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 Mirror Medusa - Farran & Théa

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Théodora Mulberry

Message(#) Sujet: Mirror Medusa - Farran & Théa Jeu 2 Aoû - 14:44

Mirror Medusa
Mentor et apprentie se rencontrent au milieu de rouages et des clous

Farran & Theodora ;
L'explosion fait trembler les murs de la cave et j'arrive tout juste à m'accroupir pour éviter le morceau de métal qui passe en tourbillonnant au-dessus de ma tête avant de retomber sur le sol un peu plus loin. Bon sang j'y croyais! Depuis des semaines que je travaillais sur ce prototype de machine à laver le linge automatique pour aider un peu Sarah notre servante et voilà que c'est un lamentable échec. Je me laisse retomber sur mon tabouret en soupirant alors que la porte de l'étage s'ouvre et que j'entends le pas de mon père dans l'escalier.

Dieu du ciel Théa qu'est ce qui s'est passé ici? Tout va bien?
Oui papa ne t'en fais pas. La machine que j'ai crée n'a pas marché...


Il entre dans la pièce et contemple le désastre en se grattant le crâne avant de se planter face à moi et prendre mon menton entre ses doigts fins. Je le repousse doucement.

Papa je ne suis pas blessée tout va bien. J'ai juste...échoué. Et je m'en veux parce que je ne sais pas ce qui a pu rater cette fois...

Je le vois qui s'accroupit et sourit pour se trouver à ma hauteur.

Princesse. Tu sais combien de diagnostics erronés j'ai donnés alors que je n'étais qu'un interne? Combien de fois j'ai fait des erreurs?
Souvent...
Exactement. Et est ce que je me suis arrêté au premier échec?
Non...
Voilà... Je sais que c'est dur et décourageant mais... c'est seulement si tu t'y accroches que tu réussiras... La persévérance est la clé de tout!


J'ai un timide sourire alors qu'il me prend dans ses bras.

Je préfère ça. Maintenant étudie les choses rationnellement. Je ne comprends rien à tout ça mais essaie de voir ce qui a raté... le maillon faible de ta...machine...

Il désigne mon atelier d'un geste vague avant de s'essuyer les lunettes avec son mouchoir de poche et les remettre sur son nez.

Je vais dire à Bérénice de nous servir du thé. Monte le prendre avec moi un peu plus tard d'accord? Et débarbouille-toi, on dirait que tu as travaillé dans une mine de charbon...
Promis.


Il remonte lentement et une fois que la porte s'est refermée je me remets debout et analyse la situation, plongeant à moitié dans la carcasse de ce qui fut une fois mon invention. Pendant de longues minutes j'ausculte, j'examine, comme papa avec ses patients, avant de trouver la cause du problème. Un foutu rouage grippé. Je grogne en me relevant et prends quelques notes sur mes croquis avant de monter pour le thé, le museau propre, bien évidemment.

Alors, tu as trouvé la solution?
Oui papa, c'était trois fois rien mais ça a suffi à tout enrayer...
Comme le corps humain, la moindre petite chose peut abimer l'ensemble de cette merveilleuse machine que nous sommes. Allez prends un scone...


Le lendemain après la sortie du travail je guette autour de moi avant de filer par le magasin de monsieur Olliver. Je sais que papa n'aime pas que j'y aille, et encore moins seule, mais c'est la seule façon d'être correctement servie... Si j'envoie Bérénice elle va me ramener le contraire de ce que je veux et elle y sera allée trois fois avant d'avoir les bonnes pièces. Il est tôt et si je me dépêche mon retard ne sera pas remarqué... Je file dans les rues et ruelles et un bon quart d'heure plus tard je pousse la porte, faisant tinter la clochette qui s'y trouve. Le vieux monsieur Oliver relève la tête de son livre de comptes et me sourit.

Bonjour Théa, comment vas-tu?
Très bien et vous?
Bien bien... si tu as besoin d'aide, n'hésite pas d'accord?
Promis!


