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 Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram)

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G. Sasha Ashton
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Quelques petites choses sur moi:
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Message(#) Sujet: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Sam 1 Juil - 21:29

ce n'est pas ce que tu crois
Lorsqu'elle reçut la missive de la Ligue lui demandant de se déguiser une énième fois en femme pour une mission, Sasha ne put retenir un soupir exaspéré. Si elle avait su, elle aurait gardé ses cheveux longs et ses robes en soie pour entrer dans l'organisation ! Quoi qu'il en soit, il était trop tard à présent pour révéler aux autres membres de la Ligue sa véritable identité. Et même si elle savait que Huck avait des doutes -il avait parfois un regard insistant, comme s'il cherchait à briser son secret-, elle faisait comme si de rien n'était. Mais ce n'était pas facile.
Elle relut encore une fois la lettre qu'elle vient de trouver derrière sa porte -sa concierge distribuait elle-même le courrier aux habitants de l'immeuble, aussi chaque porte était équipée d'une ouverture où glisser lettres et petits colis.

Vous avez pour mission d'interpeller -et de tuer si nécessaire- un vampire dont le comportement met en danger ses semblables. Il a pour habitude de kidnapper de jeunes demoiselles en se faisant passer pour un peintre, puis de les vider de leur sang. La seule qui ait pu lui échapper parle d'un rituel satanique et d'invocations macabres. A vous de découvrir ce qu'il en est. Vous ferez équipe avec Abraham Van H. Ses études sur les vampires vous permettront de mieux vous préparer. Puisque le vampire que vous devrez affronter n'est intéressé que par les jeunes filles, vous vous travestirez. Une perruque et une robe de bal se trouvent dans le paquet joint. Abraham Van H. passera vous chercher à votre appartement à 20h.

Sasha soupira une nouvelle fois. Sa concierge avait du garder le colis, comme d'habitude -il ne devait pas passer dans la fente de la porte. La jeune femme remit ses chaussures et sortit de son appartement pour descendre au local de la gardienne de l'immeuble. Après un bref échange de politesses, celle-ci remit à Sasha un paquet relativement lourd pour sa taille -il devait également contenir des chaussures.
Une fois de retour chez elle, la jeune femme déballa le colis. Elle ne put retenir un sifflement d'admiration devant l'élégance de la robe blanche qu'elle allait porter. En soie et en satin, rehaussée de broderies et de perles fines... Absolument magnifique. Avec la perruque, elle trouva d'autres perles montées en coiffe.
Il était près de dix-neuf heures, aussi Sasha ne perdit pas de temps, et entreprit de s'habiller. Elle enleva avec bonheur la bande de tissu qui lui comprimait la poitrine -même si elle n'en avait pas beaucoup, elle en avait plus que les hommes de son âge- et la jeta négligemment sur son lit. Après quoi, elle enfila les dessous fournis avec la robe, puis le corset, la jupe, et enfin le manteau, très ajusté à la taille. Positionner correctement la perruque lui prit un peu plus de temps, mais elle parvint à réaliser une coiffure élégante avec quelques pinces -heureusement que les cheveux étaient déjà bouclés !
Elle achevait de mettre du rouge sur ses lèvres lorsqu'on toqua à la porte. Se doutant que ce devait être Abraham, la jeune femme se dépêcha de se diriger vers la porte, s'arrêtant juste brièvement en chemin pour enfiler la paire de chaussures qui se trouvaient au fond du paquet qu'elle avait reçu.
Elle ouvrit alors qu'on toquait à nouveau.
« Abraham ? »
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Abraham Van Helsing
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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Dim 9 Juil - 12:28



Ce n'est pas ce que tu crois
Sasha & Abraham

J'observe le corps étendu face à moi et saisis un scalpel avant de relever la tête et croiser le regard impatient, et parfois dégoûté de mes étudiants. Des rangées de jeunes gens sagement installés, tous vêtus de couleurs sombres qui sont là pour devenir des hommes de science, des sauveteurs de vies humaines comme je le suis, et comme d'autres l'ont été avant moi depuis Hippocrate. Ils veulent apprendre, ils veulent savoir comment repousser la mort, comment rendre des vies plus faciles et comment éviter des drames. Ils veulent percer les secrets du corps humain et découvrir comment le plus petit composant de cet ensemble qui est une merveille d'organisation et de précision peut affecter tout l'ensemble. Des années d'apprentissage parfois ingrat avant d'être capable de pouvoir maîtriser cet art si beau mais si risqué qu'est la médecine...

Messieurs, une autopsie n'est pas une boucherie sous prétexte que votre patient est défunt et que vous n'avez plus à vous préoccuper de le blesser. Même décédé cela reste un patient, et il a droit au même respect que s'il était toujours envie. Votre patient a une famille, des proches, des gens qui l'aiment et le chérissent, et il a droit au traitement le plus humain qu'il est possible de lui donner. N'oubliez jamais ça, et mettez vous toujours à la place de votre patient. Si vous décédiez, comment aimeriez-vous être traité? Garder toujours ça à l'esprit à chaque fois que vous vous retrouverez près d'un patient, même pour une simple auscultation. Bien, ce point étant réglé, nous allons procéder. Il faut saisir le scalpel d'une main ferme mais souple. Nous commençons par faire une incision en Y du torse jusqu'au pubis. Ainsi...

J'appuie ma lame sur la peau pâle du cadavre et je vois le sang qui perle légèrement, avant de rouler en un fin ruban carmin à mesure que l'incision se fait plus profonde et plus longue. Je me lance ensuite dans une description détaillée de mes actions et de ce que je vois à l'intérieur du malheureux et démontrant au final que le pauvre est décédé d'une crise cardiaque. Un silence religieux règne dans l'amphithéâtre, et à part mes explications, le seul bruit que j'entends est celui d'une symphonie de plumes bien taillées qui prennent des notes à la hâte. J'aime ce genre de moments, et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai souhaité enseigner quelques heures à la faculté, deux matinées par semaine... Je montre comment refermer notre patient, faisant patiemment des points réguliers avec un fil de soie et mon assistant recouvre pudiquement d'un drap blanc avant de faire rouler la table d'opération hors de vue. J'essuie mes mains sur ma blouse et m'avance vers la mer de visages attentifs qui m'observe.

Très bien messieurs, j'espère que vous avez tous pris soigneusement des notes sur la démonstration que je viens de vous faire, car j'attends le compte rendu de cette autopsie sur mon bureau la semaine prochaine. En attendant je vous souhaite une bonne semaine et travaillez bien!

Je m'incline rapidement sous les applaudissements habituels de fin de cours, vieille habitude de fac de médecine, et je disparais afin de me laver les mains et ôter ma blouse. Je repasse ma veste ainsi que mon chapeau et grimpe ensuite dans ma berline, conduite par mon fidèle Jenkins.

Un message a été apporté pour vous monsieur. De la Ligue.

