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 Wanted Man ft Adeline

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Edgar A. Poe
Initié


Quelques petites choses sur moi:
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Message(#) Sujet: Wanted Man ft Adeline Ven 3 Aoû - 17:42

Wanted man
Adeline & Edgar



Le paysage brumeux défilait sous mes yeux. Le fameux fog étendait son long manteau de brume et avalait tel un monstre les étendues vertes et divers prairies anglaises où broutait vaches, veaux, moutons. J'approchais de Londres, je le savais, car bientôt je voyais les prairies vertes êtres remplacées par de gros tuyaux sortant de terre, crachant des litres et des litres de vapeurs. L'industrie prenait petit à petit le pas. La nature changeait. La vie même, changeait. C'était perceptible à notre échelle, mais ça l'était d'autant plus à celle des immortels qui peuplaient ces terres depuis longtemps. Je sortis de ma poche une petite boîte, sortant une cigarette et la portant à mes lèvres, l'allumant. J'étais dans le wagon fumeur, autant en profiter. Je n'étais pas un gros fumeur. Mais de temps en temps... cela faisait du bien. Ma montre se mit à chauffer doucement, signe qu'il s'apprêtait à se passer quelque chose. J'avais compris très rapidement que j'étais devenu, tout comme un chat noir, un porte poisse, aussi décrochais-je doucement ma montre de mon veston pour la cacher dans le creux entre le dossier et l'assise de mon siège, la faisant glisser tout au fond. De toute façon, m'était avis que si on me l'a dérobait, le voleur finirait plus vite que prévu... Mort... Car cette montre abritait un démon. Démon qui prenait l'apparence d'un chat une fois rentré à la maison. Son rôle ? S'assurer que je survive encore 8 ans pour pouvoir faucher mon âme et me faire passer de l'état de vivant à celui de cadavre. Comment j'en étais venu à penser que nous allions nous faire braquer ? Les coups de feu que j'entendais dans le wagon voisin. Je restais stoïque, calme, je voyageais léger et n'avait rien d'autre que quelques livres, des carnets pour écrire, et un stylo à encre. Fait et dit, dans la minute, un homme entra, il portait un foulard noué autour de son visage, et un chapeau vissé sur son crâne, on ne pouvait voir que deux yeux d'un bleu d'acier, froids et sans remords. Il braqua son pistolet en l'air et tira un coup. Le bruit assourdissant raisonna, et bien vite, j'entendis le sifflement caractéristique d'un bon vieille acouphène. Je vidais ma bourse de sa substance et le mit à l'intérieur du sac qu'il tendait, à tour de rôle, à tout le monde. Puis, il partit sans demander son reste. Sans doute à la recherche d'un échappatoire ? C'était idiot de cambrioler un train, comment descendre sans se rompre le cou ? Je levais les yeux au ciel, puis me désintéressait totalement de la situation, prêtant de temps en temps aux larmes et aux cris de certains enfants, ainsi que de certaines jeunes femmes. Je raccrochais ma montre à sa place. Il y avait certaines situations qu'il fallait apprendre à accepter. Enfin, c'était facile pour moi, puisque... J'étais forcé de constater que je n'étais pas homme matérialiste. Je n'en avais pas trop le choix, je me savais condamner. Alors à quoi bon s'attacher à l'argent ? En plus... j'en avais bien assez pour vivre, sans m'en vanter. Je rouvris alors tranquillement mon carnet, prenant quelques notes, le train s'arrêta finalement à la gare de Kings Cross, je pus quitter ce lieux de malheur. Je remontais le quais, pour rentrer dans le hall de gare, il y avait une masse grouillante de gens... je n'aimais pas trop la foule, cela me mettait mal à l'aise. Je vissais mon chapeau sur ma tête, et avançant, me faufilant avec fluidité dans la foule, parvenant à sortir de la gare, et poursuivant sur ma lancé. J'aurais pu prendre un fiacre... mais... Je n'en avais dans le fond pas vraiment envie, marcher me ferait le plus grand bien. Je me mis à observer la statut d'un majestueux lion. Je n'y avais jamais vraiment fait attention avant. On pouvait presque discerner chaque poils de la structure de pierre, et cela faisait illusion. Je finis par heurter quelqu'un dans un choc qui me tira de mes rêveries habituelles. Puis baissais les yeux pour voir une jeune femme au sol.

