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 (Ezechiel) - Hunting for Revenge

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Tiberius Venturi


Quelques petites choses sur moi:
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Message(#) Sujet: (Ezechiel) - Hunting for Revenge Jeu 14 Juin - 11:49





Hunting for revenge


    Londres était froid, humide, et puait. Fichtre ce que ça puait ! Depuis le port où je me trouvais, je pouvais voir non sans dégoût l’épais nuage brumeux de pollution qui rasait les toits des plus hauts bâtiments. Le ciel, ou nuage pollué je ne saurais dire, était d’un éclat infernal, et accouplé à cette odeur de poisson mort ajouté à l’horrible odeur de ces voitures à pétard, je regrettai déjà amèrement le continent d’où je venais.
Voyant passer une voiture à deux chevaux vide devant moi, je hélais le cocher qui s’arrêta de suite. Dans une si vaste ville comme Londres, s’y retrouver n’était déjà pas une bien mince affaire. Mais y retrouver quelqu’un, ou quelque chose, qu’on ne savait où trouver, cela relevait presque du miracle. Mais comme aurait aimé me dire un confrère templier dans ces moments-là : Ad impossibilia nemo tenetur, à l’impossible nul n’est tenu.
La seule manière d’aboutir à ma quête, celle qu’Il m’a confié, je me devais donc de recevoir de l’aide. Et la seule que je pouvais espérer venant de Londres serait celle de mes confrères Templiers anglais. C’est donc en toute logique que je demandais au cocher de m’amener au Freemason’s Hall.
Arrivé sur place, je ne mis que quelques minutes à trouver une petite entrée à l’extérieur sur l’arrière du vaste temple maçonnique, y trouvant la discrète croix pâtée au-dessus de la porte. A peine avais-je fermé la porte qu’un homme m’attendait derrière, caché dans l’ombre, mais que je parvenais à ressentir sans mal. D’une voix calme et posée, je déclarais donc le mot de reconnaissance mis en place dans toutes les commanderies : Vox Dei. J’ajoutais que c’était le Grand Maître Del Tribit qui m’envoyait.
Ce que mes frères me révélèrent alors par la suite me révolta autant qu’il me terrorisa. Aucun de mes autres frères d’Europe ne m’avaient prévenu : étais-ce par omission, ou qu’ils ne souhaitaient pas avouer leur échec ? Je ne le savais guère, mais si je survivais à ma quête, mon Grand Maître allait en entendre parler. Mes frères anglais, que je comptais à une petite vingtaine, avaient apparemment entendu parler de moi. Avais-je vraiment une réputation dans l’Ordre ? Voilà qui était futile, et ridicule… Nous sommes tous égaux, nul ne peut être supérieur à l’autre dans le monde qu’a créé Notre Seigneur. Cependant je sentais que je pouvais tourner cela à mon avantage. Déliant les langues, j’appris que Londres était une ville perdue pour l’Ordre, où des créatures de toutes espèces apprenaient à vivre caché, dissimulé parmi la population. Ils n’arrivaient pas à recenser exactement leur nombre, mais ce qui me terrifia davantage, ce fut d’apprendre que non seulement des vampires s’y étaient installé, mais aussi d’autres créatures des démons sanguinaires y avaient placé leur foyer.
Certains, d’après les rumeurs qui circulaient dans l’Ordre, prétendaient que plusieurs créatures s’étaient même groupées, qu’elles collaboraient entre elle et même avec des humains pour recruter davantage de créatures dans leur rang. Le simple fait d’y songer me glaça littéralement le sang : il me faudra être sur mes gardes à toute heure de la journée dans cette ville que je détestais déjà. Mon Grand Maître était-il au courant de ce qu’il se passait ici ?  Si oui, pourquoi une Croisade, comme nous en avons fait il y a peu aux Etats-Unis, n’avait-elle pas encore eu lieu ?
Que de questions qui en apportaient davantage… Ce que je pouvais détester ce genre de situation ! Je les maudissais tous de leur inaction, d’avoir laisser faire sans crier à l’aide auprès de l’Ordre.
En échange de ces informations, je leur confirmais ce que mon Maître leur avait déjà dit par courrier : je suis venu pour une quête que le Seigneur lui-même m’a confié, dans laquelle je serai prêt à Le rejoindre, quitte à aller en Enfer pour la mener à bien. Je l’avais traqué dans toute l’Europe, jusqu’à retrouver ses traces en Allemagne où j’appris qu’il avait voyagé quelques années plus tôt pour Londres. Enfin je touchais au but. Bientôt, très bientôt, ma famille sera vengée. Bientôt, et j’ai attendu 10 longues années pour cela, je prendrai la vie du buveur de sang, créature de Satan, qui avait pris la vie de ma femme et de ma fille, et qui avait bien failli prendre la mienne.

Mes frères avaient hâte que je commence la chasse, car il ne restait que trop peu d’entre nous à Londres, avec une véritable expérience du combat et de la chasse, pour en commencer une. Je devais donc commencer celle-ci seul.
Je ne savais que peu de choses sur ce à quoi ressemblais l’assassin de ma famille. De ce que je pouvais me souvenir, il était jeune, pâle, les cheveux courts. Mais c’était il y a plus de dix ans de cela. Aujourd’hui, il avait sans doute changé, bien qu’il n’ait pu vieillir.
Fatigué de mon voyage, ma jambe gauche me faisait souffrir, et j’avais le bras gauche quelque peu engourdi. Mes frères, l’ayant remarqué, me donnèrent une canne épée en argent, d’une part pour que je puisse m’y appuyer, mais aussi parce qu’ils n’avaient personne qui sache en manipuler une. Quelle honte… La Commanderie de Londres était donc tombée bien bas… Je ne manipulais pas vraiment les épées, bien que je su m’en servir. Je préférais davantage les couteaux que je pouvais manipuler mentalement, non sans grands efforts de ma part, mais qui étaient bien plus pratique compte tenu de mes capacités de déplacement limités. Je les remerciais donc, et leur demandais de m’indiquer les morgues les plus proches.
D’abord décontenancés par ma question, ils mirent bien trop de temps à comprendre que c’était ainsi qu’une chasse au démon commençait. Par l’inspection des cadavres, je pouvais remonter sur leur lieu d’agression et délimiter ainsi le terrain de chasse de la créature de Satan.

Je me retrouvais donc à enquêter, dans les rues de Londres, à l’aide d’un nouveau cocher qui lui travaillait pour l’Ordre. C’est après avoir visité deux morgues, sans rien y trouver d’intéressant, que nous nous dirigeâmes finalement vers le quartier Sud-ouest pour cette fois investiguer sur une petite morgue secondaire de Londres.
Il se faisait tard lorsque nous y arrivâmes : sept heures passées. La nuit tombait lentement, et dans cette atmosphère riche en pollution, je me voyais entrer dans l’antichambre de Satan : le quartier était pauvre, d’aucun ne dirait qu’il était malfamé voire dangereux, tant les voyous peuplaient les rues à cette heure tardive.