Je lui souris et m'en vais musarder dans les rayonnages, ouvrant les tiroirs de vis et d'écrous. Et je sors ensuite les plans de ma machine que j'ouvre devant moi, sourcils froncés, essayant de trouver le reste des pièces qu'il me faut pour réparer et finir tout ça. Et alors que mon regard est perdu à déchiffrer les inscriptions sur les tiroirs les plus hauts je bouscule un client que je n'avais même pas vu, faisant tomber mes plans sur le sol. Je me tourne pour faire face à ma victime malencontreuse.

Oh je suis désolée monsieur. Je ne vous avais pas vue! Je ne vous ai pas fait mal j'espère? Je suis désolée, vraiment...


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Farran al-Madani
Inventeur


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Message(#) Sujet: Re: Mirror Medusa - Farran & Théa Ven 3 Aoû - 4:51


Mirror Medusa

Difficile de trouver des pièces de qualité en ville, et pourtant cette ville se targue d’être l’épicentre du monde moderne et de la technologie. La modernité n’a pas que des avantages apparemment. Les manufactures et l’automatisation prennent peu à peu le pas sur le fait main; augmentant le volume de production mais en général, en diminuant la qualité du produit final. Dans bien des cas, Farran préfère créer lui-même les pièces de ses prototypes; la majorité devant être ajustées et personnalisées individuellement. Dans d’autres cas, pour les mécanismes simples, objets domestiques ou "communs" comme il les désigne, il s’autorise à se procurer des pièces de seconde qualité. Tant qu’aucune vie ne peut être mise en danger par la faute de pièces fautives, son sens moral accepte cet écart.

Trouver un marchand de pièces, qui soit à la fois honnête et soucieux de la qualité de ses produits n’est pas non plus une chose aisée. Il y a ce Olliver dans les quartiers Sud-Est de la ville qui offre quelques pièces décentes, pour les standards élevés de Farran bien entendu. L’homme est à son affaire, agréable sans être indiscret, et tient un stock appréciable et varié.

Peu de temps après que la petite demoiselle rousse soit entrée, Farran entre à son tour dans la boutique, recréant inconsciemment le même manège du tintement de la clochette au mouvement de la porte. Les salutations sont moins familières que précédemment. Lui n’ayant jamais réellement pris le temps d’avoir une discussion avec Olliver, souvent l’esprit trop préoccupé par des calculs ou un problème à résoudre pour sortir de ses pensées, et le propriétaire… devait avoir ses propres raisons de garder une certaine distance. Raisons inconnues de Farran qui ne s’en formalise aucunement comme en témoigne l’échange poli de salutations et la demande d’un ton tout aussi poli à savoir si la commande faite il y a quelques semaines est arrivée.

Pendant que monsieur Olliver va vérifier dans l’arrière-boutique, Farran part à la recherche d’un rouage dentelé bien précis à travers les rayonnages. Il n’a pas souvenir avoir déjà vu cet élément dans l’inventaire de la boutique mais il préfère faire une minutieuse vérification. Du moins, jusqu’à ce qu’une petite demoiselle, rousse à en incendier tout Londres le bouscule. Vu la différence de gabarit c’est l’étourdie qui fait les frais de sa propre étourderie plus qu’autre chose.

"Il n’y a pas de mal Mademoiselle."

Farran se penche aussitôt pour récupérer ce que la petite a laissé tomber, un minuscule sourire et un petit haussement des sourcils accueillent les plans qui se révèlent bien vite au regard de l’inventeur. À peine une minute plus tard il indique de l’index un endroit du plan.

"Joli. Je vous recommande un joint de dilatation en tissu à cet endroit, puisque votre mécanisme sera soumis à beaucoup de pression et probablement un changement de température, en plus d’absorber les vibrations."