« Excusez moi Milady, je ne regardais pas où je marchais. Il n'y a rien de cassé ? Permettez moi de vous aider ! »

Je lui tendis la main, j'étais assez gêné, oh cela m'arrivait souvent, j'étais souvent perdu dans mes pensées. Et cela arrivait souvent, je me sentais mortifié.

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Adeline M. Hamilton


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Message(#) Sujet: Re: Wanted Man ft Adeline Ven 3 Aoû - 22:01

“Wanted Man”Adeline ne quittait presque jamais Londres. Non parce que l’envie lui manquait, mais parce qu’elle avait ses habitudes dans la ville et que la quitter, ne serait-ce que pour quelques jours, l’effrayait presque autant que l’excitait. Mais lorsque Lady Norton avait triplé son offre pour qu’elle aille la voir dans sa résidence secondaire, la voyante n’avait pas pu refuser. Laissant de côté ses appréhensions, elle avait embarqué dans le premier train, avec les yeux brillants d’une enfant le jour de Noël.

La séance n’avait pas duré bien longtemps, Lady Norton voulant surtout amuser ses invitées de l’après-midi. Une lecture des lignes de la main, quelques tours de passe-passe avec les cartes, et on la remerciait gentiment.

Le portefeuille sensiblement plus arrondi qu’à l’aller, Adeline observait ses compagnons de voyage. Depuis qu’elle était enfant, elle s’amusait à deviner les futures actions des gens alentour. C’était un jeu auquel elle ne se trompait que rarement, grâce à sa forte capacité d’observation. Soudainement sortie de son jeu par une forte peur panique, elle releva la tête à la recherche de la source de son malaise sans voir quoi que ce soit. Quelques secondes plus tard, un coup de feu retentit. S’ensuivit un braquage en bonne et dûe forme, dans lequel Adeline perdit son pécule de la journée.

Si la jeune femme était d’un optimisme à toute épreuve, elle se découvrit une profonde aversion pour les hors-la-loi. En particulier ceux qui la volaient elle. Bien sûr, avec la bouche de l’arme pointée sur son front, elle se montra docile. Mais à peine le train arrêté, elle courut à la recherche d’un policier. Elle n’en vit aucun dans la gare, chose assez rare, alors elle décida de pousser sa chance dans la rue. La foule s’écartait sur son chemin, alors elle ne prêta que peu d’attention à ceux qu’elle pourrait bousculer. Sauf que d’autres ne la regardaient même pas, comme cet homme occupé à faire du tourisme. Elle le frappa de plein fouet, tombant à la renverse sous l’effet combiné de sa tentative de ralentissement et du choc contre l’inconnu. L’homme se confondit en excuses auxquelles Adeline ne répondit pas immédiatement, occupée à chercher du regard un représentant de la loi.

Et lorsque finalement elle prit la main qui lui était tendue, elle leva les yeux.

Il y avait là des murmures sur l’oreiller, des chansons fredonnées dans une cuisine où l’amour remplaçait le luxe. Un verre de whisky, une fleur posée sur un manuscrit, un soupir contre une oreille. Une peau plus pâle qu’elle ne devait l’être, des membres trop fins pour être sains. Puis la douleur, vive et lancinante à la fois, et l’absence, mère de solitude dans une mer de gens. Enfin, le tic tac régulier et inéluctable d’une montre de poche.

Adeline se releva mais ne lâcha pas l’homme, prise dans la vision. Une larme roula sur sa joue, puis deux, et elle ne put retenir un sanglot. Lorsque ses doigts glissèrent hors de leur étau de chair, elle s’essuya les yeux.

« Je vous promets que je n’ai rien, Monsieur. Je ne sais pas ce qu’il me prend. Une poussière, sans doute. »

Elle voulut couper court à cet incident, continuer sa quête de justice, mais une incompréhensible envie de ne pas laisser l’homme face à elle seul l’empêchait de partir. Le vol de sa bourse lui sembla tout à coup si futile face au désespoir qu’elle avait ressenti quelques secondes auparavant. Et puis, elle n’en avait perdu que la moitié, vu qu’elle avait caché le reste dans ses collants. Ravalant les larmes qui menaçaient encore de mouiller son visage, elle offrit un large sourire à la silhouette sombre.