La lettre m'attend sur la banquette, et une fois assis, les portes fermées je brise le cachet de l'enveloppe et commence à parcourir les quelques lignes. Un vampire à arrêter. Une mission pour deux, que je vais accomplir avec un certain Sasha. Excellent fusil d'après le message, c'est lui qui allait jouer les appâts en se travestissant en prostituée pendant que je couvrirai ses arrières et m'occuperai de la créature. Quelques mots, une adresse, une heure. Fort bien.

De retour à la maison pour le déjeuner je mange en parcourant un livre, et passe ensuite l'après-midi en consultations avant de fermer le cabinet. J'enfile alors ma tenue de cuir noir que j'utilise pour les missions,et grimpe dans la berline après avoir donné une pomme à ma fidèle Molly. Vingt minutes plus tard je toque à la porte.

Lui-même. Et vous êtes bien Sasha?

La porte s'ouvre et je sursaute, vraiment surpris. Le message me disait que Sasha était un jeune homme, et la métamorphose est saisissante. A le voir ainsi, on ne se douterait pas une seconde qu'il n'est pas du sexe masculin. Au contraire, il apparait comme une demoiselle tout à fait gracieuse et délicate. Je retiens de justesse mon réflexe de m'incliner légèrement et de lui faire un baisemain pour lui tendre la mienne, et lui donnée une poignée de main franche et ferme.

Je vous félicite pour votre déguisement jeune homme, n'importe qui se laisserait prendre à votre apparence, moi le premier!

Je souris dans ma barbe et d'un léger signe de tête l'invite à me suivre.

Avez vous tout ce dont vous aurez besoin? Une arme discrète au cas où s'il tenterait de vous attaquer? Si jamais j'ai de quoi faire dans ma berline. Allons-y, plus vite on règle ça, et plus vite nous serons chez nous!

Je commence à descendre les marches pour retourner à la rue, lui désignant ensuite mon véhicule qui attend, sagement garé, Jenkins sur le siège du cocher, une couverture sur les genoux et les lanternes allumées, pendant que Molly trépigne légèrement sur les pavés, un couvre-reins la protégeant du froid.

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G. Sasha Ashton
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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Mar 18 Juil - 10:06

ce n'est pas ce que tu crois
Abraham est tel que Huck me l'a décrit. Élégant, courtois -je capte même le léger mouvement qu'il retient lorsqu'il me voit, un réflexe de révérence sans doute. Il faut dire que la robe me va parfaitement et que, s'il ne peut pas se douter que je suis une femme, il a du avoir un choc.
« C'est bien moi. Ravi de faire votre connaissance. »
Je lui serre la main amicalement, et ne peux m'empêcher de sourire lorsqu'il me complimente sur mon déguisement -qui n'en est pas vraiment un, mais passons sur ce point.
« Je vous remercie. La Ligue profite de mon visage androgyne pour me déguiser en femme plus souvent qu'à mon tour, aussi j'ai fini par prendre le coup de main de la coiffure et du maquillage. »
Il me fait signe de le suivre d'un mouvement de tête, aussi je récupère le sac à main assorti à la robe ainsi que mes clés, et verrouille la porte derrière moi. Alors que nous marchons vers sa berline -aussi élégante que lui, je dois l'avouer-, il me demande si j'ai de quoi me défendre sur moi. Je souris légèrement et entrouvre mon petit sac à main, lui laissant voir le pistolet de poche que je garde en permanence sur moi.
J'attends que nous soyons montés dans la voiture et que le cocher ait lancé l'attelage pour lui révéler d'autres petites choses :
« J'ai également un pieu en chêne coincé dans mon porte-jarretelles et les balles de mon chargeur sont mêlées d'argent. Oh, j'allais oublier mon petit poignard en argent dissimulé sous mon jupon. »
Nous avançons dans les rues de la ville, jusqu'à ce que la voiture s'arrête devant un hôtel particulier. Ce soir, on y donne une réception ouverte au public en l'honneur d'un jeune peintre récemment découvert, et la Ligue doit penser que le vampire que nous recherchons s'y trouve. A moi maintenant de tout faire pour qu'il me remarque et me propose une escapade chez lui...
Je prends le bras d'Abraham lorsque nous descendons de la voiture, avant de nous diriger vers l'entrée. Prise d'un doute, je lui murmure :
« Saurez-vous reconnaître le vampire ? J'avoue que je n'en ai jamais vu, et je ne veux pas me tromper de "client". »


Oui je sais je passe de la troisième à la première personne, pardooooooon
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Abraham Van Helsing
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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Mer 19 Juil - 23:56



Ce n'est pas ce que tu crois
Sasha & Abraham

Il y a cela de merveilleux à travailler pour la Ligue que les missions s'enchaînent sans se ressembler. Une semaine je peux être en train de traquer une gargouille agressive, et la fois d'après je peux enquêter sur des attaques de loup-garous. Rien n'est jamais prévu et rien n'est jamais écrit quant à ce que je vais trouver chaque jour en ouvrant les yeux. Et j'aime ça, le fait de ne jamais tomber dans cette routine qui est un des plus sûrs moyens de tuer les hommes en commençant par leurs rêves. Chaque fois que je sors de chez moi, chaque fois que je reçois du courrier ou un télégramme, je m'attends à tout et la plupart du temps, je ne suis pas déçu. Comme ce soir, ou le scénario de notre traque est pour le moins surprenant. Un jeune homme appartenant à la Ligue va se déguiser en demoiselle pour servir d'appât, et moi je me tiendrai prêt et empêcherai ce vampire de nuire davantage et de faire d'autres victimes. Et voilà qu'à la surprise du plan s'en ajoute une autre, à savoir celle du jeune homme qui me servira de coéquipier pour la soirée. Une fois la porte ouverte, me retrouvant face à lui, il me faut quelques secondes pour me rappeler que tout ceci n'est qu'un déguisement, et que je suis pas face à une fragile demoiselle tout juste prête pour se rendre à un bal. Non pas que je sois un de ces barbons misogynes qui pense que les femmes sont juste bonnes à s'occuper des enfants, faire de la couture, de la broderie et à jouer au piano, loin de là, mais que mon cerveau intègre seulement que j'ai un partenaire et non pas une...

Eh bien moi aussi je me suis fait prendre au piège! Je ne sais pas si c'est facile à vivre pour vous, cet aspect androgyne, mais je crois comprendre que pour la Ligue c'est un atout non négligeable... Vous êtes tout à fait ravissant...

On regagne la rue puis ma berline sobre dans laquelle je l'invite à monter. Jenkins sait pertinemment où il doit aller et à peine la portière refermée nous voilà partis au trop régulier de ma jument qui se glisse dans les rues peu fréquentées de Londres nocturne. A peine avons-nous démarré que notre travesti d'un soir - enfin plusieurs d'après ses dires- m'avoue avoir caché tout un arsenal dans ses dessous, chose qui venant d'un membre du sexe opposé aurait réussi à éveiller mon intérêt. Je ris doucement en m'installant confortablement sur la banquette et hoche la tête.

