Tout traine. Ses notes, des rouages, des vêtements. Si je ne passe pas derrière lui pour ranger ce qui traine, nous nous retrouverions rapidement dans un véritable dépotoir.

Soigneusement en train de finir de nettoyer la cuisine, j’entends un bruit contre la porte d’entrée. Je tends l’oreille, pensant d’abord au retour de Victor. Je laisse tout en plan et me précipite vers l’entrée quand de nouveau on frappe contre la porte. Je m’arrête derrière celle-ci. Immobile et immuable, j’attends que l’on frappe de nouveau.

Désolée mais Monsieur Frankenstein n’est pas ici, revenez plus tard.

Je crie pour être entendue, comme une enfant à qui l’on a interdit d’ouvrir la porte en l’absence des parents. A pas de loup, j’approche de la porte et tente d’y coller mon oreille. De là me parvient une voix masculine, m’expliquant qu’il est venu récupérer sa main. Je fronce doucement les sourcils, peu sûre de comprendre ce qu’on vient de me dire. Pourtant, cette information ne me semble pas totalement loufoque. J’ouvre la porte.

Votre main ? demande-je en passant la tête à travers la porte.

Je regarde l’homme de la tête aux pieds. Sa voix me dit quelque chose. Je continue de froncer les sourcils, essayant de me remémorer les instructions de Victor avant qu’il ne parte.

*J’aimerais que tu évites de sortir toute seule. Tu peux jeter un oeil à mes notes dans le labo si tu le souhaites, tu me donneras ton avis quand je rentrerais. Monsieur Hook doit passer, j’espère pas avant que je ne sois rentré, pour récupérer quelque chose qu’il m’a prêté. Et par pitié, ne range pas les papiers qui traine dans le bureau.* Oups…

Monsieur Hook, murmure-je pour moi-même, Vous êtes Monsieur Hook ? demande-je en ouvrant la porte en grand.

Quelques mèches de cheveux me chatouillent le front. Loin des tenues coquettes habituelles d’Eli, je suis vêtue simplement d’une robe neutre, presque terne ainsi que d’un tablier.

Je suis désolée, comme je vous l’ai dit, Victor n’est pas là. Mais il m’a bien dit que vous veniez récupérer quelque chose…

Tout en disant cela, je le regarde de la tête aux pieds. Il semble en effet qu’une de ses mains soit manquante, remplacée par un crochet reluisant. Il a un look de pirates tel que décrits dans certaines oeuvres que j’ai pu lire. Je penche légèrement la tête sur le côté, assimilant chaque nouvelle information apportée par cet inconnu.

Pourquoi vous lui avez prêté votre main ? le questionne-je soudainement, avec toute la candeur dont je suis capable, l’invitant tout de même à pénétrer dans le logement.

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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: Can I give you a hand ? [Pv : J. Hook Jeu 3 Mai - 2:01

HOOK
James

LAVENZA
Elisabeth

Can I give you a hand?
S’il doit frapper à cette porte plus de trois coups, est-ce qu’il doit envisager enfoncer la porte de crainte de trouver un Victor mort d’épuisement dans son atelier, ou il doit simplement repasser plus tard? Option numéro un sans doute, vu la bestiole qui oublie trop souvent les besoins les plus élémentaires de tout être humain. Si un jour James rencontre un seul scientifique qui agit comme une personne normale… il ne sait pas trop ce qu’il pourrait faire qui rivaliserait avec un tel miracle… qu’il mette le pied dans une église peut-être.

Trois fois déjà qu’il cogne à cette damnée porte, et James en est à prendre un pas de recul pour analyser le meilleur moyen d’entrer de force chez Frankenstein, entre démonter la penture ou donner un solide coup de pied à un endroit faible, quand une voix mélodieuse se fait entendre de derrière ladite porte. Ça, ce n’est pas la voix de Victor, ça ressemble plutôt à celle d’Elisabeth, Elisabeth qui est supposée être morte. M’enfin, morte, avec les choses qu’il a pu croiser dans sa vie, le corsaire sait que le statut de mort ne veut pas dire grand-chose parfois.

- Je viens juste récupérer ma main que j’ai prêtée à Victor.