« Merci pour votre aide. Peut-être pourrais abuser de votre gentillesse. Voyez-vous, je viens de débarquer d’un train dont les passagers se sont fait dévaliser. Je cherche à porter plainte. »

Adeline dévisagea l’homme une nouvelle fois. L’avait-elle déjà vu? Probablement pas, mais une certitude la poussa à ouvrir la bouche.

« Vous y étiez, n’est-ce pas? Dans le train? Il vous a volé aussi, le scélérat! »

La vie qu’elle avait imaginé à cette homme était suffisamment terrible pour qu’on lui afflige encore une perte financière. Adeline prit le bras de l’homme et l’entraîna avec elle.

« Ne vous inquiétez plus. Si nous sommes deux à porter plainte, ils feront sûrement quelque chose pour nous! »

Remontée, elle se voulait cependant rassurante. Alors elle lui fit le plus beau sourire qu’elle pouvait.
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Message(#) Sujet: Re: Wanted Man ft Adeline Jeu 9 Aoû - 16:27

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La bousculade avait été violente, non pas pour moi, mais surtout pour la jeune femme, je l'aidais donc à se relever en tout bon gentleman, sa main dans la mienne, je sentais sa main se crisper dans la mienne, elle semblait ailleurs, comme hagard... Je surpris une larme, puis une deuxième, farfouillant dans mes poches pour en sortir un mouchoir un peu froissé, une lueur de pure inquiétude brillant dans mon regard sombre. Je penchais la tête, choisissant de croire son excuse, hochant doucement la tête, un petit sourire en coin sur le visage

« Elles sont particulièrement agressives en cette saison. »



Elle reprit contenance et m'offrit un sourire que je lui rendit sans faire d'effort, avant qu'elle ne finisse par se remettre à parler. Oh... Elle était elle aussi dans ce train... Et elle fit le rapprochement d'elle même, mais maintenant qu'elle le disait... nous étions dans le même wagon, ça j'en étais sûr.

« Oui j'y étais. Il m'a prit un peu d'argent, mais par chance, je voyage léger, dans tous les sens du termes. Mais... Ces attaques sont de plus en plus courantes, à croire que le crime attire un peu tout le monde en ce moment... Mais je peux vous accompagner au commissariat le plus proche, ce sera ma façon de m'excuser, d'accord ? »
 


Elle m'attrapa le bras, et je me laissais tirer, lui emboîtant le pas, calquant mon pas sur le sien pour ne pas le distancer, j'avais perdu l'habitude de marcher au bras d'une femme... En fait, je ne me souvenais plus la dernière fois que je m'étais, ne serait-ce que, juste promené avec une femme, ou même danser avec l'une d'entre elles. Avec ma femme, nous allions souvent danser aux bals que donnaient notre village. J'eus un nouveau sourire amusé en réponse au sourire éblouissant de la jolie jeune femme

« Je ne suis pas vraiment inquiet, mais je suis sûr que vous n'auriez pas eu besoin de moi pour mettre sur le pont tout les agents disponibles. Venez, C'est par là, il faut tourner à droite au prochain croisement. Il vous a prit beaucoup de choses ? »


Un éclair passa dans ma caboche. Je baissais les yeux vers la demoiselle.

« Excusez moi, je ne me suis pas présenté, Edgar Poe, mais vous pouvez m'appeler juste Edgar. »


C'était dingue comme ma vieille compagne, la solitude, disparaissait dès qu'un être humain croisait ma route. J'aurais presque pu finir totalement accro à ce genre de petites rencontres, j'aurais pu passer ma vie à aller d'une fête à l'autre, pour rencontrer une foule de gens, pour la tenir à distance. Mais je n'étais pas ainsi, je portais le lourd fardeau qu'était le mien, et j'avais tendance à m'enfermer dans mon cocon, alors, la solitude revenait, elle finissait toujours par revenir. Ne me quittais jamais, c'était comme une ombre qui me collait à la peau, une épée de Damoclès qui me pendait au dessus du nez.

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Adeline M. Hamilton


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Message(#) Sujet: Re: Wanted Man ft Adeline Ven 10 Aoû - 2:12

“Wanted Man”Adeline avait prit le mouchoir de l’homme pour éponger ses larmes et ne le lâchait pas. Comme si l’avoir en main lui permettait de retenir son propriétaire à ses côtés. Elle sourit à la plaisanterie, consciente de ne pas avoir réussi à duper son interlocuteur.