Vous êtes prévoyant et jouez votre rôle jusqu'au bout! N'importe qui aurait caché des choses un peu moins discrètes, histoire d'être sûr. Mais ne vous en faites pas je veille... Et je ferai de mon mieux pour qu'il ne vous arrive rien, je vous le promets... Pour ma part j'avoue avoir une affection toute particulière pour mon arbalète. C'est mon arme de prédilection depuis de nombreuses années même si je n'ai pas que ça. On n'est jamais assez prudent...

Je dévisse légèrement le manque de ma canne, dévoilant une lame aussi fine qu'aiguisée qui scintille à la légère lumière des becs de gaz sous lesquels on chemine. Puis je m'assieds sur la même banquette que lui, me penchant ensuite pour tirer un bouton du capitonnage de la banquette opposée, dévoilant un coffre secret d'où je tire ma précieuse arbalète, un révolver et une valise noire ornée d'une croix en argent toute simple. J'en ouvre le couvercle, dévoilant un assortiment d'instruments aussi divers que variés comme un crucifix, une bible, un autre révolver, de l'ail, une bouteille d'eau bénite et bien sûr quelques pieux ainsi qu'un marteau.


Je pense qu'avec ceci nous sommes pourvus...

Je lui souris et jette un oeil dehors.

Vous me semblez si jeune... ça fait longtemps que vous êtes dans la Ligue?

Je l'écoute me répondre, n'insistant pas plus sur les raisons qui lui ont fait rejoindre notre ordre. Chacun de nous en a des différentes, parfois très personnelles et douloureuses alors le chapitre sur nos vies respectives en restera là. Nous arrivons et j'attrape la fameuse valise dont je pioche plusieurs éléments que je glisse dans mon sac de médecin en cuir avec mon arbalète, avant de l'aider à descendre. Et c'est lui qui relance la conversation, s'inquiétant de l'identité de notre cible alors qu'on s'approche du portail.

Je n'ai pas eu plus d'informations non plus... Le problème avec les vampires c'est qu'on ne peut pas les photographier, ce qui est un problème... Mais il y a des signes qui ne trompent pas : peau très pâle, yeux aux reflets rougeoyants - peut-être portera-t-il des verres teintés justement pour le cacher, ce peut être un indice, canines plus longues que la normales, lèvres très rouges, les mains très poilues... Oh et d'ailleurs...

Un paquet était posé sur la banquette et je retourne le chercher. Je l'ouvre, lui tendant un léger bouquet de fleurs blanches.

Des fleurs d'ail. Je pensais que vous pourriez le fixer dans votre coiffure ou à votre corsage, et quiconque grimacera ou semblera souffrir de l'odeur pourra aussi s'ajouter à la liste des suspects...

Je le regarde faire et lui présente à nouveau mon bras alors qu'on s'approche de l'entrée avant de me pencher à son oreille pour murmurer.

Rassurez-vous très cher, je ne vous quitte pas des yeux et je reste tout près...

Le majordome nous ouvre et je lui tends notre invitation. Il nous précède et nous annonce solennellement alors qu'au fond nous entendons des rires et des vagues de musique qui s'échappent des portes ouvertes.

Prêt?



HRP : C'est rien ma belle, on s'en fiche ;-)
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G. Sasha Ashton
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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Jeu 3 Aoû - 8:13

ce n'est pas ce que tu crois

Abraham me détaille les caractéristiques des vampires, et je fronce les sourcils lorsqu'il évoque leurs mains poilues. Ah bon ? C'est quelque chose dont je n'avais jamais entendu parler. Les dents pointues, d'accord, la peau pâle, ça revenait souvent, mais alors la pilosité des mains, c'était la première fois que ce détail parvenait à mes oreilles !
Je trouve son idée de fleurs d'ail dans mon chignon à la fois très intelligente et très risquée -je suis censée attirer le vampire, ne risque-t-il pas de rester loin de moi si je les porte ?- mais je m'exécute. Je suis une espionne, pas une traqueuse, aussi je fais confiance à Abraham.
Une fois les fleurs correctement positionnées -ce qui n'est pas évident sans miroir-, je reprends le bras de mon compagnon et nous marchons vers l'entrée de la salle. Le majordome prend nos invitations et nous annonce - « Miss Elizabeth Carter et Sir Grant Rogers » -, puis nous entrons dans la salle de bal.
Elle est richement décorée de lustres de cristal, de chandeliers en argent, de guirlandes de fleurs blanches et de feuilles vertes, et les invités semblent à eux seuls cristalliser la moitié des richesses du monde entier. Ma robe, que je trouvais particulièrement belle et élégante, fait pâle figure à côté des toilettes de ces dames. J'éprouve une pointe de jalousie, mais me rappelle que je suis censée être une prostituée de luxe, aussi je me convaincs que la Ligue a choisi pour moi la tenue appropriée. Abraham par contre, se fond parfaitement dans le décor.
Je capte du coin de l'oeil, alors que nous avançons dans la salle, d'autres jeunes filles habillées plus sobrement que la moyenne, qui minaudent, pendues au bras de gentlemen. D'autres prostituées, je présume. Je calque mon attitude sur la leur, et Abraham doit les avoir remarquées aussi puisqu'il ne sursaute même pas.
« Oh, s'il vous plaît, monsieur, allons danser ! »
J'adopte une voix de crécelle suppliante, mais mon regard est déterminé. Danser au milieu de la salle est le moyen le plus rapide de voir tous les invités sans se faire remarquer, et éventuellement -si le vampire est en train de danser- de le repérer rapidement, à l'aide notamment des fleurs d'ail dans mes cheveux.
J'ai toujours été à l'aise pour danser -éducation noble oblige-, mais je ne sais rien des capacités de mon collègue, aussi je lui laisse la décision finale.

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Abraham Van Helsing
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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Dim 6 Aoû - 14:29



Ce n'est pas ce que tu crois
Sasha & Abraham

Alors qu'on redescend jusqu'à ma berline j'observe ce fameux Sasha, me demandant pourquoi la Ligue n'a pas tout simplement demandé à une jeune femme de remplir ce rôle ce soir, vu que par mes nombreuses missions, j'ai déjà croisé des traqueuses aussi redoutables qu'efficaces qui aurait pu largement s'en sortir pour une mission comme celle-ci. Mais peut-être qu'elles étaient toutes en mission ou dans l'impossibilité d'assister à cette fête... Enfin bref de toute façon se perdre dans de telles réflexions n'amènerait à rien et nous avons un vampire à débusquer après tout! Après avoir discuté sur les caractéristiques de ces créatures et examiné notre matériel lors du trajet, nous arrivons à destination, et comme tout bon gentleman je descends le premier puis lui présente mon bras. C'est autant un réflexe, mon cerveau n'arrivant décidément pas à intégrer que c'est un jeune homme déguisé que j'ai en face de moi et non pas une demoiselle, qu'une façon d'asseoir notre couverture. Cela pourrait paraître suspect qu'un homme ne traite pas correctement sa cavalière, et amènerait ainsi un attention malvenue sur notre duo d'un soir.