Oui, ça sonne aussi étrange que ça peut en avoir l’air, encore plus quand cette phrase vient d’un type qui n’a qu’une seule main. La pensée semble amuser James qui hausse un sourcil alors que la porte s’entrouvre, dévoilant une Elisabeth qui n’a pas pris une ride depuis toutes ces années, mais qui ne semble visiblement pas le replacer. Rien de plus normal puisqu’il ne se sont vus que deux ou trois fois, et avant le décès prématuré de la demoiselle. Du coup, plein de paroles étranges prononcées par Victor trouvent un sens tout à fait logique. Une automate. Il a réussi à créer son fameux automate et lui donner la semblance de sa défunte fiancée. Inclinant légèrement la tête sur le côté, James ne se gêne pas pour également détailler la femme mécanique de la tête aux pieds. Encore plus jolie que la vraie il a envie de dire, même dans cette robe qui ne lui rend pas justice. D’un signe affirmatif de la tête, James confirme qu’il est bien Monsieur Hook, même si cette appellation lui fiche toujours un réel frisson d’horreur tant le terme de monsieur ne lui colle pas dessus.

- Pas de Monsieur s’il vous plaît Lady Elisabeth. Vous m’appeliez James avant, j’aimerais que ça continue même si vous ne vous en souvenez plus.

La jolie automate lui réexplique à nouveau avec candeur que son créateur n’est pas présent, et démontre une curiosité certaine avec la question qui s’ensuit, le genre de question que la normale des gens n’ose pas lui demander dès qu’ils constatent sa main manquante. La copie d’Elisabeth ne doit pas avoir ce genre de réserves. Avec un petit rire, le corsaire accepte l’invitation à entrer et il jette un coup d’œil à la ronde, levant ensuite son bras gauche pour donner une explication par le menu à la naïve créature.

- C’est une main automate, d’une qualité de confection exceptionnelle, et Victor l’a souvent étudiée en détails, faute de pouvoir parler directement avec son excentrique créateur. Elle a servi à vous créer, et sans doute désire-t-il faire quelques améliorations sur votre personne puisqu’il me l’a redemandée dès qu’il a su que j’étais à Londres.

James ne se fait aucune illusion sur la relation d’affaires qui le lie à Frankenstein: il lui apporte des matières premières ou éléments rares inaccessibles pour quelqu’un ne parcourant pas le monde, et lui le paie très bien. Hook ne pose pas de questions sur ce qui lui est demandé, et Victor ne pose pas de questions sur les moyens utilisés pour récupérer le tout. Tout à fait le genre d’entente qui fait l’affaire du corsaire qui n’aime pas qu’on mette le nez dans ses affaires, tant qu’il livre la marchandise.

Avec un nouveau sourire en coin il indique d’un signe de son crochet qu’il va dans l’atelier, laboratoire, bureau… peu importe comment Victor appelle cette pièce qui est un véritable f… James jette un regard en coin à la femme automate qui est sans nul doute derrière l’ordre qui règne dans ce qu’il allait qualifier de foutoir total. Et bien. Le Victor s’est non seulement confectionné une jolie poupée à la semblance de son ancienne fiancée, mais il a en prime gagné une femme de ménage qui n’osera jamais tempêter contre son désordre… et ça ce n’est qu’une des fonctions de la belle sans aucun doute, mais pour la bienséance, nous allons éviter de détailler davantage le fond de la pensée de notre corsaire préféré.

Bref… James ne tarde pas à localiser sa si détestée main automate qui l’attend sagement rangée dans la boîte de bois noir qui facilite le transport entre lui et Victor. Prenant la main de sa main valide -oui ça commence à faire beaucoup de mains dans cette histoire- le corsaire se tourne ensuite vers la charmante copie d’Elisabeth.

- Victor vous a déjà montré comment vous êtes faite sous votre peau qui, ma foi, a l’air des plus naturelles?

En tout cas, si Frankenstein n’a pas informé son automate de son état, James vient de le faire sans aucun tact. À sa défense, il ne voit pas pourquoi on cacherait un fait aussi banal à un robot incapable de ressentir quoi que ce soit. Victor est brillant, mais le corsaire ne le pense pas doué au point de créer une de ces horreurs et dangers potentiels comme semble l’avoir fait le même inventeur fou qui a créé sa main automate. Mais ça, c’est un tout autre dossier.


