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 Lurking in shadows [PV Elizabeth]

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Message(#) Sujet: Lurking in shadows [PV Elizabeth] Lun 18 Juin - 5:33

Lurking in shadows
Une petite créature courrait dans tous les sens. Son butin était dans sa gueule : le chapeau d’une jolie dame qui venait d’en être délestée. La créature avait été attirée par les petites fleurs qui ornaient le couvre-chef, elle avait pensé que c’était des vraies et avait bondit sur la femme avant de se sauver. Certains pensaient que c’était un chien. Un bien étrange chien, très laid pour un chien, avec des yeux globuleux cuivrés, un museau minuscule et de longues oreilles. Son pelage court ne paraissait pas particulièrement soyeux, grisâtre et blanc, un peu hirsute par endroits. Les courtes pattes de la créature laissaient des marques profondes sur la terre compactée du sol, ses pattes étaient dotées de larges griffes noires et dures comme l’acier.

La femme courrait après la créature chapardeuse sans savoir qu’elle était également suivie. Une ombre qui se déplaçait de toit en toit, qui surplombait les rues et ruelles de Londres d’un pied sûr et aussi léger que le vent. Les passants qui levaient les yeux croyaient entrapercevoir une forme sombre, ou un mouvement d’ombres peut-être ? L’elfe en pleine traque avait prit la précaution de se dissimuler sous une cape noire dotée d’un capuchon. Il ne désirait pas attirer l’attention et devoir s’embêter de la curiosité des humains, il ne désirait pas non plus compromettre la sécurité d’une créature magique en s’exposant et en l’exposant par le fait même. Il ne pouvait pas non plus tuer tous les humains qui prenaient conscience de sa présence…. Pour l’instant.

Le port fut le retranchement de la créature. Elle était poursuivie, elle paniquait et sa course se faisait de plus en plus erratique. Il y avait tellement d’humains qu’elle contournait, roulait sous les roues d’un chariot et reprenait sa course effrénée jusqu’à ce que l’inévitable arrive : un cul-de-sac. Déterminée à défendre son butin la créature pas plus grosse qu’un chat fit volte-face et planta ses griffes acérées dans la terre, gronda et grogna et sur sa colonne vertébrale des piques aussi noires que les griffes commençaient à émerger. Le pauvre chapeau se retrouva au sol et la bête se plaça devant pour signifier que ça lui appartenait. Sa queue fouettait l’air et révéla à son bout un dard qui ressemblait à celui d’un scorpion. Sur sa tête il était maintenant évident qu’elle possédait deux petites cornes.

Silencieusement, le prince Nuada suivait la scène du haut de son perchoir. La manticore, bien que très jeune, pouvait tuer cette humaine si elle se montrait imprudente. Une simple égratignure de son dard empoisonné la tuerait sur le coup. La vie d’une humaine n’avait aucune valeur à ses yeux mais il préférait préserver l’être magique qu’était la jeune manticore et ne pas dévoiler aux fouineurs de la Ligue qu’une telle créature rôdait à Londres. La décision prise l’elfe sauta lestement du toit où il se trouvait pour atterrir derrière la femme qu’il tira vers l’arrière sans ménagement.

« Restez derrière. »

Mais en un tout bref contact de sa main sur l’épaule de cette femme, le prince Nuada retira sa main comme s’il venait d’être brûlé. Ce n’était pas une humaine. C’était un contact semblable à l’un des automates de l’armée d’or. Il y avait de la magie, il y avait quelque chose de perverti, il y avait quelque chose prisonnier.

« Qu’est-ce que tu es ? »

La manticore attendrait. Pour l’instant l’elfe dévisageait la créature, ses yeux dorés se faisaient perçants sous l’ombre de sa cape.
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Elizabeth Lavenza

Message(#) Sujet: Re: Lurking in shadows [PV Elizabeth] Lun 9 Juil - 22:48


Lurking in shadows ft. Nuada Silverlance

Comme toujours, je prépare le petit-déjeuner de Victor avant même qu’il ne se lève. Il déteste que je le fasse. En dehors du fait qu’il ne souhaite pas manger au réveil, il ne veut pas que je m’occupe autant de lui. Sous prétexte qu’il ne m’a pas créé pour cela.

Elizabeth aimait prendre soin de toi ! Laisse-moi en faire de même. lui ai-je dit alors qu’il quittait à peine sa chambre.

Il ronchonne un court moment avant de savourer sa tasse de thé et ses toasts grillés au miel. Je le regarde manger en silence, le sourire aux lèvres avant qu’il ne m’annonce le programme de la journée. A l’entendre, je sais qu’on en a pour la journée. Nous passons alors toute la matinée dans son laboratoire. Allongée sur la table où j’ai été conçue, je dois demeurer immobile. Je le vois vêtir ses loupes montées sur des lunettes avant de m’ouvrir le plus délicatement du monde. Il a entrepris de faire quelques changements. Il semblerait que quelques rouages soient grippés, gênant mes mouvements par moment. Je ne m’en suis pas réellement rendue compte avant qu’il ne me le fasse remarquer. Alors le plus sagement du monde, je ne bouge pas.