Je trouvais finalement la morgue au sous-sol d’un vieux bâtiment. Je fus reçu par le médecin légiste qui me laissa entrer malgré l’heure tardive. Prétextant y chercher deux amis disparus depuis des semaines près de la Tamise, un homme et une femme, je demandais au médecin s’il pouvait me permettre de jeter un œil à son magasin comme il l’appelait. Là encore je ne trouvais rien, jusqu’à tomber sur un corps fort suspect. Jeune femme dans la trentaine, les cheveux roux, elle semblait avoir été tué par violente chute qui lui aurait entièrement brisé les vertèbres de la colonne vertébrale, de la nuque jusqu’au coccyx. Quel genre de chute pouvait occasionner de si violentes chutes ?
"Vous savez, M’sieur, la vie est parfois bizarrement faite, me répondit-il en véritable professionnel"." Ils y en a qui ont la poisse et qui doivent de taper une mort violente. Le pourquoi du comment ne change rien au fait qu’elle est morte. "
Voilà qui était une réponse qui méritait d’ôter à ce type son certificat de médecine, si tant est qu’il en ait bien un. Je lui demandais donc, d’un ton froid, s’il pouvait me renseigner sur le lieu de sa mort.
"Ah ça, faut voir ça avec mon assistant, M’sieur Weiss. C’est lui qui a pris en charge cette pauvre femme."
Il me conseilla donc d'aller voir son assistant directement, qui habitait quelques rues plus loin. Le remerciant, je sortais, un petit sourire triomphant aux lèvres. La partie était loin d'être gagnée, mais j'approchais du but ! "Bientôt, très bientôt..."

Je me rendis donc chez l'assistant, qui habitait dans une bien petite demeure, coincé entre deux plus grosses bâtisses. Malgré tout, la maison semblait bien entretenu, et lorsque je sonnais, mon haut de forme sur la tête, ma canne maintenue par mon bras gauche quelque peu défectueux, ce fut un domestique qui m'ouvrait :

"Bonsoir, et mes excuses pour vous déranger aussi tardivement. Je souhaite voir monsieur Weiss. Dites-lui que c'est urgent."

Tandis que je parlais, je sentais un léger malaise s'installer en mon for. Une petite aiguille titillait mon esprit, elle qui était familière si familière lorsque je ressentais le danger. C'est sous mes gardes, jetant un oeil dans mon dos, vers la rue, que je laissais le domestique s'éloigner.


† † †
Hors RP :
† Ce premier message est certes un peu long et je m’en excuse. Je pensais davantage le mettre en tant que mise en contexte afin d’avoir une entrée logique dans votre univers Wink
† Je voulais aussi ajouter, hors de cette histoire naissante, que j’ai lu ton Histoire d’Ezechiel, et saches que je l’ai trouvé juste magnifique ! Du grand Art oserais-je même dire. Un grand bravo !
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Ezéchiel Weiss


Quelques petites choses sur moi:
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Message(#) Sujet: Re: (Ezechiel) - Hunting for Revenge Ven 15 Juin - 18:46

Hunting for revenge
Tiberius & Ezéchiel
C'est la zigzag terreur, peur, truc dévastateur, sueur Toi et tes complices seront broyés dans un mixeur, meurs Cette bizarre attaque te plaque, claque, 7 ans de malheur Check un peu ce film d'horreur qui sort de mon ordinateur, pleurs

Un froissement est tout ce dont j'ai besoin pour revenir à moi, pour quitter la transe presque fiévreuse qui était la mienne, cette extase délicieuse que je n'atteint que dans les bras d'une âme esseulée, d'un désespéré qui pourrait vouloir trouver sur la courbe de mes lèvres les arômes fascinant d'une mort que je peux offrir d'un baiser. D'un simple mouvement d'air venant d'une pièce loin d'être adjacente à ma chambre, je perçois l'arrivé du trouble qui viendra, et vient déjà, interrompre les jeux auxquels mon amant et moi nous adonnons depuis plusieurs soirs déjà, où loin de partager les plaisirs d'une chair aisément corruptible, il n'est question pour moi que de goûter un sang à la saveur envoûtante là où lui, aveugle de jour, retrouve la vue en ma compagnie. Ainsi, alors que les fragrances et autres arômes étrangers, que porte avec elle l'une de mes domestiques, envahissent mes sens et chassent sans peine le doux parfum qui émanait jusque-là de la plaie à sa cuisse, je me redresse, essuyant mes lèvres d'un revers de la main, pour la plus grande surprise de mon compagnon, Oliver, qui du bout de ses doigts encore incertains, vient effleurer ma peau glacée sans craindre un seul instant la morsure du froid. "Quelque chose ne va pas ?" murmure-t-il, inquiet comme seul un être aussi doux que lui peut l'être. D'un pincement de lèvres, je réponds à sa question et glisse hors du lit où nous nous trouvions jusque-là, l'abandonnant ainsi avec un seul ordre qui n'est rien de plus qu'un souffle, qu'une expiration qu'il pourrait manquer si il ne fait pas attention.


"Ne bouge pas de là. Ne fais pas un bruit. Je reviendrais, je te le promets."


Et sur mes pas, sur mon ombre même, je referme la porte, le coupant de ce fait du reste du monde et surtout à la vue de la domestique qui déjà s'approche vers moi, l'air toujours surpris malgré les journée qu'elle passe ici à veiller à ce que dans cette maison qui n'est à mes yeux rien de plus qu'un sanctuaire au sein duquel je me terre pour échapper au courroux du saint soleil, qui dans le ciel s'entête à se faire l'impitoyable empereur de cet univers, le roi ultime d'un écosystème contre lequel nous ne pouvons rien faire. Un astre qui décime les miens et qui pourtant se fait nécessaire pour les humains qui sous mon toit, se font les gardiens dont j'ai besoin pour m'assurer que personne ne viendra tenter de me faire payer les offenses et autres crimes de ma jeunesse. Un soupir, je pourrais pousser à cette simple pensée, mais à la place, je préfère venir à la rencontre de celle qui s'incline face à moi, en un geste empreint d'un respect qu'une femme de son âge ne devrait avoir pour l'enfant que je dois encore être à ses yeux. "Navré de devoir vous déranger, Monsieur Weiss, mais quelqu'un souhaite vous voir." Voilà les mots qu'elle a pour moi et que j'ignore, alors que sur sa peau, je perçois enfin les fragrances de l'inconnu qui souhaite obtenir audience auprès de la vénérable créature que je suis. Sur ma langue, son odeur laisse la saveur d'un passe lointain, d'une époque où Bethsabée n'était déjà plus là pour contempler les constellations afin de ne pas être le témoin de mes pulsions et de la violence qui courrait dans mes veines. En silence, je goûte ainsi à une madeleine bien étrange, à un rappel d'un temps qui m'arrache un sourire, puis un ronronnement mauvais qui fait écho à la lueur malsaine qui illumine désormais mes prunelles vermeilles.