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Elizabeth Lavenza

Message(#) Sujet: Re: Can I give you a hand ? [Pv : J. Hook Dim 13 Mai - 18:02


Can I give you a hand ? ft. James Hook

Je glisse ma chevelure sur le côté, l’attrapant à deux mains pour jouer avec nerveusement. Dans l’intimité, ils sont toujours détachés. En revanche, lorsque je sors, lorsque l’on reçoit du monde, je les noue. Evidemment, quand je suis prévenue d’une visite, c’est plus simple pour moi de m’y préparer. Feu Lady Caroline m’avait enseigné qu’une Dame digne de ce nom a toujours une toilette et une coiffure soignée bien qu’elle puisse se relâcher une fois seule ou avec son conjoint. J’ai bien appris ma leçon bien qu’il m’arrive parfois de douter de certains détails qui semblent s’accrocher au fin fond de ma mémoire empruntée.

J’ai donc ouvert la porte à cet homme que j’ai - il me semble - déjà vu. Ce n’est pas qu’une impression inexplicable, c’est une certitude. Je l’ai déjà vu. Autrefois. Dans une autre vie. Une vie qui n’était pas encore mienne. Je souris largement en l’entendant m’appeler Lady. Un terme que j’entends si peu mais qui me fait toujours un petit quelque chose. C’est comme si avec ce terme, j’étais pleinement Elizabeth. Que la différence entre la vraie et l’automate que je suis n’avait plus lieu d’être. Comme s’il n’y avait jamais eu ces six ans d’absence. C’est sa voix qui me ramène ses souvenirs. Sa voix et le crochet sur lequel mon regard se porte avec une curiosité non dissimulée. C’est ainsi que je lui demande pourquoi il a prêté sa main à Victor. Je sais le scientifique des plus curieux mais je suis tout de même intriguée de savoir s’il n’y aurait pas une autre raison derrière tout cela.

Oui en effet. Je me rappelle de vous à présent James. Et vous n’êtes pas… surpris de ce que je suis ?

Je penche légèrement la tête sur le côté en lui posant la question. Je suis certaine qu'aucun être humain ayant croisé la vraie Miss Lavenza auparavant ne serait resté de marbre face à moi. A moins que Victor n’ait dit à tout le monde que j’avais été souffrante pendant des années et que j’étais enfin remise du mal qui m’avait rongé. Ce ne peut être ça avec James. Il sait parfaitement que je suis une automate, il vient de le dire. Je plisse doucement les yeux et le regarde de haut en bas. Victor lui aurait fait confiance et l’aurait mis dans la confidence ? Perdue dans mes pensées, je me rends compte que l’homme au crochet se dirige vers le bureau de Victor, là où ce dernier a laissé la main. Je me précipite à sa suite, ne pouvant le laisser tout seul dans l’une des pièces préférées de Frankenstein. Il se saisit de la boite où repose son membre qu’il saisit en se tournant vers moi. Il me demande si mon créateur m’a déjà montré de quoi je suis faite. J’acquiesce doucement, les mains croisée devant moi comme une enfant qu’on aurait punie. Mais non. J’essaie de faire comme Victor m’a dit. Ne pas poser d’autres de questions gênantes qui pourraient déstabiliser mes interlocuteurs. Mais Victor n’est pas là n’est-ce pas...

Elle l’est autant que possible, je crois, finis-je par répondre. Mais il manque quelque chose d’essentiel… Le toucher. Je ne ressens rien. Et vous ? Vous parvenez à ressentir le contact de quelqu’un ou de quelque chose avec votre main artificielle ?

D’ailleurs, je suis convaincue que mes questions ne sont jamais déplacées. Il n’y a jamais aucune arrière pensée. Jamais un mot plus haut que l’autre. Ce n’est que de la curiosité à son état le plus pur. Ce sont des questions qui attendent des réponses concrètes et simples. Des réponses qui - même si elles sont dites avec un second degré - seront prises au pied de la lettre.

Puis-je ? demande-je en avançant vers James, la main tendue devant moi.