Je me rappelle juste à temps des fleurs d'ail que j'avais pensé à prendre avant de partir, et je n'imagine pas ce qu'a dû faire mon fidèle majordome pour en dégoter à cette période de l'année avant de les tendre à mon partenaire, lui expliquant rapidement en quoi cela pourrait nous être utile. Je l'observe les intégrer avec grâce et précision dans sa chevelure, comme s'il avait fait ça toute sa vie, m'étonnant moi-même à quel point l'illusion est vraiment parfaite, avant de sentir son bras fin se glisser sous le mien pour m'accompagner jusqu'à la porte. C'est une demeure cossue mais discrète, bourgeoise sans être dans les meilleurs quartiers comme Belgravia. Mais chez qui sommes nous? Je n'en ai aucune idée... Enfin nous montons les marches, nous faisons accueillir par un majordome à qui nous annonce très solennellement, comme il l'aurait fait pour un bal donné par la Reine en personne. Sauf qu'à l'annonce de nos noms, je me fige, précisément parce que ce ne sont pas nos noms. Bon sang j'aurais dû faire attention et lire ces fichues invitations au lieu de croire que j'y viendrai en tant que médecin! Enfin, en tant que...moi-même. Un frisson d'appréhension m'assaille alors qu'on entre au coeur des festivités, dans une salle de balle richement décorée, avec des lustres brillamment éclairés, aux tables couvertes de rafraichissements délicats et variés entre des cascades de fleurs fraîches et des montagnes d'argenterie et de porcelaine. Et des couples valsent déjà avec animation sur des parquets cirés comme des miroirs. Bon sang, faites que personne ne me reconnaisse... et pourtant au vu des hommes que j'observe ici, tous sont de la bonne société, ou tout du moins, ont de l'argent, cela se voit à leur mise et à leurs manières... Nous avançons à pas lents, échangeant mouvements de tête discrets et sourires alors que mon regard scrute la salle à la recherche de notre proie. Plus vite on arrivera à mettre la main dessus et plus vite on pourra s'éclipser ici, m'évitant de devoir m'expliquer sur le fait que je suis ici en utilisant un pseudonyme...

Perdu dans ma traque, je mets une seconde à revenir à moi en entendant Sasha me parler, mais d'une façon totalement différente de celle qu'il avait pour s'adresser à moi jusqu'alors. Il minaude contre moi, me demandant une danse, et après avoir suivi son regard, il ne me faut qu'un instant pour remarquer les jeunes filles entourant un gentlemen d'un certain âge, qui pourrait être leur père, voire leur grand-père. Je hoche la tête en souriant, avant de prendre sa main gantée de soie dans la mienne et m'incline face à lui.

Evidemment très chère, ce serait un plaisir.

Je l'entraîne sur la piste, pose ma main dans son dos et tenant l'autre dans la mienne. Puis, lorsque les premières mesure de La Valse de la chauve-souris de Strauss retentissent, je calque mes pas sur la musique et commence à le faire tournoyer, nous mêlant aux autres couples dansant sur la piste. Je suis surpris car il danse très bien, surtout en jouant le rôle d'une femme, car ça a dû être bien difficile d'apprendre les pas à l'envers quand depuis toujours on lui a enseigné à conduire la marche. Et alors qu'on évolue sans encombres, j'en profite pour observer les convives, et en détaillant leurs cavalières, je réalise brutalement qu'en fait ce soir est une soirée de gentlemen qu'ils passent avec leurs maîtresses, ou tout du moins en une autre compagnie que celle avec laquelle ils se sont unis devant Dieu. C'est quelque chose que j'ai toujours vivement critiqué, cette hypocrisie qui fait qu'avoir une maîtresse est une sorte de passage obligé pour tout homme de la haute société, un signe de richesse et de puissance au même titre que des chevaux de course, alors qu'une femme qui ferait de même est la cible de toutes les critiques et toute la haine possible... J'avoue que je ne pourrais pas... Je ne pourrais pas me marier par intérêt, tout comme je ne pourrais pas trahir celle avec qui je m'unirais... Mais peut-être que ma façon de penser est trop différente de celle de mes pairs, raison pour laquelle je me dis qu'il vaut mieux que je demeure seul... Nous enchaînons sur la Valse du Gramophone d'Eugène Doga puis à la fin du morceau je nous fais quitter la file des danseurs pour amener mon cavalier vers les rafraîchissements, appelant un serveur et lui glissant à l'oreille qu'il pourra gagner quelques pièces s'il observe ma jeune amie, et s'il me dit si qui que ce soit semble dégoûté à son approche, pour que je ne la laisse pas se faire insulter par un comportement pareil, bien évidemment. Je lui glisse une couronne et il me remercie discrètement mais avec chaleur, allant transmettre le mot aux autres. Je me tourne enfin vers Sasha en souriant.

Vous amusez vous bien très chère? L'endroit est magnifique n'est-il pas?

Je lui tends une flute de champagne, en prenant une pour moi par la même occasion, et trinque avec lui en souriant avant de me figer en entendant une voix trop familière dans mon dos.

Van Helsing, vieux renard! Vous êtes bien la dernière personne que je m'attendais à voir dans pareil endroit! Tout le monde vous sait être si droit et si sérieux qu'on se demande même si vous savez apprécier les plaisirs de la vie! Il faut croire que oui! Me présenterez-vous à cette charmante personne?

Un sourire crispé naît sur mes lèvres alors que je me tourne pour laisser arriver Lord Abercrombie, un de mes patients qui est aussi riche que stupide, arrogant et prétentieux, l'archétype de tout ce que je déteste.

Eh bien mon cher voici miss Carter, qui m'a fait le plaisir de m'accompagner ce soir. Miss Carter, je vous présente Lord Abercrombie, troisième comte de Warwick...

Il se penche et attrape sa main, s'inclinant pour y déposer un baiser alors que je l'observe, méfiant et tendu.

Vous avez bon goût très cher! Elle est ravissante votre petite pouliche. Je pourrais vous l'emprunter quand vous n'en aurez plus d'utilité?
Je vous demande pardon?
Allons Van Helsing, vous et moi savons que vous l'avez ramassée dans le caniveau pour la soirée, comme toutes les filles présentes ici. Et que vous la payez pour ça. Ne soyez pas aussi prude!
Monsieur, c'est simplement une question de savoir vivre. Je paie aussi mon majordome et mon tailleur pour les services qu'ils me rendent et cela ne m'autorise pas à les insulter. Je vous souhaite une bonne soirée monsieur.

Je m'incline aussi rapidement que sèchement et attrape le bras de Sasha pour l'entraîner plus loin, me penchant ensuite vers lui.