"Prenez grand soin de notre invité. Installez-le dans le salon, devant une bonne tasse de thé. Proposez-lui de quoi manger et... Dites-lui que je serais bien vite là."


Le sourire qui ponctue la fin de ma phrase dévoile sans peine mes crocs, se faisant la promesse d'un carnage à venir ou tout du moins d'un remous qui balayera au loin cette vie paisible qui est la mienne depuis deux années déjà. Après une rapide courbette que j'ignore, la domestique s'efface pour mieux me laisser à mes envies et autres pensées, fuyant à pas lents pour s'occuper de l'homme dont, si le prénom m'échappe, le visage lui se fait une illusion d'optique qui danse sur ma rétine et prend forme au milieu des souvenirs des restes de sa femme et fille,qui à mes pieds gisaient sous la forme d'un tas de chair difforme, de fragments et de ruines des êtres qu'elles avaient fugacement été. D'un battement de cils, je me plonge ainsi dans les réminiscences de ce passé presque jouissif, me laissant envahir par l'impression qu'à nouveau des prunelles se posent sur moi, que des désirs feints sont prononcés et surtout que sur ma peau il y est semé autant des baisers forcés que les caresses sensuelles d'un sang encore brûlant qui s'échappe de veines arrachées, mutilées par des crocs impitoyables. Pendant de longues minutes, je m'abandonne ainsi donc aux plaisirs interdits d'une obscène envie de revivre dans les travers qui furent les miens, dans cette violence qui faisait de moi un être profondément sauvage, m'enivrant de ma propre laideur et horreur pour mieux refouler tout ça à nouveau et redevenir ainsi le jeune homme patient, calme et désormais serein que je suis devenu dans le but de reconquérir l'amour d'une femme qui est morte depuis trop longtemps déjà. Pour elle, pour son souvenir, pour l'image d'elle que je me suis forgé afin de ne pas me faire dévorer par le spectre de mes regrets et remords, je redeviens cet être irréprochable que je m'évertue à rester, cette créature faussement respectueuse d'une vie qu'il aime pourtant arracher à des humains incapables de transcender l'inutilité latent qui réside en eux. Pour elle, je me calme et retrouve l'apparence de cet éphèbe aux boucles sauvages et aux lèvres délicates, qui charme et séduit d'un regard, d'un sourire parfois et qui en cet instant, vêtu simplement d'une chemise un peu ample qui dévoile au travers des boutons défaits, un torse glabre, et d'un pantalon qui ne sert qu'à souligner le fait que j'évolue dans ma propre demeure les pieds nus, j'entame ma fausse errance au sein des couloirs de ce royaume qu'est cette maison, passant d'une pièce à l'autre sans déranger le silence, naviguant en réalité entre les ombres et les lumières vacillantes qui tentent, en vain, de percer les ténèbres dont j'aime m'envelopper. Ainsi, drapé dans le néant, désormais vêtu de cette cape sombre et dépourvue de la moindre étoile, je fais mon entrée dans le salon où se trouve mon invité, dans cette pièce qui n'est rien de plus qu'un sanctuaire à la gloire d'une passion vaine, d'une envie de ma part de peindre et de peut-être, un jour, trouver la force de terminer ce portrait, qui dans un coin de la pièce, se fait la seule pièce inachevée, qui pourtant, trône parmi les autres, pour mieux me glisser dans le dos de celui-ci avant venir trouver ma place à la périphérie de sa vision et là murmurer quelques syllabes qui s'accordent plus qu'harmonieusement avec les ronronnements du feu dans l'âtre.

"Vous n'avez pas tant changé que cela. Dix ans ne sont finalement pas grand chose pour un homme."


Je souris sous le regard colérique de cette femme dont le portrait ne portera peut-être jamais le nom de cette muse d'un autre temps, dévoilant de ce fait mes crocs à celui qui est surement venu chercher ici vengeance pour enfin faire le deuil de cette famille que j'ai réduits en cendres dans le simple but de moi-même expier un chagrin qui ne faisait de moi qu'un fou sans but.

"Je pensais le chagrin plus corrosif." Sur le côté, je penche la tête alors que nonchalamment, je viens m'installer sur l'un des fauteuil du salon, m'y avachissant avec toute la grâce d'un enfant qui n'a jamais reçu la moindre éducation. "Je pensais qu'il retirait au coeur toute envie d'éprouver autre chose qu'un désespoir qui fait des hommes rien de plus que du sable battu par un océan cruel et indifférent à la douleur." Pour soupirer, je m'efforce d'inspirer, humant de ce fait toutes les nuances de cette rage qui donne à sa peau une saveur si particulière, autant repoussante qu'attirante, un étrange cocktail qui fait naître en mes entrailles l'envie de briser une dernière fois cette image de gamin exemplaire que je m'efforce de conserver. "Alors j'écoute. Vous avez mon attention, ma curiosité le temps de cette nuit... Dites-moi ce que vous pouvez bien me vouloir... Tiberius."

Voilà l'ultime insulte et affront que je lui assène. La dernière claque, le dernier coup que je puisse donner. Son nom n'est pas oublié car il a été ce que sa femme avait soupiré, murmuré comme une prière alors que sous mes crocs, elle acceptait de n'être rien de plus que souvenir que personne ne pleurerait.
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Tiberius Venturi


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Message(#) Sujet: Re: (Ezechiel) - Hunting for Revenge Sam 16 Juin - 2:31