Je pose une main sur la sienne, celle qui est réelle - je crois - et l’effleure du bout des doigts, sans attendre son autorisation. Je redessine les ongles, les phalanges, les veines que l’on distingue sous la peau. Puis, sans lever les yeux vers lui, sans même chercher à savoir si mon comportement le dérange, je fais de même avec la main qui semble de trop dans cette pièce. Je fais exactement les mêmes gestes, tentant de voir s’il en ressort une quelconque différence. Non. Je secoue doucement la tête, fais un pas en arrière.

Je ne ressens absolument rien.

Déçue, je fais volte face, prête à sortir de la pièce mais reprends à temps conscience de la bienséance qui s’impose. Je fais de nouveau demi tour et affiche ce sourire radieux que le savant aime tant.

Désirez-vous boire quelque chose ?

C'est comme si mon geste précédent n'avait jamais existé. Je me rappelle de ce que l'on m'a appris. Comment être une femme au foyer digne de ce nom. Un invité ne peut pas rester sur le pas de la porte à moins qu'il ne soit pas venu dans le but de rester. L'on ne peut le laisser seul dans une pièce à moins qu'il ne l'ait souhaité. L'on ne peut les laisser sans leur proposer une boisson. L'on se doit également de leur proposer un petit quelque chose à grignoter avec cette boisson, même s'ils ne l'ont pas demandé. Il faut toujours les raccompagner jusqu'à la porte lorsqu'ils décident de rentrer.

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James Hook
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Message(#) Sujet: Re: Can I give you a hand ? [Pv : J. Hook Lun 14 Mai - 4:47

HOOK
James

LAVENZA
Elisabeth

Can I give you a hand?
Est-ce que la jolie poupée se rappelle réellement de lui, de ces quelques rencontres où elle était vivante mais quasiment reléguée au rôle de décoration d’arrière-plan, ou n’est-ce qu’un automatisme inculqué par le désir de plaire à son créateur et de faire semblant d’être la vraie Elisabeth? Impossible de savoir, mais qu’il l’ait appelée comme il l’a toujours fait a semblé lui faire plaisir. Enfin… comme si une automate pouvait ressentir ce genre d’émotions.

- Ce qui m’aurait surpris aurait été que Victor parvienne à un résultat médiocre.

Il… ne peut pas raconter tout ce qu’il sait à la naïve Elisabeth, qu’elle soit faite de chair ou de rouages. Les vampires, les revenants, les morts-vivants, les créatures… l’abomination que Frankenstein avait lui-même créée… merci aux dieux qui lui avaient insufflé un peu de bon sens et l’avaient dirigé vers une création automate et non pas un ramassis de cadavres cousus ensemble pour ramener sa chère Elisabeth à la… vie. Ça aurait été du plus mauvais goût. James adresse un léger sourire par-dessus son épaule à la demoiselle alors qu’il se dirige vers l’atelier, et décide de lui offrir un peu plus d’explications tout de même, pour éviter de plonger la petite chose dans la confusion.

- Je savais qu’il travaillait sur un automate; je ne savais juste pas que c’était vous, mais maintenant que je vous vois, tout s’explique. Je ne regrette pas les efforts déployés pour accomplir certaines commandes que je trouvais farfelues ou impossibles de la part de Victor, finalement.

Et il y en a eu… beaucoup. Certains métaux rares et précieux, aller chercher une pièce très spécifique chez un artisan à l’autre bout du monde alors qu’il y avait une pièce identique à deux coins de rues de chez Victor, sans parler d’éléments plus… discutables, dignes de l’alambic d’un nécromancien.

Le regard plongé dans celui qui ne semble jamais ciller de l’automate, James la regarde adopter le comportement d’une petite fille sage et parler avec la même candeur. Et contrairement à ce que la majorité des gens pensent, les questions directes au sujet de sa main, et de son absence de main, ne dérangent pas du tout le corsaire, qui préfère justement que l’on demande plutôt que devoir subir des regards à la dérobée et des murmures dans son dos. À la négative, il secoue la tête.

- Non, je ne ressens rien même si la main tente de faire symbiose avec mes nerfs et mes muscles pour prédire les gestes que je désire faire. Je ne la porte pas assez souvent pour lui permettre de réellement s’adapter à moi, parce que je n’ai pas besoin de cette chose pour fonctionner.