Il termine finalement en fin de journée. Plus tard qu’il ne l’a prévu. Il me referme, s’étire longuement et s’exclame de stupeur quand il voit l’heure. Il se pince les lèvres et rougit à peine. Je me redresse enfin, penche la tête sur le côté, ne comprenant pas cet air qu’il affiche. Avant même que je ne lui pose la question, il s’excuse platement.

Je vais me préparer à manger ce soir. Sors, va prendre l’air…
Prendre l’air ? il soupire.
Te promener. Voir Londres de nuit sans que je te demande de me ramener quoi que ce soit…

Voilà qu’il fait un geste qui pourrait me troubler. Avec douceur et tendresse, il remet une mèche de cheveux derrière mon oreille. Je demeure interdite, alors qu’il quitte la pièce comme s'il n'avait rien fait d'exceptionnel. Je le regarde s’éloigner avant de le suivre pour me préparer, guillerette.

J’ai donc vêtu l’une de mes plus belles tenues. J’ai même mis un énorme chapeau à fleurs. J’ai envie de me montrer, de me pavaner. Je ne sais pas quelles rencontres je vais faire. Bonnes ou mauvaises. J’ai quartier libre et je ne vais pas le refuser. Alors je déambule dans les rues, le sourire aux lèvres. Comme toujours je dénote avec ces autres qui semblent si tristes, si immuables à ce qui les entoure. Aucun rictus au coin des lèvres et c’est à peine s’ils soutiennent mon regard. Pendant ce temps, je les salue, je sautille presque. Je ne sais pas où je vais, mais j’y vais. Mais voilà que je me laisse surprendre. Mon chapeau quitte ma tête alors qu’il n’y a pas la moindre brise. Il atterrit devant moi et je perçois des pattes dessous. Je m’accroupis prudemment, ne voulant pas l’effrayer mais n’ai pas le temps de voir à quoi ressemble la créature qu’elle s’enfuit.

Hey, reviens ! hurle-je.

Mais elle ne m’entend pas bien évidemment, ou m’ignore volontairement. Voilà que je me mets à lui courir après. Je tiens les pans de ma robe à deux mains, ne voulant pas choir par inadvertance. Je cours à une allure raisonnable, limitant ainsi l’attention posée sur moi. Je bouscule les passants, m’excusant entre deux foulées. Sans m’en rendre compte, j’arrive au port. Surprise, je continue tout de même ma course jusqu’à ce que le chapardeur ne se retrouve bloqué.. A pas de loup, j’approche de l’animal que je ne reconnais pas. Je tente de me montrer la plus amicale possible, ce qui n’est pas difficile pour moi. Les mains devant moi, en signe de paix, j’avance prudemment.

Allez, sois gentil et rends-moi mon chapeau s’il te plait.

D’une voix douce, je ne vois pas le danger. Pourtant, l’animal brandit un dard en ma direction. Sans m’y attendre encore, je me sens attirée violemment en arrière. Je garde l’équilibre malgré moi. J’expire un râle de surprise. La voix qui me parle n’a rien de chaleureux. Comme toujours, je fais ce geste gêné, les mains croisées devant moi, la tête baissée. Sa question, directe, m’interpelle. Je lève les yeux vers ce que je suppose être un homme. De grands yeux jaunes me fixent. Le visage est dissimulé sous un épais tissus. Je penche un peu la tête en avant, tout de même curieuse de voir à quoi ressemble cet être. Cependant cette fois, je sens pointer le danger. Alors je fais un pas en arrière, prudente.

Je suis une automate, réponds-je le plus naturellement du monde.

Qu’il me pose ainsi cette question, qu’il l’ait deviné simplement à mon contact, me fait penser qu’il n’est pas plus humain que moi. Je demeure immobile, ne sachant ce qu’il a en tête. Bien évidemment, les questions commencent à se bousculer dans ma petite tête. Je me mordille la lèvre inférieure quelques secondes et finis par ne plus me retenir.

Et vous, qu’êtes-vous ? Et qu’est-ce que cette chose ? Est-ce le vôtre ?

Je me penche légèrement sur le côté pour jeter un coup d’oeil au petit animal qui a entrepris de mâchouiller mon accessoire.

Hey ! je fais un pas en avant, avant de croiser le regard de cet homme étrange et fais deux pas en arrière.

Un frisson aurait pu parcourir mon échine si j’avais eu un système nerveux. Il est étrange et effrayant. Même pour l’automate que je suis. Je pose mes grands yeux innocents sur lui, penaude.

Vous pourriez lui faire comprendre que ce ne sont pas de vrais fleurs quand même. Je doute que le tissus soit très digeste, même pour lui. Ou elle.

HARLEY-
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