Hunting for revenge


    La domestique me laissa finalement entrer, et c'est non sans pousser soupir de soulagement à demie dissimulé que je me déliais les jambes, particulièrement ma jambe de gauche qui me faisait souffrir depuis tant d'années. Curieusement, je ne me fis jamais à cette douleur. Non qu'elle ne s'amplifie, mais elle resta au contraire constante, plus de dix ans après les faits.
Bref, inutile de m’appesantir sur ce sujet qui déjà revenait m'irriter. La domestique, droite et très professionnelle somme toute, m'amena à travers un petit dédale de couloirs jusqu'à arriver à un petit salon, à moitié plongé dans la pénombre. Fort sobre, il n'en était pas moins intéressant : le maître des lieux n'avait somme toute pas senti le besoin de s'investir dans la décoration, et l'atmosphère sobre qui y régnait, tant au niveau du mobilier comme des murs, prouvait qu'il devait n'y passer que peu de temps.
A présent que j'avais quitté la rue, je pensais m'être éloigné de ce danger, que les Anges me soufflaient depuis que j'étais arrivé, et pourtant je le sentais toujours présent. Pis encore, plus le temps passait, plus ma pression artérielle bâtait le branle-bas de combat.
Ma tasse de thé gentiment offerte -bien qu'inutile- à la main, je commençais donc à faire le tour du salon, voguant de portraits en portraits. Certains paraissaient vieux, d'autres plus récents. Je tombais néanmoins sur un portrait qui attira mon attention : inachevé, il représentait sans nul doute possible une femme, mais outre cela, et bien qu'il ne soit pas terminé, je pouvais voir -non pas que j'étais un quelconque admirateur de la peinture- que l'artiste avait passé beaucoup de temps sur celui-ci, et s'y était méticuleusement attaché. Les coups de pinceau étaient nets et précis, et comme imprégnés de sentiment. C'était comme si en peignant cette femme, l'artiste voulait qu'elle prenne vie au travers. Du grand Art, qui devrait, dès lors qu'elle serait achevée, être rendu publique dans un de ces musées.
Je m'aperçue alors que j'avais passé un moment non négligeable devant ce portrait, et décidais donc de bouger. D'aucun n'aurait trouvé cette contemplation des plus incongrues !

Continuant ma ronde, et posant ma tasse vide sur un meuble, je sentais une telle pression en moi que je m'arrêtais, tous sens en alerte, afin de tenter de me calmer. Jamais mes sens de m'avaient fait défaut depuis le jour de l'Incident, et pourtant ils me criaient aujourd'hui, alors que j'étais en simple visite chez un assistant légiste, que le danger était imminent.

Fixe, j'ouvris mes sens à mon environnement, et sentis alors une présence dans mon dos. Avant même que je n'eusse l'occasion de me retourner, une voix d'homme pris la parole.

Il serait alors fort intéressant pour mon lecteur de s'imaginer qu'en une petite seconde, une vie entière peut défiler devant nos yeux. Allez-y, fermez les yeux, et tâchez de vous rappeler absolument tous les moments inoubliables de votre vie, sur une période d'une ou plusieurs dizaines d'année, et ce en moins d'une seconde.
Vous n'y arrivez pas ? Comme c'est navrant... Pauvres idiots que vous êtes, bien sûr que vous ne pouvez ! Alors à présent imaginez, devant cette prouesse de l'esprit
humain qu'en cette même seconde, des sentiments, qui vont d'abord de la surprise -surpris d'avoir été surpris-, l'ébranlement, la stupéfaction, puis la défiance, s'ajoutent à la précédente expérience. Inimaginable n'est-ce pas ?

C'est pourtant ce qui m'arriva. Et à mon âge, mon coeur en pris un sacré coup. D'abord, parce qu'en plus de dix ans jamais aucun humain de m'avait surpris comme il m'avait surpris, en se faufilant dans mon dos sans que je ne le détecte de suite. Puis ébranlé et stupéfait d'entendre cette voix, une voix qui remonte à un passé que trop longtemps j'avais ressassé, et qui à présent m'apparaissait enfin comme une réalité. Mais cela ne pouvais être, comment aurait-il pu ? Comment Diable pourrais-je tomber par accident sur l'homme que j'avais traqué dix ans durant ? Sans doute, mon esprit, embrumé par le portrait inachevé me jouait-il des tours. Je regardais donc le jeune homme qui me faisait face avec une défiance ouverte.

Mais... Qu'avait-il dit au fait ? "Dix ans ne sont finalement pas grand chose pour un homme."
C'était lui.

Lui.

La créature que Satan m'avait envoyé pour me punir après l'avoir repoussé, lui qui était si tentant avec ma femme à mes côtés et mes vœux de prêtre et de chasteté fraîchement renoncés.
Elle se tenait là, cette créature buveuse de sang, ses longues incisives mises en avant dans ce sourire qui semblait lui rappeler un passé joyeux et actif, les dents encore rougies du sang qu'elle devait avoir fraîchement bu.
Je ne su quelle émotion fut la plus forte en moi à ce moment là, entre colère et répugnance, entre haine et dégoût. Il se trouvait affalé là, dans ce fauteuil, devant moi, jeune impertinent qu'il était. Détendu, il s'attendait sans doute à ce que je m'effondre à ses pieds, le suppliant de mettre fin à mes maux qui tant d'années durant m'avaient assaillis.

Sans doute ? Bon sang, Tiberius, mais reprends-toi ! Dix années durant tu as combattu ces créatures en chassant l'être qu'enfin tu as trouvé, par la volonté de Dieu. Il, depuis Sa demeure, t'a donné le pouvoir de lire en ces créatures. Alors BOUGE-TOI !

Et pourtant, mon esprit se trouvait assaillit de souvenirs d'un passé qui n'était que trop douloureux, mais que je me refusais en même temps de faire resurgir. Songeant à ma douce Ilaria, je me rappelais que je lui devais ça. Et que je Lui devait ça, à Lui qui m'avait amené, après dix ans de quête, en face de mon ennemi juré.

Ce fut finalement ma croix, cachée sous mes vêtements, qui réussit à me sortir de ma transe. Elle était brûlante contre ma peau, et m'incitait à agir pour préserver ma propre vie qu'elle savait être en danger.
Serrant le pommeau de ma canne templière de ma main gauche, je me contraignais de ne pas bouger. Un mouvement trop brusque aurait pu l'alerter sur mes intentions, ce que je voulais éviter à tous prix.
Contractant discrètement mes muscles dorsaux, je sentais que mon étui à couteau d'argent était lourd, et donc plein. Parfait, au moins une bonne nouvelle.

Bien qu'il paraissait détendu, je ne doutais cependant pas qu'il était sur ses gardes. Malgré cela, j'inspirais lentement, et projetais subrepticement mon esprit vers le sien. Rarement j'utilisais ce don, trop intrusif chez les créatures parfaites qu'avait créé notre Seigneur à son image, mais après tout, ces créatures de Satan n'étaient pas des créatures de Dieu. Entrer en lui ne serait donc pas un affront de la sorte, me convainquis-je.
Je sentis donc bien de l'assurance en lui, teinté d'une pointe d'étonnement, voire même d'amusement. Hélas, cette expérience m’entraînait aussi malgré moi dans les tourments malfamés de son esprit diabolique, et je vis alors, pour la toute première fois, le meurtre de ma femme et de ma fille à travers ses yeux.