L’orgueil. Une autre émotion à laquelle l’automate doit être étrangère …tout comme le concept de conserver une distance sécuritaire avec quelqu’un comme lui. Un peu interdit de l’audace d’Elisabeth, James la laisse faire son étrange exploration du bout de ces doigts qui lui semblent pourtant bien réels et humains, la peau ayant la même température que l’air ambiant au lieu du froid auquel il s’était attendu. Intrigué, il regarde ce petit manège se déployer d’abord sur sa main, puis sur celle mécanique, suivant des yeux le tracé des doigts sur le métal argenté qui recouvre les fils et engrenages de la fine technologie composant cette main qu’il déteste sincèrement.

Sans surprise, elle ne ressent rien, et si James hausse un sourcil de la voir tourner les talons et s’éloigner, il incline légèrement la tête sur le côté de la voir aussitôt revenir et se faire subitement l’hôtesse prévenante.

- Je… peux bien rester quelques minutes de plus au cas où Victor reviendrait, question de le saluer.

Ça ne répond pas vraiment à la question d’Elisabeth, mais alors que James va pour clarifier le tout, il se ravise, curieux de voir la flexibilité de cette automate avec les subtilités du langage et les non-dits. Rangeant sa main automate dans sa boîte, et ramenant ladite boîte avec lui sous son bras, il laisse l’atelier derrière lui pour se diriger au salon, où il retire son grand manteau de cuir noir et le laisse choir négligemment sur le dossier du fauteuil qu’il adopte ensuite.

- C’est ce que vous faites toute la journée? Ramasser derrière Victor et l’attendre quand il sort? Ce doit être bien ennuyant, même pour une automate.

Pendant qu’il parlait, James a ressorti la main mécanique de sa boite pour la poser sur ses genoux, et de sa main valide il relève la manche gauche de sa chemise, révélant des sangles qui entourent son avant-bras; du cuir et du métal qu’il porte toujours, tel un gant, pour fixer à son avant-bras le crochet argenté qui lui sert de main gauche. Le peu de peau qui se révèle est pâle et des cicatrices semblent la parcourir, largement dissimulées par cette singulière prothèse de cuir. Relevant le regard sur Elisabeth, le corsaire lui pose une question qu’il croit ne sera que pure politesse vu l’état automate de la demoiselle.

- Ça vous dérange si je l’enfile? Elle me sert surtout à endormir la douleur lorsqu’elle devient insupportable, et pour que je vienne moi-même la récupérer… enfin, ce n’est pas très agréable à regarder.

Pas qu’il a déjà vu des marins chevronnés tourner de l’œil parce qu’ils avaient été curieux de regarder mais…


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Elizabeth Lavenza

Message(#) Sujet: Re: Can I give you a hand ? [Pv : J. Hook Dim 20 Mai - 21:45


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Il m’avoue qu’il aurait été surpris si le résultat avait été médiocre. Sur le moment je ne comprends pas. Et puis les rouages se remettent à tourner normalement et je comprends qu’il parle du résultat que je suis. Il est vrai que Victor s’est surpassé. Je reprends ses mots. Jamais il n’a été aussi fier d’une de ses créations. Etait-ce parce qu’il avait mis un tel coeur à l’ouvrage que ça ne pouvait en être autrement ? L’homme continue ses explications et les pièces du puzzle finissent de s’assembler. Je souris.

Alors je devrais certainement vous remercier. Après tout, vous avez grandement contribué à ce je suis. A ce résultat, dis-je en écartant les bras comme souhaitant qu’il admire ce à quoi il a participé. Elle était vraiment spéciale à ses yeux, dis-je soudainement, rebaissant les bras le long du corps.

Je lui demande dans toute ma naïveté s’il ressent quelque chose de sa main mécanique. Mais il ne ressent rien. Toutefois, contrairement à moi, il n’a qu’un membre qui souffre de cette absence de sensation. A l’inverse, tout mon corps est totalement insensible. Insensible au changement de température. Insensible à l’effet d’une légère brise d’été qui vous chatouille le visage. Insensible à la douceur d’une caresse. Incapable de sentir l’odeur d’un pain à peine sorti du four. Incapable de succomber à la gourmandise en dégustant une pâtisserie sucrée et garnie à souhait. Je soupire doucement à cette pensée bien que je continue de sourire. Il parait qu’on ne peut ressentir le manque lorsque l’on a pas connu ce qui pourrait nous manquer. Alors ce ne serait que de l’envie que je ressens. Une envie tout de même bien ancré en dans mon système.