Je suis désolé pour ça, il s'avère que c'est une personne tout à fait détestable que j'ai le malheur de compter parmi mes patients. Mais par chance peut-être qu'il aura mal pris notre petite discussion et qu'il se cherchera quelqu'un d'autre pour soigner ses excès d'alcool et la syphilis qu'il traine depuis des années...

Je souris en coin, me détendant un peu et me remets à observer les convives qui rient, boivent et mangent comme si de rien n'était.

Avez vous remarqué quelque chose?



HRP : Je me suis permise de continuer ainsi, mais si jamais tu n'es pas d'accord ou si quelque chose te dérange surtout préviens moi! ^_^
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G. Sasha Ashton
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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Sam 7 Oct - 9:06

ce n'est pas ce que tu crois

Abraham danse très bien, presque aussi bien que mon précepteur ! Je n'ose pas lui demander s'il maîtrise autre chose que la valse, de peur de le vexer, mais je ne peux m'empêcher de sourire en pensant aux jurons d'Anthony lorsqu'il m'entraînait et que je lui marchais allègrement sur les pieds.
Nous dansons pendant deux morceaux, puis mon cavalier m'entraîne vers le buffet pour nous rafraîchir, et me tend une coupe de champagne. Je n'ai guère mangé avant de venir, aussi je me contente de tremper les lèvres dans le liquide pétillant. Mon père n'en servait que pour ses réceptions les plus prestigieuses, à cause du coût que représente ce luxe, mais cela ne m'empêche pas de beaucoup apprécier cet alcool. De peur de finir ivre trop tôt, je prends le temps de manger trois petits fours avant qu'un homme -qui connaît Abraham, apparemment- ne l’apostrophe.
Je ne suis pas vraiment la conversation après que Lord Abercrombie -c'est son nom- m'ait fait le baisemain le moins agréable de toute ma vie, aussi je ne peux retenir un léger sursaut lorsque mon cavalier m'entraîne loin de l'ignoble personnage avant de s'excuser à sa place pour sa conduite déplacée.
« Ne vous en faites pas, je ne vous tiens pas responsable de cet incident ! Je plains seulement la pauvre fille qui va finir dans son lit ce soir... »
Je mange mon dernier petit four et réponds à la question de mon cavalier par la négative.
« Non, je n'ai rien remarqué. J'ai bien essayé d'observer les convives pendant que nous valsions, mais je tâchais de ne pas vous marcher sur les pieds, aussi j'ai peut-être manqué quelque détail. »
Je continue à observer la salle, qui, il est vrai, est magnifiquement décorée. Des lustres de cristal, des tentures en brocard rouge, plusieurs alcôves meublées de petits canapés en bois précieux où les convives peuvent se reposer... Sans parler du marbre au sol ! Même la grande salle de bal du château de mon père n'est pas faite en marbre aussi précieux, et je sais de quoi je parle.
Le serveur à qui Abraham a glissé une pièce plus tôt choisit ce moment pour revenir vers nous, et se penche à l'oreille de mon cavalier. Malgré le fait qu'il parle à voix basse, j'arrive à saisir ce qu'il raconte.
« Il y a cet homme près duquel vous êtes passés à l'instant, Monsieur. Il a regardé votre jeune amie d'un air de dégoût avant de partir à l'autre bout de la salle. Il se trouve dans l'alcôve à droite des escaliers, c'est l'homme avec le manteau anthracite et les cheveux noués en catogan. »
Je me tourne vers l'homme en question le plus discrètement possible, et me retiens de me frapper le front en me traitant d'idiote. Il est grand, maigre, très pâle -en bref, il ressemble beaucoup à la description que m'a faite Abraham des vampire. Et j'ai été assez peu observatrice pour ne pas le voir !

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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Jeu 26 Oct - 22:02



Ce n'est pas ce que tu crois
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Si on m'avait dit, alors jeune garçon, que les heures passées dans notre salon dont on avait passé les meubles, à tournoyer et valser sur le parquet soigneusement ciré avec mes frères et mes soeurs, nous appliquant au rythme des coups de canne en bois de notre maître à danser me servirait un jour au cours d'une mission... Je crois que j'aurais ri. Surtout si on m'avait dit que cette mission incluait le fait que ma cavalière soit un homme et que nous traquions un vampire... Les "een, twee, drie, vier" martelés sous une moustache blanche impeccablement taillée résonnent presque à mes oreilles alors que j'entraîne Sasha dans une valse souple et régulière, nous glissant parmi les autres danseurs et nous calquant sur leurs pas pour agrandir cette farandole de dentelles et de robes de soie éclairée par les grands lustres en cristal. On pourrait presque se croire dans un bal donné par une de ces comtesse, ou duchesse en vogue qui rameutent toute la bonne société, à ceci près que l'étiquette victorienne si rigide semble prendre des libertés ce soir. Des hommes n'hésitent pas à aller aborder des jeunes filles qui leur sont inconnues, et les corps sont parfois bien plus proches que ne le défendent les exigences. C'est pour cela qu'en observant toute cette foule tout en faisant tournoyer Sasha, je réalise qu'en fait cette fête n'est qu'une partie fine, autorisant des gens bien comme il faut à s'amuser loin de leurs femmes, et ce en toute impunité. Après quelques danses parfaitement exécutée, ce qui me fait admirer profondément mon partenaire d'un soir, je nous ramène doucement près du buffet des rafraîchissements afin de faire une pause, mais surtout de nous donner l'opportunité d'observer la foule, et ainsi découvrir celui que nous sommes venus chercher.

Sauf qu'à peine notre première gorgée de champagne a-t-elle franchi nos lèvres qu'une voix fort désagréable, appartenant à quelqu'un qui l'est tout autant se fait entendre dans mon dos. Dieu du ciel s'il y avait bien une personne que j'espérais ne pas voir ici c'est lui... Et dire que maintenant à ses yeux je vais passer pour un de ceux-là, un de ces hommes qui n'ont pas de respect pour la gent féminine et qui changent de partenaire plus vite que d'autres ne changent de chemise ou de veston. Un de ceux qui acceptent s'amuser avec une jeune femme, peut-être pire, lui faire miroiter le mariage, avant de l'abandonner lorsque je m'en serais laissé comme un enfant capricieux et trop gâté abandonne ses jouets tout neufs reçus à Noël avant le Nouvel An. La seule petite consolation qu'il me reste est que je suis célibataire, ''vieux garçon" comme on dit, et qu'ainsi je ne ternis la réputation de personne... Je prie silencieusement pour que tout cela ne s'ébruite pas, et que le secret de cette "escapade" ne soit connu que de lui. Hélas trop rapidement la moutarde me monte au nez en entendant la façon méprisante qu'il a de s'adresser à lui, enfin elle, comme si elle était un simple bien dont on pouvait disposer, et non pas une personne qui pense, aime et souffre.