Ce fut plus que je ne pu supporter. Commet étais-je censé survivre à cela ? Pourquoi me donnait-Il cette quête qui ne faisait que tourmenter mon âme encore et encore ?

Et pourtant ma croix me poussait à agir, aussi sentis-je une vague fraîche, apaisante, comme s'Il me rassurait et m'encourageait à faire ce pourquoi l'Ordre m'avait entraîné.

"Dix années n'ont pourtant pas suffis à me faire oublier, et encore moins à pardonner."

Prenant mon temps, j'appuyais ainsi chacun de mes mots avec toute la haine que je ressentais à son égard, tout en marchant à pas discret et lents autour de lui.

"Mais cela, vous ne pouvez le comprendre, n'est-ce pas ? La créature que vous êtes abrite un démon qui n'a que froideur et monstruosité dans ce qui aurait être un cœur."

Bien que je limitais mon contact qu'à un fil ténu avec lui, afin de ne pas voir ce qu'il pensait, mais en étant suffisant tout de même pour anticiper ses mouvements à sa prochaine action, je percevais néanmoins en cet instant une grande douleur en son esprit maléfique. Cette créature, qui avait sauvagement assassiné ma femme et ma fille, était-elle donc au fond pourvue de sentiments ? Si tel était le cas, voilà qui saurait être une arme qu'il me fallait utiliser. Je continuais ainsi :

"C'est pourquoi vous ne saurez jamais ce que le chagrin peut pousser un Homme" et j'accentuais malgré moi ce mot, "à faire."

Je le sentais alors reprendre confiance et s'extasier de son ingéniosité en lâchant mon prénom qu'il avait entendu des bouches de ma femme. Je le vis, malgré ma connexion limitée avec lui, en train de souffler mon nom dans son dernier soupir. Je fermais les yeux, contenant une larme qui n'aurait pas dû être là en cet instant, car je la réservais lors de mes moments de solitude profonde, mais je la refoulais, et concluais en jouant avec lui :

"Tu ne sais rien de la vie des Hommes. Tu joues avec celle des autre comme si elle t'importait peu, et pourtant tu deviens couard et las de cette existence passée à tuer. S'enfermer dans une morgue ?" dis-je avec un sourire marqué sur les lèvres. "Voilà qui est affligeant et indigne de te race, Weiss. Si je suis venu, démon, c'est parce-qu'Il m'a demandé de t'y renvoyer."

Bouillonnant de rage, je la canalisais pour aider ma croix, afin qu'elle m'aide en retour. Dans mon dos, une lame se mit à vibrer légèrement.



† † †
Hors RP :
† Mais c'est un compliment sincère et mérité !
† Là encore je crains de ne t'avoir à nouveau servi un pâté. Décidément lorsque mon imaginaire l'emporte j'ai bien du mal à le concentrer. Toutes mes excuses, et n'hésite pas à me dire si cela ne te convient pas !
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Ezéchiel Weiss


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Message(#) Sujet: Re: (Ezechiel) - Hunting for Revenge Dim 17 Juin - 14:58

Hunting for revenge
Tiberius & Ezéchiel
C'est la zigzag terreur, peur, truc dévastateur, sueur Toi et tes complices seront broyés dans un mixeur, meurs Cette bizarre attaque te plaque, claque, 7 ans de malheur Check un peu ce film d'horreur qui sort de mon ordinateur, pleurs

Son discours me lasse étrangement plus vite que je le pensais. Au lieu de me tenir intrigué, vaguement occupé par le flot de ses mots et par la puissance de cette vengeance qui devrait déjà lui avoir fait perdre la raison et lui avoir ôté toute instinct de survie, voilà qu'il est étrangement banal dans sa rancoeur et sa haine. Au lieu des éclats de voix, des sanglots violents et des tentatives de percer cette poitrine que j'offre sans pudeur au regard de mon hôte, il n'y a qu'un discours qui me fait lever les yeux au ciel et retrousser les lèvres de dégoût, une cascade d'inepties qui roulent sur ma peau et ne m'atteignent point, m'arrachant au contraire un soupir qui las dans l'obscurité, se fait le murmure le plus méprisant que je puisse un jour énoncer. D'un grognement, je pourrais le faire taire et lui faire entendre qu'il me fait perdre un temps qui n'est précieux que pour lui, mais à la place, je me fais étrangement patient, presque indulgent envers celui qui a tout perdu pour le bien d'un de mes caprices et reste donc assis dans mon fauteuil, à contempler le sorcier qui dans ma tête se glisse sans gêne, cherchant surement dans les rouages anciens de mon esprit, une faille qu'il pourrait exploiter. A cela, j'esquisse un sourire amusé tandis que je bats faiblement des cils, faussement indifférent face à cette intrusion qui se fait l'excuse pour mieux fouiller dans ma psyché et ainsi déterrer des souvenirs qui n'ont même pas le mérite de me faire revenir à un temps ancien que j'aurais pu oublier, à une époque que le temps aurait enfoui dans les limbes de mon esprit bien trop vieux. Non, à la place, il fait revenir sur ma rétine les souvenirs de cette nuit, de ce massacre dont je me suis déjà réjoui et qui loin de me donner à nouveau les frissons d'une extase que je ne peux atteindre que lorsque j'ai le nez dans les entrailles d'une proie, me fait presque regretter qu'il n'aille pas chercher plus loin, des extraits et fragments d'un passé qui là, pourrait m'arracher une once de peine, une simple esquisse de tristesse qui pourrait effectivement me faire un instant paraître humain. Dans les souvenirs, il ne tente pas de trouver l'exact instant où elle fut la première à me dire m'aider, celui où j'ai pour la première fois dû faire le deuil d'un être cher ou même retrouver la diffuse image que j'ai de ce premier réveil sans elle, de cette nuit où dans mes bras il n'y avait eu personne pour prétendre m'aimer. De tout ça, il se fout, préférant à la place s'abîmer dans les tourments d'un égocentrisme typique des hommes qui ne savent pas voir au-delà d'un chagrin qu'il faut parfois chasser et abandonner dans son sillage pour ne pas complètement céder et se faire une ruine d'un être que d'autres auraient pu vouloir sauver. Ainsi, au lieu de s'avérer passionnant, intéressant ou inventif, il se contente d'enchaîner les mêmes actions prévisibles et agaçantes qui finissent par me faire soupirer et m'arracher un murmure qui accompagne presque trop bien le mouvement gracieux que j'effectue quand je croise les jambes.

"Je pensais sincèrement que tu aurais autre chose à dire après toutes ses années. Honnêtement, je m'attendais à mieux... "
J'oublie la politesse, comprenant de toute manière que nous ne en sommes plus là dans notre relation. "Je pensais que tu serais un peu plus... Captivant. Que tu prendrais le temps de me réciter au moins une ode à la laideur de ma condition, à la cruauté de mon coeur... Mais voilà, tu es là à vomir des inepties que j'ai déjà bien trop souvent entendu et qui ont généralement eu pour conséquences de me faire briser la nuque des braillards qui osaient faire de tout ça une parole d'évangile."