Si vous n’en avez pas besoin, pourquoi en avez-vous une ? Vous pourriez vous contenter de votre crochet non ?

Encore une fois, je demande cela le plus naturellement du monde avant d’attarder le bout de mes doigts sur sa peau. La vraie, la sienne, celle qu’il a toujours eu et qu’il a certainement maltraitée avec des mois à parcourir les mers. Puis l’autre, la fausse et pourtant si réelle, celle qu’il ne semble pas apprécier. Je touche les deux ainsi, prouvant ce que je disais plus tôt. Je ne ressens absolument rien. Je me suis ensuite éloignée avant de le regarder de nouveau pour lui proposer à boire. Il ne répond pas à la question mais précise qu’il compte rester un peu. Je ne cache pas le plaisir que j’ai à avoir un peu de compagnie en l’absence de Victor. J’ai toujours été très entourée dans les souvenirs que j’ai d’elle. 3 frères, deux parents toujours présents. Il était presque impossible pour moi de faire un pas dans la maison familiale sans croiser l’un d’eux. Sans parler des serviteurs dévoués. C’est certainement pour ça que je passe mon temps à coller Victor. Mais il ne s’en plaint pas, c’est déjà une bonne chose.

Nous quittons le bureau pour retourner dans le salon. Droite comme un i, entre le canapé et la cuisine, j’attends qu’il se soit approché.

Il est trop tôt pour un thé…. Nous avons un délicieux whisky et je crois avoir vu du rhum aussi quelque part.

Je suis prête à partir lui servir un verre quand sa question me surprend. J’ai presque l’impression qu’il y a une sorte de jugements dans ses propos. J’hausse les épaules et continue de sourire.

Oui c’est ce que je fais. Je l’assiste aussi parfois. Je le réconforte quand il perd confiance en lui. Je lui apporte à manger quand il oublie de se nourrir. Je sors lui faire quelques courses quand il n’a pas envie de les faire lui-même. Ca n’a rien d’ennuyant. Et je commence à penser que je suis la garante de sa créativité avec toutes les petites choses que je peux faire pour lui. Il n’a ainsi plus qu’à se concentrer sur ce qu’il a à faire et me laisser les autres futilités.

Les mains croisées devant moi, je réponds d’une traite, sans respirer, je n’en ai pas besoin. Toutefois, le débit est raisonné et raisonnable. Il n’a rien de mécanique. Il ne l’ai jamais été. Après tout, quand j’ai rouvert les yeux, je pensais fermement que j’étais Elizabeth Lavenza, la vraie. Celle avec qui il avait grandi, celle qu’il souhaitait épouser plus que tout au monde. L’âme qu’il m’avait insufflée était la sienne et je crois que je m’exprime comme elle par moment. Certes elle n’aurait jamais posé des questions comme je le fais si souvent, mais elle n’en était pas moins curieuse. Victor me l’a confirmé.

Le brun se saisit de son bras, demandant si cela me dérange qu’il le mette. Je souris de part en part. Vraisemblablement, je fais illusion. Il s’inquiète de savoir si ça me gênerait, comme si j’étais humaine, capable de détourner le regard face à quelque chose de déroutant, capable d’avoir la nausée devant quelque chose de dérangeant. Je me contente de secouer la tête à la négative, l’observant avec insistance.

Pensez-vous réellement que je pourrais être gênée ? demande-je croisant les bras sur ma poitrine.

Sa réponse m’intéresse grandement. Ce serait confirmer que Victor est un scientifique de génie et que je suis sa plus grande oeuvre. Je ne suis certes pas capable de penser par moi-même, de comprendre toute les subtilités de la langue, de ressentir quoi que ce soit, mais ça n’empêche pas que physiquement, l’on me prend pour une véritable humaine, pour Elizabeth Lavenza.

HARLEY-
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Message(#) Sujet: Re: Can I give you a hand ? [Pv : J. Hook

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