J'essaie de nous tirer de là rapidement, et par chance je vois mon cher lord aller dans le fumoir, un verre de brandy à la main. Parfait... un gêneur de moins autour de nous... Une fois le danger écarté je souris, me détendant un peu plus, surtout quand j'entends la réponse de Sasha qui m'arrache un léger rire.

Oh oui moi aussi je la plains... et pour le reste ne vous en faites pas, vous avez été parfait. Je ne m'attendais pas à avoir une cavalière aussi douée... Vous vous en êtes merveilleusement bien tiré. Maintenant notre tâche va être de trouver notre cible sans nous faire repérer à notre tour.

Je bois une nouvelle gorgée de champagne en scrutant la foule, tout en discutant de tout et n'importe quoi avec ma cavalière afin de ne pas attirer les soupçons. Et c'est là qu'une figure familière vient nous trouver. Le serveur à qui j'ai graissé la patte. Je me penche légèrement vers lui afin qu'aucune oreille indiscrète n'entende ce qu'il me dit, et hoche la tête en souriant avant de lui serrer la main, main dans laquelle j'ai glissé une couronne en argent.

Merci... vous m'avez rendu un fier service très cher.

Les yeux de notre allié d'un soir s'agrandissent de surprise en voyant la ''récompense'' que je lui ai glissée, et me tourne ensuite vers Sasha.

Eh bien ma chère... j'ai une petite idée. Retournons valser un peu pour nous rapprocher de lui. Je ferai exprès de marcher sur votre robe, ou vous pouvez faire semblant de vous être tordu la cheville. Il faut voir de nos propres yeux si ce qu'a dit le serveur est vrai, par rapport à sa réaction face à vos fleurs. Une fois fixés, il faudra au maximum essayer de l'entraîner dans un endroit tranquille... Etes vous d'accord?

Une fois notre scénario mis au point, je m'incline face à elle pour lui proposer une nouvelle danse, et nous retrouvons les autres, cette fois sur un air de Liszt. Pas après pas, ronde après ronde nous nous rapprochons et mon visage se fait plus concentré. Trois mètres. Deux mètres. Je le vois installé, occupé à regarder trois jeunes femmes qui rient et discutent entre elles. Sans doute ses victimes futures. Plus qu'un mètre. Je chuchote à Sasha.

Maintenant.

Puis je pose délibérément le pied sur le bas de sa robe, satisfait d'entendre un bruit de tissu qui se déchire. Immédiatement je la fais sortir du cercle des danseurs et la rapproche de notre cible.

Oh très chère vous m'en voyez navré. Vraiment navré. C'est une honte, une telle maladresse! Je suis impardonnable, vraiment. Complètement impardonnable.

Tout en continuant mon flot de paroles et d'excuses je lui fais signe de l'observer alors que je l'approche de notre suspect, l'asseyant sur une chaise et faisant mine d'examiner le bas de sa robe.

Je suis vraiment confus... Evidemment je prendrai en charge les réparations, vous n'aurez qu'à m'envoyer la facture de votre couturière et si c'est irrécupérable, je me ferai un honneur de vous en offrir une neuve...

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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Dim 11 Mar - 9:20

ce n'est pas ce que tu crois

Lorsqu'Abraham me propose une manoeuvre pour tester la véracité des dires du serveur, je retiens un soupir de déception. J'aime beaucoup cette robe, bien que je ne l'aie jamais portée auparavant. Elle est légère, avec une jupe très ample, et m'offre une grande liberté de mouvements -je suis presque certaine de pouvoir monter convenablement à cheval en la portant. Néanmoins, j'accepte son plan -après tout, il est plus expérimenté que moi !
Nous retournons donc danser, au son de la musique douce et entraînante, et j'en viens presque à oublier ce que nous allons faire lorsque mon cavalier me murmure « Maintenant » à l'oreille, avant de marcher sauvagement sur le bas de ma jupe, qui se déchire dans un craquement de dentelle.
Immédiatement, je m'arrête, regardant le morceau de tissu qui pend lamentablement sur le sol. Ma déception n'est pas feinte, mais je prends soin d'exacerber ma prétendue colère pour que notre plan fonctionne le mieux possible.
« Vraiment, monsieur ? Après m'avoir assuré que vous saviez danser de manière parfaite ? »
Tout en s'excusant d'une voix forte pour éloigner les potentiels soupçons du supposé vampire, il m'entraîne en direction de l'alcôve où celui-ci s'est réfugié. Pour le moment, il n'a pas bronché, mais lorsqu'Abraham m'assied sur une banquette, et que je secoue ma tête en signe de tristesse, je le vois du coin de l'oeil plisser les yeux et froncer les sourcils en nous regardant. Son nez se pince et il s'éloigne d'un pas vif, alors que mon cavalier continue de disserter d'un ton désolé sur le bas de ma robe. Je retiens un sourire alors qu'Abraham s'engage à me rembourser les travaux de couturière nécessaires à la réparation de ma robe, ou à m'en offrir une autre si l'ouvrage s'avérait irrécupérable.
« Il est parti, il sort de la salle. Je pense qu'il se doute que nous l'avons repéré. »
Ma voix n'a été qu'un murmure, et avant que mon partenaire ne puisse tourner la tête vers la salle, je reprends d'une voix forte :
« Fort heureusement pour vous, le tissu ne semble pas déchiré, il m'apparaît que la couture seule s'est abîmée. Je pense que les travaux de couturière ne coûteront pas une fortune, et vous ne devriez pas avoir besoin de m'offrir une nouvelle robe. »
Je me lève d'un air de princesse, et continue :
« Toutefois, je ne puis continuer à danser dans une robe déchirer. Auriez-vous l'amabilité de me reconduire chez moi ? »
Je nous offre ainsi une porte de sortie, qui nous permettra de suivre le vampire.

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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Dim 6 Mai - 22:44



Ce n'est pas ce que tu crois
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Si je collabore avec la Ligue, c'est avant tout et sans hésitation pour aider et protéger les innocents de Londres et d'ailleurs des dangers des créatures surnaturelles ayant décidé d'abuser de leurs pouvoirs et de ne pas respecter nos règles, protéger certaines de ces dernières qui elles souhaitent simplement vivre en paix et en harmonie au milieu de nous... mais il y a aussi l'imprévu et l'inattendu qui rythment mon quotidien si bien réglé et organisé, apportant une bouffée d'air frais sans cesse renouvelé. J'aime me réveiller le matin sans savoir ce qui va m'attendre, sans me douter de ce que je vais recevoir par télégramme, par messager ou autres. Evidemment la plupart de mes journées sont plutôt tranquilles, mais parfois je suis appelé pour l'une ou l'autre mission, à chaque fois différente. J'aime l'inattendu, parce que j'ai l'impression d'être sans cesse mis au défi, et quand je réussis, c'est une satisfaction de me dire que je m'en tire plutôt bien, peu importe les circonstances. Attention loin de moi l'idée d'être vantard ou présomptueux juste... la satisfaction d'avoir accompli ce pour quoi on m'a mandaté... me sentir capable de relever la plupart des défis que l'on m'impose... Et ce trait de caractère, je le retrouve aussi dans mon métier, ou chaque patient est un défi posé à mes connaissances, à mes savoirs. Même si la plupart de ceux qui remplissent ma salle d'attente ou mon carnet de rendez-vous souffrent de pathologies des plus banales, il y en a quand même un certain nombre qui me demandent de me creuser les méninges, et d'enquêter, à une moindre mesure, de la même manière que le fait ce bon vieux Sherlock... C'est pour ça que je m'amuse ce soir, à devoir prétendre m'encanailler dans les bras d'une jeune fille aux moeurs légères qui est en fait à la fois un membre de la Ligue, et un homme...