Il était beaucoup moins sombre que ce qu’il ne laissait paraître. Elle s’était attendue à n’avoir que des regards interloqués face à ses brusqueries, mais il répondait à ses sourires, faisait même un peu d'humour. Elle devinait un certain pessimisme, cependant, ou une nonchalance surprenante vu la situation.

« Quelle tragédie! On pourrait croire qu’à notre époque, le monde serait plus sûr... Peut-être sommes nous trop indifférents face à ces actes pour qu’ils cessent une bonne fois pour toute! » Une petite pique pour la fatalité dont il faisait preuve, qu’elle accompagna d’un clin d’œil pour l’adoucir.

Ils conversaient en marchant, la course d’Adeline se transformant en agréable balade à travers les rues de Londres, qu’elle connaissait finalement si peu. Lui vint en tête qu’elle n’avait jusque là jamais eu besoin des services de ces bons policiers. Elle avait eu quelques clients difficiles, oui, mais elle s’était débrouillée seule. L’homme la guidait jusqu’au poste avec une facilité qui lui fit se demander s’il avait l’habitude. Ou peut-être qu’il habitait simplement le quartier et que sa curiosité était bien trop grande. Elle écoutait son compagnon, à peine distraite par les questions qui fourmillaient dans son esprit.

« Vous surestimez mes capacités, mon cher. Je n’ai pas l’habitude de traiter avec les représentants de la loi, mais on m’a dit que les menaces ne fonctionnaient pas. J’aimerais tout de même revoir la bourse qu’on m’a volé. C’était une petite fortune. Enfin, pour moi. Le voleur risque d’être un peu déçu. »

Lorsqu’il se présenta, Adeline rougit un peu. Encore une fois, sa vivacité avait prit le pas sur la bienséance. Sa mère l’aurait fustigée pour la faute. Réalisant soudain à quel point il aurait été facile pour l’homme de la duper, de l’amener ailleurs, elle se crispa légèrement. La ville n’était pas sécuritaire, il l’avait avoué lui-même.

« La faute est mienne. Je vous ai emporté sans même vous demander votre avis. » Avant de se dévoiler, elle tenta de lire ses intentions, mais il semblait digne de confiance. Et puis ses instincts ne la trompaient que très rarement. Elle hésita tout de même à utiliser son nom de voyante mais décida d’être franche. Elle s’arrêta avant une rue et fit une légère révérence. « Mon nom est Adeline Hamilton, mais beaucoup m’appellent Adie. Je suis ravie d’être tombée sur vous, Edgar. »

Il lui fallut une bonne dizaine de secondes pour faire le rapprochement entre son Edgar et le Edgar dont le nom ornait certains de ses livres. Ses yeux s’agrandirent et elle lâcha le bras de l’homme pour l’examiner de la tête aux pieds.

« Edgar Poe… Le Edgar Poe? » Sans attendre de confirmation, elle continua. « J’ai adoré votre dernier poème! Je vous imaginais plus âgé, je dois avouer. Un peu plus petit aussi, plus grisonnant. Mais cela va avec l’âge que je vous donnais. Vos textes sont si sombres - mais excellents - que vous êtes d’un charme surprenant! »

Les joues rosies par l’excitation, elle parlait à un rythme soutenu, un sourire béat collé sur le visage. Se pinçant finalement les lèvres, elle joignit les mains, une expression désolée.

« Vous n’avez probablement pas besoin d’une nouvelle admiratrice… Alors je vais le dire une seule fois et je ne vous embêterais plus avec ça: continuez à écrire, vous avez un talent indéniable et vous motivez de nombreux apprentis auteurs. »

Elle sourit une nouvelle fois, espérant ne pas avoir brisé la complicité naturelle qui s’était installée plus tôt.
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Message(#) Sujet: Re: Wanted Man ft Adeline Mar 14 Aoû - 12:12

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Je la regardais, ne pouvant m'empêcher de sourire doucement en relevant la petite pique à mon égard, me faisant beaucoup plus pensif. Il était vrai que... Le fatalisme, c'était ma spécialité, mais qu'attendre d'autre du monde ? J'avais vu le pire, non pas le meilleur, et j'étais plus habitué à la compagnie du premier que du deuxième.