Sur sa personne, je darde alors mes prunelles sombres afin de l'avertir, peut-être que je ne suis pas inconscient et encore moins ignorant de ce qui se trame dans son dos, et que, si il pense que je serais assez idiot pour me laisser faire, pour accepter que dans mon coeur tout de souffre fait se plonge cette lame qui vibre sous l'effet de sa colère, c'est lui l'idiot qui ne réalise pas quand cet instant, il danse avec une force obscure qui demande qu'à le broyer dans le creux de sa paume.

"Et ton Dieu ?"
J'esquisse un sourire mauvais qui dévoile mes crocs et se fait le parfait prélude au rire désagréable qui s'élève d'entre mes lèvres de jeune éphèbe. "Tu penses qu'Il te parle ? Qu'Il t'ordonne de me tuer ? Quel idiot tu fais. Oh... Mon pauvre enfant... Quel idiot tu es."

Bethsabée aurait eu pitié de lui. Par la main, elle aurait saisi ce petit homme vieillissant et elle lui aurait fait don de la vision ultime, de ce don que nous pouvons offrir aux âmes esseulées de ce monde. Du bout de ses lèvres, d'un regard même, il aurait reçu d'elle un cadeau que moi-même je regrette d'avoir perdu, cette offrande qui aurait ouvert son esprit à la vérité, à l'unique réalité de ce monde qui n'est pas sous le joug d'un Dieu qu'il pense être suffisamment juste et bon pour vouloir la mort d'êtres qu'Il laisse pourtant vivre impunément depuis des siècles, des créatures qu'un soleil perpétuel finirait par décimer.

"Pauvre... Pauvre enfant."

Dans ma voix, il n'y a plus trace de mépris ou d'agacement, juste la douce mélodie d'une peine que l'on trouve d'ordinaire dans la bouche des pères attentionnés.

"Tu es convaincu que c'est un devoir qu'Il te donne, une mission sacrée... Comme si... Comme si Il existait vraiment et qu'Il veillait sur toi."


En un geste fluide, peut-être trop pour ne pas être désagréable à l'oeil, je me lève, pour mieux pulvériser cette distance que je gardais jusque-là entre nous.

"Tu penses vraiment que c'est accomplir sa volonté que de me traquer ? Que de venger la mort de cette famille qu'Il n'a pas daigné protéger de ma fureur ?"
Je marque une pause, juste le temps de lever une main vers sa joue. "Oui... Le pire c'est que tu y crois."

Mes doigts n'effleurent pas son visage, esquissant à la place dans l'air qui me semble brûlant une caresse qui devient bien vite un souvenir remplacé par un tout autre geste, un qui me permet de saisir cette lame qui le long de son échine, vibrait et vibre encore pour cette magie fascinante qui est la sienne. Sur le fil de cette dague, j'écorche ma peau de marbre et écoute un instant mon sang goutter sur le tapis à nos pieds alors que je murmure délicatement, mes lèvres désormais contre la gorge palpitante de cet homme que je devrais peut-être libérer de son fardeau.

"Tu es perdu... Tu n'as pas idée. Tu te raccroches à des croyances pour éclairer ton chemin alors que tu pourrais simplement me laisser te guider."
Le temps d'un battement de cils, j'esquisse un sourire. "Ton Dieu n'existe pas mais moi... Je suis là et je le serais toujours."

Et si il le faut, je serais cette divinité pour laquelle tu existes, dis-je avec douceur à son esprit même.
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Message(#) Sujet: Re: (Ezechiel) - Hunting for Revenge Mar 19 Juin - 15:51





Hunting for revenge


    Écoutant les paroles acerbes qu'il me servait, je restais indifférent. Il était déçue de ce que j'avais à dire ? Eh bien, il ne le serait plus lorsque j'aurai accompli ma vengeance, cette tâche qu'Il m'avait donné, et que j'entendais mener à bien. Dans les plus brefs délais d'ailleurs...

Tout comme je l'avais précédemment tutoyé pour lui témoigner de mon affliction certain face à cette façon de vivre, il se mit à me tutoyer en retour d'un ton mielleux qui ne me laissa non pas de marbre, mais empli d'une fureur grandissante. Chacun de ses mots étaient comme du poison qui sortait de sa bouche misérable pour se faufiler, contre ma volonté, dans mon coeur. Il en faisait encore ressortir toute la peine, la rage, la violence qui bouillonnaient en moi, mais que je me faisais force pour ne pas faire resurgir.

Il me fallait contenir ce maelstrom de sentiments violents afin de proprement le canaliser vers l'endroit qui en avait le plus besoin : ma croix. A travers elle, Il me donnerai la force de vaincre ce démon qui se délectait de mon ignorance, de mes croyances, et ne m'offrait à présent de la pitié.

Je me dois d'avouer que je ne m'attendais nullement à celle là, mais c'était aussi signe que j'avais su lui faire croire, ne serait-ce que l'histoire de quelques instants, que je n'étais qu'un être faible. Là résidait, d'après ce que mes longues années de chasses m'avaient apprises, la faiblesse des vampires : leur ego.

Cependant, je sentais que celui-ci était fort différent. Et tant mieux ! Je n'aurais ou souffrir de savoir que ma famille avait été massacrée par un vampire de bas étages. La vengeance ne m'en paraissait alors que plus grandiose.
Il semblait être réellement affligé de ma condition, et c'est alors, grâce au contact que j'avais établi avec son esprit, que je la vis pour la première fois au travers de ses yeux. Je la trouvais belle, mais il l'a trouvait sublime. Je voyais la noirceur de son état de créature buveuse de sang qu'elle était comme lui, lui voyait en elle son maître et ne cherchait qu'à se faire pardonner.
Je voyais un être que savais, grâce à ses pensées les plus sombres, disparue. Lui voyait un amour éternelle qui ne vivait plus que dans son âme désolée.

Cette révélation me coupa le souffle tant elle était puissante. La disparition de cette femme, que je soupçonnais remonter à plusieurs dizaines voire centaines d'années, lui il l'a vivait toujours aussi intensément aujourd'hui. Aussi intensément que je vivais, dix longues années après les faits, la disparition des deux êtres les plus chers à ma vie.
Cette révélation me donna la nausée tant elle me bouleversa. Des années durant je m'étais persuadé que l'assassin de ma famille n'avait eu aucun cœur pour mettre sauvagement à mort deux femmes désarmées, et sans nul doute terrorisées. Comment était-ce possible qu'il ait pu ainsi ne serait-ce que ressentir quelque chose pour quelqu'un ? Quel genre d'être, quel genre de monstre pouvait accomplir des actes aussi monstrueux tout en étant capable d'éprouver des sentiments tels que l'amour ?  Satan lui-même n'oserait rivaliser face à cela. Cette ultime pensée qui transperça mon être en l'espace de quelques instants étaient plus encore que je ne pouvais accepter, tant l'absence même de réponse était saurait rester une éternité.