Nous suivons donc le plan que j'ai proposé, à savoir déchirer de façon faussement accidentelle sa robe et tout en me confondant en excuses, je le ramène jusqu'aux fauteuils près de notre intrus, alors qu'elle m'accuse à haute voix devant tout le monde.

Oui ma douce j'en suis mortifié. J'ai été bousculé, je ne sais pas, c'était peut-être le champagne. Mais ne vous en faites pas, amenez là chez la couturière et je me ferai une joie de payer pour la réparation de votre tenue, c'est le moins que je puisse faire. Je suis navré vraiment...

Nous nous approchons de la cible, mais malheureusement à peine nous sommes nous installés qu'elle déguerpit en plissant les narines. Elle a repéré l'ail, ou nous, ou les deux. Diantre il ne faut pas qu'on la laisse filer. Je hoche la tête aux remarques de Sasha, qui pense effectivement comme moi, lui répondant en un léger murmure.

Tout à fait mon cher...

Elle reprend ensuite à voix plus forte, cédant sur les réparations, concédant que l'affront n'est pas aussi grave qu'il n'y paraît, mais que cependant les bonnes manières exigent d'elle qu'elle ne demeure pas dans une robe abimée dans une soirée aussi mondaine. Bien joué... très bien joué. Je la féliciterai, enfin je le féliciterai plus tard, pour l'instant il ne faut surtout pas le laisser filer, une telle occasion ne se présentera certainement pas de sitôt. Je m'incline gracieusement et lui fais un baisemain.

Evidemment très chère, c'est la moindre des choses après tout ce que je vous ai fait subir... Allons de ce pas à ma berline, elle nous attend...

Je l'aide à se relever et nous nous éloignons ensuite, saluant les notables sur mon passage d'un léger signe de tête ou de ma main libre. Nous retournons dans le hall, où il reste quelques fêtards qui discutent au calme en fumant ou en jouant aux cartes. Je me penche légèrement vers elle - lui décidément, je ne m'y ferai jamais, et regarde autour de nous.

J'explore le rez-de chaussée et vous montez à l'étage, cela vous convient? Vous avez de quoi vous occuper de lui?

J'écoute sa réponse en hochant la tête puis nous nous séparons, sous l'oeil indifférent des convives présents, bien trop occupés à fumer de l'opium ou à jouer pour nous remarquer. Je m'enfonce ensuite dans les salons déserts, prêt à tout, mes sens aux aguets.
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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Mar 5 Juin - 18:22

ce n'est pas ce que tu crois

Le gentleman qu'est le médecin m'offre galamment son bras pour me reconduire vers sa berline. Evidemment, nous ne sortons pas de l'hôtel particulier où se tient la réception, mais nous dirigeons vers le hall. Les dorures, les statues et le lustre qui m'ont émerveillées lorsque nous sommes arrivés ont pris un aspect terrifiant -la moitié des bougies ont fondu ou se sont éteinte à cause du vent créé par l'ouverture répétée de la porte.
Lorsqu'Abraham me propose d'explorer seule le premier étage, je ne peux retenir un léger sourire. Enfin quelqu'un qui me prend au sérieux ! Certes, je doute qu'il ferait ça s'il savait que j'étais réellement une fille, mais sa confiance en mes capacités alors qu'il me connaît à peine me touche. Il m'a seulement demandé si j'avais de quoi m'occuper du vampire le cas échéant, pas si j'avais les capacités de le faire.
Et je lui réponds avec un sourire en coin et un regard décidé :
« J'ai toujours mon poignard d'argent. Et si besoin, je peux lui jeter mes fleurs d'ail à la figure ! »
Nous nous séparons ensuite, et alors que mon compagnon de mission se dirige vers les salons emplis de vapeurs d'opium, je monte l'imposant escalier de marbre aux marches recouvertes d'un épais tapis bleuté pour explorer les chambres.
L'étage est vide de monde -les invités sont en bas, bien sûr, entre le grand salon trop éclairé, le buffet chargé d'alcool, et les petits salons transformés pour l'occasion en fumoirs et salles de jeux. Mue par une intuition, je me dirige vers l'aile gauche -est-ce l'est ou l'ouest, je ne saurais le dire, mais peu importe.
Je prends la première porte sur ma gauche -autant faire le tour du couloir de manière méthodique !- et examine rapidement la pièce. C'est un petit bureau où il est impossible de se cacher. Bon.
La suivante est un cabinet de toilette disposant d'autant de cachettes que le bureau. Je referme la porte et me dirige vers celle qui se trouve au fond du couloir.
Le panneau de bois s'ouvre sur une chambre richement décorée, toute de velours bleu et or, de fauteuils rehaussés d'argent et de meubles en marqueterie. Un immense lit à baldaquin se dresse au centre de la pièce.
Prise d'un mauvais pressentiment, je laisse la porte grande ouverte et me dirige sur le lit, mon petit poignard d'argent dans la main.
D'un coup sec, j'ouvre le baldaquin, et tombe nez à nez avec le vampire.
Qui me regarde comme si j'étais son quatre-heures -bon, un peu moisi le quatre-heures, étant donné les fleurs d'ail dans mes cheveux, mais bon.
« Et tu es venue ici toute seule... »
Sa voix est un seau d'eau glacée qui me coule dans le dos. Mielleuse et menaçante à la fois, comme une épée enveloppée de soie.
Je hurle de toute la force de mes poumons en faisant de grands gestes avec mon poignard quand le vampire se jette sur moi.

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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Sam 30 Juin - 16:17



Ce n'est pas ce que tu crois
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L'illusion est parfaite à tous points de vue : Sasha ressemble, agit et se comporte comme une femme, il en a même la voix. Je ne suis pas facilement impressionnable mais je dois reconnaître que j'ai vraiment du mal à intégrer que c'est un jeune homme qui valse entre mes bras, et qui s'indigne du traitement réservé à sa robe. Personne ne pourrait s'en douter, absolument personne... et nous continuons à jouer le jeu maintenant que nous avons enfin une piste, même si je me demande comment nous allons retrouver cette créature maintenant qu'elle a filé. Et j'espère qu'elle est au moins encore dans l'hôtel particulier... Nous nous séparons et juste avant de tourner les talons, quand elle me dit qu'elle a une dague en argent, le lui tends un pieu de bois de frêne.