« Hobbes disait que l'homme était un loup pour l'homme, et en cela je le rejoins. Il y a trop d'envie en un être humain, pour qu'il ne soit pas néfaste pour son compatriote. Il y a des vols et des crimes depuis la nuit des temps... parce que l'humain est un animal très... mauvais dans le fond. Oh... Bien sûr, certains d'entre nous restent dans le droit chemin parce que nous avons une culture, une conduite, un code d'honneur, mais je ne peux m'empêcher de penser que cela n'est... qu'une rare partie de la population. »

Ma vision du monde qui m'entourait était extrêmement sombre, et j'en avais conscience, mais comment faire autrement quand on avait jamais rien connu d'autre ? Ma famille biologique... hormis ma sœur, n'était qu'un ramassis d'alcoolique, et je sentais la main spectrale de l'alcoolisme sur ma peau à chaque fois que je ne faisais pas attention, c'était de famille. Ma femme était morte, ma sœur, l'innocente Rosalie aussi, il y avait des fantômes partout, la vie n'était pas un jolie petit chemin pavé de pierres jaunes, et je n'allais ni rencontrer un lion peureux mais adorable, ni un homme en fer blanc protecteur... mais il n'empêche que je profitais de ce bon moment en charmante compagnie. Nous discutions de tout et de rien, et je me montrais agréable, comme à chaque fois que je rencontrais quelqu'un. Ma femme m'avait un jour dit que je n'étais pas un mauvais bougre, j'étais même une personne adorable, mais j'avais trop souffert au court de ma vie.

« Les représentants de la loi... C'est une espèce à part vous savez, mais je pense que vous auriez pu en venir à bout sans trop de soucis. Effectivement... Les menaces ne sont pas ce qui marche le plus, mais généralement, l'idée de porter secours à une demoiselle en détresse leur plait. Hm... Les voleurs sont assez cruels pour ça, ils ne font pas vraiment de distinction entre les riches et les pauvres, ils se remplissent les poches, peu importe d'où l'argent provient. »

Je m'étais finalement présenté, envoyant au loin ses excuses, la jeune femme n'ayant en aucun cas à se sentir coupable, une expression douce et calme se plaqua sur mon visage. Je levais un chapeau imaginaire à son attention.

« Enchanté de vous connaître dame Adeline ! »

Je vis soudainement son expression se modifier, une expression inquiète se postant alors sur mon visage, que pouvait-il bien se passer dans sa tête pour ce revirement d'expression ? J'étais un fin observateur... mettez ça sur le compte de mon côté écrivaillon.

« Effectivement, je ne connais pas d'autres Edgar dans ma famille jeune dame. Et je vous remercie pour vos compliments, il n'y a rien de plus glorifiant pour un écrivain que de savoir que l'on est lu. Un nouveau recueil de nouvelles devrait sortir la semaine prochaine, je pourrais vous mettre un exemplaire dédicacé de côté, si cela vous tente. »


Je lui offrit un clin d’œil complice, avant de laisser échapper un petit rire amusé, haussant doucement les épaules. Je devais avouer que je réagissais comme les gens timides, quand quelqu'un me reconnaissait ou me complimentait sur mes livres. J'avais rêvé toute ma vie d'être publié, et tout allait au delà de mes espérance.

« Vous savez, les gens voient souvent les auteurs comme de vieux scribouillards ayant la soixantaine passé, mais j'ai encore quelques années devant moi avant de ressembler à ça. »


Je la laissais finalement reprendre sa route à mon bras, tapotant gentiment sa main.

« Ne vous en faites pas. J'apprécie grandement mes lecteurs, et je ne dis jamais non à un avis, cela me motive à continuer, ne vous en faites pas, je n'ai pas prévu d'arrêter de si tôt. »


Non... Mes crises ne me le permettait pas. Je pouvais passer des jours à écrire sans pouvoir m'arrêter... Oh bien sûr c'était ma plume, c'était mes écrits, mes idées... mais il y avait toujours un petit je ne sais quoi de magique... Ayant plus attrait à la malédiction qu'à une bénédiction. Dans le monde réel, le diable existe, mais pas la marraine la bonne fée. Je m'arrêtais finalement devant une grande bâtisse, l'entrée était encadré par deux policiers, je leur adressait un signe de tête, avant d'aller ouvrir la porte à la jolie demoiselle.

« Prête à en découdre très chère ? »





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