Mais je devais me reprendre ! Cette créature, d'un geste souple et rapide, si rapide, s'approchait de moi, toutes pupilles dilatées, ses crocs saillants dépassant légèrement de sa bouche encore rougie de sang. Je ne pu m'empêcher de songer à ce que ce sera sans doute le mien qui coulera bientôt de cette bouche, de ce sourire si répugnant à mon goût. Mais je ne me laisserai pas faire. Pas sans combattre. Et s'Il devait me rappeler auprès de lui dès ce jour, sans avoir pu renvoyer ce démon chez son maître, je savais que j'en souffrirai jour après jour, Ad vitam æternam, même s'Il devait m'ouvrir ses portes.
Mais pour cela, je devais me ressaisir. Je me concentrai donc, insufflant mes propres forces vers ma croix, qui se mit à me brûler la poitrine tandis que le vampire approchait.

" Mon Dieu, le Tout puissant, m'a donné la force de te traquer. Après toutes ces horreurs dont vous vous délectez chaque jour, Il souhaite me voir y mettre un terme. Mais dans votre cas, ce ne sera pas pour Lui, que je le ferai. Trop de victimes vous avez laissé derrière vous, Weiss, sans jamais en payer le prix. Cela doit cesser. Vous ne méritez plus guère de vivre."

Il aborde alors la question qui trop longtemps m'est resté en tête. Etait-ce en effet une combine de Sa part que d'avoir fait tuer ma propre famille ? M'avait-Il fait subir ce châtiment afin de me faire payer mes erreurs, et de Lui servir de bras armé ? De chevalier pour sa Croisade éternelle contre Satan ? Longtemps je me suis posé cette question. Ce n'était qu'après des semaines de méditation avec mes frères de l'Ordre que j'étais parvenu à la réponse que si tel était le cas, alors je Sa cause, mais non pour lui. Ce serait pour moi. Car ces créatures, quelles qu'elles soient, ne méritaient pas de vivre dans le même que celui des Hommes.
Je ne répondais néanmoins rien à sa remarque, le laissant se délecter de me faire du mal sans me toucher.

Il s'approche, n'est plus qu'à un souffle de moi. Il fallait agir, et vite. Je ressentais cependant que quelque chose n'allait pas. L'air était tendue autour de moi, un froid glacial m'envahissait, jusqu’au plus profond de mon âme. Sur ma poitrine, je sentais ma croix qui essayait de m'avertir d'un danger plus grand je ne le pouvais le soupçonner.

C'est à cet instant que je le sentis. Léger, tel le murmure d'une brise d'hiver sur les feuilles d'automnes, je le sentais chercher ma conscience, s'y insinuer. C'était donc cela, le malaise profond qui m'envahissait depuis le début de ma rencontre avec lui. La croix avait essayé de me prévenir, mais j'étais resté sourd face à ses cris. Plus maintenant.

Le fait d'avoir un buveur de sang capable de projeter son esprit vers autrui n'était pas une nouvelle chez les Templiers, et nous avons même été formé pour ce genre de menace, bien qu'elle soit fort rare chez ces individus. Mes capacités de télépathe associés à cette formation, j'étais ainsi armé face à cela.

Et pourtant... Je dois bien admettre qu'il me prit totalement au dépourvue. Je n'avais pas même senti ses capacités, et était resté sourd face à ses discours qui avait ouvert mon esprit à mon cœur en le noyant sous les déluges de souvenirs et ressentiments fort dangereux dans ce genre de situation.

Je fis ainsi tout ce que ma formation m'interdisait de faire. Le laissai mon esprit ouvert, mais grand ouvert. Je cachais mes intentions derrière le déluge de sentiments m'immergeant pour laisser ces derniers bien apparents pour suffisamment appâter le vampire. Il avait néanmoins eut le temps de sentir ma lame vibrant dans mon dos. Je devais réagir, et vite ! Camouflant mes intentions, je le laissais prendre ma lame, tout en le sentant près de ma gorge, ce qui eut pour effet de me donner des frissons face à la présence de ces crocs si proches de mes artères. Mais je n'en montrai rien.

Tandis qu'il s'emparait de ma lame dorsale dans laquelle j'accumulais une vaste partie de ma force, j'en lassais une autre, cachée dans ma manche, choir derrière ma jambe, et l'attrapa, usant de ma télékinésie, juste à temps avant qu'elle ne s'écrase au sol. Laissant le vampire me murmurer à l'oreille, j'ordonnais à mon être tout entier de rester calme, et fis naviguer dans le plus grand silence ma seconde lame pour s'infiltrer derrière l'individu. Celui-ci avait ma première lame dans ses mains, un regard triomphant perçant à travers ses pupilles dilatées.

Ma seconde lame n'était à présent plus qu'à quelques centimètres de sa nuque, parfaitement alignée derrière le vampire. C'est alors que l'esprit du vampire s'engouffra par la brèche que j'avais volontairement laissé, et résonna dans ma tête d'une voix délicieuse :
Et si il le faut, je serais cette divinité pour laquelle tu existes

Ma lame s'arrêta, presque en contact avec sa nuque, mais pas suffisamment encore. J'étais pétrifié à cette simple idée. Qu'avait-il osé dire ? Comment pouvait-il ne serait-ce qu'avancer une idée aussi invraisemblable que celle-ci ? Et comment Diable pouvait-il ainsi communiquer ?!

"Une divinité ? Vous entendez-vous, Weiss ? Vous me traitez d'idiot, lorsque vous-même êtes atteint d'une folie sans nom."

Et pourtant, contre toute attente, je trouvais que cette idée soulevait bien des questions :

"Je me demande, créature, quelle genre de divinité feriez-vous ? Une sanguinaire ? Cannibale ? Sacrificielle ? Non, aucune d'entre elles, car vous n'êtes rien..."

"Et ne serez jamais rien" dis-je cette fois en son esprit propre esprit, tout en faisant appuyer la pointe de ma lame d'argent contre sa nuque.