Prenez ça aussi, deux précautions valent mieux qu'une. Retrouvons nous ici dans quinze minutes si nous n'avons rien trouvé. Faites attention à vous Sasha...

Je l'observe s'éloigner alors que de mon côté je reviens vers l'entrée où j'ai laissé mon nécessaire et en tire mon arbalète chérie, avant de la glisser sous ma cape, que j'ai remise sur mes épaules. Le décor a bien changé à présent et si on entend toujours la musique tantôt enjouée tantôt lancinante de l'orchestre dans la salle de bal, le rez-de-chaussée donne une impression d'abandon, comme dans un tableau de Füssli... des corps abandonnés et alanguis reposent dans des sofas ou des fauteuils, des bougies presque éteintes laissent goutter leurs stalactites de cire, les yeux des joueurs installés face à leurs cartes sont rouges et lourds, et des verres comme des bouteilles vides forment une sorte de chemin du petit poucet de la dépravation... Je commence ma rapide exploration, mais il n'y a même pas dix pièces au rez-de-chaussée. La première porte est un salon dans lequel trône un billard et quelques messieurs sont en train de débattre tout en faisant s'entrechoquer les boules en ivoire, le tout dans une fumée épaisse. Je referme la porte et passe à la suivante. Une bibliothèque. Et je me fige en voyant qu'un couple est en train de tout faire sauf lire et étudier sur le bureau qui s'y trouve...enfin...à part l'anatomie présentement... Je les laisse à leurs ébats fiévreux et referme la porte aussi silencieusement que possible alors qu'ils ne m'ont même pas remarqué. Nouvelle porte, un autre salon, plus féminin, et je n'y vois qu'un petit groupe abandonné dans des fauteuils ou des sofas, le tout baignant dans des vapeurs d'opium. J'en fais rapidement le tour, pour vérifier que le vampire n'est pas parmi eux mais c'est là que je remarque plusieurs traces de morsure sur les gorges offertes. Un buffet. Pour lui cette soirée n'est qu'un buffet et il n'avait qu'à se servir. Ce qui veut dire qu'il est passé par là...

Je continue donc, ayant la drôle d'impression d'être le seul éveillé et conscient dans ce bâtiment... et que je me glisse au milieu de ces formes embrumées comme si je me promenais dans leurs rêves, ou les limbes... Bientôt la cuisine et la buanderie, où je trouve un autre couple en pleins ébats contre un évier massif sont aussi examinées mais rien. Tirant ma montre à gousset je me rends compte que l'heure du rendez-vous approche et je retourne vers le hall encore moins éclairé que précédemment. Rien. Et pris d'un pressentiment ou d'une intuition je décide de monter retrouver Sasha plutôt que de l'attendre, et grimpe rapidement les marches, passant la tête par les portes entr'ouvertes. Avant d'entendre un bruit. Mon coeur rate un battement alors que je cours en direction du son et entre, dévoilant Sasha aux prises avec ce vampire. Je sors mon arbalète, mais la créature bouge et a évité mon premier carreau. Et j'ai peur de le blesser. 

Lâche la monstre!

Je sors un pieu de ma ceinture et m'approche de lui, mon chapelet en argent dans l'autre main. 

Lâche-là... et ensuite je te tuerai.



Dernière édition par Abraham Van Helsing le Dim 8 Juil - 10:51, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois (+ Bram) Dim 8 Juil - 10:02

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some things are not what they seem to be... and i am of those things. but please, once you know my secret, let's pretend you don't, so that i can still live free...
J'ai réussi à légèrement entailler la clavicule du vampire lorsqu'il s'est jeté sur moi. Mais ses bras dotés d'une force surhumaine m'immobilisent maintenant, et je pousse un nouveau cri, de douleur cette fois, lorsque les dents acérées du monstre se plantent sans douceur dans mon épaule. Oh non. S'il me vide de mon sang, je ne serai plus capable de me défendre...

Je rue comme je peux, mais les mâchoires qui ont pris en tenailles mon épaule sont dotées de bien plus de force que mon corps tout entier, malgré mes heures d'entraînement à la Ligue. La porte s'ouvre soudain dans un fracas, et le monstre arrête de boire mon fluide vital pour regarder vers l'entrée de la pièce. Je pousse un soupir de soulagement en entendant la voix d'Abraham. Lui, il saura comment éliminer le vampire...

La créature de la nuit se redresse lentement, me délaissant pour la proie bien plus intéressante que doit probablement représenter le médecin. Un homme, fort et dans la fleur de l'âge, contre une gamine à peine adulte... Oui, moi aussi j'aurais fait ce choix-là, si j'avais été un vampire et que mes casse-croûtes de la soirée ne m'avaient pas suffi.

Dès qu'il est debout, je roule sur le côté, et viens m'asseoir près du lit pour arracher un pan de drap. Je n'ai pas en médecine les connaissances pointues de mon partenaire de mission, mais j'ai quelques notions de base, et je sais qu'arrêter les saignements au plus vite est crucial pour la survie d'un blessé. Alors je presse mon bandage infortuné contre ma plaie, serrant les dents à cause de la douleur.

Et c'est là que je remarque le carreau d'arbalète planté dans le montant du lit, juste à côté de l'endroit où je suis assise.

Le vampire observe toujours le médecin, un grondement sourd remontant de sa gorge et tombant de ses lèvres. Il m'a oubliée... Ou plus exactement, il ne doit plus me penser comme une menace maintenant qu'Abraham est rentré dans la pièce. Après tout, je n'ai qu'un petit poignard d'argent qu'il a fait voler de l'autre côté du lit, et le médecin est armé d'un pieu en bois que je suppose trempé dans de l'eau bénite, ainsi que d'un chapelet que je devine en argent -c'est un homme intelligent, qui connaît bien ces créatures de l'ombre, et doit parfaitement savoir comment s'en protéger et les mettre hors d'état de nuire.

Prenant garde à faire le moins de bruit possible, je fais signe à mon partenaire de mission : d'abord que je vais bien, de manière à le rassurer un peu. Son regard ne quitte pas les yeux rouges du vampire, mais je suis dans son champ de vision, alors j'espère qu'il m'a vue. Puis je me déplace lentement vers le carreau d'arbalète et lui fait signe de parler en touchant mes lèvres. Il faut qu'il fasse du bruit, pour que le vampire se concentre plus sur lui et n'entende pas le son que je vais faire en retirant le carreau fiché dans le lit. Et ensuite, je pointe la flèche puis le vampire. Il faut que nous l'attaquions ensemble, sans quoi la créature aurait une chance de s'échapper... Je m'efforce de maintenir une respiration à peine perceptible, pour que l'enfant des ténèbres m'oublie complètement.

Et j'attends que le médecin parle.

La suite en dépend...



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