Avec un sourire discret, Farran rend ses plans à la petite demoiselle rousse, comme s’il venait simplement de lui donner une direction quelconque pour s’orienter dans la ville. Après une petite salutation de la tête, il se détourne pour repartir en quête de ce qu’il cherche.


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Théodora Mulberry

Message(#) Sujet: Re: Mirror Medusa - Farran & Théa Mar 7 Aoû - 11:12

Mirror Medusa
Mentor et apprentie se rencontrent au milieu de rouages et des clous

Farran & Theodora ;
Décidément, il y a des fois où je pourrais me gifler. Cet homme était pourtant là, juste à côté de moi, et voilà que je le heurte de plein fouet. Je me demande comment la même fille capable de faire des rouages minutieux et à construire des assemblages miniaturisés n'arrive même pas à regarder ce qui l'entoure. Le pauvre. Et sous le coup du choc je chancelle légèrement et lâche ce que j'avais en main. Mon plan comme les pièces que je tenais en vrac s'éparpillent sur le sol dans un concert de tintements métalliques alors que je croise le regard de l'inconnu, un beau jeune homme d'une trentaine d'années à l'air sérieux. Je me confonds en excuses alors que je tombe à genoux pour ramasser les vis et les rouages qui sont disséminés dans le rayonnage étroit, et j'ai un sourire gêné quand je remarque qu'il se penche avec moi et qu'il m'aide.

Je... ne vous embêtez pas monsieur je vous assure... je... c'est de ma faute... c'est... c'est vraiment gentil. Mais c'est de ma faute je vous assure je...

Mes doigts courent à la hâte sur le plancher de la boutique un peu poussiéreux, et rattrapent à la hâte les fuyards qui finissent dans ma poche. Et je reprends ensuite le plan que le jeune homme me tend, après l'avoir examiné avec...curiosité. Mais au lieu de juste me donner la feuille et s'en aller, le voilà qui désigne du doigt mon dessin, ce qui me fait froncer les sourcils. Même si son ''joli" fait naître le rouge sur mes joues. J'écoute avec attention ce qu'il me dit, surprise de le voir s'y connaître autant et impressionnée aussi qu'il ait pu si vite localiser la source de mon problème. Pendant quelques secondes je reste immobile, pensant et repensant à ce qu'il m'a dit. Bon sang mais c'était tellement simple! Tellement évident! Et dire que je me suis cassée la tête là dessus pendant des heures alors que la solution était si simple... Et de là une suite de réflexions s'enchaînent, sur le commet faire et quoi utiliser, un sourire ravi aux lèvres. Avec son aide, j'ai vaincu ce problème épineux.

D'ailleurs quand je reviens à moi, je me rends compte qu'il a disparu. Enfin pas vraiment disparu, il est encore dans la boutique, à chercher ce pour quoi il est venu. Je ne l'ai même pas remercié. Je vais vite prendre ce dont j'ai besoin suite à ses conseils et tente de le retrouver au milieu des rayons. Je ne peux pas me montrer aussi ingrate, surtout après l'aide qu'il m'a apportée... Heureusement il n'est pas loin et je reviens près de lui timidement.

Je voulais vous remercier, vraiment. J'étais désespérée de résoudre ce problème mais heureusement grâce à vous j'ai la solution... C'est vraiment gentil à vous d'avoir pris le temps de me donner vos précieux conseils... merci monsieur...

J'ai un sourire timide avant de m'en aller vers la caisse. Monsieur Olliver écrit la facture au crayon de papier avant de glisser mes achats dans un sac en kraft que je range dans mon sac. Je le remercie, et je suis sur le point de sortir quand je m'arrête. L'homme là-bas avait vraiment l'air de bien connaître son sujet... alors que moi je dois me débrouiller seule et je rencontre souvent des difficultés que je peine à résoudre. Personne autour de moi n'est inventeur, mécanicien ou ingénieur... Alors peut-être que... je me mords le lèvre, hésitant sur le pas de la porte avant de hausser une épaule. Qui ne tente rien n'a rien à ce qu'on dit. Je reviens lentement vers lui, presque sur la pointe des pieds.