† Hors RP †:
 
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Message(#) Sujet: Re: (Ezechiel) - Hunting for Revenge Jeu 21 Juin - 15:57

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C'est la zigzag terreur, peur, truc dévastateur, sueur Toi et tes complices seront broyés dans un mixeur, meurs Cette bizarre attaque te plaque, claque, 7 ans de malheur Check un peu ce film d'horreur qui sort de mon ordinateur, pleurs

Nos esprits ne forment plus qu'un, créant un tout chaotique, jouissif et si instable qu'il parvient à faire frissonner cette chair de marbre que je pensais morte depuis si longtemps. D'entre mes lèvres, et en réponse à cette nouvelle sensation qui envahi mon être et me fait un instant ressentir une impression que je ne pensais tangible que lorsque je tuais, ou que dans les bras de Bethsabée je me trouvais, à déguster les affres et dernières saveurs d'une extase charnelle, d'un ébat trop violent pour ne pas être douloureux, je pousse un soupir un peu rauque, une expiration audible qui accompagne presque trop bien les mots de mon bourreau et la caresse de cette lame, dont la pointe, si affilée, se presse entre deux de mes vertèbres, menaçant ainsi de se faire cette épée de Damoclès qui aurait dû me décapiter depuis bien longtemps déjà. Contre Tiberius, et à son esprit-même, j'esquisse donc un rire chaud et sensuel, qui loin d'être teinté de cette pointe de terreur qui devrait me faire revenir à moi-même, m'enivre encore plus que les battements furieux de ce coeur que je pourrais cueillir entre mes doigts, si dans sa cage thoracique, j'allais plonger ma main. Mais loin de vouloir bouger, de tenter de prouver que je suis immortel, je préfère à la place me faire parfaitement immobile et ainsi recevoir avec gratitude, presque, le venin qu'il tente d'insuffler à ses mots, dans le but certain de provoquer chez moi la crainte d'une mort qui n'est pour moi qu'un don que je fais aux faibles. Du bout de ses lèvres, je le comprends, je l'entends sa tentative de me faire faible, de me faire abandonner cette assurance qui n'a rien à envier à l'arrogance, à m'arracher des suppliques qui ne seront jamais les miennes ou même de simplement blesser ce coeur immortel, ce muscle de pierre et de verre qui ne craint plus les assauts des paroles creuses et des attaques pernicieuses d'humains, ou de sorciers, qui comme lui, pensent qu'il suffit de provoquer ma colère pour trouver en moi un point faible. Ainsi, pour lui, je dévoile à nouveau mes crocs le temps d'un sourire, tandis que je cambre les reins avec la grâce et vulgarité des filles qui traînent sur les docks le soir, tandis que sur l'os de sa mâchoire, à l'endroit même où sous son oreille celle-ci forme un angle si virile, je dépose une vérité que je souffle avec délicatesse.

"Ton messie, l'enfant de ce Dieu que tu aimes tant... Lui aussi était traité de fou quand il a tenté de faire entendre de sa voix. En quoi suis-je si différent ? Je suis capable de miracles et la mort n'est pas ma maîtresse mais un outil. Je suis l'immortel qui pourrait tout vous donner." Je marque une pause, le temps de simplement m'enivrer de l'odeur envoûtante qui de sa peau s'échappe, et se fait toutes les promesses d'un acte puissant et brutal auquel j'ai envie de m'abandonner, pour le simple plaisir de retrouver l'extase que je n'atteins que lorsque je me fais cet archange de la désolation et du chaos, ce cavalier d'un apocalypse que les hommes craignent avec une ferveur autant fascinante qu'agaçante. "Je serais la divinité parfaite. Celle qui pardonnerait tout. Qui accepterait tout les vices des hommes comme étant des parts d'ombres qu'ils doivent pleinement embrasser si ils veulent un jour être heureux. Je serais autant la mort que la vie. Le sang et l'or. Le sexe et la pureté." Du bout des crocs, je viens effleurer sa peau, pour ensuite laisser sur sa joue la caresse éphémère d'un baiser glacé. "Vois comme tu ne veux que ça, Tiberius. Un dieu juste, un être qui connait le chagrin et qui n'aspire pas à être au-dessus vous, mais au contraire, prêt à vous tendre la main pour vous aider à vous élever, à vous sortir de cette crasse qu'est cette religion sans sens qui tente de faire de vous des moutons qui font des bouchers des sauveurs."

Entre mes doigts ensanglantés, je fais tourner la lame qu'il a délaissée pour celle qui dans ma nuque, me menace toujours, tandis que de ma main libre, je viens parfaitement épouser la courbe de son torse, pour ne m'arrêter que lorsque je tombe sur le tombeau de son coeur, sur l'endroit exact, où en dessous d'os et de chair, est enterré ce muscle si puissant et si courageux. D'un battement de cils, je ponctue de ce fait mon silence alors qu'à son oreille, je reprends.

"Tu vois ce que je suis. Tu as accès à ce que j'ai été et ce que je suis. Tu es là, dans le creux même de mon esprit et pourtant, tu m'expliques encore que ton Dieu veut ma perte ? Pourquoi ? Pourquoi attendre autant d'années pour me juger. A ma première victime, il aurait dû envoyer un homme comme toi et pourtant... Il n'a fait qu'expédier ses agneaux vers une mort certaine, parce que lui-même sait, depuis son palais céleste, que je suis tout ce qu'il craint. Si il détourne tant le regard de ce monde et de ta personne, Tiberius, c'est parce qu'il sait que si il s'attire mes foudres, je viendrais personnellement décimer son armée d'anges. Sur le palais de Sa Majesté, je ferais pleuvoir la désolation. Sur Lui, je lâcherais la colère de tout ceux qu'Il n'a pas daigné sauver..." Je laisse un ange passer. "Et je prendrais sa place, je m'installerais dans son trône d'or blanc. Il sait tout ça. Il en est conscient et c'est pour ça, qu'en cet instant, comme tout ceux d'avant, Il ne fait rien. Absolument rien."

Car c'est lui qui n'a jamais été, et qui ne sera jamais plus que de la poussière dans le vent., dis-je à l'esprit même de cet homme qui bientôt se voit gratifié d'un sourire carnassier alors que dans le creux de ses reins, j'appuie désormais la pointe de cette dague qu'il n'aurait jamais dû me laisser. Et celle-ci, cette insolente traîtresse qui au creux de mes doigts menace de le tuer, se fait le parfait instrument de mots que je n'ai pas besoin de murmurer, des impressions que j'imprime dans sa  psyché et qui se font un mélange chaotique et puissant d'une envie, d'une pulsion qui me dicte de déchirer sa gorge de mes crocs et d'un autre, qui me susurre de tester encore un peu le cran de celui qui cherche tant une vengeance qui n'est pourtant pas assez puissante pour le pousser à porter ce coup qu'il aimerait savoir fatal.
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Message(#) Sujet: Re: (Ezechiel) - Hunting for Revenge

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