Excusez-moi de vous embêter encore monsieur mais je... vous semblez bien vous y connaître en mécanique... je pourrais vous demander où vous avez appris? Je... je cherche moi-même quelqu'un qui pourrait... m'aider à m'améliorer dans ce domaine et en vous écoutant je me suis dit que vous auriez peut-être un nom à me conseiller...si ça ne vous dérange pas bien sûr...


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Farran al-Madani
Inventeur


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Message(#) Sujet: Re: Mirror Medusa - Farran & Théa Lun 20 Aoû - 4:45


Mirror Medusa
Déjà reparti dans ses recherches du rouage parfait, Farran n’a rien entendu des petits pas timides qui se sont rapprochés et c’est avec un petit sursaut qu’il accueille les premiers mots de la petite demoiselle rousse. Il ne s’attendait pas à des remerciements pour quelques paroles des plus banales, des plus évidentes et ne sait pas quoi dire sur le coup. Alors il incline le buste légèrement pour remercier son interlocutrice de cet égard et il la regarde s’éloigner, secoue la tête et retourne à ses recherches. Après avoir passé en revue minutieuse le contenue d’un tiroir pour ne pas trouver quelque chose à la hauteur de ses attentes, Farran se fait à l’idée qu’il va devoir forger et denteler lui-même l’engrenage désiré. Même modifier un déjà existant serait quasi plus long que d’en créer un de toutes pièces.

Alors il retourne vers le comptoir où Olliver a posé sa commande minutieusement emballée dans ce papier aux teintes brunâtres. À peine Farran a-t-il le temps de remercier le propriétaire des lieux pour sa diligence que cette fois il perçoit les petits pas timides de la jeune fille de tout à l’heure. Sans sursauter cette fois il se tourne vers elle, et s’incline de la même manière que tout à l’heure pour la saluer. Peut-être a-t-elle oublié quelque chose, et c’est d’un léger pas de côté que Farran lui cède sa place au comptoir… mais il constate vite que c’est à lui qu’elle désire parler. Bien silencieusement et attentif, il écoute cette timide requête à laquelle il ne s’attendait pas du tout, surtout venant d’une femme.

Un nom à recommander? Victor Frankenstein? Oh non il va taire ce nom, même si l’inventeur est l’un des plus brillants esprits qui lui fut donné de connaître. Victor n’est pas… apte à laisser quiconque entrer dans son repaire en dehors de sa chère Elizabeth et ceux pouvant bénéficier à cette même chère Elizabeth. Ce serait un grand manque de tact de sa part envers son ami et sa filleule que de lancer cette petite sur leurs traces. Avec un petit sourire sincèrement désolé de la situation et de ne pouvoir faire mieux, il répond aux interrogations qui lui sont dirigées.

"J’ai appris à Tehrān. À l’âge de sept ans on m’a confié à un maître qui m’a appris beaucoup de sciences, dont ce que vous appelez mécanique. Je crains de ne pas avoir de noms à vous recommander jeune dame, je ne connais aucun maître enclin à prendre des apprentis à Londres et plus encore je m’en voudrais de placer votre père dans l’embarras en vous suggérant un apprentissage onéreux."

Il ignore comment fonctionne le principe des apprentis dans le royaume de Londres. Peut-être qu’il fait erreur en pensant que c’est partout pareil et que son expérience personnelle est comparable à celle de la majorité. Il sait juste que son propre père avait payé une fortune et usé de bien des contacts et faveurs pour lui avoir cette place au palais, auprès d’un des plus éminents érudits du royaume. Il y a sûrement des équivalents à Londres mais voilà, Farran est timide à se mêler aux différents cercles d’artisans et scientifiques. Il ne le faisait pas dans son propre pays, alors imaginez dans un pays étranger…

"Je suis navré de ne pas vous être davantage utile Mademoiselle."


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